Comparatif des programmes de la présidentielle 2027 pour 25 partis sur 20 thèmes, à partir de leurs seules sources officielles (instantané du 9 septembre 2026). Cette version statique est destinée aux crawlers et à la navigation sans JavaScript ; la version interactive (filtres, recherche, graphiques) se charge automatiquement.
Lutte Ouvrière (LO) — candidat·e : Nathalie Arthaud
Économie & pouvoir d'achat — Documenté
LO revendique 2 200 € net comme salaire minimum vital, une indexation des salaires sur les prix réellement constatés et la répartition du travail entre tous sans perte de salaire. Le parti présente explicitement ces objectifs comme « un programme révolutionnaire à imposer par les luttes, pas un programme électoral ».
- Salaire minimum revendiqué : « il faut gagner au moins 2 200 euros net par mois pour s'en sortir »
- Augmentation immédiate de « 300, 400, 500 euros » des salaires, allocations et pensions
- « Échelle mobile » : indexation des salaires, allocations et pensions sur la hausse réelle des prix, et non sur l'inflation officielle « qui sous-estime toujours la réalité »
- Interdiction de fait des licenciements et répartition du travail entre tous, sans perte de salaire ; baisse du temps et de la charge de travail
- Levée du secret commercial et du secret des affaires pour rendre publics les comptes des grandes entreprises, filiales et maisons-mères comprises
- Confiscation des bénéfices des « profiteurs de guerre » ; expropriation sans indemnité ni rachat des actionnaires, « en commençant par ceux de l'industrie pétrolière et des industries de guerre »
- Dénonce 270 Md€ d'aides publiques et exonérations versées chaque année au patronat, et 74 Md€ de service de la dette versés aux banques en 2026 (poste passé devant le budget de l'Éducation nationale)
- Rejet du protectionnisme et du « produire français », qualifiés d'« arme des capitalistes » et de nationalisme
Chiffres : Salaire minimum net revendiqué : 2200 € net/mois · Augmentation mensuelle revendiquée (plancher de la fourchette 300-500 €) : 300 €/mois
Sources : Brochure de campagne « Nathalie Arthaud, Présidentielle 2027 » (PDF) · Éditorial « Face aux mensonges patronaux, affirmer les intérêts des travailleurs ! » (07/09/2026) · Éditorial « Le camp des travailleurs ou celui du Medef ! » (31/08/2026)
Travail & retraites — Partiel
LO porte une revendication positive — « la retraite devrait correspondre au moins au dernier salaire et devrait être financée intégralement par le patronat » — et l'indexation des pensions sur les prix réels, mais refuse par principe de proposer un système de retraite alternatif chiffré (âge légal, durée de cotisation, mode de calcul).
- « La retraite devrait correspondre au moins au dernier salaire et devrait être financée intégralement par le patronat ! » (02/09/2026)
- Opposition à toute désindexation des pensions, y compris ciblée sur les retraites supérieures à 2 000 € : « les retraites ne doivent pas baisser »
- Indexation des pensions sur la hausse réelle des prix
- Rejet du recul de l'âge de départ, rangé dans « le programme exigé par la bourgeoisie » aux côtés de la suppression de jours fériés et de la monétisation de la 5e semaine de congés
- Dénonce le projet de Jordan Bardella : suppression de la notion d'âge légal de départ et retraite par capitalisation
- Aucun système de retraite alternatif chiffré (âge légal, durée de cotisation) n'est proposé
Sources : « Retraites : avec 2 000 euros, on n'est pas riche ! » (02/09/2026) · « Retraites : nouvelles attaques en vue » (10/06/2026) · Brochure de campagne « Nathalie Arthaud, Présidentielle 2027 » (PDF)
Santé & protection sociale — Documenté
La brochure 2027 réclame des embauches massives à l'hôpital et en Ehpad et la réaffectation des milliards de l'armement vers la santé. Les réponses officielles de Nathalie Arthaud, toujours publiées sur le site du parti, détaillent des mesures d'urgence : réouverture des établissements de proximité fermés, plans d'embauches, suppression du forfait de 19 € aux urgences et financement « quoi qu'il en coûte ».
- Embauches massives à l'hôpital et en Ehpad, sur la base des besoins recensés par le personnel lui-même — « des centaines de milliers d'emplois à créer tout de suite »
- « Les milliards pour les hôpitaux, les écoles, pas pour la guerre ! » — réaffecter les dépenses d'armement (les 10 Md€ du porte-avions « manqueront pour les hôpitaux »)
- Réouverture imposée des établissements de santé de proximité fermés : maternités, cliniques, centres de santé
- Augmenter les dépenses de santé « quoi qu'il en coûte », contre l'idée de mesures « budgétairement neutres »
- Débloquer les moyens de formation des médecins et infirmiers : « ce ne sont pas les candidats qui manquent, mais les moyens de les former »
- Organiser l'installation des médecins et pharmaciens « en fonction des besoins réels des populations et pas sur le simple critère du profit personnel »
- Embauches de professionnels de santé à l'école, à l'université, dans les services publics et les entreprises, devenus eux aussi des « déserts médicaux et infirmiers »
- Suppression du forfait de 19 € aux urgences ; santé « bannie du profit »
- Dénonce les renoncements aux soins et la baisse des remboursements de soins et de médicaments
Sources : Brochure de campagne « Nathalie Arthaud, Présidentielle 2027 » (PDF) · Réponse de Nathalie Arthaud à l'Association de citoyens contre les déserts médicaux (PDF, 15/02/2022) · Meeting du 12 février (Paris) — discours de Nathalie Arthaud
Immigration — Documenté
Opposition frontale aux politiques migratoires restrictives : régularisation de tous les sans-papiers et liberté de circulation et d'installation, présentées comme une condition de l'unité des travailleurs.
- « Régularisation de tous les sans-papiers, liberté de circulation et d'installation pour chaque être humain de cette planète ! »
- « À bas les barbelés, les traques, les expulsions ! À bas l'Europe-forteresse ! »
- Dénonciation des rafles policières organisées dans les transports urbains pour traquer les sans-papiers
- Dénonciation de la restriction des renouvellements de titres de séjour, qui fait basculer dans l'irrégularité des travailleurs jusque-là en règle
- Critique nommée des positions restrictives y compris à gauche (François Ruffin contre « l'immigration pour le travail »)
- Refus symétrique du repli communautaire : « Refusons de nous recroqueviller chacun dans une communauté où l'on voudrait nous ranger »
Sources : Brochure de campagne « Nathalie Arthaud, Présidentielle 2027 » (PDF)
Sécurité & justice — Partiel
LO ne propose pas de politique de sécurité au sens classique (police, peines, délinquance) et traite l'appareil répressif uniquement à charge. Le seul champ où des positions officielles précises existent est celui des addictions : Nathalie Arthaud s'y déclare favorable à la dépénalisation du cannabis et à une politique de prévention, tout en se montrant réservée sur la légalisation commerciale.
- Favorable à la dépénalisation du cannabis, « ce qui mettrait fin à la répression contre les consommateurs et les vendeurs » — la prohibition étant « un échec total »
- Réserves sur la légalisation : elle profiterait d'abord à ceux qui veulent en vendre légalement ; rappel que « les deux drogues qui font le plus de dégâts en France sont le tabac et l'alcool », toutes deux légales
- L'addiction est présentée comme « une maladie dont les déterminants sont sociaux bien avant d'être physiques » ; la prévention est le principal moyen d'action
- Soutien aux services spécialisés de désintoxication (salles de consommation à moindre risque, haltes soins addictions)
- Interdiction de toute publicité pour l'alcool (retour sur l'assouplissement de la loi Evin par la loi Macron de 2015) et développement de la publicité préventive ; prévention dès le cadre scolaire
- Contrôle par la population de l'usage des taxes sur le tabac et l'alcool (15,3 Md€ de taxe tabac contre 32 M€ pour le fonds de prévention)
- Dénonciation du racisme au sein de la police et de l'appareil d'État (cite l'assassinat de Nahel à Nanterre) et du manque de moyens de la justice pour les victimes de viols et d'autres crimes
- Aucune proposition sur les effectifs de police, les peines, la justice pénale ou la délinquance
Sources : Réponses de Nathalie Arthaud sur la drogue et la société (PDF, mars 2022) · Brochure de campagne « Nathalie Arthaud, Présidentielle 2027 » (PDF)
Environnement & énergie — Partiel
Pour LO, la menace environnementale vient du capitalisme et non d'une technologie particulière : le parti refuse de poser la question en termes de « sortir ou ne pas sortir du nucléaire », critique les renouvelables comme nouveau marché subventionné et le marché des droits à polluer, et propose une planification rationnelle de la production sous contrôle de la population — sans objectifs climatiques ni mix énergétique chiffrés.
- « Le bilan du capitalisme dans le domaine environnemental est désastreux » ; le marché des droits à polluer permet aux industriels d'échanger leurs obligations plutôt que de réduire les pollutions
- Nucléaire : « c'est le capitalisme qui rend le nucléaire dangereux » — la production étant soumise aux contraintes du profit, aux économies sur la sécurité et à la sous-traitance en cascade
- Poser le problème en termes de « sortir » ou « ne pas sortir » du nucléaire, indépendamment des conditions sociales et économiques, est « au mieux une impasse, au pire une diversion »
- Énergies renouvelables critiquées comme « une source inépuisable… de profit » et un prétexte à des subventions sans fin
- Planification et rationalisation de la production sous contrôle permanent de la population ; suppression des productions inutiles, à commencer par l'armement
- Mettre fin aux gaspillages du transport routier et du flux tendu (transporter les mêmes marchandises dans les deux sens)
- Réaffecter les dépenses militaires pour adapter les écoles au réchauffement climatique
- Aucun objectif climatique chiffré, aucun calendrier ni mix énergétique proposé : le préalable posé est d'enlever les moyens de production aux capitalistes
Sources : « Écologie : la véritable menace… c'est le capitalisme » · Réponse de Nathalie Arthaud au Réseau Sortir du nucléaire (PDF, mars 2022) · Brochure de campagne « Nathalie Arthaud, Présidentielle 2027 » (PDF)
Europe, défense & international — Documenté
Rejet symétrique de l'UE actuelle et du retour aux souverainetés nationales, au profit des « États-Unis socialistes d'Europe ». Sur l'international, LO dénonce l'ensemble des puissances impérialistes et refuse toute unité nationale derrière l'effort de guerre.
- Critique de l'UE comme instrument de circulation des capitaux et de domination impérialiste
- Rejet du souverainisme : quitter l'Union européenne pour « retrouver de la souveraineté » est « une diversion et un mensonge »
- Alternative avancée : les « États-Unis socialistes d'Europe »
- Rejet explicite du protectionnisme, présenté comme allant « de pair avec les visées impérialistes et avec la guerre tout court »
- Refus de « l'unité nationale derrière les dirigeants irresponsables […] et derrière les généraux dévoués aux industriels et aux banquiers »
- Dénonce les 36 Md€ de rallonge budgétaire votés pour l'armée et les 10 Md€ du nouveau porte-avions, au détriment des hôpitaux et des écoles
- Analyse des guerres (Ukraine, Gaza, Liban, Iran, Soudan) comme des guerres impérialistes pour le contrôle des matières premières et des voies stratégiques ; dénonce le soutien occidental à la politique de Netanyahou
- Aucun budget de défense ni format d'armée alternatif n'est proposé : la seule guerre légitime est celle « contre le capitalisme »
Sources : « Contre l'Europe des capitalistes, pour l'Europe des travailleurs » · « Quitter l'Union européenne et retrouver de la souveraineté ? Une diversion et un mensonge ! » · Brochure de campagne « Nathalie Arthaud, Présidentielle 2027 » (PDF)
Institutions & démocratie — Partiel
LO ne propose aucune réforme de la Ve République et conteste la portée même de l'élection présidentielle. Le parti défend en revanche un modèle institutionnel explicite pour l'après-révolution : élus révocables à tout moment, mandats courts, aucune indemnité supérieure au salaire d'un travailleur qualifié, et participation directe de la population à l'administration.
- « Le vrai pouvoir n'est pas à l'Élysée » ; « notre vie ne se jouera pas sur une élection et ne changera pas avec la couleur d'un gouvernement »
- Critique de principe du suffrage : « aucune de ces élections ne permet de changer la société car le droit de propriété, fondement du pouvoir de la bourgeoisie, n'est jamais soumis au vote populaire »
- LO présente néanmoins des candidats « chaque fois qu'elle en a les forces et que la situation le justifie », pour disposer d'une tribune et prendre « une photographie de l'état d'esprit de l'opinion publique »
- État ouvrier revendiqué : « les élus devraient être révocables à tout moment par les électeurs »
- Mandats courts et sans privilèges : « pas d'indemnisation supérieure au salaire d'un travailleur qualifié »
- Participation directe de « toute la population […] à toutes les tâches administratives et de police » avec contrôle permanent
- Le changement doit venir des luttes et des « explosions sociales », et d'organes de représentation créés par la classe ouvrière elle-même, non de l'appareil d'État existant
- Aucune proposition sur le mode de scrutin, le référendum, la proportionnelle ou le statut du président sous le régime actuel
Sources : « Lutte Ouvrière et les élections » · « Après la révolution, quel État ? » · Brochure de campagne « Nathalie Arthaud, Présidentielle 2027 » (PDF)
Éducation — Partiel
Pas de volet éducation autonome dans la brochure 2027, mais des revendications concrètes : embauches massives, réaffectation vers les écoles des milliards de l'armement, adaptation des bâtiments au réchauffement climatique et réduction des effectifs par classe.
- Embauches massives dans l'éducation, sur la base des besoins recensés par le personnel
- « Les milliards pour les hôpitaux, les écoles, pas pour la guerre ! » — réaffecter les dépenses d'armement vers l'école
- Adapter les écoles au réchauffement climatique (les 10 Md€ du porte-avions « manqueront » pour cela)
- Réduction des effectifs : « au lieu que les élèves soient 30 ou 35 dans une même salle de classe, le travail aurait été organisé en petits groupes » ; meilleure formation du personnel
- Dénonciation du sous-effectif, des salles surchauffées et du manque de professeurs ; rappel que le service de la dette (74 Md€ en 2026) est passé devant le budget de l'Éducation nationale
- Aucune proposition sur les programmes, l'orientation, le baccalauréat ou l'enseignement supérieur
Sources : Brochure de campagne « Nathalie Arthaud, Présidentielle 2027 » (PDF) · Meeting du 12 février (Paris) — discours de Nathalie Arthaud
Numérique & IA — Partiel
LO n'a aucune politique numérique de gouvernement (souveraineté, régulation des plateformes, protection des données, encadrement de l'IA). Ses positions officielles sur l'intelligence artificielle sont analytiques : l'IA est décrite comme un outil d'intensification de l'exploitation et un prétexte à licenciements, et le secteur comme une bulle spéculative.
- « Au prétexte que l'intelligence artificielle peut prendre en charge certaines tâches, de nouveaux plans de licenciements sont en préparation »
- L'IA, comme toute innovation technique depuis le début du capitalisme, est utilisée par le patronat « contre les travailleurs » — alors qu'elle pourrait libérer du temps et de l'énergie
- Dénonciation de la bulle spéculative du secteur : des valorisations « purement délirantes », la capitalisation de Nvidia dépassant la somme des PIB français et allemand
- Les travailleurs du numérique sous-payés et ceux qui travaillent aux côtés des robots restent créateurs du profit et indispensables au fonctionnement de l'économie
- Aucune mesure de gouvernement sur les plateformes, les données personnelles, la souveraineté numérique ou la régulation de l'IA
Sources : « Intelligence artificielle : une économie très bête » (26/11/2025) · Revue Lutte de Classe — « Intelligence artificielle : remplacer l'intelligence humaine ou la libérer ? » · Brochure de campagne « Nathalie Arthaud, Présidentielle 2027 » (PDF)
Logement — Partiel
La brochure de campagne 2027 ne comporte pas de volet logement, mais LO consacre au sujet une page de positions permanente : le logement y est dénoncé comme « une marchandise comme les autres », et le parti réclame le recensement des immeubles inoccupés, la planification de la construction et de la rénovation, et l'expropriation des grands groupes — sans mesure de court terme chiffrée (encadrement des loyers, objectif de construction).
- Le logement est traité comme « une marchandise comme les autres, soumise à la loi de l'offre et de la demande » : c'est la cause identifiée de la crise
- Recenser les immeubles et logements inoccupés
- Planifier la construction et la rénovation des logements nécessaires
- Exproprier les grands groupes ; garantir un logement décent comme droit élémentaire pour tous
- Dénonciation de la spéculation immobilière qui repousse les travailleurs loin des centres-villes et alourdit leurs dépenses de transport
- Constat chiffré : plus de 4 millions de personnes sans logis ou mal logées, 330 000 SDF, 2,6 millions de demandes de logement social pour une construction sociale tombée de 124 000 à 82 000 logements par an
- Dans la brochure 2027, le mal-logement (travailleurs dormant dans leur voiture ou à la rue, précarité énergétique) est dénoncé mais la réponse avancée est la hausse des salaires
- Aucune mesure d'encadrement des loyers ni objectif annuel de construction proposé
Sources : « Logement : un droit fondamental à conquérir » (positions politiques LO) · Brochure de campagne « Nathalie Arthaud, Présidentielle 2027 » (PDF)
Culture & sport — Partiel
Culture — LO n'a pas de programme culturel positif : la brochure de campagne 2027 n'aborde pas la culture, et les seules positions officielles sont défensives (soutien aux salariés de l'audiovisuel public et aux intermittents). • Sport — pas de programme sportif non plus : les seules prises de position officielles sont critiques, les Jeux Olympiques étant dénoncés comme une démonstration de richesse mal répartie et un instrument des grandes puissances.
- Culture · Opposition à la réforme de l'audiovisuel public (holding « France Médias » regroupant Radio France, France Télévisions et l'INA), dénoncée comme visant économies et licenciements
- Culture · Soutien aux grèves des salariés de l'audiovisuel public contre la mainmise de l'État sur la ligne éditoriale
- Culture · Solidarité avec les intermittents et précaires de la culture face aux réformes de l'assurance chômage
- Culture · Aucune position sur la création, le patrimoine ou le financement de la culture dans la brochure de campagne 2027
- Sport · Critique des JO : « une belle cérémonie qui montre qu'il y a de l'argent dans la société », argent qui devrait servir au monde du travail
- Sport · Dénonciation du contraste entre les milliards des JO et les besoins sociaux non satisfaits
- Sport · Analyse du CIO et des JO comme instruments de la politique des grandes puissances
- Sport · Aucune mesure sur le financement du sport, le sport à l'école ou les fédérations dans les sources officielles
Sources : « Audiovisuel public : une grève massive » (journal LO) · Nathalie Arthaud sur les JO (portail LO) · Brochure de campagne 2027 (aucune section culture ni sport)
Agriculture & alimentation — Partiel
LO analyse la crise agricole comme un effet des lois du marché capitaliste — petits exploitants écrasés par l'agro-industrie, la grande distribution et les banques, aides PAC captées par les plus gros — mais ne propose pas de mesures sectorielles : elle prône une organisation planifiée de la production plutôt qu'un programme agricole détaillé.
- Les petits agriculteurs, écrasés par les intermédiaires et les banques, peinent à se verser un SMIC dans une filière lucrative pour les actionnaires
- L'essentiel des aides de la PAC bénéficie aux plus gros producteurs, pas aux petits paysans
- Prix alimentaires : dénonciation des négociations annuelles entre la grande distribution (Auchan, Carrefour, Leclerc) et l'agroalimentaire (Danone, Lactalis, Bigard), chacun prenant sa marge aux dépens des classes populaires
- La recherche du profit « transforme en poisons l'agriculture et l'élevage » (farines animales, vache folle, chlordécone aux Antilles)
- Aucun problème de fond ne sera résolu tant que régneront les lois du marché
- Remplacer l'agriculture soumise au marché par une organisation planifiée de la production
- Aucune mesure sur les prix garantis, l'installation, les phytosanitaires ou les accords commerciaux
Sources : Éditorial LO — « Ouvriers et paysans » · Brochure de campagne « Nathalie Arthaud, Présidentielle 2027 » (PDF)
Droits des femmes & égalité — Partiel
Pour LO, l'inégalité entre femmes et hommes est sociale et découle de la propriété privée et de la division en classes. Le parti soutient les combats contre les inégalités salariales, les violences sexuelles et les féminicides, ainsi que la contraception et l'avortement, mais lie l'émancipation réelle à la révolution sociale plutôt qu'à des mesures ciblées.
- L'inégalité femmes-hommes est présentée comme sociale, non naturelle
- Dénonciation des écarts de salaire et du refus de l'État d'imposer l'égalité salariale aux employeurs
- Solidarité avec les combats contre les violences sexuelles et les féminicides ; dénonciation du manque de moyens de la justice pour les victimes de viols
- Soutien au droit à la contraception et à l'avortement
- Séparation complète des Églises et de l'État présentée comme un préalable aux libertés des femmes
- Émancipation réelle liée à une société sans classes ; aucune mesure chiffrée (budget, sanctions, quotas) proposée
Sources : LO — « La lutte contre l'oppression des femmes » · Brochure de campagne « Nathalie Arthaud, Présidentielle 2027 » (PDF)
Condition animale — Partiel
LO dit partager l'indignation devant les conditions d'élevage, de transport et d'abattage et soutient des mesures d'amélioration ponctuelles — interdiction de la chasse à courre, encadrement de l'expérimentation animale — mais rejette l'antispécisme, se méfie d'un ministère dédié (« coquille vide ») et rattache la question à la sortie du capitalisme.
- « Le sort réservé aux animaux, qu'ils soient sauvages, domestiques ou d'élevage, ne me laisse pas indifférente » (Nathalie Arthaud, engagement animaux signé)
- Conditions d'élevage et d'abattage qualifiées de « scandaleuses » ; dénonciation des trafics d'animaux de compagnie et des fourrures
- Interdiction de la chasse à courre, décrite comme un loisir de « riches oisifs »
- Encadrement de l'expérimentation animale
- Soutien aux mesures d'amélioration de la condition animale, mais scepticisme envers un « ministère de la condition animale » jugé potentiellement « coquille vide »
- Souligne aussi les conditions déshumanisantes du travail en abattoir
- Refus de l'antispécisme, jugé réactionnaire et étranger à la lutte de classe
- La souffrance animale est rattachée au développement industriel capitaliste qui « saccage la nature »
Sources : LO — « Condition animale » (positions politiques) · Revue Lutte de Classe — « Cause animale, véganisme et antispécisme »
Laïcité & religions — Documenté
LO défend une séparation complète des Églises et de l'État comme préalable aux libertés élémentaires, réclame l'arrêt de toute subvention à l'enseignement religieux, dénonce tous les intégrismes et critique la loi « séparatisme » comme divisant les travailleurs et ciblant surtout les musulmans.
- Séparation complète des Églises et de l'État comme préalable aux libertés, notamment celles des femmes
- Arrêt de toute subvention à l'enseignement religieux
- Liberté de penser : ne pas interdire les religions mais militer contre leur influence
- Dénonciation de tous les intégrismes (catholique, juif, musulman)
- Critique de la loi « séparatisme », jugée diviseuse et ciblant les musulmans
- Refus de la stigmatisation des travailleurs musulmans, présentée comme un instrument de division du monde du travail
Sources : LO — « Les religions » · Brochure de campagne « Nathalie Arthaud, Présidentielle 2027 » (PDF)
Outre-mer — Partiel
La brochure de campagne 2027 n'aborde pas l'Outre-mer. Sur le site officiel, LO qualifie ces territoires de « vestiges coloniaux », soutient les mobilisations contre la vie chère et réclame l'alignement des prix et des minima sociaux sur l'Hexagone, mais ne défend aucune revendication de statut, d'autonomie ou d'indépendance.
- Alignement des prix de l'alimentation outre-mer sur ceux de l'Hexagone
- Alignement des minima sociaux, aujourd'hui inférieurs à ceux de l'Hexagone
- Hausse des salaires, pensions et minima indexée sur les prix
- Dénonciation des profits des grands groupes (békés, distribution, transport maritime)
- Territoires qualifiés de « vestiges coloniaux » : dénonciation de l'emprisonnement et de la déportation en 2024 de militants indépendantistes kanaks
- Soutien à la restitution des corps d'Amérindiens conservés au Muséum d'histoire naturelle, « justice élémentaire »
- Aucune position sur les statuts, l'autonomie, l'indépendance ou la continuité territoriale
Sources : « Outre-mer : injustices d'hier et d'aujourd'hui » (17/06/2026) · « Martinique : colère contre la vie chère » (journal LO)
Jeunesse — Partiel
La jeunesse n'est pas traitée comme un thème programmatique : la brochure 2027 la mentionne surtout pour dénoncer son « embrigadement » dans la préparation à la guerre. LO refuse un revenu d'autonomie spécifique (et le revenu universel, assimilé à de la charité) et renvoie à la hausse générale des salaires et allocations.
- Pas d'allocation d'autonomie spécifique aux jeunes ; refus du revenu universel
- Réponse générale : répartition du travail et hausse des salaires et allocations (300 à 500 €)
- Dénonciation de la précarité étudiante (alimentation, logement, bourses)
- Dénonciation de l'embrigadement de la jeunesse par des États qui « préparent les esprits » à la guerre
- Prévention des addictions à mener dès le cadre scolaire
- Aucune mesure sur la formation, l'insertion, le service national ou le logement étudiant
Sources : « Étudiants : une précarité qui dure » (journal LO) · Brochure de campagne « Nathalie Arthaud, Présidentielle 2027 » (PDF)
Handicap — Partiel
La brochure de campagne 2027 n'aborde pas le handicap, mais une réponse officielle de Nathalie Arthaud toujours publiée sur le site du parti développe une position substantielle : prise en charge par la collectivité de tous les besoins de compensation de la perte d'autonomie, déconjugalisation de l'AAH et dénonciation détaillée du non-respect des obligations d'accessibilité, de scolarisation et d'emploi.
- Prise en charge par la collectivité de « tous les besoins nécessaires à la compensation de la perte d'autonomie », qu'elle soit liée à un handicap ou au vieillissement
- Cette prise en charge doit couvrir les aides matérielles (fauteuils, appareils, installations ergonomiques, outils numériques) comme les aides humaines
- Déconjugalisation de l'AAH : suppression du calcul sur les revenus du conjoint, versement de l'intégralité de l'allocation
- Constat que l'AAH reste inférieure au seuil de pauvreté
- Dénonciation du retard d'accessibilité des lieux publics, établissements scolaires, locaux de travail, commerces et cabinets médicaux (exemple cité : 9 stations accessibles sur les 303 du métro parisien)
- Dénonciation du non-respect de la loi de 2005 sur la scolarisation (milliers d'enfants sans solution) et du quota légal de 6 % de travailleurs handicapés, que des employeurs préfèrent payer en pénalités
- Dénonciation du taux de chômage des personnes handicapées, double de celui de l'ensemble de la population
- Financement : « l'argent public doit aller aux besoins publics » — réaffecter les milliards de subventions versés aux grandes entreprises vers les services d'aide et d'accompagnement
Sources : Réponse de Nathalie Arthaud sur le handicap et la dépendance (PDF, mars 2022) · « Handicapés : le mépris du gouvernement » (journal LO)
Services publics — Documenté
C'est le thème le mieux couvert : LO défend les services publics contre l'austérité (santé, éducation, transports « taillés à la hache »), réclame des centaines de milliers d'embauches sur la base des besoins recensés par le personnel, et rejette les nationalisations réformistes au profit de l'expropriation sans indemnité de la classe capitaliste.
- Défense des services publics contre l'austérité budgétaire (santé, éducation, transports)
- Fin des suppressions de postes, du non-remplacement des départs en retraite et du recours aux contractuels précaires et sous-payés
- Créer « des centaines de milliers d'emplois à créer tout de suite » dans les hôpitaux, les Ehpad, l'éducation et les transports publics
- Méthode revendiquée : faire établir par le personnel lui-même la liste des embauches nécessaires, service par service
- Financement : confiscation des bénéfices des « profiteurs de guerre » et réaffectation des 270 Md€ d'aides publiques annuelles au patronat et des 74 Md€ de service de la dette
- Rejet des nationalisations réformistes et de toute « petite dose de planification » ; expropriation sans indemnité ni rachat (pétrole, armement, banques)
- Priorité à l'hôpital public : suppression du forfait de 19 € aux urgences
- Contrôle par la population sur les comptes des entreprises et sur l'argent public
Sources : Brochure de campagne « Nathalie Arthaud, Présidentielle 2027 » (PDF) · Meeting du 12 février (Paris) — discours de Nathalie Arthaud · Éditorial « Le camp des travailleurs ou celui du Medef ! » (31/08/2026)
Révolution Permanente (RP) — candidat·e : Anasse Kazib
Économie & pouvoir d'achat — Documenté
Programme ouvrier anticapitaliste centré sur l'augmentation du SMIC à 2000 € et de tous les salaires indexés sur l'inflation (chiffre de la campagne 2027, contre 1800 € nets dans le programme 2022), l'interdiction des licenciements, et l'expropriation sans indemnité des secteurs stratégiques et du secteur financier pour permettre une planification de l'économie.
- Augmentation du SMIC à 2000 € et de l'ensemble des salaires, avec indexation sur l'inflation (chiffre porté par la campagne 2027 ; le programme 2022 revendiquait un SMIC à 1800 € nets et +300 € net pour toutes et tous)
- Interdiction des licenciements et des suppressions de postes ; embauche de l'ensemble des travailleurs précaires (CDD, intérimaires, contractuels) ; répartition du temps de travail entre toutes et tous
- Expropriation sans indemnité ni rachat, sous contrôle des travailleurs, des entreprises qui refusent ces mesures, et plus largement des secteurs stratégiques comme l'énergie ou la santé, comme condition d'une planification de l'économie
- Égalité salariale femmes-hommes immédiate, dans le public comme le privé
- Gel des prix des produits de première nécessité (dont les loyers) ; comités populaires de contrôle des prix ; indexation des salaires et pensions sur le coût de la vie réel (« échelle mobile »)
- Allocation universelle au niveau du SMIC pour les personnes sans revenu ; gratuité des transports, du téléphone et d'internet pour les plus précaires
- Ouverture des livres de comptes des entreprises qui licencient ; suppression de la TVA ; impôt à 100 % sur les revenus du capital au-delà de 260 000 € ; impôt sur les sociétés porté à 50 % minimum
- Monopole public du crédit par expropriation des banques et assurances, sous contrôle des salariés du secteur
- Dénonciation des plus de 200 milliards d'euros d'aides publiques annuelles au patronat, et du bond de près de 1000 milliards d'euros du patrimoine des 500 plus grandes fortunes de France en 20 ans
Chiffres : SMIC visé : 2000 €/mois
Sources : « Présidentielle 2027 : Anasse Kazib veut faire entendre la voix de la nouvelle classe ouvrière » — éditorial de lancement de campagne, 1er juin 2026 (section « Une campagne ouvrière, anti-patronale, anti-impérialiste et révolutionnaire ») · « Anasse Kazib 2022 : un programme révolutionnaire » (PDF, section 1 — Un programme économique et social ouvrier face à la crise) · Site de campagne officiel — page « Notre programme » (programme 2027 « en cours d'élaboration », programme 2022 proposé en attendant)
Travail & retraites — Documenté
Retour à la retraite à taux plein à 60 ans, et 55 ans pour les métiers pénibles, désormais revendiqué sans condition d'annuités dans la campagne 2027 (le programme 2022 retenait 37,5 annuités), avec des pensions au moins égales au SMIC et un financement transféré sur le grand patronat.
- Retraite à taux plein à 60 ans, et droit au départ à 55 ans pour les métiers pénibles, sans condition d'annuités (formulation de la campagne 2027 ; le programme 2022 retenait 37,5 annuités de cotisation)
- Pensions et minimum vieillesse au moins au niveau du SMIC, quel que soit le nombre de trimestres cotisés
- Prise en compte intégrale des périodes de chômage, de minima sociaux ou de congé maladie dans le calcul des annuités
- Remplacement du financement par cotisations sur les salaires par un impôt sur le grand patronat ; alignement de tous les régimes sur le plus favorable
- Interdiction du travail de nuit, des horaires décalés et du travail dominical imposé dans les secteurs non essentiels
- Opposition aux « réformes systémiques » réclamées par le MEDEF et aux projets d'allongement de la durée de travail portés par les autres candidats à la présidentielle
Chiffres : Âge de départ à taux plein visé : 60 ans
Sources : « Présidentielle 2027 : Anasse Kazib veut faire entendre la voix de la nouvelle classe ouvrière » — éditorial de lancement de campagne, 1er juin 2026 (section « Une campagne ouvrière, anti-patronale, anti-impérialiste et révolutionnaire ») · « Anasse Kazib 2022 : un programme révolutionnaire » (PDF, pages 18-21 — Une pension pour vivre, pas pour survivre / Droit à un départ anticipé à la retraite)
Santé & protection sociale — Documenté
Nationalisation sans indemnité de l'industrie pharmaceutique et levée des brevets, création d'une Sécurité sociale universelle et gratuite intégrant les mutuelles et financée par les seules cotisations patronales ; la campagne 2027 range explicitement la santé parmi les secteurs stratégiques à exproprier et à financer massivement.
- Expropriation sans indemnité ni rachat du secteur de la santé, cité avec l'énergie parmi les secteurs stratégiques à exproprier dans le texte de campagne 2027
- Nationalisation sans indemnité ni rachat de l'industrie pharmaceutique, démocratisée sous contrôle des travailleurs
- Levée immédiate des brevets sur les vaccins et traitements (dont Covid-19), et sur les traitements nécessaires aux parcours de transition
- Sécurité sociale universelle et gratuite, financée intégralement par les cotisations patronales, avec remboursement intégral des soins pour tous les résidents
- Nationalisation de toutes les mutuelles et intégration à la Sécurité sociale, gérée par les professionnels et les usagers
- Financement massif de la santé, placée sous contrôle des travailleurs et des usagers, par le redéploiement du budget militaire
- Dénonciation des déserts médicaux, des fermetures d'hôpitaux et de maternités, et du mauvais remboursement (lunettes, dentaire)
Sources : « Présidentielle 2027 : Anasse Kazib veut faire entendre la voix de la nouvelle classe ouvrière » — éditorial de lancement de campagne, 1er juin 2026 (section « Une campagne ouvrière, anti-patronale, anti-impérialiste et révolutionnaire ») · « Anasse Kazib 2022 : un programme révolutionnaire » (PDF, pages 21-25 — Nationaliser l'industrie pharmaceutique sous contrôle des travailleurs / Pour un véritable accès à la santé)
Immigration — Documenté
Ouverture des frontières, liberté de circulation et d'installation et régularisation immédiate de tous les sans-papiers, réaffirmées comme axe central de la campagne 2027 et argumentées en détail dans un billet d'Anasse Kazib d'août 2026 : les frontières y sont analysées comme un instrument de fabrication d'une main-d'œuvre sans droits qui tire vers le bas les conditions de toute la classe ouvrière.
- Ouverture des frontières, liberté de circulation et droit de s'installer pour toutes celles et ceux qui le souhaitent
- Régularisation immédiate de toutes et tous les sans-papiers, réaffirmée comme mesure de campagne 2027
- Fermeture des centres de rétention administrative ; arrêt immédiat des expulsions
- Droit de vote à toutes les élections pour l'ensemble des immigrés ; défense du droit au regroupement familial
- Analyse des frontières comme dispositif produisant une main-d'œuvre privée de droits, surexploitable sous menace d'expulsion, ce qui pèse à la baisse sur l'ensemble des salaires (billet d'Anasse Kazib, août 2026)
- Refus de la « préférence nationale » et de la division entre travailleurs français et étrangers comme axe du combat contre l'extrême droite
- Migrations rapportées aux guerres, au pillage impérialiste des ressources, à la dette imposée aux pays du Sud et aux catastrophes climatiques, plutôt qu'à un prétendu « appel d'air »
- Opposition à « l'Europe forteresse » et à la militarisation des frontières, à la suite de la tragédie de Ceuta
Sources : « Crise de Ceuta : pourquoi les révolutionnaires défendent l'ouverture des frontières ? » — billet d'Anasse Kazib, 5 août 2026 · « Présidentielle 2027 : Anasse Kazib veut faire entendre la voix de la nouvelle classe ouvrière » — éditorial de lancement de campagne, 1er juin 2026 (section « Une campagne ouvrière, anti-patronale, anti-impérialiste et révolutionnaire ») · « Anasse Kazib 2022 : un programme révolutionnaire » (PDF, pages 45-47 — Pleins droits de citoyenneté et droits sociaux pour les immigrés et les réfugiés)
Sécurité & justice — Documenté
Position abolitionniste vis-à-vis de l'appareil répressif : dissolution immédiate de tous les corps spéciaux de police, abrogation de l'ensemble des lois sécuritaires (à commencer par la loi Cazeneuve de 2017), élection des juges et jurés populaires, et légalisation contrôlée des stupéfiants. Le mouvement appelle à la mobilisation du 20 septembre 2026 contre la loi dite « permis de tuer ».
- Dissolution immédiate de tous les corps spéciaux de police (BAC, BRAV, CRS, gendarmerie mobile), réaffirmée comme mesure de campagne 2027, et interdiction des armes dites « non-létales » contre les manifestations
- Opposition à la proposition de loi de « présomption d'usage légitime des armes » (« permis de tuer »), adoptée en première lecture à l'Assemblée en juillet 2026 et attendue au Sénat en octobre 2026 ; appel à la mobilisation nationale du 20 septembre 2026
- Abrogation de l'ensemble des lois sécuritaires et autoritaires, à commencer par la loi Cazeneuve de 2017 sur l'usage des armes et la loi « sécurité globale » (reconnaissance faciale, drones, délits spécifiques policiers)
- Élection directe des juges, généralisation des procès avec jurés populaires, salaire des magistrats aligné sur le salaire médian
- Légalisation contrôlée par l'État, avec suivi médical, de l'ensemble des substances stupéfiantes (à commencer par le cannabis), pour démanteler les trafics
- Dénonciation des contrôles au faciès et des violences policières dans les quartiers populaires ; centres de loisirs, bourses d'études et CDI pour la jeunesse des quartiers
- Opposition aux projets de militarisation des quartiers populaires portés dans la campagne présidentielle
Sources : « Contre le permis de tuer, pour l'abrogation de toutes les lois sécuritaires : dans la rue le 20 septembre ! » — appel de Révolution Permanente, 3 septembre 2026 · « Présidentielle 2027 : Anasse Kazib veut faire entendre la voix de la nouvelle classe ouvrière » — éditorial de lancement de campagne, 1er juin 2026 (section « Une campagne ouvrière, anti-patronale, anti-impérialiste et révolutionnaire ») · « Anasse Kazib 2022 : un programme révolutionnaire » (PDF, pages 38-43 — Contre la répression, les contrôles au faciès et les violences policières / Contre une « justice » au service du système)
Environnement & énergie — Documenté
L'urgence écologique est présentée comme incompatible avec le capitalisme : expropriation des groupes énergétiques et automobiles pour planifier la production sous contrôle des travailleurs, rejet du « capitalisme vert » et des taxes carbone pesant sur les travailleurs. La campagne 2027 pose la socialisation et la planification démocratiques de la production comme condition pour affronter la crise climatique.
- Socialisation et planification démocratiques de la production, présentées dans le texte de campagne 2027 comme la condition pour affronter la crise climatique en réorganisant la production
- Expropriation des entreprises du secteur de l'énergie pour orienter la production vers des ressources durables, sous contrôle des travailleurs
- Expropriation des grandes entreprises automobiles et métallurgiques pour réorienter la production vers les transports collectifs
- Rejet du « capitalisme vert » et des taxes carbone qui font payer les travailleurs plutôt que les industriels pollueurs
- Sortie du nucléaire conditionnée à une transition planifiée décidée par les travailleurs du secteur de l'énergie, pas par les industriels
- Dénonciation de l'obsolescence programmée et de la surproduction comme causes structurelles de la crise écologique
- Dénonciation des profits de guerre et des profiteurs fossiles (TotalEnergies) comme moteurs conjoints de la crise climatique et de la militarisation
Sources : « Présidentielle 2027 : Anasse Kazib veut faire entendre la voix de la nouvelle classe ouvrière » — éditorial de lancement de campagne, 1er juin 2026 (section « Une campagne ouvrière, anti-patronale, anti-impérialiste et révolutionnaire ») · « Anasse Kazib 2022 : un programme révolutionnaire » (PDF, pages 29-33 — Face à la catastrophe écologique, planifier la production sous contrôle des travailleurs)
Europe, défense & international — Documenté
Rejet symétrique du Frexit souverainiste et de « l'Europe du capital » (perspective des « États-Unis socialistes d'Europe »), couplé à un anti-impérialisme explicite qui structure la campagne 2027 : fermeture de toutes les bases militaires françaises, retrait des troupes et des opérations extérieures, démantèlement de l'industrie de l'armement et opposition à tout budget militaire.
- Fermeture de l'ensemble des bases militaires françaises à l'étranger, retrait de toutes les troupes et fin de toutes les opérations extérieures, à commencer par le retrait du porte-avions Charles de Gaulle du détroit d'Ormuz
- Démantèlement de l'industrie de l'armement et de « l'ensemble des marchands de morts », avec reconversion de leur production sous contrôle des travailleurs
- Opposition à tous les budgets militaires et aux mesures d'embrigadement de la jeunesse, sous le mot d'ordre « pas un euro, pas une vie pour leurs guerres » ; redéploiement de l'argent de la guerre vers les services publics
- Dénonciation des 449 milliards d'euros de budgets militaires programmés jusqu'en 2030, opposés au manque de moyens des services publics (communiqué unitaire relayé en septembre 2026)
- « Ni Frexit ni Europe du Capital » : rejet du retour aux frontières nationales comme du cadre actuel de l'UE, analysée comme espace de circulation des capitaux sans unification politique, théâtre de rivalités nationales et d'austérité (cas grec de 2010)
- Perspective des « États-Unis socialistes d'Europe », construits par les luttes des travailleurs de tous les pays européens
- Soutien à la lutte du peuple palestinien contre « un État raciste et colonisateur » et à la perspective d'un État unique ; défense de la défaite des États-Unis et d'Israël dans leur guerre contre l'Iran
- Refus de toute « union sacrée » nationaliste : Anasse Kazib critique publiquement Jean-Luc Mélenchon pour avoir ciblé le réarmement allemand, position jugée préparer la défense du militarisme français, et rappelle le basculement de la gauche française en 1914 (billet du 7 septembre 2026)
Sources : « Critique du militarisme allemand ou défense de l'impérialisme français ? » — billet d'Anasse Kazib, 7 septembre 2026 · « Présidentielle 2027 : Anasse Kazib veut faire entendre la voix de la nouvelle classe ouvrière » — éditorial de lancement de campagne, 1er juin 2026 (section « Une campagne ouvrière, anti-patronale, anti-impérialiste et révolutionnaire ») · « Anasse Kazib 2022 : un programme révolutionnaire » (PDF, pages 60-63 — À bas l'impérialisme ! / Ni Frexit ni Europe du Capital, pour une Europe des travailleurs et des peuples) · « Les 15 et 29 septembre, tous dans la rue contre la suppression des APL et Bienvenue en France ! » — communiqué unitaire relayé le 4 septembre 2026
Institutions & démocratie — Documenté
Rupture avec la Ve République jugée structurellement autoritaire : suppression de la Présidence de la République, du Sénat et du Conseil constitutionnel, remplacés par une assemblée unique concentrant exécutif et législatif, dont les membres sont élus pour deux ans, révocables à tout moment et payés au salaire médian.
- Fin de la Présidence de la République, du Sénat et du Conseil constitutionnel (le Conseil constitutionnel est explicitement ajouté dans le texte de campagne 2027)
- Assemblée unique concentrant les pouvoirs législatif et exécutif, élue au suffrage universel direct sur la base d'assemblées locales
- Mandat de deux ans, révocabilité à tout moment, et rémunération plafonnée au salaire médian « comme un professeur ou une infirmière », pour s'attaquer aux privilèges des politiciens professionnels
- Droit de vote dès seize ans pour l'élection de cette assemblée
- Distance prise avec la « VIe République » de Jean-Luc Mélenchon, jugée « aux contours flous » et réduite à un simple retour au régime parlementaire, négocié avec les forces du régime
- Abrogation de l'ensemble des lois et mesures sécuritaires et liberticides (loi « sécurité globale », état d'urgence, gouvernance par Conseil de défense)
- Perspective d'un gouvernement des travailleurs en rupture avec le capitalisme, appuyé sur des comités d'action et l'auto-organisation, en référence à la Commune de Paris et à la Convention montagnarde de 1793
Sources : « Présidentielle 2027 : Anasse Kazib veut faire entendre la voix de la nouvelle classe ouvrière » — éditorial de lancement de campagne, 1er juin 2026 (section « Une campagne ouvrière, anti-patronale, anti-impérialiste et révolutionnaire ») · « Anasse Kazib 2022 : un programme révolutionnaire » (PDF, pages 56-57 et 64-65 — Contre la Ve République, contre les professionnels de la politique / Pour un gouvernement des travailleuses et des travailleurs)
Éducation — Partiel
Le programme 2022 n'a pas de chapitre éducation dédié (le sujet est traité via la jeunesse et l'enseignement supérieur), mais des revendications explicites ont été portées en 2026 : abrogation du décret « Bienvenue en France » et des frais différenciés, maintien et hausse des APL étudiantes, fin de la sélection, et augmentation massive des moyens et des salaires contre les suppressions de postes. Il ne s'agit pas d'un projet éducatif structuré (ni programmes, ni objectifs chiffrés de recrutement).
- Abrogation complète du décret « Bienvenue en France », qui instaure des frais d'inscription différenciés pouvant atteindre 3000 € en licence et 4000 € en master pour les étudiants extra-européens, dénoncé comme une « préférence nationale » à l'université
- Maintien et augmentation des APL pour tous les étudiants sans distinction de nationalité, contre le projet de suppression visant plus de 200 000 étudiants et de baisse pour 150 000 autres
- Abrogation de toutes les réformes de sélection à l'université (Parcoursup, Mon Master) et augmentation des moyens des facultés, dont 100 % étaient en déficit en 2026
- Opposition aux près de 4000 suppressions de postes d'enseignants et aux fermetures de classes du budget 2026, et au non-renouvellement massif des contractuels ; exigence d'une augmentation massive des moyens et des salaires dans l'Éducation
- Opposition aux mesures autoritaires de la rentrée 2026 : interdiction du téléphone au lycée, possibilité d'exclure un élève « en raison du comportement d'un de ses parents », cérémonie d'hommage aux « morts pour la France » analysée comme embrigadement militaire
- Mot d'ordre « de l'argent pour les facs et les lycées, pas pour les flics ni pour l'armée » : financement massif et gratuité de l'éducation par le redéploiement du budget militaire
- Revenu étudiant au moins égal au SMIC revalorisé ; titularisation de tous les précaires de l'enseignement supérieur ; aucune amélioration du statut des AED et AESH n'étant à l'ordre du jour du gouvernement
- Défense des écoles d'art publiques : gratuité totale (frais d'inscription, matériel) et fin de la sélection à l'entrée (tribune publiée par le média du mouvement)
Sources : « Les 15 et 29 septembre, tous dans la rue contre la suppression des APL et Bienvenue en France ! » — communiqué unitaire, 4 septembre 2026 · « Rentrée scolaire 2026 : l'École sous le signe du durcissement austéritaire et répressif », 4 septembre 2026 · « Présidentielle 2027 : Anasse Kazib veut faire entendre la voix de la nouvelle classe ouvrière » — éditorial de lancement de campagne, 1er juin 2026 (section « Une campagne ouvrière, anti-patronale, anti-impérialiste et révolutionnaire ») · « Anasse Kazib 2022 : un programme révolutionnaire » (PDF, pages 34-37 — Du côté d'une jeunesse qui se bat pour un autre avenir) · « Billet d'un étudiant de la HEAR. À bas l'élitisme, pour des écoles d'art gratuites et accessibles à tous ! » (tribune)
Numérique & IA — Partiel
Aucun volet numérique dans le programme 2022 ni dans les documents de campagne 2027. La ligne du mouvement est portée par des analyses publiées sur son média : critique de la « souveraineté numérique » nationale, revendication d'un contrôle démocratique des travailleurs sur la technologie, et dénonciation de l'orientation militaire et répressive de la politique française d'intelligence artificielle.
- Critique des propositions de « souveraineté numérique française » (LFI), jugées ne pas traiter le fond du problème, dont le micro-travail sous-traité dans d'anciennes colonies
- Revendication du contrôle démocratique des travailleurs sur la production et l'innovation en intelligence artificielle, plutôt qu'un simple changement de propriétaire ou un contrôle purement étatique
- Mise en cause de la trajectoire technologique de l'IA elle-même, pas seulement de sa propriété (référence historique aux luddites)
- Dénonciation de l'orientation militaire de la politique française d'IA (Salon de l'intelligence artificielle, projet de centre d'excellence de l'OTAN à Rennes)
- Critique de l'AI Act européen et du lobbying français en faveur d'une IA au service de l'appareil répressif
- Aucune mesure chiffrée ni plan gouvernemental numérique publié à ce jour (protection des données, fiscalité du numérique, infrastructures, plateformes)
Sources : « Que faire de l'intelligence artificielle ? » (Juan Sebastián Carbonell) · « Intelligence artificielle : Il faut penser un communisme technologique » (entretien avec Juan Sebastián Carbonell) · « AI Act : le lobbying de la France pour une IA au service de l'appareil répressif » · « Salon de l'Intelligence artificielle : Macron lance la France dans la course à l'IA militaire »
Logement — Documenté
Réquisition sans indemnité des logements vides, expropriation des « marchands de sommeil », blocage et baisse des loyers dans les zones spéculatives, plan public de construction de logements sociaux, et défense des APL contre les suppressions annoncées en 2026.
- Réquisition sans indemnité de tous les logements vides et vacants (plus de 3 millions recensés)
- Expropriation des marchands de sommeil
- Blocage immédiat des loyers, baisse dans les zones de spéculation, sur proposition de comités populaires de quartier
- Plan de construction de logements sociaux de haute qualité, éco-compatibles et durables
- Gel ou remise des loyers et des factures d'eau, de gaz et d'électricité pour les plus précaires
- Défense des APL : opposition à la suppression annoncée pour plus de 200 000 étudiants et à la baisse du montant pour 150 000 autres, après leur suppression pour les étudiants extra-européens (communiqué unitaire, septembre 2026)
- Dénonciation de la loi ELAN (2018), qui a fait chuter de 100 % à 10 % la part de logements neufs accessibles aux personnes handicapées
Sources : « Anasse Kazib 2022 : un programme révolutionnaire » (PDF, pages 16-18 — Réquisition des logements vides pour permettre à toutes et tous d'avoir un toit) · « Les 15 et 29 septembre, tous dans la rue contre la suppression des APL et Bienvenue en France ! » — communiqué unitaire, 4 septembre 2026
Culture & sport — Partiel
Culture — aucun volet culturel structuré dans le programme 2022 ni dans les documents de campagne ; les positions officielles sont ponctuelles et portées par la rubrique « Culture et Sport » du média du mouvement : défense des écoles d'art publiques, des intermittents, des subventions au spectacle vivant et de la liberté d'expression artistique. • Sport — aucun programme sportif ; seule une couverture critique des grands événements, notamment la sécurisation algorithmique des JO de Paris 2024.
- Culture · Défense de la gratuité totale et de la fin de la sélection dans les écoles d'art publiques (tribune HEAR)
- Culture · Opposition à la réforme du Medef sur l'assurance chômage visant à radier un quart des intermittents du spectacle (507 → 557 heures requises)
- Culture · Opposition aux coupes de subventions au spectacle vivant, à l'exemple de la suspension des subventions du théâtre du Grand Rond à Toulouse
- Culture · Dénonciation de la censure artistique et de la répression des lieux et événements culturels (Beaux-Arts de Tarbes, festival d'art de rue d'Aurillac, artistes de la Tour 111 menacés d'expulsion)
- Culture · Aucune position programmatique chiffrée sur le financement de la création, le statut des artistes-auteurs ou le patrimoine dans les documents officiels consultés
- Sport · Dénonciation de la surveillance algorithmique déployée à Saint-Denis pour les JO 2024, présentée comme devant perdurer après l'événement
- Sport · Aucune mesure sur le financement du sport, le sport à l'école ou les fédérations dans les sources officielles consultées
Sources : Rubrique officielle « Culture et Sport » de revolutionpermanente.fr · « Billet d'un étudiant de la HEAR. À bas l'élitisme, pour des écoles d'art gratuites et accessibles à tous ! » · « Attaque contre l'assurance chômage : le Medef veut radier un quart des intermittents du spectacle » · « Attaque austéritaire : à Toulouse, Moudenc suspend les subventions du théâtre du Grand Rond » · « Escalade sécuritaire : Saint-Denis se dote de la surveillance algorithmique pour les JO... et après »
Agriculture & alimentation — Partiel
Aucun volet agricole dans le programme 2022 ni dans les documents de campagne 2027. Sur le média du mouvement, la crise agricole est analysée comme le produit de l'écrasement des petits paysans par la grande distribution, l'agro-industrie et la FNSEA, avec des revendications de revenu garanti et de nationalisation du crédit agricole plutôt qu'un programme sectoriel complet.
- Diagnostic : 25 % des agriculteurs sous le seuil de pauvreté, surmortalité par suicide supérieure de 30 % à la moyenne nationale
- Critique de la FNSEA, jugée au service des lobbys agro-alimentaires et de ses gros producteurs (cas Arnaud Rousseau/Avril)
- Abandon définitif de la taxe GNR ; moratoire sur les dettes des petits agriculteurs
- Revenu garanti pour les agriculteurs au moins égal au SMIC revalorisé (1800 € dans l'article de référence, antérieur au chiffre de 2000 € porté par la campagne 2027) ; retraite décente ; semaine de 35 heures
- Nationalisation du Crédit Agricole sous contrôle des travailleurs ; contrôle des prix par les agriculteurs et les salariés de l'agro-industrie
- Rejet du protectionnisme national comme réponse : cibler les responsables (grande distribution, banques) plutôt que la « concurrence étrangère »
- Aucune position programmatique sur la PAC, le foncier agricole, les pesticides ou le modèle alimentaire dans les documents officiels consultés
Sources : « La colère des petits agriculteurs est légitime : il faut dégager la FNSEA et se lier aux ouvriers »
Droits des femmes & égalité — Documenté
Féminisme anticapitaliste, antiraciste et internationaliste : plan contre les violences faites aux femmes, socialisation de l'ensemble du travail domestique revendiquée en 2027 comme condition d'émancipation, et un chapitre dédié à l'autodétermination des personnes LGBTI (droits trans, dépsychiatrisation, gratuité des soins de transition).
- Socialisation de l'ensemble du travail domestique pour en libérer les femmes, posée dans le texte de campagne 2027 comme une des conditions pour en finir avec le patriarcat
- Budgets conséquents pour ouvrir des refuges pour les victimes de violences, avec moyens et personnels qualifiés
- Éducation aux questions de genre intégrale, avec moyens massifs investis dans les services publics
- Dénonciation du caractère structurellement sexiste de la police et de la justice face aux violences faites aux femmes
- Défense du droit à la contraception et à l'avortement ; abrogation de la loi « prostitution » de pénalisation des clients
- Autodétermination et droits des personnes trans : dépsychiatrisation, gratuité et liberté d'accès aux soins médicaux nécessaires aux parcours de transition, accès à la PMA et à l'établissement normal de la filiation
- Interdiction des mutilations subies par les personnes intersexes à la naissance et durant la petite enfance
- Moyens massifs pour les structures d'accueil des mineurs LGBTI et allocation d'autonomie pour tous les jeunes dès 16 ans
- Dénonciation de l'instrumentalisation raciste de la cause des femmes (voile, loi séparatisme, justification d'interventions militaires) contre les femmes musulmanes
Sources : « Présidentielle 2027 : Anasse Kazib veut faire entendre la voix de la nouvelle classe ouvrière » — éditorial de lancement de campagne, 1er juin 2026 (section « Une campagne ouvrière, anti-patronale, anti-impérialiste et révolutionnaire ») · « Anasse Kazib 2022 : un programme révolutionnaire » (PDF, pages 48-51 — Un véritable plan contre toutes les violences faites aux femmes, pour un féminisme anticapitaliste, antiraciste et internationaliste) · « Anasse Kazib 2022 : un programme révolutionnaire » (PDF, pages 52-55 — Pour l'autodétermination des personnes LGBTI et pour la liberté sexuelle)
Condition animale — Partiel
Aucune politique dédiée au bien-être animal dans les documents de campagne : la souffrance animale est traitée sur le média du mouvement comme un symptôme du capitalisme, à travers la dénonciation de l'élevage et de l'abattage industriels — reliés aux conditions de travail des salariés du secteur — et de l'exploitation commerciale d'animaux captifs, sans mesure de gouvernement chiffrée.
- Élevage industriel dénoncé comme « scandale environnemental » (déforestation amazonienne, consommation d'eau, pollution des nappes) plutôt que comme enjeu de bien-être animal en soi
- Souffrance animale en abattoir explicitement reliée aux cadences, à la précarité et à la détresse des salariés du secteur (enquêtes sur les abattoirs d'Alès et du Vigan)
- Revendication de contrôle ouvrier des abattoirs et d'organisation par la grève pour peser sur les industriels, plutôt qu'une réduction individuelle de la consommation de viande
- Opposition à l'exploitation commerciale d'animaux captifs à des fins de profit (delphinariums), analysée comme partie intégrante du système capitaliste
- Rejet du simple boycott comme solution suffisante ; la cause est reliée à la lutte contre le système de production et d'exploitation capitaliste
- Aucune mesure de gouvernement (élevage en cage, transport d'animaux vivants, corrida, expérimentation animale) dans les documents officiels consultés
Sources : « Viande : un scandale environnemental » · « L'abattage industriel de nouveau épinglé par L214 : dénoncer l'exploitation animale ou l'exploitation tout court ? » · « Abattoir d'Alès. Quand la souffrance animale reflète la souffrance des humains » · « Tilikum, l'orque prisonnière qui rapportait des millions à Sea World, est morte »
Laïcité & religions — Documenté
Dénonciation du racisme d'État et de l'islamophobie institutionnelle : abrogation de l'ensemble des lois racistes et sécuritaires, « de la loi de 2004 à la loi séparatisme », annulation des dissolutions d'organisations musulmanes et antiracistes, et rejet de la conception « républicaine » de la laïcité, y compris telle que défendue par LFI.
- Abrogation de l'ensemble des lois racistes et sécuritaires, « de la loi de 2004 à la loi séparatisme », et annulation des dissolutions d'organisations musulmanes et antiracistes (position d'Anasse Kazib, septembre 2026)
- Abrogation de l'interdiction de l'abaya au collège, qualifiée de « mesure raciste de la macronie »
- Critique de la conception « républicaine » de la laïcité, présentée comme le fondement de la loi de 2004 et le prélude à deux décennies d'offensives islamophobes et sécuritaires — critique explicitement adressée aussi à LFI
- Dénonciation des discours et pratiques racistes de l'État, à commencer par l'islamophobie
- Opposition aux lois d'interdiction du voile, jugées viser à stigmatiser et isoler les femmes musulmanes, et au projet du RN d'interdiction générale du voile
- Critique de la laïcité instrumentalisée comme « nouvelle religion républicaine » au service de la division du monde du travail
- Lutte parallèle contre le racisme et l'antisémitisme portés par l'extrême droite
Sources : « Anasse Kazib sur l'interdiction de l'abaya : Il faut l'abroger ainsi que toutes les lois islamophobes », 7 septembre 2026 · « Présidentielle 2027 : Anasse Kazib veut faire entendre la voix de la nouvelle classe ouvrière » — éditorial de lancement de campagne, 1er juin 2026 (section « Une campagne ouvrière, anti-patronale, anti-impérialiste et révolutionnaire ») · « Anasse Kazib 2022 : un programme révolutionnaire » (PDF, pages 44-46 — Contre le racisme structurel et d'État, contre l'islamophobie)
Outre-mer — Documenté
Soutien explicite au droit à l'autodétermination et à la séparation des peuples encore colonisés par la France, avec droit à réparation, et mise en cause de la puissance maritime française, dont près de 97 % du domaine provient des territoires ultramarins.
- Soutien au droit à l'autodétermination et à la séparation pour les peuples colonisés d'Outre-mer (Gwadeloup, Kanaky, Lagwiyann, La Rénion, Matnik, Porinetia)
- Défense des droits culturels et politiques spécifiques de ces populations, avec droit à réparation
- Dénonciation du traitement de « territoires de seconde zone » (scandale du chlordécone aux Antilles, conséquences catastrophiques de la pandémie)
- Mise en cause du statut de « deuxième puissance maritime mondiale » revendiqué pour la France : près de 97 % de son domaine maritime provient de la Kanaky, de la Polynésie, de Mayotte, des Antilles, de la Guyane et d'autres territoires ultramarins (billet d'Anasse Kazib, août 2026)
- Mise en parallèle avec les revendications d'autodétermination dans l'Hexagone (Euskadi/Pays basque Nord, Breizh/Bretagne, Corsica/Corse)
Sources : « Anasse Kazib 2022 : un programme révolutionnaire » (PDF, pages 57-59 — Pour le droit à l'autodétermination des peuples dominés et colonisés par la bourgeoisie française et son État) · « Crise de Ceuta : pourquoi les révolutionnaires défendent l'ouverture des frontières ? » — billet d'Anasse Kazib, 5 août 2026
Jeunesse — Documenté
Revenu au niveau du SMIC pour les jeunes et allocation d'autonomie dès 16 ans, abrogation de la sélection à l'université et du décret « Bienvenue en France », défense des APL étudiantes, et opposition frontale à l'embrigadement militaire de la jeunesse.
- Revenu pour les jeunes au moins égal au SMIC revalorisé, et allocation d'autonomie pour tous les jeunes à partir de 16 ans
- Abrogation des réformes de sélection à l'université (Parcoursup, Mon Master) et du décret « Bienvenue en France » et de ses frais différenciés
- Maintien et augmentation des APL étudiantes, contre la suppression visant plus de 200 000 étudiants
- Titularisation des précaires de l'enseignement supérieur ; université ouverte à toutes et tous
- Opposition à toutes les mesures visant à embrigader la jeunesse : ouverture de places de service militaire, cérémonies d'hommage aux « morts pour la France », livrets de sensibilisation militaire diffusés en milieu scolaire
- Droit de vote dès seize ans dans le cadre de la réforme institutionnelle proposée
- Dénonciation de la précarité étudiante (recours aux banques alimentaires) et de la répression des mobilisations étudiantes
- Centres de loisirs, bourses d'études et CDI pour la jeunesse des quartiers populaires
Sources : « Anasse Kazib 2022 : un programme révolutionnaire » (PDF, pages 34-37 — Du côté d'une jeunesse qui se bat pour un autre avenir) · « Les 15 et 29 septembre, tous dans la rue contre la suppression des APL et Bienvenue en France ! » — communiqué unitaire, 4 septembre 2026 · « Rentrée scolaire 2026 : l'École sous le signe du durcissement austéritaire et répressif », 4 septembre 2026 · « Présidentielle 2027 : Anasse Kazib veut faire entendre la voix de la nouvelle classe ouvrière » — éditorial de lancement de campagne, 1er juin 2026 (section « Une campagne ouvrière, anti-patronale, anti-impérialiste et révolutionnaire »)
Handicap — Partiel
Aucun volet handicap dans le programme 2022 ni de mesure chiffrée dans les documents de campagne ; le validisme est toutefois explicitement nommé dans le texte de lancement de la campagne 2027 parmi les oppressions traversant la nouvelle classe ouvrière. Les positions détaillées proviennent d'articles du média du mouvement (loi ELAN, PIAL, AAH, ESAT).
- Le validisme est explicitement nommé, dans le texte de lancement de la campagne 2027, parmi les oppressions qui traversent la nouvelle classe ouvrière — sans mesure chiffrée associée
- Dénonciation de la loi ELAN (2018), qui a fait chuter de 100 % à 10 % la part de logements neufs accessibles
- Critique des PIAL (pôles inclusifs d'accompagnement localisés), accusés de fragmenter l'accompagnement des élèves handicapés depuis 2019
- Dénonciation du blocage par les député·es LREM de la déconjugalisation de l'AAH (juin 2021)
- Soutien aux mobilisations contre l'exploitation des travailleurs handicapés en ESAT (Handi-Social, Toulouse)
- Revendications identifiées : moyens massifs pour les services d'aide à la personne, titularisation et hausse salariale des AESH, désinstitutionnalisation, amélioration des conditions de travail en ESAT
- Élaboration théorique d'un « antivalidisme » articulé au marxisme, sans traduction en mesures de gouvernement chiffrées
Sources : « Présidentielle 2027 : Anasse Kazib veut faire entendre la voix de la nouvelle classe ouvrière » — éditorial de lancement de campagne, 1er juin 2026 (section « Une campagne ouvrière, anti-patronale, anti-impérialiste et révolutionnaire ») · « Handicap. Entre mépris et hypocrisie, Macron et Le Pen toujours loin du compte » · « Toulouse. Handi-Social se mobilise contre l'exploitation des travailleurs handicapés dans les ÉSAT » · « Antivalidisme et marxisme. Renouer les liens »
Services publics — Documenté
Renationalisation des secteurs privatisés sous contrôle des travailleurs et des usagers, financement massif des services publics par le redéploiement du budget militaire, et gratuité des transports et des services essentiels.
- Financement massif des services publics — éducation, santé, transports — placés sous contrôle des travailleurs et des usagers, par le redéploiement de l'argent consacré à l'armée et à ses guerres
- Renationalisation de l'ensemble des secteurs privatisés (autoroutes, énergie, communications, transports), sous contrôle des travailleurs et des usagers
- Gratuité de l'ensemble des transports sur le territoire ; gel des tarifs des services publics et gratuité pour les familles les plus modestes
- Critique des services publics comme « services de classe » gérés dans l'intérêt du capital plutôt que de la population
- Gestion démocratique par les salariés des secteurs concernés et les usagers, contre la logique marchande de court terme
- Opposition aux plans d'austérité budgétaire visant les services publics et soutien à la journée de mobilisation de la fonction publique du 29 septembre 2026
Sources : « Présidentielle 2027 : Anasse Kazib veut faire entendre la voix de la nouvelle classe ouvrière » — éditorial de lancement de campagne, 1er juin 2026 (section « Une campagne ouvrière, anti-patronale, anti-impérialiste et révolutionnaire ») · « Anasse Kazib 2022 : un programme révolutionnaire » (PDF, pages 24-26 — Contre la marchandisation, pour des services publics de qualité) · « Rentrée scolaire 2026 : l'École sous le signe du durcissement austéritaire et répressif », 4 septembre 2026
NPA-Révolutionnaires (NPA-R) — candidat·e : Selma Labib
Économie & pouvoir d'achat — Documenté
Programme ouvriériste immédiat, reformulé et durci pendant l'été 2026 : 400 € net d'augmentation pour tous, aucun salaire, allocation ni pension sous 2 000 € net, échelle mobile indexant tous les revenus sur les prix, interdiction des licenciements et contrôle des marges de la grande distribution. Le financement est explicitement cherché du côté du patronat (plus de 200 milliards d'euros de subventions et d'allègements par an) et non de l'austérité, avec en perspective l'annulation intégrale de la dette publique et l'expropriation des banques.
- Augmentation de 400 € net par mois pour tous et toutes, réaffirmée dans l'éditorial du 7 septembre 2026
- « Pas un salaire, pas une allocation, pas une pension inférieurs à 2 000 euros net »
- Échelle mobile des salaires : indexation sur la hausse des prix de tous les revenus des travailleurs, en activité comme en retraite ou au chômage
- Interdiction des licenciements et opposition aux fermetures d'entreprises
- Contrôle des marges de Total, Carrefour, Leclerc et de la grande distribution, accusés de profiter de la crise agricole et des tensions internationales
- « Aller chercher cet argent, là où il est, dans les poches des actionnaires » : dénonciation de plus de 200 milliards d'euros de subventions et d'allègements de cotisations et d'impôts versés chaque année au patronat (211 milliards selon l'éditorial du 17 août 2026)
- Sur la dette : revendication d'annuler non pas une partie mais « l'intégralité » de la dette publique, dans le cadre d'une expropriation des banques et groupes financiers fusionnés sous contrôle des travailleurs
- Refus explicite d'un programme de gestion du capitalisme : la campagne est présentée comme « un plan de bataille contre le patronat et l'État à leur service »
Chiffres : Plancher revendiqué pour tout salaire, allocation ou pension : 2000 € net/mois · Hausse de salaire immédiate revendiquée pour tous : 400 € net/mois · Subventions et allègements annuels au patronat dénoncés par le parti : 200 Md€/an · Dette publique française citée par le parti : 3500 Md€ (117,5 % du PIB)
Sources : Éditorial du 7 septembre 2026 — Leur rentrée et la nôtre · Contre le budget 2027 : défendre notre niveau de vie (3 septembre 2026) · Dette : qui, des travailleurs ou des patrons, la paiera ? (3 septembre 2026) · Éditorial du 31 août 2026 — Lancement de la campagne présidentielle devant le Medef · Intervention de Selma Labib au meeting du 23 août 2026 (programme de campagne) · Meeting du 25 juin à Paris : intervention de Selma Labib
Travail & retraites — Documenté
Retour à la retraite à taux plein dès 60 ans après 37,5 annuités au maximum, aucune pension sous 2 000 € net et indexation des pensions sur les prix. Le parti rejette l'argument financier, dénonce le projet du RN (62 ans et 42 annuités) autant que celui du gouvernement, et propose de financer les pensions par la hausse des salaires et la ponction sur les profits plutôt que par un recul de l'âge.
- Retraite à taux plein dès 60 ans, au maximum 37,5 annuités de cotisation
- Aucune pension inférieure à 2 000 € net, et indexation des pensions sur la hausse des prix au même titre que les salaires et allocations
- Rejet du report à 64 ans et de l'argument démographique et financier avancé pour le justifier
- Dénonciation du recul du RN, qui promet désormais un départ « non plus à 60 mais plutôt à 62 ans et après 42 ans de cotisation », qualifié de « droit de partir à peine avant de crever au boulot »
- Opposition aux coupes annoncées sur les pensions dans le budget 2027
- Constat que les caisses de retraite étaient excédentaires de 3,7 Md€ en 2022, contestant l'argument de crise
- Financement proposé : hausse générale des salaires, qui augmente mécaniquement les cotisations, plutôt qu'allongement de la durée de cotisation
Chiffres : Âge de départ à taux plein revendiqué : 60 ans · Durée de cotisation maximale revendiquée : 37.5 annuités · Pension minimale revendiquée : 2000 € net/mois
Sources : Retraites : Macron veut piquer dans les caisses pour arroser le patronat ! · Contre le budget 2027 : défendre notre niveau de vie (3 septembre 2026) · Éditorial du 31 août 2026 — Lancement de la campagne présidentielle devant le Medef · Meeting du 25 juin à Paris : intervention de Selma Labib
Santé & protection sociale — Partiel
Pas de plan de santé structuré, mais une opposition détaillée aux mesures du budget 2027 (doublement du plafond des franchises médicales, hausse du ticket modérateur, recul du budget du ministère de la Santé) et une défense constante des services de santé publics : opposition au démantèlement du service médical de l'Assurance maladie, dénonciation du sous-effectif hospitalier, défense de la prime Ségur.
- Opposition au budget 2027 de la santé : plafond des franchises médicales passant de 100 à 200 €, hausse du ticket modérateur notamment sur les soins dentaires et les transports médicaux, conduisant selon le parti à des hausses de mutuelles et à des renoncements aux soins
- Constat que le budget du ministère de la Santé recule alors que les subventions au patronat et le budget militaire sont préservés
- Opposition à la suppression du service du contrôle médical de la Cnam et au transfert de 7 000 postes vers les CPAM, jugé porter atteinte au droit à l'arrêt maladie
- Dénonciation du sous-effectif hospitalier et des suppressions de postes d'internes (1 000 postes supprimés)
- Défense de la prime Ségur menacée
- Soutien aux grèves du secteur social et sanitaire, dont les 57 jours de grève du Samu social de Paris à l'été 2026
- Alerte sur la santé mentale des travailleurs mise à mal par l'exploitation capitaliste
- Pas de réforme sectorielle chiffrée du système de santé (financement global, carte hospitalière, formation médicale) dans les sources officielles
Chiffres : Plafond des franchises médicales dénoncé dans le budget 2027 : 200 €/an (contre 100 €)
Sources : Contre le budget 2027 : défendre notre niveau de vie (3 septembre 2026) · Détricotage de la Sécu et fin programmée du Service médical de l'assurance maladie · Menaces sur la prime Ségur · La santé mentale à la merci de l'exploitation capitaliste
Immigration — Documenté
L'ouverture des frontières est devenue l'un des axes explicites de la campagne 2027, portée par le porte-parole national de campagne Gaël Quirante : régularisation de tous les sans-papiers, liberté de circulation et d'installation, refus du nationalisme présenté comme « un poison » et opposition frontale aux surenchères anti-immigration du gouvernement comme de l'extrême droite.
- « Oui à l'ouverture des frontières, oui à la liberté de circulation ! » — axe de campagne assumé, revendiqué comme l'une des rares positions défendues dans cette présidentielle
- « Régularisation de tous les sans-papiers » et de leurs familles
- « Français-immigrés, nous sommes tous des travailleurs, les seuls qui nous sont étrangers sont les milliardaires et les patrons » (éditorial du 7 septembre 2026)
- Dénonciation de la surenchère anti-immigrés de l'été 2026 (Édouard Philippe, Lecornu, Attal, Marine Le Pen), présentée comme une manœuvre de division
- Opposition à la militarisation de la lutte contre l'immigration à Mayotte annoncée par Lecornu (drones, bateaux d'interception, déploiement de la Légion étrangère) et au conditionnement de l'aide au développement à la coopération migratoire
- Communiqué du 1er août 2026 contre la campagne raciste et les pogroms anti-migrants à Ceuta
- Opposition à la loi Darmanin sur l'immigration, dénoncée comme un « tri des migrants au service du patronat », et aux politiques de Bruno Retailleau
- « Les frontières, c'est l'arme des patrons » — mise en parallèle avec les camps d'internement des réfugiés espagnols de 1939 dans les Pyrénées-Orientales
Sources : Intervention de Gaël Quirante, porte-parole national de campagne, au meeting du 23 août 2026 — Oui à l'ouverture des frontières · Éditorial du 7 septembre 2026 — Leur rentrée et la nôtre · Mayotte : attiser la xénophobie pour faire accepter la misère (6 septembre 2026) · Travailleurs français immigrés, mêmes patrons même combat ! Régularisation de tous les sans-papiers ! · Communiqué du NPA. À bas les frontières, liberté de circulation et d'installation, des papiers pour toutes et tous ! · Loi Darmanin sur l'immigration : un tri des migrants au service du patronat · Retailleau fait la chasse aux sans-papiers
Sécurité & justice — Partiel
Aucune politique de sécurité au sens classique n'est proposée, mais le parti prend des positions explicites contre les politiques sécuritaires : opposition à la loi dite « permis de tuer » instaurant une présomption de légitime défense pour les policiers et gendarmes, refus d'une police des transports au profit de la gratuité totale, et dénonciation de la criminalisation de l'action syndicale. Rien en revanche sur la doctrine de maintien de l'ordre, les effectifs ou la justice pénale.
- Opposition à la loi instaurant une présomption de légitime défense pour les policiers et gendarmes usant de leur arme (« permis de tuer »), adoptée en juillet 2026 avec les voix du centre, de la droite et du RN, et rappel que la France détient le record européen de personnes tuées ou blessées par les forces de l'ordre
- Rappel que cette mesure était une revendication historique de l'extrême droite, déjà inscrite au programme présidentiel de Jean-Marie Le Pen en 2007
- Refus du discours sécuritaire sur les transports : chiffres à l'appui (atteintes aux agents TCL passées de 519 en 2014 à 256 en 2024, agressions et vols avec violence contre les usagers de 342 à 113), opposition à la création d'une police des transports à Lyon
- Contre-proposition explicite : « L'argent doit aller au développement de l'offre, pas à la répression » — gratuité totale des transports en commun, embauches et entretien du réseau plutôt que contrôles
- Opposition aux contrôles d'identité, jugés frapper d'abord les plus précaires et dégénérer régulièrement
- Dénonciation de la criminalisation de l'action syndicale et politique (acharnement judiciaire contre Gaël Quirante, révocation du secrétaire CGT Poste-Télécom 66, huit syndicalistes étudiants convoqués au commissariat de Nanterre)
- Dénonciation systémique des violences policières, présentées comme structurelles et non comme des « bavures » isolées
- Aucune proposition sur les effectifs de police, la doctrine de maintien de l'ordre, la prison ou la procédure pénale dans les sources officielles
Sources : La loi « permis de tuer » pour les policiers et les gendarmes adoptée (9 juillet 2026) · Plus de 100 000 signatures contre la loi de « légitime défense » de la police (5 juillet 2026) · Transports en commun lyonnais : Sarselli surfe sur la psychose sécuritaire (6 septembre 2026) · À bas l'État policier, raciste, LGBTI-phobe et la société de classe qu'il protège · La même police, les mêmes violences
Environnement & énergie — Partiel
L'écologie est traitée comme indissociable de la lutte des classes et a pris une place centrale après l'été 2026 (mois de juillet le plus chaud jamais enregistré, 120 000 hectares brûlés) : le parti oppose les arbitrages militaires aux moyens de la sécurité civile, réclame des embauches de pompiers et pose l'expropriation des grandes entreprises comme critère de sérieux écologique — mais sans plan climatique chiffré (mix énergétique, trajectoire d'émissions).
- « Tout programme qui ne propose pas d'exproprier les grandes entreprises est l'équivalent d'une lettre au père Noël » — critère posé par le secteur jeune du parti au meeting du 23 août 2026
- « On n'est pas écolos-anxieux, on est écolos enragés » : désignation de TotalEnergies, Shell et Amazon comme responsables, contre l'individualisation de la responsabilité climatique
- Opposition aux arbitrages budgétaires : la France ne compte que douze Canadair vieux d'une trentaine d'années, avec deux appareils supplémentaires attendus en 2028 et deux autres en 2032, quand 150 Rafale sont en service et bientôt 234
- Revendication de moyens pour la sécurité civile : des milliers d'embauches de pompiers et prise en compte de leurs risques professionnels, soutien à leur mobilisation des 26-28 puis 29 septembre 2026
- « L'écologie sans lutte des classes, c'est du jardinage ! » — l'écologie présentée comme un combat de classe, pas une politique publique isolée
- Critique de la relance de nouveaux EPR et du stockage des déchets radioactifs (site de Bure)
- Critique du « plan clim » du Rassemblement National, qualifié de trompe-l'œil, et de la promesse mélenchoniste de « Canadair » sans rupture avec les industriels de l'armement
- Dénonciation de l'agro-industrie et des fermes-usines (pollutions des sols, des eaux et de l'air)
- Pas de plan climatique national chiffré (mix énergétique, trajectoire de réduction des émissions, fiscalité carbone) dans les sources officielles
Chiffres : Hectares brûlés en France en juillet 2026 (chiffre cité par le parti) : 120000 hectares · Canadair en service en France, dénoncés comme insuffisants : 12 appareils (contre 150 Rafale)
Sources : Éditorial du 17 août 2026 — De la crise climatique capitaliste, sauvons-nous nous-mêmes ! · Intervention d'Hortense (secteur jeune) au meeting du 23 août 2026 · « L'écologie sans lutte des classes, c'est du jardinage ! » · Encore plus d'EPR ? Le lobby du nucléaire ne manque pas d'air ! · « Plan clim » du RN : attention arnaque !
Europe, défense & international — Documenté
Rejet symétrique de l'Europe des capitalistes et du repli protectionniste national. Le comité politique national a fixé en mai 2026 les axes internationaux de la campagne : opposition à toutes les guerres impérialistes, refus du protectionnisme et du nationalisme comme « armes du patronat », lutte contre la militarisation et la hausse des budgets militaires au détriment des budgets sociaux, ouverture des frontières et construction d'un « pôle des révolutionnaires » à l'échelle internationale.
- Axe de campagne officiel : « Nous militons contre la militarisation et l'augmentation des budgets militaires, au très grave détriment des budgets sociaux et du niveau de vie des classes populaires »
- Axe de campagne officiel : opposition « au protectionnisme et au nationalisme, qui sont des politiques et des armes du patronat », et refus de toute solidarité avec le gouvernement dans sa guerre économique
- Dénonciation des industriels français de la défense, qui cumulent plus de 100 milliards d'euros de commandes sur la période 2025-2026, et de la loi de programmation militaire
- Dénonciation de l'impérialisme français (bases militaires sur les cinq continents, présence en Afrique) et de son soutien aux États-Unis et à Israël au Moyen-Orient
- Critique de l'UE qui « se barricade », organisant la chasse aux migrants hors de ses frontières (camps en Tunisie, Libye, Turquie)
- Opposition à l'impérialisme des puissances de l'OTAN dans la guerre en Ukraine, refusant à la fois l'agression russe et l'instrumentalisation occidentale du conflit
- Perspective déclarée : construire un « pôle des révolutionnaires à l'échelle internationale » puis une Internationale, avec des organisations sœurs (Izar en Espagne, RSO en Allemagne, Speak Out Now aux États-Unis)
- « Notre internationalisme prolétarien cible l'ennemi principal dans notre propre pays »
Chiffres : Commandes cumulées des industriels français de la défense (2025-2026) dénoncées par le parti : 100 Md€
Sources : Position du CPN du 3 mai 2026 — axes de la campagne présidentielle et proposition à Lutte ouvrière · Communiqué du 17 juin 2026 — Selma Labib, une candidature ouvrière et révolutionnaire · Intervention d'Hortense (secteur jeune) au meeting du 23 août 2026 · Plateforme 1 : Pour un monde sans frontières ni patrons, urgence révolution ! (Texte 1 — International) · [DOSSIER] Deux ans de guerre en Ukraine
Institutions & démocratie — Partiel
Le NPA-Révolutionnaires ne propose aucune réforme institutionnelle (VIe République, mode de scrutin, statut présidentiel) : il conteste la centralité même de l'élection présidentielle et affiche une position révolutionnaire explicite — destruction de l'État bourgeois, pouvoir et contrôle des travailleurs, auto-organisation par les assemblées générales et les comités de grève. Il dénonce aussi le filtre des 500 parrainages comme un « obstacle anti-démocratique » et l'inefficacité du droit de pétition à l'Assemblée nationale.
- Position officielle du CPN : présenter « un programme de renversement du capitalisme par la construction d'un parti révolutionnaire visant la destruction de l'État bourgeois »
- « Nous n'avons rien à attendre des institutions créées par et pour les capitalistes. Celles-ci ne permettront jamais d'améliorer notre sort, pas plus que de faire barrage à l'extrême droite »
- « Le vrai pouvoir n'est pas dans les urnes ou à l'Élysée, mais dans les conseils d'administration des grands groupes » (éditorial du 31 août 2026, à propos de l'audition des candidats par le Medef)
- Revendication du « contrôle des travailleurs et des travailleuses sur les affaires des capitalistes, de l'État et toute la vie sociale » et du « pouvoir ouvrier »
- « L'arme des travailleurs, c'est l'auto-organisation, c'est les assemblées générales, c'est la coordination de ces assemblées générales, c'est les comités de grève »
- Le filtre des 500 signatures d'élus est qualifié d'« obstacle anti-démocratique » ; le parti démarche les maires de petites communes, faute d'accès aux élus des grandes collectivités
- Dénonciation du droit de pétition à l'Assemblée nationale comme « un coup d'épée dans l'eau » : les commissions et présidents de groupe ne sont pas tenus d'en tenir compte, comme l'ont montré les pétitions contre la loi Duplomb et la loi « permis de tuer »
- Rejet des « fronts républicains » et de la perspective d'un « barrage dans et par les urnes » contre l'extrême droite
- Aucune proposition trouvée sur le mode de scrutin, le cumul des mandats, le référendum d'initiative citoyenne, le statut du chef de l'État ou une VIe République
Sources : Position du CPN du 3 mai 2026 — axes de la campagne présidentielle · Éditorial du 7 juillet 2026 — Pour nos conditions de vie et de travail, nous n'attendrons pas 2027 ! · Éditorial du 31 août 2026 — Lancement de la campagne présidentielle devant le Medef · À quoi servent les pétitions à l'Assemblée nationale ? À pas grand-chose ! (22 juillet 2026) · Communiqué du 17 juin 2026 (parrainages, « obstacle anti-démocratique »)
Éducation — Partiel
L'axe éducation s'est nettement étoffé à la rentrée 2026 : opposition à la militarisation de l'école, dénonciation des sureffectifs et des postes non pourvus, refus de la hausse des frais d'inscription et de la suppression des APL étudiantes, fin de la sélection sur Parcoursup et MonMaster. Le parti réclame plus de crédits pour l'école et la santé « plutôt que pour l'armée », mais ne publie pas de programme éducatif chiffré (effectifs cibles, programmes, statut des enseignants).
- Axe de campagne officiel : « l'augmentation des crédits pour l'école et la santé plutôt que pour l'armée et les guerres »
- Opposition à la militarisation de l'école : circulaire de juillet 2026 instaurant une « Journée nationale de la commémoration de la victoire et de la Paix » le 11 novembre, réunion de rentrée des personnels de direction de l'académie de Créteil pilotée en partie par un général d'armée
- Dénonciation des sureffectifs et des postes non pourvus à la rentrée 2026 (37 élèves par classe de première au lycée de Baudre à Agen, plus de 30 en seconde au lycée Jacques-Brel de La Courneuve, postes d'enseignants et d'AED vacants au collège Charcot d'Oissel)
- Dénonciation du plan d'urgence de rénovation thermique des écoles ramené de 60 à 16 millions d'euros en un mois
- Constat que le budget de l'Éducation augmente moins que l'inflation dans le projet de budget 2027
- Enseignement supérieur : opposition aux frais d'inscription de 3 000 € en licence et 4 000 € en master pour les étudiants étrangers (16 fois le tarif français), analysés comme le laboratoire d'une hausse générale à 900 € en licence et 1 500 € en master
- Fin de la sélection à l'université, via Parcoursup et MonMaster ; garantie d'une place pour chaque bachelier ; dégel des bourses
- Rétablissement et défense des APL étudiantes, relance de la construction de logements Crous
- Soutien aux grèves de rentrée et aux mobilisations des 15 et 29 septembre 2026
- Pas de programme éducatif chiffré au sens classique (effectifs cibles nationaux, programmes scolaires, revalorisation salariale chiffrée) dans les sources officielles
Chiffres : Plan de rénovation thermique des écoles, ramené de 60 M€ à : 16 M€ · Frais d'inscription en licence pour les étudiants étrangers, dénoncés : 3000 €/an
Sources : Éducation nationale : contre la militarisation, les revendications du personnel ! (6 septembre 2026) · Hausse des frais d'inscription, suppressions des APL, inflation… préparons une rentrée de riposte ! (6 septembre 2026) · Éditorial du 7 septembre 2026 — Leur rentrée et la nôtre · Position du CPN du 3 mai 2026 — axes de la campagne présidentielle · Étudiantes, étudiants : mettons fin à la précarité grandissante et à la sélection à la fac !
Numérique & IA — Partiel
Pas de politique numérique de gouvernement, mais une critique argumentée et actualisée de l'intelligence artificielle sous capitalisme : data centers destructeurs et gourmands en eau et en énergie, usages militaires et policiers, surveillance et accélération des cadences au travail, spéculation et guerre des terres rares. Le parti pose que l'IA « pourrait être utilisée pour répondre aux besoins de la majorité » mais que « cela ne peut pas se produire dans le cadre du capitalisme » — sans formuler de proposition de régulation publique.
- Critique des data centers dédiés à l'IA : destruction de forêts et de terres agricoles, nouvelles centrales à charbon ou au diesel, captage d'eau douce pour le refroidissement
- L'IA identifiée comme outil de surveillance et de maintien de l'ordre, d'accélération des cadences et de suivi des travailleurs sur les lieux de travail
- Alerte sur les usages militaires de l'IA (ciblage, traque, « dommages collatéraux »)
- Lien établi entre la demande énergétique de l'IA, l'extraction des terres rares et les guerres en cours
- Critique des monopoles technologiques et de la spéculation qui pilotent le développement de l'IA, y compris de leurs biais racistes
- Position de principe : l'IA « pourrait être utilisée pour répondre aux besoins de la majorité tout en ayant un impact minimal sur nos écosystèmes », mais pas sous le capitalisme
- Dénonciation des cyberattaques d'extrême droite contre les sites militants : le serveur associatif hébergeant le site du parti, ceux du Mrap et de syndicats ont été attaqués et effacés fin août 2026
- Pas de proposition de régulation, de gouvernance publique ou de service public du numérique formulée dans les sources officielles
Sources : L'IA entre les mains des capitalistes nous menace tous (28 août 2026) · Piratage et nouveau site : même si l'extrême droite ne le veut pas, nous on est là ! (5 septembre 2026) · Intelligence artificielle : au service de qui ? · [DOSSIER] Intelligence artificielle, capitalisme bien réel
Logement — Partiel
Pas de plan logement national chiffré, mais un suivi documenté du mal-logement et une opposition aux reculs en cours : contournement massif de l'encadrement des loyers à la veille de son extinction, projet de suppression des APL pour plus de 200 000 étudiants, enfants à la rue à la rentrée, et une pratique militante continue contre les expulsions.
- Dénonciation du contournement de l'encadrement des loyers : 46 % des propriétaires parisiens dépassent le plafond légal en 2026 (contre 31 % un an plus tôt), 37 % à l'échelle nationale, à quelques semaines de l'extinction du dispositif
- Opposition au projet de refonte du calcul des APL intégrant les revenus des parents, qui supprimerait l'aide pour plus de 200 000 étudiants et la réduirait pour 150 000 autres, après la suppression déjà effective pour près de 100 000 étudiants étrangers et non boursiers
- Le logement figure parmi les services publics que le parti dit « sacrifiés » au profit des subventions au patronat
- « Un toit, c'est un droit » — mobilisations contre les expulsions et pour le relogement digne des familles, dont les familles à la rue mobilisées aux côtés des grévistes du Samu social de Paris
- Dénonciation des exonérations fiscales aux plus riches propriétaires pendant que le mal-logement explose
- Critique de la marchandisation du logement social
- Pas de mesure nationale chiffrée (objectifs de construction, réquisition de logements vacants, encadrement contraignant) proposée dans les sources officielles
Chiffres : Étudiants menacés de perdre leurs APL selon le parti : 200000 étudiants · Propriétaires parisiens dépassant le plafond légal des loyers en 2026 : 46 %
Sources : Encadrement des loyers : ça dérape sec… (5 septembre 2026) · Mal-logement : vers la suppression de l'APL pour 200 000 étudiants l'an prochain (16 août 2026) · À Saint-Étienne-du-Rouvray (76), décidément un toit, c'est un droit ! · Immobilier : millionnaires exonérés, explosion du mal-logement
Culture & sport — Partiel
Aucun programme culturel ni sportif. Les positions officielles sont critiques : dénonciation de la concentration des médias entre les mains de Vincent Bolloré, analyse des grands projets de loisirs comme opérations géopolitiques et financières (parcs d'attraction de Cergy financés par le fonds souverain saoudien), critique de la logique de profit dans le sport (JO de Paris, Coupe du monde) et de l'invisibilisation du sport féminin.
- Culture · Dénonciation de la concentration des médias : Vincent Bolloré met la main sur la revue « Front populaire », CNews poursuit selon le parti une propagande raciste et xénophobe
- Culture · Analyse du projet de trois parcs d'attraction géants à Cergy-Pontoise, financés par le fonds souverain saoudien, comme monnaie d'échange d'un rapprochement stratégique Paris-Riyad au bénéfice de CMA CGM, Alstom, Orano et TotalEnergies
- Culture · Activité de critique culturelle régulière (cinéma, littérature, histoire du mouvement ouvrier) dans le journal du parti, sans volet programmatique
- Sport · Critique du coût de la cérémonie d'ouverture des JO de Paris (122 M€, trois fois le coût de Londres 2012) comme symbole de la logique de profit des Jeux
- Sport · Dénonciation de la marchandisation du football (projet de privatisation de la Coupe du monde, rachats de clubs par des milliardaires)
- Sport · Dénonciation de l'invisibilisation du sport féminin, notamment du cyclisme féminin dans l'audiovisuel public
- Sport · Salue la parité femmes-hommes parmi les 10 500 athlètes et la participation d'une équipe de réfugiés aux JO et Jeux paralympiques
- Aucune mesure sur le financement de la création, le patrimoine, l'audiovisuel public, le sport amateur ou le sport à l'école dans les sources officielles
Sources : Qu'y a-t-il derrière le projet de parc d'attraction Dragon Ball à Cergy ? (4 septembre 2026) · Des Jeux olympiques pour les riches · Les Jeux du sport… et du fric · Jeux olympiques et paralympiques : une équipe de réfugiés dans les compétitions
Agriculture & alimentation — Partiel
Le parti analyse la crise agricole comme un effet de l'agro-industrie et du marché capitaliste : il combat la loi d'urgence agricole et la réintroduction de pesticides interdits, juge dérisoire le milliard d'euros débloqué après la sécheresse de 2026, réclame le contrôle des marges de la grande distribution qui profite de la crise, et soutient les mobilisations contre les fermes-usines — sans proposer de réforme chiffrée de la PAC ou des prix agricoles.
- Critique de la « loi d'urgence agricole », jugée servir la « souveraineté des industriels » plutôt que les petits agriculteurs, et de la réintroduction par le Sénat de deux pesticides interdits
- Dénonciation du mépris du droit de pétition : plus de 2 millions de signatures contre la loi Duplomb ignorées par les députés
- Le milliard d'euros annoncé début septembre 2026 pour les agriculteurs frappés par la sécheresse est jugé « bien faible » face aux dizaines de milliers d'exploitations menacées
- Revendication de contrôler les marges de Total, Carrefour, Leclerc et de la grande distribution, accusés de profiter de la crise agricole pour augmenter leurs profits
- Opposition aux fermes-usines et à l'agro-industrie (projet d'« usine à veaux » en Maine-et-Loire, plus grande ferme terrestre de saumons du monde en Gironde, élevages intensifs, algues vertes en Bretagne)
- Dénonciation de l'exploitation des ouvriers agricoles et soutien aux mobilisations d'agriculteurs et de salariés agricoles
- Pas de mesure chiffrée sur les prix garantis, la réforme de la PAC ou le revenu agricole dans les sources officielles
Sources : Éditorial du 7 septembre 2026 — Leur rentrée et la nôtre · À quoi servent les pétitions à l'Assemblée nationale ? À pas grand-chose ! (22 juillet 2026) · Maine-et-Loire : oppositions à la création d'une « usine à veaux » (30 juillet 2026) · Loi d'urgence agricole : l'agriculture capitaliste nous emmène droit dans le mur · Échos de la mobilisation des agriculteurs en Ariège
Droits des femmes & égalité — Documenté
Le NPA-Révolutionnaires défend un « féminisme de classe », inscrit parmi les axes officiels de la campagne 2027 (« accuser toutes les oppressions, toutes les formes de racisme et sexisme ») : accès réel à l'avortement et à la contraception, congé maternité protégé, socialisation des tâches domestiques, lutte contre les violences sexistes et sexuelles analysées comme un système, et opposition à la marchandisation des corps.
- Axe de campagne officiel du CPN : « Nous accuserons toutes les oppressions, toutes les formes de racisme et sexisme et toutes les divisions qui, au sein du monde du travail, font le jeu des exploiteurs »
- Défense et extension réelle du droit à l'avortement : dénonciation de la fermeture de 130 centres IVG alors que le droit est inscrit dans la Constitution
- Défense du droit à la contraception libre et gratuite
- Congé maternité avec garantie d'emploi pendant la grossesse
- « Socialisation des tâches domestiques » pour libérer les femmes du travail domestique non rémunéré
- Analyse des violences sexuelles comme système et non comme faits divers (session dédiée à l'affaire Epstein aux rencontres d'été 2026), dénonciation des réseaux masculinistes et de la justice patriarcale
- Dénonciation du désavantage persistant des femmes sur les pensions de retraite
- Le référendum proposé par Marine Le Pen sur l'interdiction du voile dans l'espace public est dénoncé comme relevant à la fois du racisme et du sexisme
- Opposition à la marchandisation des corps, dont la GPA commerciale
- Cadrage général : « l'oppression des femmes n'est pas indépendante de l'organisation capitaliste de la société »
Sources : Pour un féminisme de classe ! · Les luttes féministes, des luttes pour renverser le capitalisme · RER 2026 – Affaire Epstein : la violence de genre comme système… mais lequel ? (4 septembre 2026) · Un référendum pour interdire le voile ? Le racisme, ça ne se discute pas, ça se combat ! (4 septembre 2026) · Position du CPN du 3 mai 2026 — axes de la campagne présidentielle
Condition animale — Partiel
Le NPA-Révolutionnaires n'a pas de doctrine sur la condition animale, mais s'oppose explicitement aux fermes-usines, en citant la maltraitance animale parmi les motifs : projet d'« usine à veaux » en Maine-et-Loire (560 veaux élevés sur caillebotis, sans accès à l'extérieur ni aux pâturages) et plus grande ferme terrestre de saumons au monde en Gironde. L'angle reste environnemental et anti-agro-industriel, sans aucune position sur la chasse, la corrida, le transport, l'abattage ou l'antispécisme.
- Opposition au projet d'« usine à veaux » de Verrie (Maine-et-Loire) : 560 veaux appelés à demeurer toute leur existence sur caillebotis, sans accès à l'extérieur ni aux pâturages, alimentés au lait en poudre
- La maltraitance animale est explicitement citée, aux côtés des pollutions des sols, des eaux et de l'air, parmi les griefs contre les fermes-usines de porcs, de poules ou de saumons
- Opposition à l'implantation au Verdon-sur-Mer de la plus grande ferme terrestre de saumons au monde (10 000 tonnes de poissons par an), au nom de l'écosystème de l'estuaire de la Gironde
- Relais des mobilisations locales d'habitants, d'agriculteurs et d'associations contre ces projets
- Aucune position trouvée sur la chasse, la corrida, l'expérimentation animale, le transport ou l'abattage, ni aucune référence à l'antispécisme : le sujet n'est abordé que comme conséquence de l'agro-industrie capitaliste
Chiffres : Veaux prévus dans le projet de ferme-usine combattu par le parti : 560 veaux sur caillebotis · Production annuelle de la ferme de saumons contestée en Gironde : 10000 tonnes/an
Sources : Maine-et-Loire : oppositions à la création d'une « usine à veaux » (30 juillet 2026) · Gironde : vers l'installation de la plus grande ferme terrestre de saumons au monde (6 août 2026)
Laïcité & religions — Partiel
Pas de doctrine générale sur la laïcité (rien sur la loi de 1905, le financement des cultes ou l'enseignement privé). La ligne, réaffirmée à la rentrée 2026, est de refuser l'instrumentalisation raciste de la laïcité : le parti combat frontalement le projet de référendum du RN sur l'interdiction du voile dans l'espace public, dénonce les « 50 nuances de racisme et de sexisme » des responsables politiques qui en discutent les modalités, et appelle à l'unité des travailleurs « quelles que soient nos opinions religieuses, philosophiques ou politiques ».
- Opposition frontale au projet de référendum de Marine Le Pen sur l'interdiction du port du voile dans l'espace public, qualifié de « proposition raciste particulièrement odieuse »
- Dénonciation des responsables gouvernementaux et éditorialistes qui en discutent la constitutionnalité ou l'extension à tous les signes religieux : « 50 nuances de racisme et de sexisme »
- Constat que gouvernement et droite ont « creusé le lit de Le Pen » en reprenant les thèmes de l'extrême droite
- Appel à l'unité des travailleurs « quelles que soient nos opinions religieuses, philosophiques ou politiques », en remettant les problèmes des classes populaires au centre du débat
- Critique de l'argent public dépensé pour des événements religieux (visite du pape à Metz)
- Défense d'une salariée exclue de son syndicat pour « port du calot », jugée victime d'une instrumentalisation de la laïcité par la hiérarchie syndicale et l'encadrement
- Pas de position trouvée sur le financement des cultes, l'enseignement privé sous contrat, la loi de 1905 ou une doctrine de séparation Églises-État
Sources : Un référendum pour interdire le voile ? Le racisme, ça ne se discute pas, ça se combat ! (4 septembre 2026) · Éditorial du 7 septembre 2026 — Leur rentrée et la nôtre · Exclue du syndicat pour avoir défendu une collègue révoquée pour « port de calot »
Outre-mer — Partiel
Couverture soutenue mais essentiellement réactive, centrée sur Mayotte, analysée comme un « département colonie » : écoles toujours pas réparées un an et demi après le cyclone Chido, 77 % des habitants sous le seuil de pauvreté, plus grands bidonvilles de France, et militarisation annoncée de la lutte contre l'immigration. Le parti relaie la revendication syndicale d'augmentation des salaires et d'alignement des droits sociaux sur l'Hexagone, sans formuler de programme ultramarin propre.
- Mayotte : dénonciation d'une rentrée scolaire 2026 faite dans des écoles non réparées depuis le cyclone Chido de décembre 2024 (salles sans plafond, cours par rotation)
- 77 % des habitants de Mayotte vivent officiellement sous le seuil de pauvreté national, et l'archipel abrite les plus grands bidonvilles de France
- Soutien au rassemblement syndical de septembre 2026 réclamant l'augmentation des salaires et l'alignement des droits sociaux sur la France métropolitaine, réprimé par les gendarmes
- Opposition à la militarisation annoncée par Lecornu de la lutte contre l'immigration à Mayotte (drones, bateaux d'interception, Légion étrangère) et au chantage à l'aide au développement envers les Comores
- Dénonciation de l'usage de Mayotte comme décor de campagne anti-immigration par les candidats à la présidentielle
- Mayotte analysée comme un « département colonie », avec une frontière avec les Comores jugée « hermétique et meurtrière » ; critique de l'opération Wuambushu de 2023
- Soutien à la mobilisation martiniquaise de 2024 contre la vie chère (prix alimentaires perçus comme au moins 40 % plus élevés qu'en France hexagonale)
- Pas de programme ultramarin propre (statut, continuité territoriale, mécanisme d'alignement des prix) dans les sources officielles
Chiffres : Habitants de Mayotte sous le seuil de pauvreté national (chiffre cité par le parti) : 77 %
Sources : Mayotte : attiser la xénophobie pour faire accepter la misère (6 septembre 2026) · Mayotte, département colonie, de Rémi Carayol · Mayotte : catastrophe naturelle et catastrophe sociale · Plateforme 1 — International (mention de la mobilisation martiniquaise contre la vie chère)
Jeunesse — Documenté
La jeunesse est un axe structurant, organisé via les NPA Jeunes Révolutionnaires et très présent dans la campagne (la moitié des 600 participants des rencontres d'été 2026 avaient moins de 29 ans). Revendications concrètes : fin de la sélection sur Parcoursup et MonMaster, blocage puis baisse des frais d'inscription, maintien et rétablissement des APL, dégel des bourses, relance des logements Crous, face à un coût de la vie étudiante en hausse de 35 % en dix ans.
- Coût de la vie étudiante en hausse de 35 % en dix ans selon les chiffres syndicaux repris par le parti ; coût de la rentrée universitaire en hausse de 25 % depuis 2020
- Opposition aux frais d'inscription de 3 000 € en licence et 4 000 € en master pour les étudiants étrangers, présentés comme une préférence nationale de fait et le laboratoire d'une hausse générale
- Défense des APL étudiantes contre le projet de refonte du calcul qui priverait plus de 200 000 étudiants de l'aide
- Fin de la sélection à l'université, sur Parcoursup et MonMaster ; garantie d'une place pour chaque bachelier ; « Facs ouvertes aux enfants d'ouvriers »
- Dégel des bourses étudiantes et relance de la construction de logements Crous
- Soutien aux collectifs de « sans-fac » (Île-de-France, Grenoble) obtenant des inscriptions par la mobilisation
- Opposition aux couvre-feux pour mineurs, jugés viser les jeunes des quartiers populaires, et aux dispositifs de sous-rémunération des jeunes (mémoire du Smic-Jeunes de Balladur et du CPE)
- Appel à la mobilisation étudiante du 15 septembre et à la grève du 29 septembre 2026
- Structuration politique dédiée : NPA Jeunes Révolutionnaires, avec conférences nationales régulières et un secteur jeune intervenant au meeting de campagne
Chiffres : Hausse du coût de la vie étudiante en dix ans (chiffre syndical repris par le parti) : 35 % · Participants aux rencontres d'été révolutionnaires 2026 (dont la moitié de moins de 29 ans) : 600 personnes
Sources : Hausse des frais d'inscription, suppressions des APL, inflation… préparons une rentrée de riposte ! (6 septembre 2026) · Le collectif Sans-fac à Grenoble contraint la présidence avant même la rentrée (7 septembre 2026) · [DOSSIER] Meeting des RER : tous et toutes en campagne… et dans les luttes, sans attendre 2027 ! (Révolutionnaires n° 62) · Étudiantes, étudiants : mettons fin à la précarité grandissante et à la sélection à la fac ! · 6e conférence nationale du NPA Jeunes Révolutionnaires
Handicap — Partiel
Le handicap n'est pas traité comme un axe programmatique : les seuls contenus officiels sont, d'une part, la dénonciation du manque d'accompagnants d'élèves en situation de handicap à la rentrée 2026, d'autre part une critique de la représentation médiatique du handicap (Téléthon, Jeux paralympiques). Aucune proposition sur l'allocation adulte handicapé, l'accessibilité ou l'emploi.
- Dénonciation du sous-effectif d'accompagnants d'élèves en situation de handicap (AESH) à la rentrée 2026 : au lycée Mounier de Grenoble, 90 heures manquent pour pouvoir accueillir ces élèves
- Le manque d'AESH est présenté comme une facette des conditions de rentrée « toujours plus catastrophiques » de l'Éducation nationale, aux côtés des postes non pourvus et des sureffectifs
- Dénonciation de la sous-représentation du handicap dans les médias (1 % de la programmation télévisée en 2023)
- Critique du Téléthon, jugé enfermer le handicap dans « l'émotion et le drame individuel » et financer la recherche par des fonds privés plutôt que publics
- Critique de la « glorification de la performance » et du « dépassement du handicap » véhiculée par les Jeux paralympiques
- Aucune proposition trouvée sur l'allocation adulte handicapé, la désindexation du revenu du conjoint, l'accessibilité des transports et logements, ou l'emploi des personnes handicapées
Sources : Éducation nationale : contre la militarisation, les revendications du personnel ! (6 septembre 2026) · L'invisibilité du handicap
Services publics — Documenté
Thème central de la campagne : « des moyens pour les services utiles aux travailleurs et aux travailleuses, éducation, transport, santé, climat ». Le parti chiffre la dégradation de la sécurité civile, réclame des milliers d'embauches de pompiers, la gratuité totale des transports en commun, s'oppose à la privatisation des bus RATP et au démantèlement de l'Assurance maladie, et appelle à la grève de la fonction publique du 29 septembre 2026.
- Revendication de campagne : « des moyens pour les services utiles aux travailleurs et aux travailleuses, éducation, transport, santé, climat »
- Sécurité civile : dénonciation du recul du nombre de pompiers pour 100 000 habitants (de 400 en 2009 à 357 en 2024) et de l'allongement du délai moyen d'intervention (de 12 min 30 en 2014 à 15 min 9 en 2025), alors que l'activité a augmenté de 10 % en dix ans ; revendication de milliers d'embauches
- Gratuité totale des transports en commun, sans distinction, plutôt que financement de la répression et des contrôles
- Opposition à la privatisation et à la filialisation des bus RATP, portée en personne par Selma Labib, conductrice de bus
- Opposition au démantèlement du service médical de l'Assurance maladie et défense des 7 000 emplois menacés
- Opposition au budget 2027 : recul des budgets du Travail et de la Santé, stagnation du soutien aux collectivités, budget de l'Éducation augmentant moins que l'inflation
- Mise en regard des 200 milliards d'euros annuels de subventions au patronat et du refus de financer les services publics (« Il n'y aura pas d'argent pour les pompiers », Lecornu)
- Soutien aux grèves des services publics : Samu social de Paris (57 jours), pompiers, éducation, transports ; appel à rejoindre la grève de la fonction publique du 29 septembre 2026
- Ligne générale : « les milliards pour les hôpitaux, les écoles, pas pour la guerre »
Chiffres : Pompiers pour 100 000 habitants en 2024 (contre 400 en 2009) : 357 pompiers/100 000 hab.
Sources : Éditorial du 17 août 2026 — De la crise climatique capitaliste, sauvons-nous nous-mêmes ! · Transports en commun lyonnais : Sarselli surfe sur la psychose sécuritaire (6 septembre 2026) · Contre le budget 2027 : défendre notre niveau de vie (3 septembre 2026) · Intervention de Selma Labib au meeting du 23 août 2026 (programme de campagne) · Filialisation de la RATP, combattre les reculs sociaux ! Avec Selma Labib · Détricotage de la Sécu et fin programmée du Service médical de l'assurance maladie
La France Insoumise (LFI) — candidat·e : Jean-Luc Mélenchon
Économie & pouvoir d'achat — Documenté
Le bloc de mesures phares affiché par LFI associe SMIC à 1 700 € net, blocage des prix et rétablissement de l'ISF. Le programme prévoit une révolution fiscale (progressivité accrue, impôt plancher sur les milliardaires, revenu maximum), la mise au pas de la finance et la création de pôles publics dans les secteurs stratégiques.
- Porter le SMIC à 1 700 € net et indexer les salaires sur l'inflation ; revaloriser les rémunérations des apprentis et alternants
- Bloquer les prix des produits de première nécessité et renforcer les effectifs de la DGCCRF pour contrôler l'application du blocage
- Rétablir et renforcer l'impôt sur la fortune avec un volet climatique ; instaurer une taxe Zucman ou un impôt plancher sur le patrimoine des milliardaires
- Accroître la progressivité de l'impôt sur le revenu et de la CSG, rendre l'impôt sur les sociétés progressif, supprimer la flat tax et rétablir l'exit tax
- Instaurer un revenu maximum, un écart maximal de rémunération dans l'entreprise et un héritage maximal (refonte des droits de succession)
- Mettre au pas la finance : pôle public bancaire, séparation banques de détail / banques d'affaires, taxe sur les transactions financières, plafonnement des dividendes et des frais bancaires, contrôle des mouvements de capitaux
- Interdire les licenciements boursiers, conditionner les aides publiques à des contreparties sociales et écologiques, abandonner le PIB comme indicateur unique
- Refuser le chantage de la dette : rachat par la BCE et sortie des marchés, suppression de la règle des 3 % de déficit, encadrement des agences de notation
Chiffres : SMIC net visé : 1700 €/mois
Sources : La France insoumise — Le programme (mesures phares) · Mélenchon 2027 — Synthèse des contributions, chapitre 6 « Partage des richesses »
Travail & retraites — Documenté
La retraite à 60 ans est présentée comme la mesure phare de L'Avenir en commun depuis 2017, avec des pensions revalorisées au moins au niveau du SMIC revalorisé. Le programme prévoit aussi la réduction du temps de travail (32 heures pour les métiers pénibles, sixième semaine de congés payés).
- Instaurer la retraite à 60 ans, « mesure phare de L'Avenir en commun depuis 2017 »
- Revaloriser les pensions de retraite a minima au niveau du SMIC revalorisé et les petites retraites au niveau du seuil de pauvreté
- Rétablir le départ anticipé pour les métiers pénibles, supprimé par les réformes successives, et les âges de départ des régimes spéciaux
- Passer aux 32 heures hebdomadaires pour les métiers pénibles et instaurer une sixième semaine de congés payés
- Prendre en compte les périodes de formation (formation professionnelle, stages) dans le calcul de la durée de cotisation
- Améliorer le mode de calcul pour les carrières hachées et mobiliser de nouvelles recettes pour financer le retour à 60 ans
Chiffres : Âge légal de départ visé : 60 ans · Durée hebdomadaire visée pour les métiers pénibles : 32 heures
Sources : La France insoumise — Le programme (mesures phares) · Mélenchon 2027 — Synthèse des contributions, chapitre 8 « Travailler tous, travailler moins, travailler mieux »
Santé & protection sociale — Documenté
Le chapitre 15 « Une approche de santé globale » porte le « 100 % Sécu », la création d'un pôle public du médicament et une logique « One Health » reliant santé humaine, animale et environnementale. S'y ajoutent la fin de la financiarisation de la santé et la reconnaissance du burn-out comme maladie professionnelle.
- Instaurer le « 100 % Sécu » (remboursement intégral des soins par la Sécurité sociale)
- Créer un pôle public du médicament et interdire le dépôt de brevets sur les médicaments et équipements nécessaires en cas d'urgence sanitaire
- En finir avec la financiarisation de la santé
- Reconnaître le burn-out comme maladie professionnelle, ainsi que certains cancers provoqués par des produits cancérogènes dont les pesticides
- Adopter l'approche « One Health » : santé humaine, animale et environnementale considérées comme une continuité
- Renforcer la médecine de prévention à l'école et à l'hôpital et investir dans la prévention en santé mentale à l'école
- Lutter contre les déserts médicaux ; changer de stratégie sur les addictions (cannabis thérapeutique remboursé, légalisation encadrée du cannabis, fin des amendes forfaitaires délictuelles)
- En finir avec la malbouffe : restauration collective 100 % biologique et locale avec option végétarienne quotidienne, interdiction des additifs les plus controversés, expérimentation d'une « sécurité sociale de l'alimentation »
Sources : Mélenchon 2027 — Synthèse des contributions, chapitre 15 « Une approche de santé globale »
Immigration — Documenté
Le chapitre 16 porte une « politique migratoire humaniste et réaliste » : régularisation des travailleurs, étudiants et parents d'enfants scolarisés, carte de séjour de dix ans comme titre de référence, abrogation des dernières lois asile et immigration et sortie du paradigme sécuritaire de Schengen et Frontex.
- Faciliter l'accès aux visas, régulariser les travailleurs, les étudiants et les parents d'enfants scolarisés
- Instituer la carte de séjour de dix ans comme titre de séjour de référence
- Abroger les dernières lois asile et immigration, et abroger le pacte européen sur l'asile et la migration
- Garantir une protection effective des mineurs non accompagnés au titre de la protection de l'enfance, avec présomption de minorité et accès systématique à la scolarisation
- Sortir du paradigme sécuritaire de Schengen et Frontex, tenu pour responsable de milliers de morts en Méditerranée et dans la Manche
- Garantir pleinement le droit d'asile, avec prise en compte des identités de genre et des orientations sexuelles dans les procédures
- Fermer progressivement les centres de rétention administrative et créer un service public de l'interprétariat
- Rétablir le droit du sol pour les enfants nés en France et accorder le droit de vote des étrangers aux élections locales
Sources : Mélenchon 2027 — Synthèse des contributions, chapitres 16, 17 et 10 (politique migratoire, Europe, droit du sol)
Sécurité & justice — Documenté
Le programme veut « refonder une police républicaine » : police de proximité, suppression de la BRAV-M, remplacement de l'IGPN et de l'IGGN par une autorité indépendante rattachée au Défenseur des droits, abrogation de la loi Cazeneuve dite « permis de tuer » et interdiction du LBD et de la reconnaissance faciale.
- Rétablir une police de proximité et intégrer des travailleurs sociaux dans les commissariats
- Supprimer la BRAV-M et interdire les pratiques dangereuses de maintien de l'ordre, en premier lieu les LBD
- Supprimer l'IGPN et l'IGGN et les remplacer par une autorité indépendante (magistrats, universitaires, citoyens) rattachée au Défenseur des droits, dotée d'un pouvoir de sanction disciplinaire
- Abroger la loi Cazeneuve sur le refus d'obtempérer, dite « permis de tuer », et les lois sécuritaires inefficaces
- Interdire la reconnaissance faciale ; instaurer le récépissé de contrôle d'identité et rendre effectif le port visible du RIO
- Sortir de l'état d'urgence permanent en supprimant les dispositions liberticides ; mieux encadrer les conditions de garde à vue
- Justice : recréer un maillage de tribunaux de proximité, en finir avec la surpopulation carcérale, développer la justice restaurative, reconnaître le crime d'écocide, lutter contre la délinquance financière et les procédures bâillon
- Sécurité civile : reconnaître l'engagement des sapeurs-pompiers, recruter des pompiers professionnels, commander des bombardiers d'eau de conception française et diversifier la flotte aérienne (plan d'urgence du 8 septembre 2026)
Sources : Mélenchon 2027 — Synthèse des contributions, chapitres 4 et 7 (police, justice, libertés) · La France insoumise — Plan d'urgence 2026 : reconstruire la sécurité civile (8 septembre 2026)
Environnement & énergie — Documenté
La « Règle verte » et la planification écologique structurent le programme, avec la création d'éco-régions comme échelon opérationnel, l'objectif de 100 % d'énergies renouvelables en 2050 et la renationalisation d'EDF et Engie. S'y ajoutent la sortie du marché européen de l'électricité et du gaz, l'interdiction des méga-bassines et la renationalisation du système ferroviaire.
- Instaurer la Règle verte et planifier la bifurcation écologique ; mettre en place les mesures de la Convention citoyenne pour le climat
- Créer des éco-régions, échelon de planification délimité selon des cohérences écologiques (bassins-versants, massifs montagneux ou forestiers)
- Organiser le 100 % d'énergies renouvelables en 2050, annuler la libéralisation du marché de l'électricité, renationaliser EDF et Engie et sortir du marché européen de l'électricité et du gaz
- Instaurer des tarifs réglementés de l'énergie avec des objectifs sociaux et financer massivement la rénovation énergétique, y compris le confort d'été
- Renationaliser intégralement le système ferroviaire dans un monopole public unifié, renationaliser les autoroutes, supprimer les lignes aériennes dont l'alternative en train est inférieure à quatre heures
- Eau : interdire les méga-bassines, différencier les usages et leur tarification (gratuité des usages vitaux), protéger les points de captage, interdire la captation d'eau pour la mise en bouteille privée
- Forêt : augmenter la part des forêts publiques par droit de préemption, renforcer les moyens de l'ONF et stopper sa privatisation, restaurer le maillage de haies
- Pollutions : interdire les produits chimiques les plus nocifs et les polluants éternels, créer une autorité de sûreté indépendante des risques industriels, indemniser les victimes des essais nucléaires français
- Zéro déchet : lutter contre l'obsolescence programmée, développer réemploi, réparation et recyclage dans cet ordre
- Adapter le pays aux canicules et aux mégafeux (plan de rafraîchissement des villes, moyens de lutte contre les incendies)
Chiffres : Part d'énergies renouvelables visée en 2050 : 100 % · Seuil de suppression des lignes aériennes avec alternative ferroviaire : 4 heures de train
Sources : Mélenchon 2027 — Synthèse des contributions, chapitres 12, 13 et 14 (planification écologique, bifurcation, biens communs) · La France insoumise — Pour faire face à la crise écologique globale, créons des éco-régions · La France insoumise — Faire face aux mégafeux (contribution commune, 20 août 2026)
Europe, défense & international — Documenté
Le chapitre 17 articule l'usage de tous les leviers d'action face aux institutions européennes et la désobéissance « à chaque fois que c'est nécessaire », via l'opt-out sur les dispositions des traités empêchant d'appliquer le programme. En diplomatie, le programme prévoit la sortie du commandement intégré de l'OTAN et la primauté de l'ONU.
- Utiliser l'« opt-out » sur les dispositions des traités européens empêchant d'appliquer le programme en matière sociale et environnementale
- Conditionner la contribution française au budget de l'Union européenne et refonder la PAC pour en finir avec la promotion de l'agrobusiness
- Abroger les accords de libre-échange en vigueur (Mercosur, Nouvelle-Zélande, Canada, Japon) et s'opposer à la signature de nouveaux accords ; refuser les tribunaux privés d'arbitrage
- Sortir du marché européen de l'électricité et du gaz ; abroger le pacte européen sur l'asile et la migration
- Sortir de l'OTAN en commençant par son commandement intégré et construire l'indépendance de la France vis-à-vis des États-Unis
- Construire une défense souveraine : pôle public de l'armement, acquisition de matériel militaire français, technologies de rupture (miniaturisation, dronisation, intelligence artificielle)
- Relancer les processus multilatéraux de désarmement nucléaire et conventionnel dans le cadre de l'ONU et refuser toute intervention militaire sans mandat onusien
- Agir pour le respect du droit international : sanctions contre le gouvernement Netanyahou, interruption de l'accord d'association UE-Israël, cadre diplomatique en Ukraine pour un cessez-le-feu et le retrait des troupes russes
- Intégrer les règles fondamentales de l'OIT dans les accords commerciaux et instaurer un protectionnisme écologique et solidaire
Sources : Mélenchon 2027 — Synthèse des contributions, chapitres 17 et 16 (Europe, diplomatie et défense)
Institutions & démocratie — Documenté
Le chapitre 1 « Le pouvoir au peuple » porte la convocation d'une Assemblée constituante pour passer à la 6e République, avec validation du projet de Constitution par référendum, le référendum d'initiative citoyenne y compris révocatoire et la reconnaissance du vote blanc.
- Réunir une Assemblée constituante pour passer à la 6e République, le projet de Constitution étant validé par référendum ; animer le débat constituant au niveau communal
- Abolir la monarchie présidentielle et balayer les privilèges de la caste (fin des privilèges des anciens ministres et présidents, règles renforcées contre les conflits d'intérêts et le pantouflage)
- Instaurer le référendum révocatoire des élus, recourir aux conventions citoyennes et rendre effectif le non-cumul des mandats
- Reconnaître le vote blanc avec un seuil pour valider une élection ; instaurer le parrainage citoyen pour les candidatures à la présidentielle ; inscription automatique sur les listes électorales
- Supprimer les méga-régions et les métropoles technocratiques, abroger la loi NOTRe et revenir sur l'obligation d'appartenance à une intercommunalité
- Instaurer le scrutin de liste dans toutes les communes et imposer la parité dans le binôme maire / premier adjoint
- Révolution citoyenne dans les médias : lutter contre la concentration, renforcer le contrôle citoyen sur les médias publics, protéger le secret des sources, soutenir les médias indépendants et associatifs, démanteler l'empire Bolloré
- Garantir des recrutements reflétant la diversité sociale dans les concours de la fonction publique
Sources : Mélenchon 2027 — Synthèse des contributions, chapitres 1 et 3 (pouvoir au peuple, communes, médias)
Éducation — Documenté
Le chapitre 5 « Élever le niveau d'instruction » prévoit un service public de la petite enfance avec 500 000 places de crèche en cinq ans, la gratuité réelle de l'école, l'abrogation du « Choc des savoirs », le démantèlement de Parcoursup et la gratuité de l'enseignement supérieur.
- Créer un service public de la petite enfance, ouvrir 500 000 places de crèche sur cinq ans, garantir la gratuité des crèches publiques et geler les ouvertures de places du secteur privé lucratif
- Abroger le « Choc des savoirs », mettre fin aux groupes de niveaux et revenir au groupe-classe
- Garantir la gratuité réelle de l'école (cantines, transports, sorties, manuels et fournitures) et généraliser des cantines 100 % bio et locales avec option végétarienne
- Revaloriser les salaires des enseignants, mettre fin au Pacte enseignant et recruter en urgence face aux heures de cours perdues
- Titulariser les AESH et mettre fin à leur mutualisation via les PIAL ; réduire le financement de l'enseignement privé sous contrat
- Supprimer les partenariats avec le Medef et les entreprises du CAC 40 et labelliser les intervenants extérieurs ; garantir les trois séances annuelles d'EVARS
- Rétablir le baccalauréat professionnel en quatre ans, créer des centres polytechniques professionnels et réinstaurer un service public national de l'orientation
- Démanteler Parcoursup, garantir l'accès sans sélection, supprimer la sélection en master, instaurer la gratuité de l'enseignement supérieur quelle que soit la nationalité et supprimer la CVEC
- Construire 15 000 logements étudiants supplémentaires par an et renforcer les services de santé universitaires
- Recherche : supprimer l'ANR, le Hcéres et le Crédit impôt recherche, renforcer le CNRS, l'Inserm et l'Inrae, créer un service public de la publication scientifique en accès libre
- Éradiquer l'illettrisme et développer l'alphabétisation (structures d'alphabétisation, cours de français pour allophones, logique d'« aller vers »)
Chiffres : Places de crèche créées : 500000 sur 5 ans · Logements étudiants construits par an : 15000 par an
Sources : Mélenchon 2027 — Synthèse des contributions, chapitre 5 « Élever le niveau d'instruction » · La France insoumise — Rentrée scolaire 2026, plan d'urgence du groupe parlementaire (1er septembre 2026)
Numérique & IA — Documenté
Le programme prévoit l'encadrement et la planification du numérique et de l'IA générative, le développement d'alternatives publiques françaises aux géants de la tech (moteur de recherche, GPS, logiciels de l'administration) et la protection des données comme enjeu de souveraineté. Il encadre aussi le management algorithmique et les cyberviolences.
- Encadrer et planifier le numérique et l'intelligence artificielle générative ; faire de la France l'avant-garde d'une législation éthique sur l'usage des nouvelles technologies
- Développer des alternatives françaises aux outils étrangers et aux géants de la tech (GPS et système de géolocalisation français, moteurs de recherche, logiciels utilisés par les fonctionnaires)
- Augmenter les moyens de lutte contre les cybermenaces, y compris sur les systèmes d'information civils, avec une stratégie pluriannuelle
- Encadrer le management algorithmique, qui intensifie les cadences et constitue une source de stress pour les salariés
- Mieux réguler les plateformes en ligne : contrôle des contenus et de la désinformation, retrait rapide des contenus de cyberviolences sexistes et sexuelles (revenge porn, deepfakes) et coopération à l'identification des auteurs
- Créer un service public de la publication scientifique en accès libre, une encyclopédie francophone des savoirs en accès libre et protéger les publications contre le pillage par les Big Tech
- Créer une plateforme numérique unique de participation citoyenne (pétitions, RIC, propositions) et rendre publiques et protégées les données environnementales comme bien commun
- Créer une application publique d'autopartage et un outil public et gratuit de blocage des publicités
- Faire de la France une puissance dans les technologies de rupture : miniaturisation, dronisation, intelligence artificielle
Sources : Mélenchon 2027 — Synthèse des contributions, chapitres 13, 16 et 18 (numérique, IA, souveraineté technologique) · Mélenchon 2027 — Lettre au peuple de France (souveraineté dans le stockage des données numérisées, IA)
Logement — Documenté
Le programme veut garantir le droit au logement : généralisation de l'encadrement des loyers sur tout le territoire avec baisse réelle en zone tendue, création d'une inspection du logement sur le modèle de l'inspection du travail, objectif zéro sans-abri et abrogation de la loi Kasbarian.
- Étendre et pérenniser l'encadrement des loyers sur tout le territoire, avec une baisse réelle des loyers dans les zones les plus tendues
- Créer une inspection du logement sur le modèle de l'inspection du travail pour faire respecter l'encadrement des loyers
- Aller vers l'objectif zéro sans-abri et interdire les expulsions par l'abrogation de la loi Kasbarian
- Limiter la concentration immobilière en instaurant un plafond de logements transmis par héritage ou achat direct
- Rénover les logements et définir un plan de renouvellement urbain fondé sur la réutilisation des bâtiments existants
- Rétablir les APL pour les étudiants étrangers et mettre en œuvre un plan d'éradication du logement insalubre
- Créer des assemblées de quartier sur le logement et permettre l'habitat léger
- Adapter les logements aux canicules (confort d'été, révision du DPE, brasseurs d'air) et accompagner l'adaptation ergonomique des logements pour la perte d'autonomie
Sources : Mélenchon 2027 — Synthèse des contributions, chapitre 7 « La force de l'entraide » (Garantir le droit au logement) · La France insoumise — Encadrement des loyers : les multipropriétaires doivent respecter la loi (3 septembre 2026)
Culture & sport — Documenté
Le chapitre 11 « Humaniser par la culture et le sport » prévoit des conventionnements durables pour les associations artistiques et les MJC, la défense du maillage des bibliothèques, la gratuité des musées et l'amélioration du régime des intermittents. Côté sport, il vise la fin de la marchandisation, la souveraineté des licenciés sur les fédérations et le renforcement de la natation scolaire.
- Culture · Redonner leur capacité d'action aux associations artistiques et culturelles et aux MJC par des conventionnements durables et des moyens financiers adaptés
- Culture · Défendre le maillage national des bibliothèques et médiathèques
- Culture · Étendre la gratuité dans tous les musées
- Culture · Améliorer le régime des intermittents du spectacle
- Culture · Revenir sur les baisses de dotations aux collectivités locales, condition d'une culture de proximité accessible partout, l'accès à la culture étant aujourd'hui concentré dans les grandes villes
- Sport · Mettre fin à la marchandisation extrême du sport et construire l'égalité d'accès à la pratique
- Sport · Renforcer la souveraineté des sportifs sur les fédérations
- Sport · Renforcer l'apprentissage de la natation dans le cadre scolaire
- Sport · Protéger, encadrer et encourager l'e-sport et engager la bifurcation écologique dans le sport
Sources : Mélenchon 2027 — Synthèse des contributions, chapitre 11 « Humaniser par la culture et le sport »
Agriculture & alimentation — Documenté
Le programme porte la souveraineté alimentaire et une agriculture écologique et paysanne : installation de nouveaux agriculteurs sur des exploitations à taille humaine, refonte de la PAC vers l'agroécologie, réduction planifiée des engrais et pesticides et encadrement des marges des industriels et distributeurs.
- Encourager l'installation de nouveaux agriculteurs et le développement d'exploitations à taille humaine ; lancer un plan national de formation, d'installation et de transmission des fermes
- Refonder la PAC et orienter les aides vers l'agroécologie
- Planifier la réduction des doses d'engrais et de pesticides et des importations de produits qui en contiennent ; s'opposer aux lois de réautorisation des pesticides
- Mettre en place une caisse de défaisance pour reprendre les dettes agricoles des exploitations converties au 100 % bio
- Réguler et encadrer les marges des industriels de l'agroalimentaire et des distributeurs ; interdire la spéculation sur les matières premières alimentaires et agricoles
- Développer les circuits courts et reconstruire le réseau d'expérimentation et de conseil agricole pour promouvoir l'agroécologie
- Établir un objectif chiffré de plantation de haies et de bosquets sur les terrains agricoles et réglementer fortement les modifications génomiques
- Prendre à bras-le-corps le mal-être agricole et répondre à l'urgence climatique subie par les maraîchers, éleveurs et arboriculteurs (plan d'urgence du 3 septembre 2026)
- Réduire de 50 % le gaspillage alimentaire en trois ans et lutter contre la pollution des terres agricoles par les métaux lourds comme le cadmium
Chiffres : Réduction du gaspillage alimentaire : 50 % en 3 ans
Sources : Mélenchon 2027 — Synthèse des contributions, chapitres 13 et 15 (agriculture, alimentation) · La France insoumise — Crise climatique : l'urgence agricole ! Plan d'urgence du groupe parlementaire (3 septembre 2026)
Droits des femmes & égalité — Documenté
Le programme vise l'égalité réelle entre les femmes et les hommes : formation obligatoire aux violences sexistes et sexuelles pour tous les professionnels concernés, congés parentaux identiques pour les deux parents, remboursement du traitement hormonal de la ménopause et lutte contre les mouvements masculinistes et les cyberviolences.
- Assurer une formation spécifique et obligatoire sur les violences sexistes et sexuelles pour tous les professionnels concernés (santé, police, justice, éducation nationale, services sociaux)
- Remplacer les congés paternité et maternité par des congés parentaux identiques pour les deux parents
- Rembourser le traitement hormonal de la ménopause par la Sécurité sociale
- Mettre en œuvre des moyens concrets contre les mouvements masculinistes et les groupuscules d'extrême droite
- Lutter contre les cyberviolences sexistes et sexuelles (diffusion d'images intimes sans consentement, hypertrucages à caractère sexuel, cyberharcèlement de meute) et obliger les plateformes à retirer rapidement ces contenus
- Garantir l'égalité salariale, limiter les écarts de rémunération dans l'entreprise et instaurer une obligation de transparence sur les salaires
- Mettre en place un arrêt menstruel rémunéré, sur le modèle adopté en Espagne en 2024, pour les femmes aux règles incapacitantes
- Garantir l'accès universel à l'IVG et à la contraception ; lutter contre la précarité des mères isolées
- Éradiquer les violences LGBTIphobes, améliorer les dispositions relatives à la mention de sexe à l'état civil et former les personnels médicaux à l'accueil des personnes trans
Sources : Mélenchon 2027 — Synthèse des contributions, chapitres 10, 4 et 8 (égalité femmes-hommes, libertés, travail)
Condition animale — Documenté
Le programme veut rompre avec la maltraitance animale : renforcement des sanctions, interdiction des pratiques de « loisirs » cruelles comme les delphinariums, encadrement des tarifs vétérinaires, alternatives végétariennes imposées en restauration collective et sensibilisation des enfants au bien-être animal.
- Sensibiliser les enfants au bien-être animal pour prévenir la maltraitance
- Imposer des alternatives végétariennes ou végétaliennes dans la restauration collective
- Renforcer les sanctions en cas de maltraitance animale
- Interdire les pratiques de « loisirs » cruelles pour les animaux, par exemple les delphinariums
- Encadrer les tarifs des soins vétérinaires et les prix de la pharmacie vétérinaire
- Réformer et accompagner le secteur vétérinaire vers une déprivatisation et des mécanismes relevant de l'économie sociale et solidaire
- Développer l'abattage à la ferme
- Appliquer l'approche « One Health » reliant santé humaine, animale et environnementale
Sources : Mélenchon 2027 — Synthèse des contributions, chapitre 14 « Protection des biens communs et des droits de l'espèce » · Mélenchon 2027 — Auditions programmatiques (bien-être animal)
Laïcité & religions — Documenté
Le programme défend une « République laïque » : abrogation de la loi Carle, suppression des titres honorifiques religieux du président de la République, rétablissement de l'Observatoire de la laïcité et redéfinition des missions de la Miviludes contre les dérives sectaires.
- Abroger la loi Carle (financement public des écoles privées par les communes de résidence)
- Supprimer les titres honorifiques religieux du président de la République (chanoine de Latran)
- Rétablir l'Observatoire de la laïcité
- Redéfinir les missions de la Miviludes, rétablir son autonomie et ses moyens, et préciser les notions de sectes et de dérives sectaires
- Limiter l'interdiction du port de signes religieux au travail aux seules exigences du service, c'est-à-dire à ce qui n'affecte pas l'exercice de l'activité, notamment pour les fonctionnaires
- Garantir une école publique et laïque et réduire le financement de l'enseignement privé sous contrat
Sources : Mélenchon 2027 — Synthèse des contributions, chapitre 1 (Une République laïque)
Outre-mer — Documenté
Les Outre-mer font l'objet de plusieurs volets : accès aux services publics et guichets physiques, continuité territoriale, encadrement des prix contre la vie chère, plan d'urgence sur l'eau potable en priorité en Guadeloupe, et achèvement du processus d'indépendance en Kanaky-Nouvelle-Calédonie dans le respect des référendums.
- Garantir l'accès aux services publics par le renforcement des guichets physiques et assurer la continuité territoriale, en agissant sur le prix des billets d'avion entre l'Hexagone et les Outre-mer
- Encadrer les prix dans les territoires ultramarins contre la vie chère et améliorer l'accès à la santé
- Garantir des places dans le recrutement de fonctionnaires aux personnes ayant vécu et été formées dans les territoires ultramarins
- Financer un plan d'urgence de remplacement et de sécurisation des infrastructures d'eau potable et d'assainissement, en priorité en Guadeloupe, et créer un observatoire ultramarin indépendant de l'eau et des pollutions chroniques
- Éradiquer l'utilisation du chlordécone et des autres pesticides dangereux et créer un fonds de réparation des pollutions historiques
- Tendre vers l'autosuffisance alimentaire, développer l'agriculture vivrière locale et investir dans la préservation de la biodiversité ultramarine
- Construire l'avenir de la Nouvelle-Calédonie dans le respect des référendums et des peuples ; la poussée indépendantiste rend indispensable l'achèvement du processus d'indépendance
- Faire des Outre-mer des pôles régionaux de codéveloppement (transferts de technologies, formations de haut niveau, coopération de maintien de la paix)
- Instaurer le 4 février comme jour férié national en mémoire des victimes de l'esclavage et créer un musée national de l'histoire de l'esclavage et de son abolition
- Lutter contre l'orpaillage illégal qui détruit la forêt guyanaise et empoisonne au mercure les populations
Sources : Mélenchon 2027 — Synthèse des contributions, chapitres 7, 12, 14 et 16 (Outre-mer, eau, diplomatie) · La France insoumise — Élections provinciales en Kanaky-Nouvelle-Calédonie (28 juin 2026)
Jeunesse — Documenté
Le programme prévoit une conscription citoyenne obligatoire de neuf mois pour les moins de 25 ans, rémunérée au SMIC revalorisé et assortie d'un droit d'objection de conscience, en remplacement du SNU abrogé, ainsi qu'une garantie d'autonomie au-dessus du seuil de pauvreté pour les étudiants détachés du foyer fiscal.
- Instaurer une conscription citoyenne obligatoire de neuf mois pour les moins de 25 ans, rémunérée au SMIC revalorisé, avec formation militaire initiale et droit d'objection de conscience
- Abroger le service national universel et mettre en lumière ses dérives (sexisme, racisme, violences)
- Consacrer la conscription à des tâches d'utilité publique : secours aux personnes, sécurité civile, protection de l'environnement, appui aux associations, crises sanitaires ; garantir son caractère non combattant (pas d'opérations extérieures)
- Intégrer à la conscription un bilan de santé, une évaluation alphabétisme/numératie avec remise à niveau, et une formation gratuite à la conduite avec passage du permis
- Garantir l'autonomie au-dessus du seuil de pauvreté pour les étudiants détachés du foyer fiscal
- Augmenter les indemnités de stage et en finir avec la pratique des CDD déguisés
- Mettre en œuvre un plan d'éradication du logement insalubre et augmenter le nombre de places en cité universitaire gérées par le CROUS
- Garantir le droit aux vacances pour les jeunes et financer la Coordination nationale d'accompagnement des étudiants
- Créer une garde nationale sous commandement civil regroupant les réserves de sécurité nationale, de sécurité civile et la réserve citoyenne
Chiffres : Durée de la conscription citoyenne obligatoire : 9 mois (moins de 25 ans)
Sources : Mélenchon 2027 — Synthèse des contributions, chapitres 5 et 10 (conscription citoyenne, autonomie des jeunes) · La France insoumise — Pour le droit aux vacances, plan d'urgence du groupe parlementaire
Handicap — Documenté
Le programme prévoit de revaloriser l'AAH au niveau du SMIC, désolidarisée des revenus du conjoint et automatisée, de doter les MDPH de moyens supplémentaires et de titulariser les AESH. Une proposition de loi créant un corps de fonctionnaires de catégorie B pour les AESH a été redéposée le 4 septembre 2026, pour un débat prévu le 29 octobre.
- Revaloriser le montant de l'AAH au niveau du SMIC, la désolidariser des revenus du conjoint et automatiser son attribution
- Doter les MDPH de plus de moyens et assurer une prise en charge égalitaire sur tout le territoire
- Créer un corps de fonctionnaires de catégorie B pour les AESH : mise en CDI, temps plein défini à 24 heures hebdomadaires (temps de présence à l'école primaire), rémunération à 100 % du traitement d'un agent de catégorie B
- Mettre fin à la mutualisation des AESH via les PIAL et garantir une école inclusive évaluée sur la qualité des apprentissages et le bien-être des enfants, et non sur le seul nombre d'élèves en milieu ordinaire
- Créer un véritable statut d'aidant familial, avec rémunération réelle, formation adaptée et organisation de périodes de congés et de repos
- Adapter les délais de renouvellement des fauteuils, prothèses, orthèses et chaussures orthopédiques sur mesure à la réalité des usages
- Mettre en œuvre un plan d'action pour l'autisme à l'âge adulte, s'appuyant sur un observatoire des besoins des personnes concernées
- Garantir un accès simplifié aux droits sociaux et à la santé, l'accessibilité des services publics aux personnes à mobilité réduite et l'accessibilité des médias et de l'information publique
- Accompagner l'adaptation ergonomique des logements et renforcer les moyens des EHPAD et des personnels du grand âge
Chiffres : Temps plein AESH proposé : 24 heures/semaine
Sources : La France insoumise — Conférence nationale du handicap : l'école inclusive mérite mieux (4 septembre 2026) · Mélenchon 2027 — Synthèse des contributions, chapitre 10 (handicap, perte d'autonomie)
Services publics — Documenté
Le programme veut rétablir l'égalité des populations par les services publics : réouverture des accueils physiques, création de pôles publics dans les secteurs stratégiques (médicament, transports, banque, énergie, armement), titularisation des précaires des trois fonctions publiques et nouveaux services publics (orientation, formation continue, interprétariat, conseil juridique, pompes funèbres).
- Rouvrir les accueils physiques dans les services publics et garantir un accès égal sur l'ensemble du territoire
- Constituer des pôles publics dans les secteurs stratégiques : médicaments, transports et mobilité, banque, énergie, armement
- Rendre effectif le droit de réquisition des usines et entreprises d'intérêt général par l'État et revenir sur les privatisations
- Titulariser les précaires des trois fonctions publiques et engager un plan de titularisation
- Créer de nouveaux services publics : orientation, formation professionnelle continue avec maintien du salaire, certification professionnelle, interprétariat, conseil juridique, pompes funèbres
- Rouvrir les lignes ferroviaires, développer une offre publique de transports diversifiée et en maîtriser les prix
- Ouvrir des restaurants populaires rendant accessible une alimentation de qualité à toutes et tous et lutter contre l'isolement social
- Soutenir le tissu associatif local par des subventions et des conventions pluriannuelles, contre la logique des appels à projets perpétuels
- Créer une assurance sociale universelle publique, sans logique de profit, couvrant les besoins assurantiels essentiels
- Reconstruire la sécurité civile et réformer en profondeur son financement
Sources : Mélenchon 2027 — Synthèse des contributions, chapitres 2, 7 et 8 (services publics, pôles publics, entraide) · La France insoumise — Plan d'urgence 2026 : reconstruire la sécurité civile (8 septembre 2026)
Parti Communiste Français (PCF) — candidat·e : Fabien Roussel
Économie & pouvoir d'achat — Documenté
Semaine de 32 heures, SMIC porté à 1 700 € net (revendication d'août 2026, contre 1 600 € dans les « 180 propositions » de 2023) et hausse générale des salaires, rétablissement d'un ISF renforcé, nationalisations (banques, TotalEnergies), moratoire sur les licenciements et sécurité d'emploi ou de formation.
- SMIC à 1 700 € net « rapidement et sans attendre les élections », augmentation immédiate de tous les salaires de 5 % et rétablissement de l'échelle mobile des salaires (discours de Fabien Roussel, université d'été, 26/08/2026) — les « 180 propositions » de 2023 fixaient l'objectif à 1 600 € net (2 021 € brut)
- Semaine de travail à 32 heures sans diminution de salaire (prop. 9) ; abrogation de la loi El Khomri, des ordonnances Macron et de la loi Borne sur l'assurance-chômage (prop. 2)
- Suspension de tous les plans sociaux et licenciements en cours (prop. 3) ; droits décisionnels nouveaux pour les salariés dans l'entreprise (prop. 4) ; loi sur la sécurité d'emploi ou de formation (prop. 6)
- Statut et droits sociaux pour les travailleurs des plateformes ; fin de l'opacité des algorithmes et droit de regard sur le « management algorithmique » (prop. 10)
- Fiscalité : rétablissement de l'ISF avec taux et progressivité accentués et suppression des niches qui le minent (prop. 127) ; impôt sur le revenu porté à 15 tranches (prop. 126) ; nouvel impôt sur les sociétés (prop. 121) ; suppression du CICE, du CIR et des niches qui gonflent les profits (prop. 11 et 122) ; baisse de la TVA et de la TICPE (prop. 125)
- Pôle financier public par nationalisation des grandes banques et assurances privées — BNP-Paribas, Société générale, Axa (prop. 116) ; nationalisation de groupes stratégiques (prop. 115) ; crédits à moyen terme super-bonifiés (prop. 118)
- Nationalisation de TotalEnergies, « et s'il faut les pousser dehors, s'il faut exproprier, nous le ferons » (discours du 26/08/2026)
- Aides publiques aux entreprises suivies et contrôlées démocratiquement par des instances quadripartites (prop. 11) ; lutte effective contre la fraude fiscale et suppression du « verrou de Bercy » (prop. 129 et 142)
Chiffres : SMIC net visé (revendication du candidat, 26/08/2026) : 1700 €/mois · Augmentation immédiate de tous les salaires : 5 % · Tranches de l'impôt sur le revenu : 15 tranches
Sources : PCF — Université d'été 2026, discours de Fabien Roussel (26/08/2026) · PCF — Objectif 1 : révolution du travail et revalorisation des salaires (prop. 1-11) · PCF — Moyen 1 : financer et maîtriser l'argent (prop. 114-131) · Base commune du 40e congrès (PDF)
Travail & retraites — Documenté
Rétablissement par la loi de la retraite à 60 ans à taux plein, aucune pension inférieure à 1 200 € net (objectif réaffirmé en août 2026 : aucune retraite sous le SMIC), refus de la capitalisation et « Sécurité sociale du XXIe siècle » intégrant la perte d'autonomie.
- Une loi rétablira la retraite à 60 ans, à taux plein (prop. 8)
- Aucune pension ne pourra être inférieure à 1 200 € net et la demi-part des veuves et veufs sera rétablie (prop. 1)
- Hausse des pensions « afin qu'il n'y ait plus aucune retraite en dessous du SMIC » (discours de Fabien Roussel, 26/08/2026)
- Refus de la retraite par capitalisation, dénoncée comme laissant « la finance gagner de l'argent sur le dos des retraités et de leurs cotisations » (discours du 26/08/2026)
- Financement de la Sécurité sociale par la cotisation pleinement remis en vigueur (prop. 124) ; Sécurité sociale rendue au contrôle de ses cotisants par l'élection de leurs représentants (prop. 12)
- « Sécurité sociale du XXIe siècle » prenant en charge les soins à 100 % et la perte d'autonomie (base commune, 40e congrès)
Chiffres : Âge légal de départ visé : 60 ans · Pension minimale garantie : 1200 €/mois net
Sources : PCF — Objectif 1 (prop. 1 et 8) · PCF — Université d'été 2026, discours de Fabien Roussel · Base commune du 40e congrès (PDF)
Santé & protection sociale — Documenté
« Sécurité sociale du XXIe siècle » prenant en charge les soins à 100 % et la perte d'autonomie, plan de développement de l'hôpital public avec 100 000 emplois hospitaliers et 100 000 en Ehpad, pôle public du médicament, loi-cadre pour la psychiatrie.
- Mesures urgentes pour rendre les soins accessibles à toutes et tous, prise en charge à 100 % (prop. 13) ; abandon de la tarification à l'activité et arrêt des privatisations hospitalières
- Plan de développement de l'hôpital public (prop. 14) : 100 000 emplois pour les hôpitaux et 100 000 dans les Ehpad publics (prop. 29)
- Création d'un pôle public du médicament (prop. 17) et levée des brevets sur les vaccins érigée en priorité internationale (prop. 153)
- Loi-cadre en faveur de la psychiatrie (prop. 15) ; nouvelle politique publique sur l'usage des drogues (prop. 18)
- Autonomie des aînés assurée par une prestation universelle sans reste à charge (prop. 16)
- Soins gratuits et immédiats en psycho-traumatologie pour les victimes et co-victimes de violences sexuelles et conjugales, pris en charge par la Sécurité sociale (prop. 82)
- Repas à 1 € généralisé dans tous les établissements scolaires (prop. 106) ; revenu étudiant de 850 €/mois (prop. 37)
Chiffres : Emplois créés dans les hôpitaux : 100000 emplois · Emplois créés dans les Ehpad publics : 100000 emplois
Sources : PCF — Objectif 2 : priorité aux biens communs (prop. 12-32) · Cahier thématique « Sécurité sociale » — Les cahiers des Jours heureux (PDF) · Base commune du 40e congrès (PDF)
Immigration — Documenté
Politique migratoire d'« humanité » : régularisation des travailleurs sans-papiers, ouverture de voies légales et sécurisées, fermeture des centres de rétention administrative et des zones d'attente, refus de la stigmatisation de l'immigration au nom de l'insécurité.
- Régularisation des travailleuses et travailleurs sans-papiers ; accueil digne et sécurisé, mutualisé en France et en Europe (base commune)
- Une politique d'humanité sera mise en œuvre pour accueillir les populations migrantes (prop. 89)
- Ouverture de voies légales et sécurisées pour les migrants, dans le respect du droit international (prop. 162)
- Fermeture des centres de rétention administrative et des zones d'attente dans les ports et aéroports, « véritables lieux de détention », les étrangers devant être soumis aux mêmes règles de droit que tout justiciable (prop. 143)
- Dispositif de prise en charge des mineurs non accompagnés (prop. 102)
- Fin des accords économiques dévastateurs pour les pays du Sud, qui alimentent les migrations contraintes (prop. 161)
- Opposition aux centres de rétention extraterritoriaux et aux « milices type ICE » ; refus de la stigmatisation de l'immigration au nom de l'insécurité (base commune)
- Sanctions sans faiblesse des propos et actes racistes et discriminatoires (prop. 87)
Sources : PCF — Objectif 5 (prop. 87-92) · PCF — Moyen 2 : démocratie et République (prop. 132-152) · Base commune du 40e congrès (PDF)
Sécurité & justice — Documenté
Refondation des forces de police avec 30 000 policiers de proximité sous statut de fonctionnaire et une instance indépendante de contrôle, plan de sauvetage de la justice avec 25 000 magistrats et éducateurs, réforme humaniste de la prison privilégiant les alternatives à l'incarcération, abrogation des lois « liberticides » dont la loi Sécurité globale.
- Refondation de l'organisation des forces de police et redéfinition de leurs missions ; recrutement de 30 000 policières et policiers de proximité sous statut de fonctionnaires, au service de la tranquillité publique et de la lutte contre les violences sexistes et sexuelles (prop. 141 et 29)
- Stratégies de maintien de l'ordre entièrement revues pour protéger les manifestants ; instance indépendante chargée du contrôle de l'activité policière (prop. 141) ; les violences et abus à caractère raciste dans la police ne seront plus tolérés (prop. 88)
- Grand plan de sauvetage de la justice : moyens humains et matériels d'urgence, simplification des procédures, Conseil supérieur de la magistrature remplacé par un Conseil supérieur de la justice garant de l'indépendance, suppression du « verrou de Bercy », états-généraux de la justice (prop. 142) ; 25 000 magistrats, éducatrices et éducateurs recrutés (prop. 29)
- Prison : plan de recrutement et de formation des personnels de surveillance et des conseillers d'insertion et de probation, renforcement des droits des détenus, développement des alternatives à l'incarcération plutôt que de nouvelles prisons (jamais en partenariat public-privé), limitation de la détention préventive, suppression de l'enfermement des 13-16 ans et limitation pour les 16-18 ans (prop. 143)
- Abrogation des lois « liberticides » du dernier quinquennat, tout particulièrement la loi « Sécurité globale » ; loi protégeant les citoyens de la surveillance numérique de masse (prop. 140)
- Approche préventive assumée : le combat contre la délinquance, les trafics et les violences « ne pourra jamais se résumer à des réponses policières ou judiciaires » — emploi, réindustrialisation, école, services publics et démocratie sont présentés comme le traitement du « mal à la racine » (prop. 144)
- Police et gendarmerie « sous le contrôle de l'autorité judiciaire », institution indépendante permettant les recours contre tout abus (base commune, 2.2.2)
- Moyens pour la justice et loi-cadre intégrale contre les violences sexuelles et sexistes : mobilisation du PCF devant les tribunaux le 7 septembre 2026
Chiffres : Policiers de proximité recrutés : 30000 postes · Magistrats, éducatrices et éducateurs recrutés : 25000 postes
Sources : PCF — Moyen 2 : démocratie et République (prop. 140-144) · PCF — Objectif 2 (prop. 29, détail des 500 000 emplois publics) · Base commune du 40e congrès (PDF), section 2.2.2 · PCF — Université d'été 2026, discours de Fabien Roussel
Environnement & énergie — Documenté
Politique climatique conforme au GIEC dotée de 140 Md€ par an, mix énergétique 100 % public et 100 % décarboné (renouvelables et au moins six EPR supplémentaires) pour la neutralité carbone à l'horizon 2040-2050, pôle public de l'énergie regroupant EDF, Engie et TotalEnergies renationalisés, gratuité des transports collectifs urbains.
- Grande politique climatique conforme aux recommandations du GIEC, dotée de 140 milliards € par an (au moins 6 % de la richesse publique), via un fonds écologique et social abondé par l'État, les entreprises et la création monétaire (prop. 47)
- Mix énergétique 100 % public et 100 % décarboné : neutralité carbone à l'horizon 2040-2050, forte croissance de la production électrique par les renouvelables (solaire, éolien, surtout hydraulique) et le nucléaire avec au moins six EPR supplémentaires (prop. 55)
- Pôle public de l'énergie et de l'efficacité énergétique regroupant TotalEnergies, le CEA et un service public organisé autour d'EDF et Engie renationalisées (prop. 56)
- Plan climat « empreinte 2050 » de Fabien Roussel, présenté comme la seule modélisation à gauche d'une sortie des énergies fossiles atteignant la neutralité carbone en 2050 avec doublement de la production d'électricité décarbonée et relocalisation industrielle (discours du 26/08/2026)
- Pacte climat chiffré à 500 milliards € sur cinq ans, financé par la mobilisation de la Caisse des dépôts et de Bpifrance plutôt que par l'économie de guerre (discours du 26/08/2026)
- Installation de 2 millions de pompes à chaleur par an et mise sur le marché d'un million de véhicules électriques à moins de 10 000 € produits en France (discours du 26/08/2026)
- Gratuité des transports collectifs urbains financée par le versement transport des grandes entreprises (prop. 50) ; réouverture des petites lignes SNCF et tarification sociale (prop. 49) ; fret ferroviaire et fluvial comme axe stratégique (prop. 51) ; nationalisation des autoroutes (prop. 48)
- Baisse immédiate des taxes sur l'électricité et le gaz, TVA sur les consommations à 5,5 %, chèque énergie porté à 700 € minimum par an et interdiction des coupures d'énergie (prop. 58)
- Part des espaces protégés terrestres et maritimes portée à 30 % (prop. 69) ; fin de la privatisation de l'ONF et hausse de ses moyens (prop. 72) ; plan contre la pollution plastique (prop. 74) ; service public de l'eau (prop. 54)
- Demande d'une commission d'enquête sur les 7 300 décès de la canicule de l'été 2026 et sur les responsabilités de l'État (discours du 26/08/2026)
Chiffres : Politique climatique annuelle (recommandations GIEC) : 140 Md€/an · Pacte climat sur cinq ans (CDC et Bpifrance) : 500 Md€ / 5 ans · Horizon de neutralité carbone : 2050 année · Pompes à chaleur installées : 2000000 /an · Espaces protégés terrestres et maritimes : 30 % · Chèque énergie minimum : 700 €/an
Sources : PCF — Objectif 4 : un nouveau modèle de développement (prop. 47-74) · PCF — Université d'été 2026, discours de Fabien Roussel · Plan climat de Fabien Roussel (PDF officiel, lié depuis pcf.fr/objectif_4) · Base commune du 40e congrès (PDF)
Europe, défense & international — Documenté
Sortie du commandement intégré de l'OTAN puis de l'Alliance atlantique par dénonciation de l'article 5, remplacement par un espace de sécurité collective pan-européen, refus de l'Europe fédérale et de l'« économie de guerre », signature du TIAN, maintien d'une dissuasion nationale jusqu'à un désarmement multilatéral contrôlé.
- Sortie de l'OTAN et demande de sa dissolution (prop. 167) : dans un premier temps sortie immédiate du commandement intégré et dénonciation de l'article 5 du traité de l'Atlantique nord, puis appel aux pays européens pour reconstruire un système pan-européen de sécurité collective (cahier « Paix & défense nationale », 3.1)
- Refus d'une Europe fédérale « dans laquelle la voix des nations est perdue » ; opposition à l'« économie de guerre » et aux 36 Md€ supplémentaires prévus pour la défense d'ici 2030 — « plus de sécu et moins d'obus » (discours du 26/08/2026)
- Signature du Traité d'interdiction des armes nucléaires (prop. 166) et revitalisation du TNP ; zones exemptes d'armes nucléaires ; politique active de désarmement conventionnel (cahier « Paix », 2.4)
- Défense nationale « mise sous contrôle de la nation », recentrée sur les stricts besoins de défense du territoire et refusant toute projection expansionniste ou néocoloniale ; maintien d'une force de dissuasion nationale jusqu'à l'engagement d'un désarmement nucléaire multilatéral et contrôlé (prop. 176-177, cahier « Paix »)
- Création d'un pôle public des industries d'armement, arrêt des exportations toxiques, base industrielle et technologique de défense indépendante (prop. 178) ; débat national sur un éventuel nouveau service national (prop. 179)
- Union européenne : fin de la règle des 3 % de déficit et du pacte de stabilité (prop. 154), fin de l'indépendance de la BCE placée sous contrôle démocratique (prop. 157), Europe « à géométrie choisie » (prop. 159), pacte européen pour le climat et l'urgence sociale (prop. 155), conférence sur la dette (prop. 156)
- Palestine : traduire la reconnaissance de l'État de Palestine en actes, sanctions contre les ressortissants français installés dans les colonies, interdiction de la promotion et de la commercialisation de ces installations, interdiction de tout produit importé des territoires occupés, fin de l'impunité des auteurs présumés de crimes de guerre, solution à deux États (discours du 26/08/2026)
- Désengagement des forces armées du Sahel (prop. 168) ; aide publique au développement portée à 0,7 % de la richesse nationale (prop. 169) ; démocratisation de l'ONU (prop. 163) ; campagne contre le blocus étatsunien sur Cuba
Chiffres : Aide publique au développement visée : 0.7 % du revenu national · Hausse du budget de la défense d'ici 2030 contestée par le PCF : 36 Md€
Sources : Cahier thématique « Paix & défense nationale » — Les cahiers des Jours heureux (PDF) · PCF — Moyen 3 : la France dans le monde (prop. 153-180) · PCF — Université d'été 2026, discours de Fabien Roussel · Base commune du 40e congrès (PDF)
Institutions & démocratie — Documenté
Rupture avec le présidentialisme de la Ve République : proportionnelle intégrale, renforcement des pouvoirs du Parlement, nouveaux droits d'initiative et de pétition pour les citoyens, réaffirmation des communes et des départements avec rétablissement de la clause de compétence générale.
- Changements majeurs des équilibres institutionnels proposés au pays et au Parlement, pour rompre avec le présidentialisme et « ouvrir le chantier d'une nouvelle République » (prop. 132, base commune)
- Un Parlement à l'image du peuple : proportionnelle réelle, statut de l'élu, lutte contre le cumul et contre la professionnalisation de la politique (prop. 133)
- Nouveaux pouvoirs citoyens (prop. 134) et contribution directe des citoyens à l'élaboration de la loi — référendum d'initiative citoyenne encadré, droit de pétition effectif (prop. 135, base commune)
- Organisation de la République réaffirmée à partir des 35 000 communes et des 101 départements (prop. 136) ; rétablissement de la clause de compétence générale pour départements et régions (prop. 137) ; nouvelle étape de décentralisation avec moyens (prop. 138)
- Renforcement du droit syndical, amnistie des syndicalistes et militants associatifs condamnés pour leurs engagements, protection légale des lanceurs d'alerte (prop. 139)
- Lutte contre les concentrations dans la presse et l'audiovisuel, création d'un Conseil national des médias, protection du statut des journalistes (prop. 151-152)
Sources : PCF — Moyen 2 : démocratie et République (prop. 132-152) · Base commune du 40e congrès (PDF)
Éducation — Documenté
« École commune » pour toutes et tous : budget de l'Éducation nationale porté à 80 Md€ (+45 %), 90 000 recrutements d'enseignants et 15 000 enseignants-chercheurs, temps scolaire porté à 27 h en primaire et 32 h au collège, classes plafonnées à 25 élèves, suppression de la sélection à l'université et allocation d'autonomie étudiante de 850 €/mois.
- « Conquête d'une école commune pour toutes et tous » : élever le niveau de connaissance de toute la jeunesse, augmenter le temps scolaire et « reconquérir » les heures d'enseignement confisquées depuis quinze ans (base commune, 2.3.3 ; prop. 19)
- Budget de l'Éducation nationale augmenté de 45 % pour atteindre 80 milliards € (prop. 19)
- Droit à la scolarité garanti dès 2 ans ; temps scolaire porté progressivement à 27 h par semaine en maternelle et en élémentaire et à 32 h au collège, sans augmentation du temps de travail des enseignants grâce à des enseignants surnuméraires ; suppression des devoirs à la maison (prop. 19)
- 90 000 recrutements d'enseignants planifiés, pré-recrutement dès le bac ou la licence avec statut d'élève-fonctionnaire stagiaire rémunéré, formation de niveau bac+5 reconstruite, salaires augmentés de 30 % et dégel du point d'indice (prop. 20) ; 15 000 enseignants-chercheurs recrutés (prop. 29)
- Effectifs plafonnés : 15 élèves maximum en toute petite section, 20 en maternelle et en primaire, 25 dans le secondaire, 12 en éducation prioritaire ; fonds national garantissant la gratuité de tout ce qui est nécessaire aux parcours éducatifs ; reconstruction des équipes pluridisciplinaires (médecins scolaires, psychologues, enseignants spécialisés) (prop. 21)
- Plan de construction et d'amélioration des établissements publics et de leur équipement, élaboré avec les collectivités (prop. 22)
- Suppression de la sélection à l'entrée de l'université et abrogation de Parcoursup (prop. 33) ; reconstruction d'un enseignement supérieur public digne de ce nom (prop. 34) ; nouvel élan pour la recherche publique (prop. 26) ; bac professionnel en quatre ans (prop. 35)
- Revenu étudiant d'autonomie de 850 €/mois (prop. 37) ; repas à 1 € généralisé dans tous les établissements scolaires (prop. 106)
- Lutte contre le harcèlement scolaire et le cyber-harcèlement décrétée grande cause nationale (prop. 105) ; éducation à l'image et au numérique pour former à l'esprit critique face aux IA génératives (base commune, 2.3.3)
Chiffres : Budget de l'Éducation nationale visé : 80 Md€ · Enseignants recrutés (premier et second degré) : 90000 postes · Enseignants-chercheurs recrutés : 15000 postes · Allocation d'autonomie étudiante : 850 €/mois · Effectif maximum dans le secondaire : 25 élèves/classe
Sources : PCF — Objectif 2 (prop. 19-22, 26, 29 : école, enseignants, effectifs) · PCF — Objectif 3 : la jeunesse (prop. 33-37) · Base commune du 40e congrès (PDF), section 2.3.3
Numérique & IA — Partiel
Pas de chapitre numérique chiffré ni de cahier thématique dédié, mais des mesures dispersées et une doctrine nette : loi contre la surveillance numérique de masse, abrogation de la loi Sécurité globale, encadrement du management algorithmique des plateformes, cloud et satellites souverains, « décolonisation numérique » face aux monopoles états-uniens.
- Abrogation des lois liberticides dont la loi « Sécurité globale » et adoption d'une loi protégeant les citoyens de la surveillance numérique de masse (prop. 140)
- Statut et droits sociaux pour les travailleurs des plateformes ; fin de l'opacité des algorithmes ; droit de regard des représentants des travailleurs et du législateur sur le « management algorithmique » (prop. 10)
- Souveraineté technologique : cloud souverain indépendant des GAFAM, renseignement numérique et big data alternatifs à Palantir, Galileo comme alternative au GPS, accélération d'une constellation satellitaire européenne (Iris2) plutôt que le recours à Starlink (cahier « Paix & défense nationale », 2.2)
- Application stricte de la directive et de la loi sur les droits voisins pour faire cesser « le pillage du travail des journalistes et des créateurs par l'industrie numérique nord-américaine » (prop. 151)
- Lutte contre le cyber-harcèlement décrétée grande cause nationale avec le harcèlement scolaire (prop. 105)
- Doctrine de la base commune (2.3.3, 2.3.1, 2.1) : opposition au « capitalisme de plateforme dérégulé » et aux « logiques d'hypersurveillance » ; extension de la logique des services publics aux cyberespaces ; IA mise « au service de l'amélioration des services rendus aux usagers, des conditions de travail et du vivre-ensemble » ; « décolonisation numérique » et reconstruction d'une souveraineté numérique française et européenne
- Aucun « pôle public du numérique ou des télécoms » n'est proposé : les pôles publics nommés concernent la banque, l'énergie, le médicament, l'armement et le financement du logement
Sources : PCF — Moyen 2 (prop. 140, 151-152) · PCF — Objectif 1 (prop. 10, plateformes et management algorithmique) · Cahier thématique « Paix & défense nationale » (PDF), section 2.2 · Base commune du 40e congrès (PDF), sections 2.3.3, 2.3.1 et 2.1
Logement — Documenté
Grand service public national du logement, 200 000 logements sociaux par an pendant cinq ans, 15 Md€/an d'aide à la pierre, encadrement et gel des loyers généralisés, acte 2 de la loi SRU portant le seuil à 30 % de logements sociaux.
- Créer 200 000 logements sociaux par an pendant 5 ans et réhabiliter 500 000 logements sociaux ; interdiction de la vente HLM ; TVA à 5,5 % pour les organismes HLM
- Porter l'aide à la pierre à 15 milliards €/an ; créer un service public national et décentralisé du logement, de l'habitat et de la ville adossé à un pôle public financier et à une maîtrise publique du foncier (prop. 100)
- Acte 2 de la loi SRU : seuil porté à 30 % de logements sociaux, sanctions durcies contre les maires récalcitrants (jusqu'à l'inéligibilité), dotation de fonctionnement de 1 500 € par logement social
- Généralisation de l'encadrement des loyers sur toutes les zones tendues, gel voire baisse des loyers pratiqués ; gel des loyers HLM et revalorisation des APL ; abrogation de la loi Elan (prop. 97)
- Moratoire national sur les expulsions locatives avec relogement préalable obligatoire, interdiction des coupures d'eau et d'énergie, garantie universelle des loyers (prop. 98)
- Fiscalité dissuasive sur les logements vacants et les résidences secondaires pour remettre 1 million de logements sur le marché ; encadrement renforcé des meublés touristiques
- Refonte d'Action Logement : cotisation « 1 % logement » portée à 2 % de la masse salariale, sans seuil de salariés
- Logement étudiant : parc CROUS porté à au moins 700 000 places (contre 174 077 aujourd'hui) ; droit au logement opposable pour les jeunes issus de l'Aide sociale à l'enfance (prop. 43 et 101)
- Inscription du droit au logement dans la Constitution ; objectif de dépenses de logement ne dépassant pas 20 % des revenus du foyer ; loi de programmation pour la rénovation des logements et bâtiments (prop. 53)
Chiffres : Logements sociaux construits par an : 200000 /an (pendant 5 ans) · Aide à la pierre : 15 Md€/an · Seuil de logements sociaux (loi SRU) : 30 % · Places CROUS visées : 700000 places
Sources : Cahier thématique « Logement » — Les cahiers des Jours heureux (PDF) · PCF — Objectif 6 (prop. 97-101) · Base commune du 40e congrès (PDF), section 2.3.3
Culture & sport — Partiel
Culture — 1 % du PIB consacré à l'intervention publique culturelle, états-généraux de la culture, grand ministère regroupant culture, éducation populaire et médias, intermittence confortée et plan national d'éducation artistique. Sport — doublement des financements pour atteindre 1 % du budget de la nation en six ans et prise en charge de 50 % des licences sur critères sociaux. Le programme officiel ne détaille ni le sport professionnel, ni les fédérations, ni l'héritage des JO.
- Culture · États-généraux de la culture, interdisciplinaires et décentralisés (prop. 110)
- Culture · Grand ministère de la Culture, de l'Éducation populaire et des Médias (prop. 111)
- Culture · 1 % du PIB à l'intervention publique culturelle (au-delà du 1 % du budget de l'État), soit environ 30 % de hausse des budgets en une mandature (prop. 111)
- Culture · Liberté de création défendue et renforcée, régime de l'intermittence conforté, statut plus protecteur pour les artistes-auteurs (prop. 112)
- Culture · Plan national d'éducation artistique de la maternelle à l'université (prop. 113)
- Culture · Protection de l'art et de la création face à « la domination de l'industrie numérique nord-américaine, qui pille leurs contenus et les uniformise » (base commune, 2.3.1)
- Sport · Politique nationale d'envergure en faveur des clubs sportifs : doublement des financements jusqu'à 1 % du budget de la nation sur six ans (prop. 109)
- Sport · Prise en charge par l'État de 50 % des licences sportives, sur critères sociaux (prop. 109)
- Sport · Plus d'heures de pratique sportive de la maternelle au lycée et heures obligatoires dans les cursus universitaires (prop. 45)
Chiffres : Culture — Intervention publique culturelle visée : 1 % du PIB · Culture — Hausse des budgets publics culturels visée : 30 % / mandature · Sport — Budget de la nation consacré au sport (à 6 ans) : 1 % du budget · Sport — Prise en charge des licences sur critères sociaux : 50 %
Sources : PCF — Objectif 6 (prop. 109-113) · PCF — Objectif 3 (prop. 45-46) · Base commune du 40e congrès (PDF), section 2.3.1
Agriculture & alimentation — Documenté
« Pacte d'avenir avec tous les agriculteurs » : prix rémunérateurs garantis par des offices publics, loi d'orientation et de programmation agricole, remise en cause des accords de libre-échange dont UE-Mercosur, souveraineté alimentaire et transition agroécologique.
- Prix planchers couvrant les coûts de production via des offices publics de fixation des prix ; loi d'orientation et de programmation agricole soumise au Parlement (prop. 62)
- Porter le minimum de retraite agricole à 85 % du SMIC puis au SMIC ; assurance climatique publique
- Remise en cause des accords de libre-échange (dont UE-Mercosur) et sortie de l'agriculture des négociations de l'OMC (prop. 64) ; étiquetage obligatoire de l'origine
- Autre application de la réforme de la PAC : aides plafonnées et dégressives au profit des petites exploitations (prop. 63) ; doublement des fonds d'installation des jeunes agriculteurs
- Fonds alimentaire national de 10 Md€/an pour la restauration collective
- Soutien à l'élevage herbager et à la polyculture-élevage, présentés comme indispensables à des campagnes vivantes ; plan de sortie des pesticides de synthèse
- Lutte contre la déforestation importée par la production de biens agricoles (viande, soja, huile de palme, cacao) : la France s'engagera à ne plus importer de produits responsables de la déforestation tropicale (prop. 70)
- Conférence « pour l'économie et l'écologie bleue » et grand ministère de la Mer (prop. 65-66) ; protection du domaine maritime et refus de la vente des ports et chantiers navals (prop. 67)
Chiffres : Fonds alimentaire national (restauration collective) : 10 Md€/an · Minimum de retraite agricole visé (1re étape) : 85 % du SMIC
Sources : PCF — Un pacte d'avenir avec tous les agriculteurs (15 propositions) · PCF — Objectif 4 (prop. 62-70)
Droits des femmes & égalité — Documenté
« L'heure de la révolution féministe » est l'un des six objectifs du programme : ministère des Droits des femmes de plein exercice, égalité salariale réalisée en un an, loi-cadre intégrale contre les violences sexuelles et sexistes assortie de moyens (1 Md€ dans le programme, 3 Md€ revendiqués par le candidat en août 2026), IVG inscrite dans la Constitution.
- Création d'un ministère des Droits des femmes de plein droit (prop. 75) ; égalité salariale effective dans les six premiers mois de la mandature dans la fonction publique (prop. 76) et réalisée en un an par la loi (prop. 1)
- Loi-cadre intégrale contre les violences sexuelles et sexistes faites aux femmes et aux enfants, soutenue par le PCF : actes d'enquête minimaux avant tout classement sans suite, prévention, formation, accueil des victimes et articulation des institutions — avec les 3 milliards € de moyens revendiqués par Fabien Roussel (26/08/2026), sans lesquels « ça n'a pas de sens »
- 1 milliard € contre les violences sexistes et sexuelles, observatoires départementaux des violences, lieux d'accueil et de conseil des victimes à l'échelle des communes et départements (prop. 83)
- Peine d'inéligibilité requise contre les élus convaincus de violences sexistes ou sexuelles (prop. 85)
- Droit à l'IVG inscrit dans la Constitution comme droit fondamental, avec les moyens associés (prop. 77) ; accès libre et gratuit à la contraception
- Gratuité des protections hygiéniques et lutte contre la précarité menstruelle (prop. 79) ; plan national de formation médico-sociale sur les maladies et symptômes spécifiques des femmes (prop. 81)
- Position abolitionniste : moyens affectés à l'application de la loi pour l'abolition de la prostitution (prop. 78)
- Plan d'action contre les stéréotypes de genre de la crèche à l'enseignement supérieur (prop. 86) ; service public de la petite enfance et lutte contre les temps partiels subis ; prévention et éducation contre la LGBTQI-phobie (prop. 91) et fin des mutilations sur les personnes intersexes (prop. 92)
Chiffres : Budget contre les violences sexistes et sexuelles (programme) : 1 Md€ · Moyens revendiqués pour la loi intégrale (26/08/2026) : 3 Md€
Sources : PCF — Objectif 5 : l'heure de la révolution féministe (prop. 75-92) · PCF — Une loi intégrale pour rendre effective une protection intégrale (02/09/2026) · PCF — Droits des femmes : dates, chiffres et propositions · PCF — Université d'été 2026, discours de Fabien Roussel
Condition animale — Partiel
Pas de chapitre dédié à la condition animale, mais une proposition explicite du programme : limiter et contrôler les installations industrielles d'élevage pour mettre fin aux structures type « ferme des mille vaches » et aux conditions indignes de transport et d'abattage des animaux, dans le prolongement de la loi sur la cause animale votée par les parlementaires communistes. Rien sur la chasse, la corrida ou l'expérimentation animale.
- Mesures de limitation et de contrôle pour empêcher le développement des installations industrielles d'élevage, afin de mettre un terme aux structures comme l'ex-« ferme des mille vaches » ainsi qu'« aux conditions indignes de transport et d'abattage des animaux » (prop. 73), dans le prolongement de la loi sur la cause animale votée par les parlementaires communistes
- Protection et promotion de la biodiversité : part des espaces protégés terrestres et maritimes portée à 30 % (prop. 69)
- Préservation des bois et forêts et de leurs écosystèmes, fin de la privatisation de l'ONF (prop. 72) ; traité mondial de protection des océans (prop. 68)
- Fin des importations de produits responsables de la déforestation tropicale, dont la viande et le soja (prop. 70)
- Soutien à l'élevage herbager familial et à la polyculture-élevage, opposé au modèle industriel
- Aucune position publiée sur la chasse, la corrida, les cirques avec animaux ou l'expérimentation animale
Chiffres : Espaces protégés terrestres et maritimes : 30 %
Sources : PCF — Objectif 4 (prop. 68-74, dont prop. 73 sur l'élevage industriel) · PCF — L'élevage est indispensable au maintien de campagnes vivantes
Laïcité & religions — Documenté
Séparation absolue des Églises et de l'État, préservation intégrale des lois de 1901, 1905 et 1907, création d'un nouvel Observatoire indépendant de la laïcité et ouverture d'un processus de sortie du régime concordataire en Alsace-Moselle et outre-mer, contre l'usage de la laïcité comme outil d'exclusion.
- Réaffirmation solennelle de l'engagement laïque de la République et création d'un nouvel Observatoire indépendant de la laïcité (prop. 145)
- Le Concordat, qui subsiste en Alsace-Moselle et dans plusieurs collectivités d'outre-mer, est qualifié d'« anomalie au regard des principes de la laïcité » : un débat sera ouvert avec les collectivités et les populations concernées pour s'engager dans un processus de sortie de ce régime (prop. 145)
- Séparation absolue des Églises et de l'État ; refus de tout retour aux concordats ; préservation des lois de 1901, 1905 et 1907
- Refus de tout financement public des cultes ; transparence sur le financement des lieux de culte ; refus de l'implication de l'État dans la structuration des religions
- Refus de l'usage de la laïcité comme « outil de discrimination et d'exclusion », contre les droites et extrêmes droites qui opposent les citoyens selon leur origine ou leur religion, comme contre les intégrismes qui veulent faire prévaloir leurs préceptes sur la loi commune (prop. 145)
- « République sociale, démocratique, laïque, universaliste, féministe et écologique » inscrite comme axe de la candidature (déclaration du Comité exécutif national, 01/09/2026)
Sources : PCF — Moyen 2 (prop. 145, laïcité et Concordat) · PCF — Donner force à la République laïque · PCF — Vote des communistes des 3 au 6 septembre : décider ensemble, agir ensemble (déclaration du CEN, 01/09/2026)
Outre-mer — Documenté
Chapitre dédié du programme (propositions 146 à 150) : conférences territoriales pour un programme de développement, loi de programmation pour rattraper les retards en services publics, refonte de la fiscalité (octroi de mer et TVA jugés injustes), discussion sur les statuts vers davantage d'autonomie et jour férié national de l'émancipation.
- Conférences organisées dans chaque territoire d'outre-mer, avec les élus et les populations, pour engager un programme solidaire de développement économique et humain et mettre fin aux écarts de salaires, de prestations sociales, de congés payés et de droits avec l'Hexagone (prop. 146)
- Loi de programmation pour les outre-mer afin de rattraper les retards en services publics (santé, transports, éducation, logement, eau) ; loi de programmation pluriannuelle sur le financement du logement social (LBU) et les aides au logement ; plan emploi et formation en faveur de l'emploi local (prop. 147)
- Politique tarifaire préférentielle pour les transports aériens et maritimes et égalité de la continuité territoriale pour les passagers et les marchandises (prop. 147)
- Refonte de la fiscalité ultramarine : l'octroi de mer comme la TVA sont qualifiés d'« impôts injustes » ; baisse des taxes sur les produits de première nécessité sans pénaliser les collectivités (prop. 148)
- Discussion avec les élus et les populations sur le statut des territoires, « pour aller vers davantage d'autonomie », avec relations de co-développement dans leurs zones géographiques et apprentissage bilingue des langues maternelles dès l'école élémentaire (prop. 149)
- Nouvelle-Calédonie : la France cessera de la considérer comme « une colonie nécessaire à son influence dans la zone indopacifique », poursuite sans ingérence d'un véritable processus d'autodétermination, proposition d'un traité de dénucléarisation de la zone indopacifique (prop. 149)
- Protection des forêts primaires, particulièrement en Guyane, et abandon du projet de la Montagne d'Or (prop. 147)
- Jour férié national célébrant l'émancipation humaine et la liberté des peuples ; histoire des peuples d'outre-mer, de l'esclavage et des colonisations inscrite dans les programmes scolaires (prop. 150)
- Contrôle des prix des produits de première nécessité et des marges des grands groupes, activation des décrets de la loi LODEOM, baisse des taux de fret, transition vers l'autosuffisance alimentaire et énergétique, lutte contre le chlordécone
Sources : PCF — Moyen 2 (prop. 146-150, chapitre Outre-mer) · PCF — République et Outre-mer (colloque) · PCF — Outre-mer : assez de violences et d'injustices
Jeunesse — Documenté
L'objectif 3 « La jeunesse, avenir de la France » propose un revenu étudiant d'autonomie de 850 €/mois, l'extension du RSA aux moins de 25 ans, le SMIC minimum pour les alternants, la gratuité des transports et du permis, et des maisons de la jeunesse dans les communes.
- Revenu d'autonomie de 850 € par mois pour tous les étudiants et étudiantes (prop. 37)
- Ouverture du RSA aux moins de 25 ans (prop. 42) ; construction de logements CROUS pour rendre effectif le droit au logement des étudiants (prop. 43)
- Rémunération minimum au SMIC garantie aux alternants (prop. 36) ; fin des contrats précaires pour en finir avec la surexploitation des jeunes et des femmes (prop. 38)
- Aides publiques aux entreprises conditionnées à l'embauche de jeunes en CDI et à la formation professionnelle (prop. 41) ; formation qualifiante rémunérée proposée à chaque jeune éloigné du travail (prop. 39) ; plan pluriannuel d'embauches dans la fonction publique, postes prioritairement ouverts aux jeunes (prop. 40 et 29)
- Droit à la mobilité rendu effectif : gratuité des transports et du permis pour faciliter l'accès à la formation, à l'emploi et aux loisirs (prop. 44)
- Abrogation de Parcoursup et suppression de la sélection à l'entrée de l'université (prop. 33) ; bac professionnel en quatre ans (prop. 35)
- Maisons de la jeunesse créées dans les communes sous l'égide du ministère de la Jeunesse (prop. 46) ; développement des pratiques sportives et culturelles des jeunes (prop. 45)
- Protection et suivi renforcés des jeunes au sein et à l'issue du parcours de l'Aide sociale à l'enfance (prop. 101)
Chiffres : Revenu étudiant d'autonomie : 850 €/mois
Sources : PCF — Objectif 3 : la jeunesse, avenir de la France (prop. 33-46) · PCF — Objectif 2 (prop. 29, embauches prioritaires des jeunes)
Handicap — Documenté
Droit effectif à l'autonomie et à la compensation : prestation universelle sans limite d'âge ni reste à charge, droit à l'emploi garanti, logements adaptés, école inclusive avec 90 000 postes d'AESH créés dans la fonction publique.
- Un droit effectif à l'autonomie et à la compensation verra le jour, avec une prestation universelle sans reste à charge, appuyé sur un grand service public de l'autonomie via les MDPH (prop. 93) ; déconjugalisation de l'AAH
- Droit à l'emploi garanti pour toutes les personnes concernées, obligations d'embauche renforcées (prop. 94) ; postes plus nombreux ouverts au recrutement de personnes handicapées dans la fonction publique (prop. 29)
- Logements adaptés permettant de vivre sereinement dans une cité bienveillante (prop. 95)
- Droit des enfants porteurs de handicap à la scolarité respecté de la maternelle à l'université (prop. 96) : 90 000 postes d'assistants pour les enfants en situation de handicap (AESH) créés, avec statut, salaire et formation dans la fonction publique (prop. 29)
- Inscription de l'accessibilité dans la Constitution
Chiffres : Postes d'AESH créés dans la fonction publique : 90000 postes
Sources : PCF — Objectif 6 (prop. 93-96) · PCF — Objectif 2 (prop. 29, 90 000 postes d'AESH) · Cahier thématique « Handicap » — Les cahiers des Jours heureux (PDF)
Services publics — Documenté
L'objectif 2 « Priorité aux biens communs » prévoit 500 000 emplois créés dans la fonction publique et les services publics, la réappropriation publique de la SNCF, d'EDF, d'Engie, de La Poste et de France Télécom, un bouquet de services publics de proximité et une revalorisation du point d'indice de 30 %.
- 500 000 emplois créés dans la fonction publique et les services publics (prop. 29), répartis notamment en 100 000 pour les hôpitaux, 100 000 dans les Ehpad publics, 90 000 enseignants, 90 000 AESH, 50 000 dans l'énergie, 30 000 aux impôts, 30 000 policiers de proximité, 25 000 dans la justice et 15 000 enseignants-chercheurs
- Réappropriation publique et sociale de la SNCF, d'EDF, d'Engie, de La Poste et de France Télécom (prop. 25)
- Bouquet de services publics de proximité accessible près de chez soi grâce à l'aménagement du territoire (prop. 23) ; nouveaux droits pour les agents publics, les élus et les usagers (prop. 24)
- Rémunérations des fonctionnaires et agents publics augmentées de 30 % après onze ans de gel du point d'indice (prop. 28 et 1), revalorisation immédiate revendiquée en août 2026 pour l'État, les collectivités et l'hôpital
- Fin de la précarisation des personnels (plus d'un million de non-titulaires) et pouvoir d'intervention renforcé des agents (prop. 30) ; statut garanti pour la protection de l'enfance et le médico-social (prop. 31) ; fin du recours aux cabinets de conseil privés (prop. 32)
- Arrêt des privatisations hospitalières et abandon de la tarification à l'activité ; nouvel élan pour la recherche publique (prop. 26) ; protection et renforcement de l'économie sociale et solidaire (prop. 27)
- Soutien massif aux collectivités, hôpitaux, écoles et Ehpad pour faire face aux événements climatiques, et renforcement des moyens des pompiers et des casernes (discours du 26/08/2026)
Chiffres : Emplois créés dans la fonction publique et les services publics : 500000 emplois · Revalorisation du point d'indice : 30 %
Sources : PCF — Objectif 2 : priorité aux biens communs (prop. 23-32) · PCF — Université d'été 2026, discours de Fabien Roussel · Cahier thématique « Économie sociale et solidaire » (PDF)
Parti Socialiste (PS) — candidat·e : Aucun candidat désigné à ce jour — primaire « Choisir 2027 » ouverte le 16/09/2026 (5 candidatures en lice)
Économie & pouvoir d'achat — Documenté
Le Projet socialiste articule hausse des salaires (SMIC à 1 690 € net), partage du pouvoir en entreprise (codétermination, plafond de 1 à 20), réindustrialisation planifiée et justice fiscale (taxe Zucman, impôt progressif sur les sociétés, suppression du verrou de Bercy).
- Rehausser le SMIC à 1 690 € net et ouvrir une conférence sociale pour augmenter les salaires au-dessus du SMIC
- Plafonner les écarts de rémunération de 1 à 20 entre les plus hautes et les plus basses rémunérations d'un même groupe consolidé
- Porter les administrateurs salariés à la moitié des membres et des droits de vote dans les conseils des entreprises de plus de 500 salariés
- Réindustrialiser via l'investissement dans les secteurs stratégiques et un plan de formation aux emplois de demain (l'investissement industriel français est inférieur à 3 % du PIB, contre plus de 4 % en Allemagne)
- Sortir l'électricité de la logique de marché en étendant les tarifs réglementés aux particuliers, services publics et entreprises
- Instaurer la taxe Zucman de 2 % sur les patrimoines supérieurs à 100 millions d'euros, avec assujettissement des exilés fiscaux sur le modèle de l'exit tax
- Basculer vers un impôt progressif sur les sociétés et supprimer le « verrou de Bercy » (fraudes fiscales inférieures à 100 000 €)
- Garantir une rémunération minimale au SMIC horaire aux travailleurs des plateformes ; faire de l'économie sociale et solidaire un moteur de l'économie
Chiffres : SMIC net visé : 1690 €/mois · Plafond d'écart de rémunération dans un même groupe : 20 fois le plus bas salaire · Taux de la taxe Zucman sur les patrimoines > 100 M€ : 2 % · Part d'administrateurs salariés (entreprises > 500 salariés) : 50 %
Sources : Projet socialiste — Vivre libres (travail, coût de la vie, réindustrialisation) · Projet socialiste — Refaire société (justice fiscale)
Travail & retraites — Documenté
Abrogation de la réforme Borne et retour de l'âge légal à 62 ans, avec un droit à la retraite calculé sur 43 annuités réductibles selon la pénibilité, financé par les revenus du capital. Un volet « Bien vieillir » traite la perte d'autonomie et le reste à charge en établissement.
- Abroger la réforme Borne : l'âge légal de départ est ramené à 62 ans et continue de jouer un rôle de protection minimale
- Convoquer une conférence sociale pour définir un nouveau système par répartition fondé sur une durée de cotisation de 43 annuités, réductible selon la pénibilité des métiers exercés
- Financer l'équilibre du système par les revenus de l'imposition du capital et l'assujettissement aux cotisations de certains compléments de salaire des plus hauts revenus (actions gratuites, dividendes, intéressement, participation, avantages en nature)
- Agir pour l'emploi des seniors, des femmes et des jeunes comme levier d'équilibre financier
- Prévenir la perte d'autonomie, repenser le modèle d'accueil en établissement et réduire le reste à charge des familles
Chiffres : Âge légal de départ visé : 62 ans · Durée de cotisation visée (réductible selon la pénibilité) : 43 annuités
Sources : Projet socialiste — Vivre libres (Pouvoir profiter de sa retraite) · Projet socialiste — Être en sécurité(s) (Bien vieillir)
Santé & protection sociale — Documenté
Le chapitre « Être en bonne santé » propose une mutuelle publique gérée par la Sécurité sociale (« Grande Sécu »), un doublement de la part de la prévention dans les dépenses de santé, la régulation de l'installation des médecins libéraux et un volet santé mentale et fin de vie.
- Créer une mutuelle publique gérée par la Sécurité sociale (« Grande Sécu ») fusionnant la prise en charge de l'Assurance maladie et des complémentaires pour un panier de soins et de médicaments essentiels remboursé intégralement
- Faire passer les dépenses de prévention de 4 % à 8 % des dépenses de santé (cancers et dépistage précoce, maladies cardiovasculaires, politique vaccinale), alors que 80 % des maladies sont évitables
- Lutter contre les déserts médicaux en régulant l'installation des médecins libéraux : fléchage vers les zones sous-dotées, installation impossible en zone bien pourvue sauf remplacement ou départ à la retraite
- Renforcer les formations en santé pour mettre fin aux pénuries de médecins, infirmiers, kinésithérapeutes, manipulateurs radio et dentistes
- Faire de la santé mentale un combat prioritaire, avec un accès effectif, universel et équitable aux soins psychologiques et psychiatriques, et une politique de santé mentale périnatale
- Développer l'accès aux soins palliatifs et libérer la fin de vie ; créer des centres publics regroupant suivi des maladies chroniques, éducation thérapeutique et examens biologiques
Chiffres : Part de la prévention dans les dépenses de santé (contre 4 % aujourd'hui) : 8 %
Sources : Projet socialiste — Être en sécurité(s) (Être en bonne santé)
Immigration — Documenté
Le chapitre « Faire peuple » propose une politique migratoire pilotée par un secrétariat d'État rattaché au Premier ministre et une loi pluriannuelle, la régularisation par le travail dès 6 mois de contrat, et une refonte de l'asile (sortie de la tutelle de l'Intérieur sur l'Ofpra, droit au travail, 30 000 places d'hébergement).
- Permettre l'obtention d'un titre de séjour à toute personne étrangère disposant d'un contrat de travail depuis au moins 6 mois ; renouvellement automatique des titres de longue durée
- Créer un secrétariat d'État à l'immigration rattaché au Premier ministre et adopter une loi pluriannuelle d'orientation et de moyens ; reconstruire des accords bilatéraux
- Asile : supprimer la tutelle du ministère de l'Intérieur sur l'Ofpra, ouvrir le droit au travail dès le dépôt de la demande, reconnaître l'orientation sexuelle comme motif d'asile et réformer le règlement de Dublin
- Créer 30 000 places d'hébergement dignes pour les demandeurs d'asile, avec accès aux démarches, aux cours de langue et à l'instruction civique
- Titre « jeune diplômé » pour les étudiants étrangers, maintien des apprentis étrangers, objectif « pas un mineur à la rue », défense de l'aide médicale d'État
- Lutter contre le racisme, l'antisémitisme et l'islamophobie ; garantir « la liberté d'être qui on est »
Chiffres : Places d'hébergement créées pour les demandeurs d'asile : 30000 places · Ancienneté de contrat de travail ouvrant droit à un titre de séjour : 6 mois
Sources : Projet socialiste — Refaire société (politique migratoire et droit d'asile)
Sécurité & justice — Documenté
Le chapitre « Sécurité, justice : un ordre juste » propose de reconstruire une police de proximité et de contact, de restaurer la confiance (récépissé de contrôle d'identité), de traiter le narcotrafic par une convention citoyenne sur la légalisation du cannabis et de réparer une justice sous-dotée.
- Reconstruire une police de proximité fondée sur une présence visible, régulière et humaine, la prévention, la connaissance du terrain et le lien avec les habitants
- Réformer la doctrine d'emploi de la police nationale vers une police de contact privilégiant coopération, dissuasion et dialogue
- Lutter contre les contrôles au faciès en instaurant un récépissé de contrôle d'identité
- Lancer une convention citoyenne sur l'usage des drogues et la légalisation du cannabis, avec contrôle étatique strict de la production et de la commercialisation et renforcement de la prévention des addictions
- Réparer la justice : la France compte 11,3 magistrats pour 100 000 habitants contre 22 en moyenne européenne
- Prévenir la délinquance et faire de la cybersécurité une nouvelle frontière de la sécurité publique
Chiffres : Magistrats pour 100 000 habitants en France (moyenne européenne : 22) : 11.3 magistrats
Sources : Projet socialiste — Être en sécurité(s) (Sécurité, justice : un ordre juste)
Environnement & énergie — Documenté
L'axe « Vivre avec la nature » porte une « écologie populaire » : planification écologique contraignante, reconnaissance du crime d'écocide, zéro artificialisation nette, rénovation massive du bâti, gestion publique de l'eau et interdiction des PFAS et des méga-bassines. Le mix énergétique visé est 100 % décarboné en 2050, « le nucléaire autant que nécessaire, les renouvelables autant que possible ».
- Fusionner le Secrétariat général à la planification écologique et le Haut-commissariat au Plan ; créer des « lettres de plafond écologique » fixant à chaque ministère des objectifs environnementaux opposables conditionnant les arbitrages budgétaires
- Reconnaître le crime d'écocide en droit pénal français et créer un parquet environnemental spécialisé
- Opérer des prises de contrôle publiques des secteurs stratégiques (eau, énergie, transports, alimentation) : nationalisations et « européanisations vertes »
- Planifier la sortie des énergies fossiles vers un mix 100 % décarboné en 2050, appuyé sur le parc nucléaire historique partiellement renouvelé et le développement des renouvelables, avec une planification votée par le Parlement
- Lutter contre l'artificialisation des sols avec le « Zéro Artificialisation Nette » ; lancer un « Plan national friches » sur dix ans
- Rénover massivement le parc de logements pour faire disparaître les passoires thermiques en 2050 (7,4 millions de passoires, 12 millions de personnes concernées) et remplacer MaPrimeRénov' par une « prime pour le climat »
- Gestion publique et démocratique de l'eau : tarification progressive avec gratuité des premiers m³, interdiction des PFAS et TFA, interdiction des méga-bassines, principe pollueur-payeur juridiquement opposable
- Protéger la biodiversité : 30 % des mers et océans en aires marines protégées dont 10 % en protection forte, droits juridiques accordés à la nature et aux cours d'eau, renforcement de l'ONF
- Garantir à chacun un accès à la nature à moins d'un quart d'heure à pied ou à vélo ; construire 50 centres publics de repos dans la nature d'ici 2030
- Éradiquer les pollutions et perturbateurs endocriniens et créer un fonds de sécurité climatique et environnemental financé par une fiscalité carbone progressive excluant les ménages pauvres et les classes moyennes
Chiffres : Mix énergétique décarboné visé en 2050 : 100 % · Protection des mers et océans en aires marines protégées : 30 % · Centres publics de repos dans la nature d'ici 2030 : 50 centres · Logements « passoires énergétiques » à traiter : 7400000 logements
Sources : Projet socialiste — Vivre avec la nature (écologie populaire, eau, biodiversité) · Projet socialiste — Être en sécurité(s) (sécurité écologique) · Projet socialiste — Vivre libres (énergie propre, sûre et bon marché)
Europe, défense & international — Documenté
Le chapitre « Construire la souveraineté européenne » propose de tripler le budget européen (3 % du PIB), de remplacer le veto par la majorité qualifiée, d'imposer des « mesures miroirs » aux importations et de bâtir une défense européenne articulée à la dissuasion française. L'axe « Pacifier le monde » ajoute un volet international : droit international, réforme de l'ONU, diplomatie féministe et environnementale.
- Multiplier le budget européen par trois, à hauteur de 3 % du PIB européen, via de nouvelles ressources propres sans augmenter les impôts des classes moyennes et populaires
- Remplacer le veto par la majorité qualifiée sur les secteurs stratégiques ; imposer aux importations les mêmes normes qu'aux producteurs français (« mesures miroirs »)
- Lutter contre le dumping social en instaurant un SMIC plancher par pays, puis converger vers le haut les droits sociaux des États membres
- Construire la défense de demain : protéger le territoire européen face au retrait américain, se préparer aux conflits de haute intensité, créer un protocole européen de partage de renseignements et renforcer la cyberdéfense (ENISA)
- Articuler la dissuasion nucléaire française et la défense européenne par un dialogue stratégique structuré, dans le respect de la souveraineté nationale sur la décision
- Soutenir la résistance ukrainienne et l'adhésion de l'Ukraine à l'UE ; financer le soutien militaire et la reconstruction par la saisie des 210 milliards d'avoirs publics russes immobilisés dans l'Union
- Israël/Palestine : soutenir la solution à deux États, exiger un cessez-le-feu permanent à Gaza et la démilitarisation du Hamas, suspendre l'accord d'association UE-Israël et instaurer un embargo strict sur les exportations d'armes
- Réformer l'ONU : élargir les membres permanents du Conseil de sécurité et suspendre le droit de veto en cas de crimes de guerre, crimes contre l'humanité ou génocides
- Porter l'aide publique au développement à 0,7 % du RNB et déployer une diplomatie féministe et environnementale (Tribunal international pour les crimes environnementaux, Conseil de sécurité climatique)
Chiffres : Budget européen visé : 3 % du PIB · Avoirs publics russes immobilisés dans l'UE à saisir : 210 Md€ · Aide publique au développement visée : 0.7 % du RNB
Sources : Projet socialiste — Vivre libres (souveraineté et défense européennes) · Projet socialiste — Pacifier le monde (droit international, institutions, diplomatie)
Institutions & démocratie — Documenté
Le chapitre « La République démocratique du 21e siècle » propose une refonte institutionnelle : proportionnelle aux législatives, inversion du calendrier législatives/présidentielle, déprésidentialisation au profit du Premier ministre et du Parlement, RIC et CESE transformé en Conseil de la société civile, plus un volet indépendance des médias.
- Instaurer un scrutin proportionnel pour les législatives inspiré du modèle allemand (circonscriptions locales + répartition nationale des sièges)
- Redonner au Parlement sa centralité en inversant les élections législatives et présidentielles ; maîtrise de l'ordre du jour par l'Assemblée et droit de veto sur la procédure accélérée
- Rééquilibrer l'exécutif : faire du Premier ministre, issu de la majorité parlementaire, le chef de la majorité et le détenteur du pouvoir de dissolution
- Mettre fin au parlementarisme « ultra-rationalisé » : limiter les ordonnances, supprimer le vote bloqué et restreindre le 49.3 aux seules lois de finances et de financement de la sécurité sociale
- Créer un référendum d'initiative citoyenne (RIC) et abaisser le seuil du RIP à 1 million de signatures ; transformer le CESE en Conseil de la Société Civile complété par 150 citoyens tirés au sort
- Abaisser le droit de vote à 16 ans, étendre le droit de vote aux étrangers extra-européens aux élections locales, instaurer le vote par correspondance et sur trois jours
- Instaurer un parrainage mixte pour la présidentielle : 250 parrainages d'élus et 150 000 parrainages citoyens issus d'au moins trente départements
- Protéger l'état de droit : moderniser le Conseil constitutionnel (fin des anciens présidents membres de droit), supprimer la Cour de justice de la République, déclarer inéligible tout élu condamné pour manquement à la probité
- Rétablir l'indépendance des médias : seuil transversal anti-concentration unique, financement pérenne de l'audiovisuel public, 50 % de salariés (dont deux tiers de journalistes) dans les conseils d'administration des entreprises de presse
Chiffres : Seuil abaissé du référendum d'initiative partagée : 1000000 signatures · Citoyens tirés au sort intégrés au futur Conseil de la Société Civile : 150 citoyens · Âge d'accès au droit de vote : 16 ans · Part de salariés dans les conseils d'administration des entreprises de presse : 50 %
Sources : Projet socialiste — Refaire société (La République démocratique du 21e siècle)
Éducation — Documenté
Le chapitre « Apprendre, se former » veut refaire de l'école publique le creuset de l'égalité républicaine : 19 élèves maximum par classe, revalorisation des enseignants au niveau de l'OCDE, abrogation de Parcoursup et lutte contre le harcèlement scolaire. Un chapitre distinct porte sur la petite enfance et la protection de l'enfance.
- Réduire le nombre d'élèves par classe avec un objectif de 19 élèves maximum
- Porter les salaires des enseignants au niveau de la moyenne de l'OCDE
- Abroger Parcoursup au profit d'une procédure unique, nationale, publique, démocratique, transparente et humaine d'accès à l'enseignement supérieur
- Mettre fin au harcèlement scolaire et garantir l'accès de toutes et tous aux études
- Permettre de réussir même sans diplôme (formation continue, secondes chances)
- Petite enfance : service public de la petite enfance, éradication des violences faites aux enfants, reconstruction de l'aide sociale à l'enfance, protection des enfants en ligne et face aux écrans
- Renforcer l'éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle et l'éducation aux usages critiques de l'IA générative dès le collège
Chiffres : Effectif maximal visé par classe : 19 élèves
Sources : Projet socialiste — S'épanouir à égalité (droit à l'enfance, école, études)
Numérique & IA — Documenté
Contrairement à ce que laissait penser une extraction antérieure, le Projet socialiste consacre un chapitre entier au numérique et à l'IA (« Mettre le progrès technique au service du progrès humain ») : régulation de l'économie de l'attention, fusion CNIL-ARCOM en « police du numérique », pôle public de l'IA autour de l'INRIA et grande loi sur l'IA au travail.
- Encadrer « l'économie de l'attention » : interdire les techniques créant une dépendance aux réseaux sociaux, limiter strictement la publicité ciblée, imposer la transparence algorithmique et un fil non personnalisé par défaut
- Créer une « police du numérique » en fusionnant la CNIL et l'ARCOM en une autorité unique dotée d'un département de contrôle des algorithmes et de pouvoirs d'enquête et de sanction
- Durcir le Digital Markets Act et le Digital Services Act ; renforcer les obligations de l'AI Act avec des sanctions financières réellement dissuasives
- Garantir la protection des données par une vérification d'identité numérique sécurisée et open source, l'anonymat ne pouvant être levé que sur décision de justice
- Créer des droits opposables face au management algorithmique et garantir la liberté syndicale dans l'économie de plateforme
- Bâtir un pôle public de l'intelligence artificielle autour de l'INRIA (CNRS, universités, entreprises) sur le modèle du CERN ; prioriser les IA open source et souveraines dans les services publics
- Adopter une grande loi sur l'IA au travail imposant des accords de branche ou d'entreprise pour répartir les gains de productivité entre salaires, investissement de transition et réduction du temps de travail ; créer un CPF-IA avec droit opposable à la reconversion
- Imposer un marquage clair et obligatoire de tous les contenus multimédias générés par IA et investir dans les IA frugales et le refroidissement sobre des data centers
- Porter la taxe sur les services numériques (« taxe GAFAM ») à 10 % et affecter son produit à la souveraineté numérique européenne (cloud, IA, infrastructures, logiciels)
- Instaurer une taxation des flux de données de 0,10 € par gigaoctet distribué en France pour financer l'infrastructure réseau
- Porter la R&D à 3 % du PIB d'ici 2030 dont au moins 1 % pour la recherche publique ; doubler Horizon Europe pour atteindre 200 milliards d'euros
Chiffres : Taux visé de la taxe sur les services numériques (« taxe GAFAM ») : 10 % · Taxation des flux de données distribués en France : 0.1 €/Go · Effort de R&D visé d'ici 2030 : 3 % du PIB · Budget visé du programme européen Horizon Europe : 200 Md€
Sources : Projet socialiste — Vivre libres (Mettre le progrès technique au service du progrès humain) · Projet socialiste — Refaire société (fiscalité des plateformes, droits voisins)
Logement — Documenté
Le volet « Se loger » vise une relance de la construction dont un tiers de logements sociaux, une taxe anti-rente sur les multipropriétaires dès le quatrième logement, l'encadrement des locations touristiques et un droit de réquisition simplifié, complétés par un plan massif de rénovation énergétique.
- Renouer avec une politique ambitieuse de construction, dont un tiers de logements sociaux, en mobilisant le foncier disponible, les logements vacants, la rénovation du parc existant et la reconversion de bureaux
- Réviser la loi SRU avec de véritables sanctions dissuasives pour les villes carencées
- Instaurer une taxe anti-rente ciblant les multipropriétaires dès le quatrième logement (hors résidence principale), sans s'appliquer aux bailleurs pratiquant des loyers conventionnés ou nettement inférieurs au marché
- Prioriser l'habitat de longue durée en remettant à plat la fiscalité locative et en poursuivant l'encadrement des locations touristiques (type Airbnb) et des résidences secondaires
- Simplifier le droit de réquisition des logements vacants en zone tendue et l'ouvrir aux collectivités territoriales
- Développer l'accession en « leasing » : une partie des loyers versés est déduite du prix d'achat après quelques années de location
- Rénover massivement le parc existant avec une « prime pour le climat » remplaçant MaPrimeRénov', combinant subvention et avance remboursable sans intérêt échelonnable sur trente ans
Chiffres : Part de logements sociaux dans la construction neuve visée : 33 % · Seuil de déclenchement de la taxe anti-rente : 4 e logement
Sources : Projet socialiste — Vivre libres (Se loger) · Projet socialiste — Vivre avec la nature (Adapter nos logements)
Culture & sport — Documenté
Culture — Le chapitre « Recréer du commun » porte le budget de la culture et de l'information à 2 %, protège l'intermittence et les artistes-auteurs, et lutte contre la concentration des médias et la captation par les plateformes. • Sport — Le même chapitre fixe un objectif de 1 % du budget de l'État dédié au sport, avec plan pluriannuel, guichet unique, foncière sportive et objectif « savoir nager ».
- Culture · Aller vers 2 % du budget consacré à la culture et à l'information, en sanctuarisant le budget du service public de l'audiovisuel
- Culture · Atteindre 100 % des classes de primaire, collège et lycée ayant bénéficié d'une éducation artistique et culturelle
- Culture · Préserver l'intermittence et revoir son financement pour y associer les plateformes de streaming ; garantir aux artistes-auteurs un régime de droits similaire à celui des intermittents
- Culture · Créer une « taxe Amazon » pour le secteur du livre afin de soutenir directement les librairies indépendantes
- Culture · Renforcer l'effectivité des droits voisins, y compris face à l'IA, et garantir une rémunération équitable des éditeurs de presse par les grandes plateformes
- Culture · Refuser catégoriquement la tarification dynamique dans la culture et le sport
- Sport · Fixer l'objectif de dépenses publiques de l'État dédiées au sport à 1 % du budget
- Sport · Renforcer les moyens du sport autour d'un plan pluriannuel de financement et d'un guichet unique du sport
- Sport · Créer une foncière sportive pour aider les clubs à accéder à la propriété
- Sport · Garantir le « savoir nager » et développer la pratique sportive, en particulier dans les quartiers populaires
Chiffres : Culture — Budget consacré à la culture et à l'information : 2 % du budget · Culture — Classes bénéficiant d'une éducation artistique et culturelle : 100 % · Sport — Dépenses publiques de l'État dédiées au sport : 1 % du budget
Sources : Projet socialiste — Refaire société (Gagner la bataille culturelle / Se réunir par le sport)
Agriculture & alimentation — Documenté
Le chapitre « Une agriculture durable et un revenu digne pour tous les paysans » articule revenu paysan (prix minimums garantis, retraites à 85 % du SMIC), réorientation de la PAC, transition agroécologique (25 % de bio, sortie du glyphosate) et refus du libre-échange sans réciprocité.
- Instaurer des prix minimums garantis fondés sur les coûts de production réels
- Cibler les aides de la PAC sur l'emploi agricole plutôt que la surface, en plafonnant les aides à l'hectare à 100 000 euros avec dégressivité, au bénéfice des petites exploitations, des jeunes agriculteurs et de la polyculture-élevage
- Garantir qu'aucune personne ayant consacré sa vie à l'agriculture ne perçoive moins de 85 % du SMIC à la retraite
- Interdire le glyphosate et empêcher la réintroduction des néonicotinoïdes
- Atteindre l'objectif européen de 25 % de surfaces en agriculture biologique (contre 10 % aujourd'hui), via le retour des aides au maintien et les paiements pour services environnementaux
- Refuser l'accord UE-Mercosur et faire de la réciprocité des normes la règle du commerce agricole
- Faciliter l'accès à la terre pour renouveler les générations et sécuriser les installations
- Interdire les méga-bassines et adopter des solutions fondées sur la nature (haies, zones humides, agroforesterie)
Chiffres : Plafond des aides PAC à l'hectare par exploitation : 100000 € · Retraite agricole minimale garantie : 85 % du SMIC · Objectif de surfaces en agriculture biologique (contre 10 % aujourd'hui) : 25 %
Sources : Projet socialiste — Vivre avec la nature (Une agriculture durable et un revenu digne)
Droits des femmes & égalité — Documenté
Le chapitre « Abolir le patriarcat » couvre les violences sexistes et sexuelles (tolérance zéro), l'égalité au travail et à la maison, la santé des femmes (IVG, congé menstruel, endométriose) et la lutte contre l'exploitation sexuelle et reproductive. Un volet « diplomatie féministe » prolonge ces objectifs à l'international.
- Tolérance zéro pour les violences sexistes et sexuelles, y compris en milieu rural et en outre-mer, avec permanences mobiles d'écoute et formation des acteurs locaux au repérage
- Égalité au travail : publication des grilles de salaires, inversion de la charge de la preuve sur les discriminations salariales, parité dans les conseils d'administration
- Rééquilibrer le partage du travail domestique non rémunéré
- Garantir un accès universel et gratuit à l'IVG partout en France
- Créer un droit au congé menstruel, plus largement « congé santé reproductive et sexuelle » (règles douloureuses, endométriose, IVG, fausse couche, ménopause douloureuse, grossesse compliquée) et distribuer gratuitement des protections menstruelles
- Lutter contre l'exploitation sexuelle et reproductive
- Diplomatie féministe : faire reconnaître l'apartheid de genre comme crime contre l'humanité, doubler le Fonds français de soutien aux organisations féministes, viser 85 % d'APD contribuant à l'égalité de genre et un quota de 50 % de femmes négociatrices dans les COP
Chiffres : Part de femmes visée dans les conseils d'administration : 50 % · Part de l'aide publique au développement contribuant à l'égalité de genre : 85 %
Sources : Projet socialiste — S'épanouir à égalité (Abolir le patriarcat) · Projet socialiste — Pacifier le monde (Construire une diplomatie féministe)
Condition animale — Documenté
Contrairement à ce que laissait penser une extraction antérieure, le Projet socialiste consacre une section entière au bien-être animal (« Bien-être animal : protéger le vivant, protéger les humains »), couvrant élevage, abattage, chasse, expérimentation animale, animaux de compagnie et droit de la protection animale.
- Mettre fin à l'élevage en cage et accompagner la reconversion des éleveurs (rachat de dettes, formation, prêts à taux zéro, accès au foncier, sécurisation des revenus)
- Auditer les méthodes d'étourdissement et interdire l'abattage sans étourdissement préalable ; réduire les cadences et reconnaître la pénibilité des métiers d'abattoir
- Renforcer l'effectivité du droit de la protection animale en correctionnalisant l'ensemble des infractions ; créer une autorité administrative indépendante dotée d'un droit de visite inopinée dans les élevages et abattoirs et étendre la constitution de partie civile aux associations
- Encadrer la chasse et généraliser les méthodes non létales (stérilisation des chats libres, pigeonniers contraceptifs, gestion non létale des animaux liminaires)
- Financer les alternatives à l'expérimentation animale, la réduire et en sortir chaque fois que possible ; interdire les expériences visant l'augmentation de la productivité animale
- Interdire, conformément à la loi du 30 novembre 2021, l'utilisation d'animaux sauvages dans les établissements itinérants à partir du 1er décembre 2028
- Rendre accessibles aux personnes à faibles revenus les soins vétérinaires de base ; autoriser les animaux de compagnie en EHPAD, hébergements d'urgence et transports publics ; prévenir les abandons liés à la précarité
- Lutter contre le trafic d'animaux et les élevages illégaux et appliquer réellement les lois sur le transport des animaux d'élevage
- Construire une politique nationale de coexistence avec le loup et les grands prédateurs, concertée avec éleveurs et associations de protection animale
Chiffres : Fin des animaux sauvages dans les établissements itinérants (échéance) : 2028 année
Sources : Projet socialiste — Vivre avec la nature (Bien-être animal)
Laïcité & religions — Documenté
La section « Défendre la laïcité, pour la liberté » présente la laïcité comme un principe de liberté fondé sur la loi de 1905, à défendre contre les extrémismes religieux sans instrumentalisation stigmatisante, via un Défenseur de la laïcité indépendant et le renforcement de l'école publique.
- Créer un Défenseur de la laïcité au sein du Défenseur des droits, disposant d'une indépendance vis-à-vis du pouvoir politique
- Former à la laïcité, en particulier les agents publics
- Protéger et renforcer le financement de l'école publique laïque
- Reprendre le contrôle sur les écoles privées sous et hors contrat, notamment par une charte de la laïcité
- Engager un plan de long terme pour l'unité du droit laïque (situation particulière de l'Alsace-Moselle)
- Préserver la liberté de conscience et la liberté de critiquer les religions
Sources : Projet socialiste — Refaire société (Défendre la laïcité, pour la liberté)
Outre-mer — Documenté
La section « L'égalité réelle pour les Français d'Outre-mer » vise la convergence des droits : lutte contre la vie chère, souveraineté alimentaire locale, plan d'urgence eau et assainissement, renforcement de l'offre de soins et continuité territoriale.
- Lutter contre la vie chère : régulation des monopoles et contrôle des marges de la grande distribution
- Soutenir les filières locales et appliquer des clauses miroirs aux importations pour renforcer la souveraineté alimentaire
- Lancer un plan d'urgence pour l'eau potable et l'assainissement
- Renforcer les plateaux techniques hospitaliers et lutter contre les déserts médicaux ; plan de rattrapage pour Mayotte
- Garantir la continuité territoriale et l'accès égal aux services publics et aux droits
- Combler le retard éducatif : naître en outre-mer, c'est 20 à 25 % de chances en moins d'obtenir un diplôme supérieur
- Accentuer la lutte contre les violences intrafamiliales avec des campagnes multilingues et un soutien accru aux associations de victimes
Chiffres : Moindre chance d'obtenir un diplôme supérieur quand on naît en outre-mer : 25 %
Sources : Projet socialiste — Refaire société (L'égalité réelle pour les Français d'Outre-mer)
Jeunesse — Documenté
La section « Donner aux jeunes les moyens de décider de leur destin » propose une allocation d'autonomie pour les 18-25 ans, un plan contre la précarité étudiante (repas à 1 €, logement, bourses) et des dispositifs d'accès à l'emploi, complétés par le droit de vote à 16 ans.
- Créer une allocation d'autonomie pour les 18-25 ans, conditionnée aux revenus, pour les études ou les périodes de transition
- Pérenniser le repas à 1 € dans les restaurants universitaires et l'étendre aux étudiants de BTS, aux apprentis, aux jeunes en formation professionnelle et aux étudiants hors CROUS
- Développer le logement étudiant public et pérenniser les bourses ; garantir l'accès de toutes et tous aux études
- Faciliter l'accès à l'emploi des jeunes (garantie jeunes, écoles de la deuxième chance, emplois aidés dans l'ESS) et permettre de réussir même sans diplôme
- Renforcer la santé mentale des jeunes, l'éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle et la lutte contre le harcèlement et le cyberharcèlement
- Protéger les enfants en ligne et face aux écrans ; renforcer la prévention de l'accès des mineurs aux plateformes
- Abaisser le droit de vote à 16 ans
Chiffres : Prix du repas universitaire garanti : 1 € · Âge d'ouverture de l'allocation d'autonomie : 18 ans
Sources : Projet socialiste — S'épanouir à égalité (jeunes, études, enfance) · Projet socialiste — Refaire société (droit de vote à 16 ans)
Handicap — Documenté
Le chapitre « Personnes en situation de handicap : faire de l'inclusion une réalité » revalorise l'AAH au niveau du seuil de pauvreté en préservant son individualisation, et traite l'inclusion à l'école et au travail ainsi que l'accessibilité.
- Rehausser le montant de l'AAH au niveau du seuil de pauvreté pour assurer des conditions de vie dignes
- Abaisser à 18 ans l'âge d'accès à l'AAH
- Préserver l'individualisation de l'Allocation Adultes Handicapés afin d'assurer une autonomie réelle et de sortir de la dépendance financière subie
- École inclusive : revaloriser et former les AESH, structurer un service public territorial de l'école inclusive
- Inclusion au travail : renforcer l'obligation d'emploi des travailleurs handicapés (OETH) avec sanctions et revaloriser les droits en ESAT
- Garantir l'accessibilité, y compris humaine, face à la dématérialisation : former les agents d'accueil des Maisons France Services aux situations de handicap et aux enjeux d'accessibilité des démarches
- Améliorer les soins liés aux chiens d'assistance
Chiffres : Âge d'accès à l'AAH : 18 ans
Sources : Projet socialiste — S'épanouir à égalité (handicap et inclusion) · Projet socialiste — Refaire société (accessibilité des services publics)
Services publics — Documenté
La section « Des services publics partout et à visage humain » garantit un maillage territorial minimal, renforce les Maisons France Services et propose des reprises de contrôle publiques (énergie, transports, eau), complétées par un volet « Achever la décentralisation » et « Réformer l'État ».
- Refaire de la proximité une priorité : pas un enfant à plus de 30 minutes de son collège ou de son lycée, pas une femme à plus de 45 minutes d'une maternité
- Renforcer le maillage des Maisons France Services et élargir leur périmètre : stabiliser et mieux rémunérer les personnels, y intégrer un guichet unique des services publics de proximité (santé, droits sociaux, garde d'enfants)
- Assurer le caractère public des infrastructures de transport et de distribution du gaz et de l'électricité en regroupant RTE, Enedis, Natran, Téréga, GRDF et les entreprises locales de distribution sous une entreprise publique
- Opérer des prises de contrôle publiques des secteurs stratégiques (eau, énergie, transports, alimentation)
- Assurer une gouvernance démocratique et une gestion publique de l'eau, avec gratuité des premiers m³
- Achever la décentralisation et réformer l'État ; permettre aux autorités indépendantes de contribuer aux études d'impact des projets de loi
- Lutter contre la ghettoïsation territoriale et urbaine et mettre fin à la grande pauvreté
- Garantir la vitalité du monde associatif (1,3 million de structures, près de 10 % de l'emploi salarié)
Chiffres : Distance maximale au collège ou au lycée : 30 minutes · Distance maximale à une maternité : 45 minutes
Sources : Projet socialiste — Refaire société (services publics, décentralisation, réforme de l'État) · Projet socialiste — Vivre libres (infrastructures publiques d'énergie) · Projet socialiste — Vivre avec la nature (gestion publique de l'eau)
Jérôme Guedj (candidature autonome) (Guedj) — candidat·e : Jérôme Guedj
Économie & pouvoir d'achat — Documenté
Priorité n° 2 de la candidature (« Produire plus en travaillant tous, en travaillant mieux ») et volet central de la lettre : hausse réelle des bas salaires, maîtrise des prix de l'énergie, participation des salariés aux profits, justice fiscale assumée comme condition — et non comme ennemie — du sérieux budgétaire. Complété par des positions parlementaires officielles récentes sur la fraude fiscale et sur les recettes de la protection sociale.
- Hausse réelle des bas salaires et soutien privilégié aux entreprises qui augmentent les rémunérations
- Maîtriser les prix de l'énergie et renforcer la participation des salariés aux profits des entreprises
- Justice fiscale : que chacun contribue « à hauteur de sa richesse », sans faire peser l'effort sur les seules classes moyennes et populaires ; les gros patrimoines qui échappent à l'impôt sont visés explicitement
- La rigueur de gestion n'est pas opposée à la justice : « un pays surendetté est un pays dépendant » — restaurer les comptes publics pour financer les services publics
- Lutte sans concession contre la fraude fiscale, l'évasion, les rentes et les privilèges ; donner à la DGFIP les moyens de contrôler
- A voté contre le projet de loi fraude fiscale et sociale du 7 avril 2026 : sanctions automatiques contre les allocataires sur simple suspicion, mais aucune réponse aux trois fraudes les plus coûteuses (TVA, sous-déclaration de patrimoine, fraude à la résidence principale)
- Sur les recettes de la Sécurité sociale : cibler les allègements de cotisations et supprimer des niches sociales, en particulier les exemptions d'assiette laissées « angle mort », plutôt que de raboter du côté des malades (opposition au doublement des franchises médicales)
- A salué en octobre 2025 la contribution exceptionnelle sur les très grandes fortunes comme un premier pas, tout en la jugeant moins ambitieuse que la « taxe Zucman » proposée par les socialistes
Chiffres : Fraude fiscale estimée en France (par an) : 100 Md€ · Fraude sociale estimée en France (par an, pour comparaison) : 2 Md€ · Foyers multimillionnaires ne payant aucun impôt sur le revenu (chiffre Bercy cité) : 13335 foyers · Part de ces foyers redressés lorsque la DGFIP les contrôle : 58 % · Effort budgétaire annoncé pour une rémunération plus juste du travail (octobre 2025) : 30 Md€
Sources : Lettre de candidature de Jérôme Guedj · Mes premiers engagements — 02. Produire plus en travaillant tous, en travaillant mieux · « Fraudes sociales et fiscales : ce que le gouvernement n'a pas osé faire » (07/04/2026) · « L'urgence d'un juste financement de la Sécurité sociale » (29/05/2026) · « Suspension de la réforme des retraites, rémunération du travail, fiscalité plus juste » (15/10/2025)
Travail & retraites — Partiel
Le site de campagne et la lettre de candidature ne comportent pas de volet retraites chiffré pour 2027 : la lettre se borne à situer le candidat dans « la gauche sociale, celle qui défend les services publics, la dignité au travail, les retraites ». Ses positions officielles sont en revanche documentées par son activité parlementaire publiée sur son site de député : abrogation de la réforme de 2023, puis défense de la suspension obtenue en octobre 2025 et contrôle de son application.
- A défendu en octobre 2024 un amendement au PLFSS 2025 permettant de soumettre au vote l'abrogation de la réforme des retraites — « 64 ans, c'est toujours non » —, financée par une surcotisation vieillesse et une conférence de financement de la branche vieillesse
- Salue en octobre 2025 la suspension de la réforme des retraites jusqu'à l'élection présidentielle de 2027, avec maintien de l'âge légal à 62 ans et 9 mois et de la durée d'assurance à 170 trimestres
- Rappelle en février 2026, au comité de suivi du PLFSS qu'il a contribué à installer, l'engagement d'une suspension jusqu'au 1er janvier 2028, y compris pour les carrières longues, et veille à ce qu'il figure dans les décrets d'application
- Dénonce l'insincérité gouvernementale sur la revalorisation des petites pensions, présentée « de l'ordre de 100 euros » et beaucoup plus faible en réalité
- Lie l'équilibre du système de retraites au taux d'emploi : interpelle la Cour des comptes sur les leviers d'amélioration de l'emploi des jeunes, des femmes et des seniors
Chiffres : Âge légal de départ maintenu par la suspension obtenue en octobre 2025 (62 ans et 9 mois) : 62.75 ans · Durée d'assurance maintenue : 170 trimestres · Revalorisation réelle des petites pensions pour une carrière complète au SMIC (contre « de l'ordre de 100 € » annoncés) : 66 €/mois
Sources : « Suspension de la réforme des retraites, rémunération du travail, fiscalité plus juste » (15/10/2025) · « Du budget voté aux décrets appliqués : le comité de suivi du PLFSS entre en action » (18/02/2026) · « Abrogation de la réforme des retraites : 64 ans, c'est toujours non ! » (22/10/2024) · « L'urgence d'un juste financement de la Sécurité sociale » (29/05/2026) · « Retraites : rattraper le retard de la France sur l'emploi » (07/05/2025)
Santé & protection sociale — Documenté
Axe n° 1 de la candidature (« La République du soin »), que le candidat dit vouloir porter « jusqu'à l'Élysée » : investir dans la prévention, l'accès aux soins de proximité et l'accompagnement du grand âge plutôt que raboter. Adossé à un travail parlementaire dense (présidence de la MECSS, comité de suivi du PLFSS) : ONDAM hospitalier, « Sécu intégrale », Nutri-Score obligatoire, fin de vie, lutte contre l'isolement des personnes âgées.
- Redonner à l'hôpital public les moyens de sa mission ; a défendu au moins 1 milliard d'euros supplémentaires sur l'ONDAM hospitalier lors du PLFSS
- Redonner aux territoires abandonnés des médecins et soignants formés et respectés, contre les déserts médicaux
- Garantir le droit de vieillir dignement, chez soi ou en établissement ; améliorer l'articulation hôpital / médecine de ville et renforcer la prévention
- Défend le principe d'une « Sécu intégrale » : prise en charge intégrale des soins essentiels par l'assurance maladie, face à la hausse des dépassements d'honoraires et des cotisations des complémentaires
- Co-signataire d'une proposition de loi transpartisane (n° 2599, déposée le 27 mars 2026) rendant obligatoire l'affichage du Nutri-Score
- Défend une loi sur la fin de vie qualifiée de « loi de liberté, protégée par la République »
- Comme président de la MECSS, a établi l'échec du dispositif « deux heures de lien social » contre l'isolement des personnes âgées et plaide pour une politique du grand âge co-construite avec les acteurs de terrain
- Dénonce le report des moyens nouveaux pour les EHPAD et le handicap, et le gel des crédits hospitaliers pour compenser des dérapages venus des soins de ville
Chiffres : Français sans médecin traitant (chiffre cité dans l'engagement « La République du soin ») : 6 millions · Renfort demandé sur l'ONDAM hospitalier : 1 Md€ · Dépassements d'honoraires des médecins spécialistes en 2024 (chiffre HCAAM cité) : 4.5 Md€ · Déficit des hôpitaux publics (rapport de la Cour des comptes cité, 2025) : 2.5 Md€ · Français touchés par des maladies chroniques (contexte Nutri-Score) : 12 millions · Soutien des Français à l'obligation du Nutri-Score (sondage cité) : 94 % · Bénéficiaires réels du dispositif « deux heures de lien social » en 2024, pour ~800 000 bénéficiaires potentiels : 536 personnes
Sources : Mes premiers engagements — 01. La République du soin · « Santexpo 2026 » — la santé, axe essentiel de la campagne 2027 (20/05/2026) · « Financement de notre santé : le temps de la “Grande Sécu” est-il venu ? » (26/03/2026) · « Ma bataille pour le Nutri-Score obligatoire » (27/03/2026) · « Fin de vie : une loi de liberté, protégée par la République » (25/02/2026) · « Du budget voté aux décrets appliqués : le comité de suivi du PLFSS entre en action » (18/02/2026) · « Échec du dispositif “deux heures de lien social” » (21/05/2026)
Immigration — Documenté
Priorité n° 7 de la candidature (« Planifier l'immigration, réussir l'intégration »), développée sur le site de campagne et dans la lettre : immigration planifiée par le Parlement selon les besoins économiques, carte de séjour permanente, conditionnalité de l'intégration à la langue, refus de l'« immigration zéro », lutte contre les discriminations.
- Immigration planifiée par le Parlement, alignée sur les besoins de l'économie, avec une « préférence travail » exigeant d'améliorer d'abord l'attractivité des métiers locaux en tension
- Créer une carte de séjour permanente ; inverser la charge de la preuve lors des renouvellements de titres de séjour
- Conditionner fermement l'intégration à l'apprentissage de la langue et au respect des principes communs ; faciliter la naturalisation des travailleurs étrangers
- Généraliser le CV anonyme et les testings judiciarisés par la puissance publique contre les discriminations au logement et à l'embauche
- Refuser l'« immigration zéro » : maîtriser les flux par une politique publique construite, en fonction des capacités à accueillir, intégrer et insérer dans le marché du travail, le droit d'asile restant « au cœur de nos valeurs d'humanisme »
Sources : Mes premiers engagements — 07. Planifier l'immigration, réussir l'intégration · Lettre de candidature de Jérôme Guedj
Sécurité & justice — Partiel
Pas de volet sécurité-justice autonome sur le site de campagne : le sujet n'est traité que dans un paragraphe de la lettre de candidature (« Sécurité et cohésion nationale »). Complété par des positions parlementaires officielles antérieures — narcotrafic et surpopulation carcérale — cohérentes avec cette ligne, mais qui ne constituent pas un programme présidentiel formalisé.
- « La sécurité n'est pas un mot de droite. C'est un droit républicain. » — un État fort et respecté, qui applique la loi « sans excès mais sans faiblesse »
- Renforcer les moyens de la Police et de la justice
- Armer les services spécialisés pour lutter contre les grands trafics et la grande délinquance
- Sur le narcotrafic : soutien aux outils de coordination des juridictions spécialisées, à la lutte contre le blanchiment et à la fermeture des façades du trafic, mais refus de l'interception généralisée des messageries chiffrées et de toute atteinte aux droits de la défense
- La lutte contre le narcotrafic ne peut se limiter au répressif : elle appelle une stratégie globale intégrant prévention, santé, éducation et soutien aux territoires exposés
- Dénonce l'adoption, dans ce même texte, de « régimes carcéraux contraires à la dignité humaine », votés grâce à l'appoint de l'extrême droite
- A interpellé le garde des Sceaux pour une politique effective de réduction de la surpopulation carcérale, la France ayant été condamnée à deux reprises par la CEDH
Chiffres : Détenus en France au 1er mars 2024 (chiffre cité à l'appui de son interpellation) : 76766 personnes · Densité carcérale moyenne citée (métropole et outre-mer) : 124.3 %
Sources : Lettre de candidature de Jérôme Guedj · « Narcotrafic : agir efficacement sans céder sur nos libertés ! » (06/05/2025) · « Face au narcotrafic, une République exigeante et fidèle à ses principes » (08/04/2025) · « Jérôme Guedj interpelle le ministre de la Justice sur la surpopulation carcérale » (29/04/2024)
Environnement & énergie — Documenté
Priorité n° 6 de la candidature (« L'écologie du concret ») : transition planifiée par l'État, financée dans la durée et juste dans la répartition de l'effort, explicitement opposée à une écologie « punitive ». Complétée par des positions officielles récentes sur les pesticides (loi Duplomb) et sur la protection des personnes vulnérables face aux canicules.
- Une écologie planifiée par l'État, financée dans la durée et juste dans la répartition de l'effort, pas punitive et pas réservée aux plus aisés
- Rénover massivement les logements pour faire baisser les factures d'énergie
- Garantir des transports du quotidien partout et agir pour maîtriser le coût de l'énergie
- Relocaliser une industrie verte créatrice d'emplois : « réconcilier l'industrie et la sobriété », refuser la concurrence déloyale sociale et environnementale
- Faire peser l'effort d'abord sur les plus gros pollueurs, pas sur ceux qui n'ont pas le choix
- Opposé à la réintroduction dérogatoire des néonicotinoïdes (acétamipride) prévue par la loi Duplomb, au nom de la protection des pollinisateurs ; propose à la place un plan de sortie financé par l'État pour accompagner les filières concernées
- Réclame l'application effective de son amendement à la loi Bien vieillir permettant l'inscription automatique des personnes fragiles (bénéficiaires de l'APA, de la PCH) sur le registre canicule des communes
Sources : Mes premiers engagements — 06. L'écologie du concret · Lettre de candidature de Jérôme Guedj · « Loi Duplomb, pour une agriculture durable, pas de fausses promesses » (02/06/2025) · « Canicule : l'État ne peut plus fermer les yeux » (02/07/2025)
Europe, défense & international — Documenté
Traitée dans la lettre de candidature (« Un monde en crise, une Europe à refonder, une défense à assumer ») et dans la priorité « souveraineté » : Europe puissance sociale et écologique, lutte contre le dumping fiscal et social, défense assumée. Adossée à un engagement personnel documenté (session IHEDN 2025-2026, déplacements en Estonie, Finlande, Djibouti, Israël et Palestine) et au vote de la révision de la loi de programmation militaire.
- Bâtir avec ses partenaires une Europe enfin capable de se défendre et de peser ; défendre le droit international, la paix et la coopération entre les peuples
- Une « Europe puissance », sociale et écologique, « au service des citoyens, pas des marchés »
- Lutter contre le dumping fiscal et social ; protéger les industries européennes
- Défense assumée : rester « indépendants, libres et capables de défendre notre liberté et notre souveraineté » ; la France doit assumer son rang de puissance militaire aux côtés de ses alliés
- A voté la révision de la loi de programmation militaire 2024-2030, recréditée de 36 milliards d'euros jugés indispensables face à l'insincérité budgétaire du texte initial
- Après un déplacement en Finlande et en Estonie (IHEDN), insiste sur la « défense totale » et sur la lutte contre les menaces hybrides, la désinformation et l'ingérence, qui « ciblent nos esprits et nos institutions démocratiques »
- Premier déplacement de candidat en Israël et en Palestine (juin 2026) : refus de « l'opposition catégorique » entre les deux, plaidoyer pour un rôle actif de la France dans la résolution du conflit et dénonciation de l'impunité de la colonisation
Chiffres : Recrédit voté à la loi de programmation militaire 2024-2030 : 36 Md€ · Militaires français engagés en Estonie (opération Lynx, OTAN) cités lors de sa visite à Tapa : 700 militaires
Sources : Lettre de candidature de Jérôme Guedj · Mes premiers engagements — 04. La souveraineté, c'est la liberté · « Pourquoi j'ai voté la révision de la loi de programmation militaire » (19/05/2026) · « Finlande et Estonie : carnet de route aux confins de l'Europe » (15/06/2026) · « Mon voyage en Israël et en Palestine » (15/06/2026)
Institutions & démocratie — Partiel
Le site de campagne ne comporte pas de volet institutionnel, mais Jérôme Guedj porte une position institutionnelle précise et sourcée sur son site officiel de député : l'introduction de la proportionnelle aux élections législatives, via une proposition de loi transpartisane qu'il a co-déposée, puis une tribune cosignée en février 2026. Aucune autre réforme institutionnelle (Constitution, VIe République, référendum) n'est développée dans les sources officielles consultées.
- Co-dépôt d'une proposition de loi transpartisane (Ensemble, Les Démocrates, Socialistes, Écologistes, GDR) introduisant la proportionnelle aux élections législatives
- Mode de scrutin proposé : système hybride inspiré du modèle allemand — une partie des députés élus dans des circonscriptions locales, l'autre sur des listes nationales — pour qu'un parti obtenant 20 % des voix ait 20 % des sièges
- Le scrutin majoritaire, « jadis garant de la stabilité, est devenu un instrument d'impuissance » : les majorités introuvables sont le symptôme, pas la cause, de la crise politique
- Réfute le procès d'instabilité fait à la proportionnelle, chiffres de gouvernements comparés à l'appui, et y voit un levier de responsabilité, de transparence des contrats de gouvernement et de parité
- Cosignataire, en février 2026, de la tribune collective d'élus appelant à l'introduction d'une dose de proportionnelle : « que chaque voix compte davantage »
- Défend une culture du compromis parlementaire : il n'y aura pas de majorité nette après 2027, il faudra la prolonger
Chiffres : Gouvernements en France depuis 1958 (comparaison citée à l'appui de la proportionnelle) : 47 gouvernements · Gouvernements en Allemagne sur la même période (scrutin proportionnel) : 24 gouvernements
Sources : « La France doit cesser de craindre sa propre démocratie » — tribune (13/10/2025) · « Pour un nouveau souffle démocratique : pourquoi j'ai cosigné l'appel pour la proportionnelle » (12/02/2026) · « La primaire ne fait pas un programme, le programme fait la primaire » (24/04/2026)
Éducation — Documenté
Priorité n° 5 de la candidature (« L'école de l'émancipation »), développée sur le site de campagne et dans la lettre : mieux former et payer les enseignants, réduire les effectifs dans les territoires en difficulté, refuser que la carte scolaire devienne une carte sociale, faire de l'éducation, la recherche, la culture et l'université la grande priorité du quinquennat.
- Mieux former et mieux payer les enseignants
- Réduire le nombre d'élèves par classe dans les territoires en difficulté
- Refuser que la carte scolaire devienne une « carte sociale »
- Faire de l'éducation, de la recherche, de la culture et de l'université la grande priorité du quinquennat — « l'école et la science sont nos deux phares pour ce siècle »
- Constat assumé : l'école française est « l'une des plus inégalitaires des pays développés », celle où le milieu social pèse le plus lourd sur la réussite
Sources : Mes premiers engagements — 05. L'école de l'émancipation · Lettre de candidature de Jérôme Guedj
Numérique & IA — Partiel
Pas de volet numérique / IA autonome. Le sujet apparaît de façon transversale dans la priorité « souveraineté » et la lettre (investir dans l'IA plutôt que la subir, encadrer les mutations technologiques), et dans deux angles documentés par son travail parlementaire : l'empreinte environnementale des data centers et la lutte contre la désinformation et les ingérences hybrides.
- Investir dans les technologies d'avenir et l'intelligence artificielle plutôt que de les subir
- Les mutations technologiques portées par l'IA ne doivent pas être subies mais encadrées, pour devenir une opportunité de progrès collectif et non un facteur de déclassement du travail
- A interpellé le gouvernement en séance sur la régulation et les conséquences écologiques des data centers (chaleur fatale, consommation d'électricité, lenteur des décrets d'application et flou juridique profitant aux grandes entreprises), puis interpellé et visité l'exploitant du data center de Wissous : l'innovation « oui, mais pas au détriment de l'environnement »
- Après sa visite du Centre d'excellence de l'OTAN contre les menaces hybrides (Helsinki) : « la guerre moderne ne se fait plus seulement sur le terrain, elle cible nos esprits et nos institutions démocratiques » — nécessité d'une réponse aux stratégies de désinformation et d'ingérence
Sources : Mes premiers engagements — 04. La souveraineté, c'est la liberté · Lettre de candidature de Jérôme Guedj · « Jérôme Guedj questionne le gouvernement sur l'impact environnemental des data centers » (06/02/2024) · « Data center de Wissous, l'innovation : oui, mais pas au détriment de l'environnement ! » (23/05/2024) · « Finlande et Estonie : carnet de route aux confins de l'Europe » (15/06/2026)
Logement — Partiel
Pas de volet logement autonome ni de mesure chiffrée : le sujet est abordé dans la priorité écologie et dans la lettre (« relancer une grande politique du logement », rénovation énergétique), puis précisé en avril 2026 par une prise de position officielle sur le projet de loi logement du gouvernement — favorable au principe de construire plus, opposée à l'allègement des contraintes sur les passoires énergétiques.
- Rénover massivement les logements pour faire baisser les factures d'énergie
- Relancer « une grande politique du logement », citée dans la lettre de candidature parmi les leviers d'une écologie du concret
- Sur le projet de loi logement annoncé en avril 2026 : « construire plus est une nécessité » et l'objectif affiché correspond à une réalité, mais refus de l'allègement des contraintes sur les passoires énergétiques — « le gouvernement gère l'urgence qu'il a en partie contribué à créer »
- Défend le droit au logement pour tous comme « cause républicaine majeure » et dénonce l'insuffisance des moyens publics face à une crise du logement qui touche d'abord les plus pauvres et les jeunes
Sources : Mes premiers engagements — 06. L'écologie du concret · Lettre de candidature de Jérôme Guedj · « La primaire ne fait pas un programme, le programme fait la primaire » (24/04/2026) · « Moment d'échange avec l'association Solidarités Nouvelles pour le Logement sur le droit au logement » (26/11/2024)
Culture & sport — Partiel
Culture — la lettre de candidature range la culture parmi les priorités de la Nation aux côtés de l'éducation, de la recherche et de l'université ; la position la plus développée porte sur la défense du modèle français de financement du cinéma face aux pressions du groupe Bolloré. Sport — aucune proposition trouvée dans les sources officielles consultées.
- Culture · Faire de la culture, avec l'éducation, la recherche et l'université, une priorité pour la Nation (lettre de candidature)
- Culture · Défendre le système français de financement du cinéma et l'obligation légale de Canal+ envers la création (contrepartie de la diffusion des films six mois après leur sortie)
- Culture · Dénoncer la « mainmise » du groupe Bolloré sur des pans entiers de la culture (cinéma, édition, médias) comme un danger pour l'exception culturelle française
- Culture · Appeler le gouvernement à agir pour garantir la liberté de création et le financement du cinéma
- Sport · Aucune proposition identifiée dans les sources officielles consultées
Sources : « Le cinéma français doit être plus que jamais soutenu et préservé » (21/05/2026) · Lettre de candidature de Jérôme Guedj
Agriculture & alimentation — Partiel
Pas de volet agricole sur le site de campagne. Positions officielles exprimées au Salon international de l'agriculture 2026 (revenu digne, transition construite avec les agriculteurs, vitalité rurale) et lors du débat sur la loi Duplomb (souveraineté alimentaire par la capacité à produire, refus des néonicotinoïdes, plan de sortie financé, regret de l'abandon d'Egalim 4).
- Garantir un revenu digne aux agriculteurs : « ce n'est pas une revendication corporatiste, c'est une condition de notre souveraineté alimentaire »
- Agir sur la concurrence déloyale, les prix rémunérateurs, l'accès au foncier et à l'eau, et la transmission des exploitations
- Construire la transition agricole avec les agriculteurs, pas contre eux ni « depuis les bureaux »
- Défendre la vitalité rurale et le lien entre les territoires et la République
- Refuser la dérogation permettant de réintroduire les néonicotinoïdes (acétamipride) : miser sur cette molécule retarderait les alternatives et exposerait les filières à une impasse — proposer à la place un plan de sortie progressive financé par l'État, notamment pour la filière noisette
- Regrette l'abandon par le gouvernement du projet de loi « Egalim 4 », levier principal pour améliorer le revenu agricole dans les négociations commerciales
Sources : « Au Salon de l'Agriculture : écouter, comprendre, agir pour celles et ceux qui nous nourrissent » (25/02/2026) · « Loi Duplomb, pour une agriculture durable, pas de fausses promesses » (02/06/2025)
Droits des femmes & égalité — Partiel
Pas de volet dédié sur le site de campagne ; position développée le 8 mars 2026 : proposition de loi globale contre les violences faites aux femmes, égalité salariale, droit à disposer de son corps, « féminisme universaliste » refusant de trier les victimes. Complétée par le vote de la constitutionnalisation de l'IVG et le soutien aux Maisons des femmes.
- Soutenir une proposition de loi globale contre les violences faites aux femmes : sortir d'une approche fragmentée, de la prévention à la protection, de l'accompagnement des victimes à la sanction des agresseurs
- Renforcer les ordonnances de protection, améliorer la prise en charge des victimes et garantir des moyens durables aux associations de terrain
- Défendre l'égalité salariale et le droit à disposer de son corps, « jamais définitivement acquis »
- Un « féminisme universaliste », qui ne trie pas les victimes selon leur origine, leurs convictions ou le contexte politique
- A voté la constitutionnalisation de l'IVG en mars 2024 ; plaide pour que les Maisons des femmes soient soutenues financièrement partout
Sources : « Le 8 mars, un rappel : l'égalité entre les femmes et les hommes reste un combat » (08/03/2026) · « Violences, IVG, santé : immersion dans la seule Maison des Femmes de l'Essonne » (2025) · « 4 mars 2024 : un vote historique en faveur de l'IVG dans la Constitution » (05/03/2024)
Condition animale — Non couvert
Laïcité & religions — Documenté
Priorité n° 3 de la candidature (« Défendre la laïcité et lutter contre les discriminations ») : création d'un Défenseur de la laïcité, autorité indépendante, protection de la neutralité dans les services publics comme dans les entreprises, refus symétrique de l'instrumentalisation stigmatisante et de la caricature de la laïcité en hostilité aux croyances.
- Créer un Défenseur de la laïcité, autorité indépendante chargée de la protéger partout où elle est menacée, dans les services publics comme dans les entreprises
- Défendre « une laïcité qui n'a pas d'adjectif », fondée sur la loi de 1905 : liberté de conscience pour chacun, neutralité pour l'État, « rien de plus, rien de moins »
- Refuser à la fois l'instrumentalisation stigmatisante de la laïcité et sa caricature comme hostilité aux croyances
- « La laïcité ne doit pas être à géométrie variable » : lutte totale contre le racisme et contre l'antisémitisme, universalisme posé comme condition pour faire société
Sources : Mes premiers engagements — 03. Défendre la laïcité et lutter contre les discriminations · Lettre de candidature de Jérôme Guedj · « La clarté plutôt que les slogans : pourquoi j'ai annoncé ma candidature pour 2027 » (12/02/2026)
Outre-mer — Partiel
Aucun volet outre-mer dans la candidature 2027 (site de campagne, lettre, publications de campagne). Deux positions officielles antérieures, documentées sur son site de député, portent toutefois sur des sujets ultramarins majeurs : la reconnaissance de la responsabilité de l'État dans le scandale du chlordécone et la méthode retenue pour la Nouvelle-Calédonie.
- Chlordécone : co-défenseur, avec le député guadeloupéen Élie Califer, d'une proposition de loi visant à reconnaître la responsabilité de l'État et à indemniser les victimes — « il y a eu une protection sanitaire à deux vitesses parce que le sujet était ultramarin » ; en tirer les conséquences par la dépollution et l'indemnisation
- Nouvelle-Calédonie : opposition à l'élargissement du corps électoral imposé sans accord préalable des parties prenantes, jugé contraire à l'esprit des accords de Matignon (1988) et de Nouméa (1998) ; demande de suspension du texte pour permettre un accord global sur l'avenir institutionnel du territoire
- Aucune proposition spécifique pour 2027 (vie chère, continuité territoriale, autonomie institutionnelle...) n'a été publiée à ce jour
Sources : « La République doit reconnaître sa responsabilité dans le scandale du chlordécone » (14/02/2024) · « Nouvelle-Calédonie : le gouvernement doit revenir à l'esprit des accords de Matignon ! » (15/05/2024) · Site de campagne officiel (vérifié — aucun volet outre-mer identifié)
Jeunesse — Partiel
Pas de volet jeunesse autonome dans la candidature : la lettre appelle à « une France qui mise sur sa jeunesse » et à lui permettre de trouver sa voie, sans mesure propre. Une position officielle chiffrée existe cependant sur la précarité étudiante, sur son site de député : le repas à 1 € pour tous les étudiants, mesure socialiste qu'il soutient.
- Soutien à la proposition de loi socialiste instaurant le repas à 1 € pour tous les étudiants, rejetée à une voix près en février 2023
- Alerte sur la précarité alimentaire étudiante et soutien aux associations qui y répondent (Cop1 — Solidarités étudiantes)
- Lettre de candidature : « une France qui mise sur sa jeunesse et qui est capable d'investir dans l'avenir plutôt que de s'abandonner au ressentiment » ; l'éducation, la recherche et l'université comme leviers pour que la jeunesse trouve sa voie
- Aucune mesure d'autonomie des jeunes, d'emploi des jeunes ou de revenu étudiant n'est chiffrée dans les sources officielles de campagne
Chiffres : Prix du repas étudiant défendu (proposition de loi socialiste soutenue) : 1 € · Étudiants ayant un reste à vivre inférieur à 100 € par mois en 2023 (chiffre cité) : 76 % · Étudiants déclarant sauter régulièrement des repas pour raisons financières (chiffre cité) : 54 %
Sources : « Les étudiants galèrent, et le gouvernement regarde ailleurs ! » (23/05/2024) · Lettre de candidature de Jérôme Guedj
Handicap — Partiel
Pas de volet handicap dans la candidature ni de mesure chiffrée (AAH, accessibilité). Le sujet apparaît par deux voies officielles : un engagement personnel affirmé sur l'inclusion (journée mondiale de sensibilisation à l'autisme, avril 2026) et la dénonciation, dans son travail parlementaire, du report des moyens promis au secteur du handicap et de la non-application du dispositif protégeant les personnes en situation de handicap lors des canicules.
- Réaffirme sa volonté de « bâtir une République qui ne laisse personne sur le côté » et de faire du handicap une question de compétences reconnues plutôt qu'un obstacle
- Partenariat régulier avec les élèves d'un Institut médico-professionnel (IMPro) de sa circonscription, associés à ses événements publics
- Dénonce le report « faute de financement » du déploiement des moyens nouveaux pour les EHPAD et le handicap dans le budget de la Sécurité sociale
- Réclame l'application du dispositif qu'il a fait adopter dans la loi Bien vieillir, permettant d'inscrire automatiquement sur le registre canicule les bénéficiaires de la prestation de compensation du handicap et de l'APA
- Aucune mesure de politique publique chiffrée (montant de l'AAH, école inclusive, accessibilité) n'a été publiée dans les sources officielles de campagne
Sources : « Journée mondiale de sensibilisation à l'autisme : mon engagement pour une inclusion réelle » (02/04/2026) · « L'urgence d'un juste financement de la Sécurité sociale » (29/05/2026) · « Canicule : l'État ne peut plus fermer les yeux » (02/07/2025)
Services publics — Partiel
La lettre de candidature ne comporte qu'une mention générale (« nos services publics ont plus que jamais besoin de moyens »), sans mesure de maillage territorial ni de statut. Mais la Sécurité sociale, service public dont il est l'un des spécialistes parlementaires, fait l'objet de positions officielles précises et chiffrées : constitutionnalisation, financement par les recettes plutôt que par le rabot, contrôle de l'exécution budgétaire.
- A porté pour le groupe socialiste le vote en faveur de la constitutionnalisation de la Sécurité sociale, pour l'inscrire dans le corps de la Constitution de 1958 et non dans le seul bloc de constitutionnalité
- « Ce n'est pas la sécurité sociale qui creuse la dette : c'est la dette des renoncements de l'État qui mine notre sécurité sociale » — refus de faire porter à la Sécu le coût des réformes et des crises non financées
- Porter « une sécurité sociale consolidée, financée à la hauteur de ses missions, et fidèle à la promesse d'universalité qui l'a fondée »
- Agir sur les recettes (allègements de cotisations mieux ciblés, suppression de niches sociales, exemptions d'assiette) plutôt que sur les assurés et les établissements
- Dénonce l'inflation législative et l'amateurisme d'exécution qui rendent les réformes inapplicables par les caisses, et la dépendance croissante aux cabinets de conseil privés
- Sur le budget de l'État : exige que les groupes parlementaires ayant permis l'adoption du budget précédent soient associés à la construction du suivant, « texte par texte, décret par décret »
- Aucune mesure sur le maillage territorial des services publics, le statut de la fonction publique ou d'éventuelles renationalisations n'a été publiée
Chiffres : Déficit des régimes de base et du fonds de solidarité vieillesse en 2025 (rapport de la Cour des comptes cité) : 21.6 Md€ · Dette logée à l'ACOSS attendue en 2029 (chiffre cité) : 150 Md€ · Effort annuel jugé nécessaire pour revenir à l'équilibre en 2030 (estimation de la Cour des comptes reprise) : 6 Md€/an
Sources : « Oui, il faut constitutionnaliser la sécurité sociale ! » (31/05/2024) · « L'urgence d'un juste financement de la Sécurité sociale » (29/05/2026) · « La primaire ne fait pas un programme, le programme fait la primaire » (24/04/2026) · Lettre de candidature de Jérôme Guedj
Karim Bouamrane (candidature autonome) (Bouamrane) — candidat·e : Karim Bouamrane
Économie & pouvoir d'achat — Partiel
Le manifeste articule valorisation du travail, gestion rigoureuse de l'argent public et souveraineté productive (industrie, énergie, numérique, alimentation), mais n'énonce aucune mesure chiffrée : ni objectif de SMIC ou de salaires, ni mesure fiscale, ni trajectoire budgétaire.
- Faire que « travailler paye et permette de vivre dignement »
- Reconnaître les métiers dont le salaire ne reconnaît pas le travail : ouvrier, artisan, employé, aide-soignante, livreur, agriculteur
- Gérer rigoureusement l'argent public : simplifier l'action publique, réduire les doublons administratifs, alléger les normes « qui paralysent l'initiative »
- Faire confiance aux maires, aux acteurs économiques et sociaux, aux associations et aux bénévoles
- Rechercher la souveraineté industrielle, énergétique, numérique et alimentaire, « dans nos laboratoires, dans nos usines, dans nos champs », pour que la dépendance ne soit plus « une vulnérabilité stratégique »
Sources : Site officiel de campagne — manifeste « Une France humaine, une France forte »
Travail & retraites — Partiel
Le volet « travail » de cet axe est traité — valorisation du travail et des salaires jugés insuffisants —, mais aucune proposition sur les retraites elles-mêmes n'existe dans les sources officielles : ni âge légal, ni durée de cotisation, ni financement des pensions. Le seul développement sur l'âge porte sur l'accompagnement du grand âge, pas sur les pensions.
- Valoriser le travail : « je veux que travailler paye et permette de vivre dignement »
- Reconnaître le travail « de l'employé qui se lève tôt et finit le mois à découvert », de l'aide-soignante, du livreur, de l'agriculteur, « sans que leur salaire le reconnaisse »
- Protéger et accompagner dignement les aînés, « parce que nous serons de plus en plus nombreux à connaître la grande vieillesse » (aucune mesure de pension ni d'âge de départ associée)
Sources : Site officiel de campagne — manifeste « Une France humaine, une France forte »
Santé & protection sociale — Partiel
« Une France qui soigne » : accès aux soins sans condition de territoire, de revenus ou d'origine, lutte contre les déserts médicaux et préparation du système au vieillissement et aux maladies chroniques, avec l'intelligence artificielle présentée comme un levier de soin — sans aucune mesure chiffrée (effectifs, financement, tarifs).
- Garantir un accès facile à des soins de qualité quels que soient le lieu de résidence, les revenus, l'origine, la couleur de peau, l'orientation sexuelle, le genre ou la religion
- Lutter contre les déserts médicaux (objectif repris de son expérience de maire : « je sais ce que c'est que lutter contre les déserts médicaux »)
- Préparer le système de santé aux défis du vieillissement et des maladies chroniques
- Protéger et accompagner dignement les aînés face à l'allongement de la « grande vieillesse »
- Mettre l'intelligence artificielle au service du soin (« mieux se soigner »)
Sources : Site officiel de campagne — manifeste « Une France humaine, une France forte »
Immigration — Partiel
Le manifeste pose trois exigences pour une politique migratoire « juste » — accueil digne, action à la source, reconduite des personnes en situation irrégulière — et réaffirme la France comme terre d'asile, sans aucun dispositif chiffré (quotas, titres de séjour, procédures).
- Accueillir dignement celles et ceux qui ont le droit de rester sur le territoire
- Agir à la source des migrations par le développement et la coopération
- Reconduire les personnes qui se maintiennent irrégulièrement sur le territoire
- Maintenir la France comme terre d'asile : « la France est de longue date une terre d'asile et elle doit le rester »
- Refuser de considérer les étrangers comme des criminels, tout en faisant respecter les règles « avec fermeté »
Sources : Site officiel de campagne — manifeste « Une France humaine, une France forte »
Sécurité & justice — Partiel
Lutte contre le narcotrafic et « re-sanctuarisation » de l'autorité républicaine sont les deux axes du manifeste, adossés à son expérience de maire ; le narcotrafic fait aussi l'objet d'une prise de parole officielle en vidéo, mais aucune mesure détaillée (effectifs, justice, peines) n'est publiée.
- Combattre le narcotrafic « avec détermination », pour que les enfants puissent rentrer chez eux « sans traverser des points de deal »
- Faire s'exercer l'autorité de la République sur tout le territoire et « re-sanctuariser l'autorité », présentée comme la condition de la liberté, de la justice et de l'égalité
- Réaffirmer « qu'il n'y a rien au-dessus de la République »
- S'appuyer sur son expérience de maire : « je sais ce que c'est que lutter contre le narcotrafic pour rendre un quartier plus sûr »
Sources : Site officiel de campagne — manifeste « Une France humaine, une France forte » · Vidéo officielle « Face au narcotrafic : des réponses concrètes » (3 juillet 2026)
Environnement & énergie — Partiel
Le manifeste défend une « transition juste » — rénovation des logements modestes, emplois durables, refus d'imposer aux agriculteurs des normes non exigées des importations — complétée par une prise de parole officielle sur l'adaptation du bâti scolaire à la chaleur ; aucun objectif climatique chiffré ni daté n'est énoncé.
- Mener une transition écologique « juste » : « ni un privilège pour ceux qui ont les moyens, ni une punition pour ceux qui produisent »
- Rénover les logements des familles modestes et créer des emplois durables dans les territoires
- Ne pas imposer aux agriculteurs français des règles non exigées des produits importés
- Assurer la souveraineté énergétique du pays, la dépendance énergétique étant présentée comme une vulnérabilité stratégique
- Adapter le bâti scolaire au changement climatique et donner aux maires les moyens de faire face à la surchauffe des écoles (prise de position officielle en vidéo, 8 juillet 2026)
- Créer un fonds de solidarité des maires pour les communes frappées par les incendies, avec jumelage entre communes (proposition portée en vidéo officielle, 9 août 2026)
Sources : Site officiel de campagne — manifeste « Une France humaine, une France forte » · Vidéo officielle « Écoles surchauffées : donnons les outils aux maires ! » (8 juillet 2026) · Vidéo officielle « Mobiliser un maximum de fonds pour les victimes des incendies » (9 août 2026)
Europe, défense & international — Partiel
C'est l'axe le plus étoffé du volet « France forte » : engagement pro-européen, hausse annoncée de l'effort de défense, dissuasion nucléaire crédible, maintien du rang international et valorisation des binationaux comme atout d'influence — mais l'augmentation de la défense n'est assortie d'aucun montant ni d'aucune cible en % du PIB.
- Augmenter l'effort de défense — « j'augmenterai l'effort de défense » — pour « investir dans sa défense, pour éviter la guerre » (aucun montant ni cible chiffrée publiée)
- Maintenir une dissuasion crédible : « la dissuasion ne dissuade que si elle est crédible » et « nos soldats méritent les moyens de leur mission »
- Tenir le rang de la France : membre permanent du Conseil de sécurité, puissance nucléaire, « nation capable d'agir, de projeter, de peser »
- Construire « une Europe qui protège » : peuples défendus, frontières gardées, crises surmontées ensemble ; l'Europe est « notre bien commun le plus précieux »
- Étendre la souveraineté au-delà des armées : produire ce que l'on mange, maîtriser ce que l'on calcule, réduire les dépendances énergétique, industrielle, numérique et alimentaire
- S'appuyer sur les plus de trois millions de binationaux, présentés comme « l'une des grandes forces de la France » pour porter son influence, sa culture et son dynamisme économique dans le monde
Chiffres : Binationaux vivant en France, cités comme atout d'influence (constat du manifeste, non un objectif) : 3000000 personnes
Sources : Site officiel de campagne — manifeste « Une France humaine, une France forte »
Institutions & démocratie — Partiel
Aucune réforme institutionnelle n'est proposée (mode de scrutin, Constitution, référendum d'initiative citoyenne, cumul, décentralisation formalisée). Le manifeste se limite à une orientation générale de confiance aux maires et aux corps intermédiaires, complétée par deux prises de parole officielles réclamant des moyens pour les maires.
- Faire confiance aux maires, aux acteurs économiques et sociaux, aux associations et « aux centaines de milliers de bénévoles »
- Réaffirmer « qu'il n'y a rien au-dessus de la République » et « re-sanctuariser l'autorité »
- Donner aux maires les outils nécessaires face à des responsabilités qu'ils assument seuls, l'État et les collectivités « se renvoyant la balle » sur la surchauffe des écoles (vidéo officielle, 8 juillet 2026)
- Créer un fonds de solidarité des maires et organiser le jumelage des communes avec celles frappées par les incendies (vidéo officielle, 9 août 2026)
Sources : Site officiel de campagne — manifeste « Une France humaine, une France forte » · Vidéo officielle « Écoles surchauffées : donnons les outils aux maires ! » (8 juillet 2026) · Vidéo officielle « Mobiliser un maximum de fonds pour les victimes des incendies » (9 août 2026)
Éducation — Partiel
« Démocratiser l'excellence » et donner les mêmes chances à chaque enfant quel que soit le territoire, avec une entrée concrète sur l'adaptation des bâtiments scolaires à la chaleur ; aucune mesure chiffrée (effectifs par classe, salaires enseignants, budget) n'est publiée.
- Démocratiser l'excellence et donner à chaque enfant les mêmes chances de réussir
- Adapter l'éducation « aux grands changements du siècle », que l'on vive dans une métropole, une ville moyenne, un quartier populaire ou un village rural
- Garantir à chaque jeune une formation menant à « un emploi choisi et non subi »
- Assurer le remplacement des enseignants absents (objectif repris de son expérience de maire)
- Adapter les constructions scolaires aux enjeux climatiques et clarifier la responsabilité État / collectivités sur le bâti (vidéo officielle, 8 juillet 2026)
- Mettre l'intelligence artificielle au service de la formation et de l'éducation
Sources : Site officiel de campagne — manifeste « Une France humaine, une France forte » · Vidéo officielle « Écoles surchauffées : donnons les outils aux maires ! » (8 juillet 2026)
Numérique & IA — Partiel
L'intelligence artificielle est le seul volet numérique développé : maîtrise française pour la souveraineté, règles orientées vers « le bien humain », usages au service du soin, de la formation et de l'entreprise — sans mesure réglementaire, budgétaire ou industrielle chiffrée.
- Garder la maîtrise française de l'intelligence artificielle « pour notre souveraineté », la France étant présentée comme « en pointe dans ce domaine »
- Fixer les règles de l'IA pour qu'elle soit « orientée pour le bien humain et celui de notre planète »
- Faire de l'IA une solution pour « mieux se soigner, mieux se former, mieux protéger, mieux éduquer, mieux entreprendre »
- Inscrire le numérique dans la souveraineté nationale : « maîtriser ce qu'elle calcule », la dépendance numérique étant une vulnérabilité stratégique
Sources : Site officiel de campagne — manifeste « Une France humaine, une France forte »
Logement — Partiel
« Une France qui loge » : construire, rénover et accompagner les publics fragiles, avec le relogement d'urgence des femmes victimes de violences cité au titre de son expérience de maire ; aucun objectif chiffré (nombre de logements, encadrement des loyers, logement social).
- Construire et rénover des logements pour « permettre à chacun de vivre dignement »
- Accompagner les plus fragiles, les familles, les jeunes actifs et les personnes âgées
- Rénover les logements des familles modestes au titre de la transition écologique juste
- Reloger en urgence les femmes victimes de violences (objectif repris de son expérience de maire)
Sources : Site officiel de campagne — manifeste « Une France humaine, une France forte »
Culture & sport — Non couvert
Agriculture & alimentation — Partiel
L'agriculture est abordée sous l'angle de la concurrence normative jugée déloyale, de la souveraineté alimentaire et du droit à une alimentation saine ; aucun dispositif chiffré (prix planchers, revenu agricole, PAC) n'est proposé.
- Ne pas imposer aux agriculteurs français des normes environnementales non exigées « de ceux qui nous nourrissent depuis l'étranger »
- Garantir la sécurité alimentaire pour tous et « faire travailler nos filières agricoles »
- Faire que « manger sainement ne soit pas un privilège mais un droit fondamental »
- Produire ce que le pays mange : la souveraineté alimentaire se joue « dans nos champs »
- Construire le projet au contact des filières : déplacements officiels à la rencontre de pêcheurs, d'agriculteurs et d'élus locaux (Côte-d'Armor, août 2026)
Sources : Site officiel de campagne — manifeste « Une France humaine, une France forte » · Vidéo officielle « En Côte-d'Armor : à l'écoute des pêcheurs, agriculteurs et élus locaux » (9 août 2026)
Droits des femmes & égalité — Partiel
La protection des femmes contre les violences conjugales et sexuelles forme, avec la protection de l'enfance, la « grande cause nationale » annoncée ; le manifeste y ajoute la protection des personnes LGBT+ contre les agressions et les discriminations. Aucun dispositif détaillé n'est publié (loi, places d'hébergement, moyens dédiés aux violences faites aux femmes).
- Faire de la protection des femmes victimes de violences conjugales ou sexuelles, indissociable de celle des enfants, la « grande cause nationale » du mandat
- Ouvrir « l'ère de la protection des victimes » après « des siècles d'impunité » et juger la société « à sa capacité à les protéger des violences patriarcales »
- Reloger en urgence les femmes victimes de violences (objectif repris de son expérience de maire)
- Protéger les personnes LGBT+ contre les agressions et les discriminations
- Combattre le racisme, les discriminations « et toutes les formes de violences »
Sources : Site officiel de campagne — manifeste « Une France humaine, une France forte »
Condition animale — Non couvert
Laïcité & religions — Partiel
Le manifeste défend une laïcité « fraternelle », présentée comme protectrice de la liberté de tous et non comme une arme contre une religion, et nomme explicitement l'antisémitisme et l'islamophobie parmi les combats à mener ; aucune mesure institutionnelle (loi, financement des cultes, école) n'est proposée.
- Défendre une laïcité « fraternelle », qui protège « pas une religion contre une autre, mais notre liberté, à toutes et tous », « sans compromis et sans instrumentalisation »
- Protéger « nos compatriotes juifs contre l'antisémitisme » et « nos compatriotes musulmans contre l'islamophobie »
- Combattre le racisme et les discriminations sous toutes leurs formes
- Affirmer une communauté civique indépendante des croyances : « que l'on soit croyant ou non croyant », « juif, musulman, chrétien, bouddhiste ou athée »
Sources : Site officiel de campagne — manifeste « Une France humaine, une France forte »
Outre-mer — Non couvert
Jeunesse — Partiel
C'est le domaine où la candidature est allée le plus loin : la protection de l'enfance est érigée en « grande cause nationale » et fait l'objet, le 7 septembre 2026, d'une demande officielle et chiffrée — une loi intégrale et 3 milliards d'euros. Le volet insertion des jeunes reste, lui, sans mesure chiffrée.
- Réclamer une « loi intégrale » pour la protection des enfants, assortie de 3 milliards d'euros (publication officielle du 7 septembre 2026, aux côtés des associations mobilisées)
- Faire de la protection des enfants la « grande cause nationale » du mandat : les protéger « de la misère, de la violence, de l'abandon », « parce que la République ne choisit pas ses enfants »
- Donner la priorité à l'éducatif sur le répressif face aux carences de l'Aide sociale à l'enfance — ruptures familiales et affectives, violences sexuelles, jeunes sans domicile (vidéo officielle, 8 juillet 2026)
- Garantir à chaque jeune une formation menant à « un emploi choisi et non subi »
- Permettre à chaque jeune de se projeter, de construire sa vie, de fonder une famille et de trouver sa place dans la société
Chiffres : Budget réclamé pour la protection de l'enfance (« on veut 3 milliards ») : 3 Md€ · Enfants victimes de violences physiques, morales et sexuelles (constat fondant la grande cause nationale) : 160000 enfants · Part de ces violences relevant de l'inceste (constat du manifeste) : 80 % · Enfants concernés par les carences de l'Aide sociale à l'enfance (constat, vidéo officielle) : 400000 enfants
Sources : Site officiel de campagne — manifeste « Une France humaine, une France forte » · Compte X officiel — publication du 7 septembre 2026 sur la protection de l'enfance · Vidéo officielle « ASE : éducation avant répression » (8 juillet 2026)
Handicap — Partiel
Le manifeste affirme une volonté de protection des personnes en situation de handicap, refusant de les traiter comme « une charge à gérer », et cite le soutien aux familles concernées au titre de son expérience de maire ; aucune mesure chiffrée (AAH, accessibilité, école inclusive, MDPH) n'est publiée.
- Protéger les personnes en situation de handicap et voir en chacune « non une charge à gérer, mais une vie à part entière à laquelle [la France] doit tout »
- Soutenir les familles dont les enfants sont porteurs de handicap (objectif repris de son expérience de maire)
Sources : Site officiel de campagne — manifeste « Une France humaine, une France forte »
Services publics — Partiel
Le manifeste promet une gestion rigoureuse de l'argent public — simplification, suppression des doublons, allègement des normes — et une confiance accrue aux maires et aux corps intermédiaires, sans périmètre, calendrier ni chiffrage (ni effectifs, ni budget, ni liste des doublons visés).
- Simplifier l'action publique, réduire les doublons administratifs et mettre fin aux « superpositions inutiles »
- Alléger les normes « qui paralysent l'initiative et l'efficacité »
- Justifier chaque dépense : « chaque euro dépensé est l'argent des Français »
- S'appuyer sur son expérience de maire : « je sais ce que c'est que désendetter une collectivité et gérer avec rigueur l'argent public »
- Faire confiance aux maires, aux associations et aux bénévoles pour faire fonctionner le service public au plus près du terrain
Sources : Site officiel de campagne — manifeste « Une France humaine, une France forte »
Ségolène Royal (Royal) — candidat·e : Ségolène Royal (candidature ratifiée pour la primaire « Choisir 2027 »)
Économie & pouvoir d'achat — Partiel
Deux des cinq engagements du site de campagne portent sur l'économie : « Un ordre juste » (pouvoir d'achat, relance de l'activité sans détruire les protections sociales, vie chère) et « L'urgence énergétique » (baisse des taxes sur l'énergie et autonomie énergétique pour les TPE, PME, artisans, industriels et agriculteurs). Sa chaîne officielle y ajoute, début septembre 2026, l'exigence d'un rétablissement préalable de la justice fiscale. Aucune mesure chiffrée (fiscalité, SMIC, budget) n'est publiée à ce stade.
- Redonner du pouvoir d'achat et relancer l'activité économique « sans détruire les protections sociales »
- Lutter contre la vie chère
- Apporter des solutions aux TPE, PME, artisans, industriels et agriculteurs touchés par la flambée du prix de l'énergie
- Retrouver l'autonomie énergétique et baisser les taxes sur l'énergie
- Rétablir la justice fiscale avant d'imposer de nouveaux efforts aux Français (présentation officielle de son intervention du 31/08/2026)
Sources : Site de campagne officiel — « Un ordre juste » et « L'urgence énergétique » · Chaîne YouTube officielle — présentation de son intervention dans « Les 4 Vérités » (31/08/2026, publiée le 02/09/2026) · Chaîne YouTube officielle — présentation de son intervention sur BFMTV (08/09/2026)
Travail & retraites — Partiel
Aucun des cinq engagements du site de campagne ne porte sur les retraites, mais les textes de présentation publiés sous les vidéos de sa chaîne officielle début septembre 2026 en font un thème récurrent : elle y défend la « protection des retraites » face à ce qu'elle décrit comme des menaces, et demande le rétablissement de la justice fiscale avant tout nouvel effort demandé aux Français. Aucun paramètre n'est publié (âge légal, durée de cotisation, niveau ou indexation des pensions, financement).
- Protéger les retraites, présentées comme menacées (présentations officielles de ses interventions des 31/08, 02/09 et 08/09/2026)
- Exiger le rétablissement de la justice fiscale avant d'imposer de nouveaux efforts aux Français
- Aucun paramètre chiffré ni dispositif de financement publié à ce stade
Sources : Chaîne YouTube officielle — « Les 4 Vérités » (France 2, 31/08/2026) : « protection des retraites » et justice fiscale préalable · Chaîne YouTube officielle — Face-à-Face RMC/BFMTV (02/09/2026) : « protection des retraites » · Chaîne YouTube officielle — intervention sur BFMTV (08/09/2026) : « menaces sur les retraites »
Santé & protection sociale — Non couvert
Immigration — Non couvert
Sécurité & justice — Partiel
L'engagement « Un État fort pour les enfants » promet une tolérance zéro pour les agresseurs d'enfants et une lutte qualifiée d'« implacable » contre les violences sexuelles ; sa chaîne officielle résume sa ligne de septembre 2026 par le rétablissement de « l'ordre et de la dignité » et la lutte contre les violences. Il n'existe pas de volet sécurité générale développé (police, justice pénale, délinquance, moyens des forces de l'ordre).
- Zéro tolérance pour les agresseurs d'enfants
- Lutte « implacable » contre les violences sexuelles
- « Remettre de l'ordre et de la dignité » et lutter contre les violences (présentation officielle de son intervention du 06/09/2026)
- « Ordre juste » revendiqué pour la sécurité quotidienne, sans mesure précisée
Sources : Site de campagne officiel — « Un État fort pour les enfants » et « Un ordre juste » · Chaîne YouTube officielle — présentation de son intervention sur LCI (06/09/2026)
Environnement & énergie — Partiel
L'engagement « L'urgence climatique » promet d'appliquer les décisions de la COP21 pour accélérer la transition écologique et « protéger le vivant ». Une vidéo de sa chaîne officielle consacrée aux incendies (31/07/2026) ajoute quatre orientations plus concrètes. Aucune mesure chiffrée ni calendrier n'est publié, et la baisse des taxes sur l'énergie annoncée par ailleurs n'est pas articulée avec la sortie des fossiles.
- Appliquer avec énergie les décisions de la COP21
- Accélérer la transition écologique et « protéger le vivant »
- Renforcer les moyens des pompiers et mieux entretenir les forêts face aux incendies
- Sortir des énergies fossiles et agir contre le dérèglement climatique
Sources : Site de campagne officiel — « L'urgence climatique » · Chaîne YouTube officielle — « SÉGOLÈNE EXPLIQUE : INCENDIES, il faut enfin se donner les moyens d'agir » (31/07/2026)
Europe, défense & international — Partiel
L'engagement « Une France médiatrice pour la paix » porte sur la politique étrangère et la diplomatie (rôle de « puissance médiatrice », indépendance, paix juste et durable) plutôt que sur l'Union européenne à proprement parler. Aucune proposition sur les institutions européennes, le budget de l'UE, l'élargissement, la défense européenne ou un budget de défense national n'est publiée.
- Redonner à la France son rôle historique de « puissance médiatrice » pour œuvrer à une paix juste et durable
- Revendication d'une « grande tradition d'indépendance et de responsabilité » en politique étrangère
Sources : Site de campagne officiel — « Une France médiatrice pour la paix »
Institutions & démocratie — Non couvert
Éducation — Non couvert
Numérique & IA — Non couvert
Logement — Non couvert
Culture & sport — Non couvert
Agriculture & alimentation — Non couvert
Droits des femmes & égalité — Partiel
Une position est documentée par une source officielle : interrogée le 02/09/2026 sur la proposition d'interdire le voile dans l'espace public, elle défend le libre choix des femmes (« Laissons les femmes tranquilles »), sa chaîne officielle rattachant explicitement cette séquence à l'émancipation et aux droits des femmes. S'y ajoute la lutte « implacable » contre les violences sexuelles inscrite au site de campagne. Aucune politique d'égalité proprement dite (écarts de salaire, parité, IVG, garde d'enfants) n'est publiée.
- Défendre le libre choix des femmes face à la proposition d'interdire le voile dans l'espace public
- Lutte « implacable » contre les violences sexuelles (engagement « Un État fort pour les enfants »)
Sources : Chaîne YouTube officielle — Face-à-Face RMC/BFMTV (02/09/2026), présentation officielle de la séquence sur le voile · Site de campagne officiel — « Un État fort pour les enfants »
Condition animale — Non couvert
Laïcité & religions — Partiel
Une seule position est documentée officiellement : elle s'oppose à l'interdiction du voile dans l'espace public proposée par le Rassemblement national et défend le libre choix des femmes (« Laissons les femmes tranquilles »), selon la présentation publiée par sa chaîne officielle. Aucune doctrine d'ensemble sur la laïcité (loi de 1905, école, financement des cultes, concordat d'Alsace-Moselle) n'est publiée.
- S'opposer à l'interdiction du voile dans l'espace public et défendre le libre choix des femmes
Sources : Chaîne YouTube officielle — Face-à-Face RMC/BFMTV (02/09/2026), présentation officielle de la séquence sur le voile
Outre-mer — Non couvert
Jeunesse — Non couvert
Handicap — Non couvert
Services publics — Non couvert
Les Écologistes (EELV) — candidat·e : Marine Tondelier
Économie & pouvoir d'achat — Documenté
Le programme officiel « Pour une prospérité écologique » (juillet 2026) construit une économie mixte qui abandonne le PIB comme boussole : salaire minimum à 2 000 € brut dès 2027, écart de rémunérations ramené de 1 à 20, encadrement des prix d'un panier de biens essentiels et refonte complète du pacte fiscal (taxe Zucman, nouvelle tranche d'impôt à 60 %, fiscalité progressive des successions).
- Passer le salaire minimum à 2 000 € brut par mois dès 2027, avec des dispositifs de soutien ciblés, stables et proportionnés pour les TPE, PME et associations
- Réduire les écarts de rémunération pour atteindre un écart de 1 à 20 entre le salaire des dirigeants et le salaire médian, en y conditionnant toute aide publique
- Encadrer les prix d'un panier de biens essentiels (logement, énergie, eau potable, transport, alimentation de qualité, biens culturels) pour empêcher les logiques spéculatives
- Refonder le pacte fiscal : taxe Zucman de 2 % au-delà de 100 M€ de patrimoine, nouvelle tranche d'impôt sur le revenu à 60 % au-delà de 250 000 € annuels, impôt minimal sur les grandes entreprises, TVA verte différenciée selon l'impact environnemental
- Rendre progressive la fiscalité de l'héritage avec deux tranches supplémentaires pour le 1 % le plus riche au-delà de 4 M€ : « la grande transmission doit financer la grande transition » (9 000 Md€ transmis d'ici 2040)
- Abandonner la croissance du PIB comme boussole au profit d'indicateurs de prospérité écologique : espérance de vie en bonne santé, émissions carbone, empreinte matière, biodiversité, inégalités
- Créer une Sécurité sociale professionnelle garantissant un salaire équivalent pendant deux ans aux travailleur·ses des secteurs exposés à la transition
- Prioriser l'économie circulaire (écoconception, réparabilité, application stricte de la loi contre la fast fashion) et créer un fonds souverain adossé à un « livret industrie »
- Réformer la finance : séparer banques de dépôt et activités spéculatives, imposer des plans de transition alignés sur l'Accord de Paris, augmenter la taxe sur les transactions financières à 0,7 %
- [Bouclier social] Garantir l'accès à un panier de produits alimentaires sains et diversifiés vendus à prix coûtant, c'est-à-dire sans marge, par les grands distributeurs, et bloquer les prix des produits alimentaires subissant une inflation anormale
- [Bouclier social] Créer un parc social de voitures électriques avec 1 million de véhicules accessibles à tous en cinq ans et des bornes de recharge partout en France
- [Bouclier social] Créer un ticket climat mensuel à tarif unique pour les transports en commun hors TGV, gratuit pour les jeunes et les ménages précaires, et développer des cars express électriques toutes les 15 à 30 minutes reliant petites villes, périphéries et centres urbains
- [Bouclier social] Instaurer un barème de frais kilométriques commun à tous les modes de transport pour les trajets domicile-travail, aider à l'achat d'un vélo électrique par crédit d'impôt et imposer des malus quand les indices de réparabilité ou de durabilité des voitures ne sont pas respectés
- [Littoral] Faire des littoraux des moteurs de réindustrialisation : décarboner et moderniser les ports, électrifier les quais, conforter la construction et la réparation navales et construire une stratégie nationale des emplois et compétences maritimes
- [Littoral] Structurer une filière française de propulsion vélique (conception, fabrication, maintenance, formation) au sein d'une stratégie de décarbonation du transport maritime associant sobriété des flux et réduction de la vitesse des navires
- [Littoral] Développer les énergies marines renouvelables selon une planification par façade maritime, en associant pêcheurs, scientifiques et habitants au choix des implantations et en ouvrant systématiquement les projets à l'investissement citoyen et territorial
- [Littoral] Développer une économie bleue régénérative (biotechnologies marines, biomimétisme, matériaux biosourcés, génie écologique) inscrite dans les limites écologiques de l'Océan, et un tourisme littoral dont la fréquentation est régulée par les collectivités selon les capacités d'accueil du territoire
Chiffres : Salaire minimum brut visé dès 2027 : 2000 €/mois · Écart maximal de rémunération dans l'entreprise (de 1 à N) : 20 ratio · Taxe Zucman sur les patrimoines supérieurs à 100 M€ : 2 % · Nouvelle tranche d'impôt sur le revenu au-delà de 250 000 €/an : 60 % · Seuil de durcissement de la fiscalité des successions : 4000000 € · Parc social de voitures électriques accessibles à tous en cinq ans : 1000000 véhicules
Sources : Programme « Pour une prospérité écologique » (juillet 2026) — chap. 13 « Assurer des rémunérations dignes », 16 « Changer les règles du marché », 17 « Refonder le pacte fiscal », 18 « Mettre la finance au service de l'économie réelle » · Communiqué « Héritage : la grande transmission doit financer la grande transition » (26 août 2026) · Dossier de presse « Alléger les factures des Français·es — notre bouclier social et environnemental » (campagne de Marine Tondelier, septembre 2026), publié le 12 septembre 2026 · Livret thématique « Des littoraux à vivre, à protéger et à transmettre » (campagne de Marine Tondelier, septembre 2026) — présenté à Wissant le 14 septembre 2026
Travail & retraites — Documenté
Abrogation de l'âge légal de 64 ans avec retour immédiat à 62 ans et objectif d'une retraite à 60 ans pour les carrières longues et les métiers pénibles, financée par un élargissement de l'assiette des cotisations. Le volet travail prévoit les 32 heures dans les métiers pénibles ou de nuit et un congé climatique.
- Abroger l'âge légal de départ à 64 ans (réforme Borne) pour revenir immédiatement à un âge minimum de 62 ans, et viser la retraite à 60 ans pour les personnes ayant travaillé tôt et dans des métiers pénibles
- Convoquer une conférence travail-retraite visant l'équilibre du régime général en 2050, en intégrant les risques climatiques et géopolitiques dans la planification financière
- Rétablir les quatre critères de pénibilité supprimés en 2017 (manutention manuelle de charges, postures pénibles, vibrations mécaniques, risques chimiques) ouvrant droit à une retraite anticipée
- Augmenter le minimum contributif et l'ASPA ; réformer le régime des retraites agricoles et améliorer les pensions des femmes de ce régime
- Équilibrer la branche vieillesse en étendant les cotisations à l'épargne salariale, l'intéressement, la participation et l'attribution gratuite d'actions
- Unifier les droits familiaux et conjugaux des caisses publiques et privées (réversion, majorations) pour améliorer la retraite des femmes
- Obliger les fonds de retraite (FRR, Agirc-Arrco, ERAFP) à des investissements responsables sur le plan climatique et social
- Volet travail : passer aux 32 heures sans perte de salaire dans les métiers pénibles ou de nuit, créer un congé climatique de 5 jours par an et viser le zéro mort au travail en 2032
Chiffres : Âge légal de départ rétabli immédiatement : 62 ans · Objectif de retraite pour les carrières longues et métiers pénibles : 60 ans · Durée hebdomadaire visée dans les métiers pénibles ou de nuit : 32 heures · Congé climatique annuel : 5 jours
Sources : Programme « Pour une prospérité écologique » (juillet 2026) — chap. 31 « Adopter une autre réforme des retraites » et chap. 14 « Travailler mieux »
Santé & protection sociale — Documenté
Une « sécurité sociale écologique » : remboursement à 100 % des soins essentiels et suppression des franchises, 2 000 nouveaux centres de santé d'ici 2030, sortie de la tarification à l'activité à l'hôpital, plan d'urgence pour la santé scolaire, service public de santé mentale, et sortie de la « civilisation des toxiques » (PFAS, perturbateurs endocriniens). Le livret de septembre 2026 y ajoute une politique de santé reproductive tout au long de la vie, de la vie fœtale à la ménopause et à l'andropause.
- Garantir un remboursement total des soins essentiels par l'Assurance maladie (prise en charge à 100 %) et supprimer les franchises médicales
- Créer 2 000 nouveaux centres de santé d'ici 2030, notamment en zones rurales et dans les quartiers prioritaires, avec généralistes, infirmier·es, psychologues, kinésithérapeutes et dentistes
- Réformer le financement du service public hospitalier en réduisant la part de la tarification à l'activité, améliorer les conditions de travail et combler les postes manquants de soignant·es
- Encadrer les dépassements d'honoraires : plafond à 50 % du tarif de la Sécurité sociale et interdiction pour la moitié des ménages les moins aisés
- Conditionner le remboursement public des soins en clinique privée à une permanence des soins accueillant tous les patients sans sélection
- Plan d'urgence pour la santé scolaire et universitaire : pourvoir les 800 postes de médecins et 1 000 postes de psychologues vacants, recruter 7 500 infirmier·es scolaires
- Mettre en place un service public territorial de santé mentale et développer le pôle public du médicament (élargissement de la production de l'Ageps)
- Interdire les polluants éternels (PFAS) et les perturbateurs endocriniens : immédiatement pour l'alimentation, le textile et les cosmétiques, sous 18 mois pour le reste
- Développer massivement la prévention (cancers, obésité, santé mentale), généraliser la prise en charge de l'activité physique adaptée et dépénaliser l'usage personnel des drogues
- Instaurer un droit à mourir dans la dignité : accès universel aux soins palliatifs et légalisation de l'aide active à mourir
- [Santé reproductive] Mettre fin à l'errance diagnostique : étendre au SOMP (ex-SOPK), à l'adénomyose, aux fibromes, à l'insuffisance ovarienne prématurée et aux pathologies reproductives masculines la dynamique engagée par la stratégie nationale contre l'endométriose, avec un délai entre première consultation et diagnostic qui « doit tendre vers zéro »
- [Santé reproductive] Déployer un grand plan de formation initiale et continue sur les violences gynécologiques et obstétricales, le recueil du consentement et l'écoute des symptômes, et faciliter le signalement et le recours des victimes
- [Santé reproductive] Garantir un socle obligatoire de formation des professionnel·les de santé (pathologies gynécologiques, fertilité féminine et masculine, post-partum, insuffisance ovarienne prématurée, périménopause, ménopause, santé environnementale) — objectif : 100 % des cursus concernés
- [Santé reproductive] Faire du post-partum une période de soins à part entière : parcours de santé physique, gynécologique, sexuelle et psychique garanti pendant la première année après la naissance
- [Santé reproductive] Faire de l'insuffisance ovarienne prématurée, de la périménopause et de la ménopause de véritables enjeux de santé publique, avec des parcours identifiables et un accès effectif aux traitements hormonaux et non hormonaux
- [Santé reproductive] Garantir partout l'accès effectif à l'IVG et le libre choix de la méthode : offre suffisante d'IVG médicamenteuse et instrumentale dans chaque territoire, publication des délais et distances d'accès, orientation rapide en cas de refus d'un établissement
- [Santé reproductive] Atteindre 100 % de maternités respectant les ratios d'effectifs et de sécurité définis par la HAS, développer les maisons de naissance et sécuriser l'accouchement à domicile accompagné par des protocoles territoriaux sages-femmes / maternités / SAMU
- [Santé reproductive] Améliorer les parcours d'AMP : autoconservation ovocytaire non médicale dans les centres publics et privés non lucratifs, réduction des restes à charge et des délais de don de gamètes, accès des personnes trans indépendamment de leur marqueur de genre à l'état civil, autorisation du DPI-A dans des indications médicales ciblées
- [Santé reproductive] Accélérer la vaccination contre les HPV des filles et des garçons pour atteindre 80 % de couverture en 2030 (61,6 % des filles et 46 % des garçons à 15 ans en 2025)
- [Santé reproductive] Créer un « Santé-Score » environnemental sur le modèle du Nutri-Score, affichant dans les produits du quotidien la présence de perturbateurs endocriniens, substances reprotoxiques, cancérogènes et PFAS
- [Santé reproductive] Généraliser l'« ordonnance verte » : accompagnement gratuit à la réduction des expositions et paniers réguliers de produits biologiques pour les femmes enceintes et pendant les 1 000 premiers jours, avec un réseau de PMI développé et financé majoritairement par l'État
- [Santé reproductive] Créer un programme national de recherche dédié et confier progressivement les études réglementaires de mise sur le marché à des structures indépendantes, notamment publiques, financées par les entreprises demandeuses sans qu'elles choisissent ni rémunèrent directement le laboratoire évaluateur
- [Santé reproductive] Lancer un programme de recherche « Une seule santé : reproductive » sur les effets du changement climatique, des pollutions et de la dégradation des écosystèmes sur la reproduction humaine et animale
- [Santé reproductive] Accélérer la recherche publique sur la contraception masculine et développer l'offre d'andrologie et d'urologie reproductive sur tout le territoire
- [Santé reproductive] Créer un portail public de référence d'information scientifiquement validée (puberté, règles, contraception, IST, fertilité, grossesse, post-partum, ménopause, santé reproductive masculine)
Chiffres : Nouveaux centres de santé d'ici 2030 : 2000 centres · Infirmier·es scolaires à recruter : 7500 postes · Plafond des dépassements d'honoraires : 50 % du tarif Sécurité sociale · Réduction visée de l'usage des antibiotiques critiques : 30 % · Couverture vaccinale HPV visée en 2030 : 80 % · Maternités respectant les ratios d'effectifs et de sécurité de la HAS : 100 % · Cursus de santé intégrant le socle obligatoire en santé reproductive : 100 %
Sources : Programme « Pour une prospérité écologique » (juillet 2026) — chap. 28 « Sortir de la civilisation des toxiques », 29 « Améliorer la prévention et le parcours de soin », 30 « Rendre accessible une offre de soin de qualité », 37 « Être solidaires face au deuil » · Livret thématique « Prendre soin de notre santé reproductive » (campagne de Marine Tondelier, septembre 2026) — présenté le 9 septembre 2026, publié le 11 septembre 2026
Immigration — Documenté
Un chapitre « Garantir les libertés de migration » : arrêt de « la fabrique juridique des sans-papiers », régularisation sur critères objectifs, droit du sol garanti partout y compris à Mayotte, fin de la rétention administrative et respect impartial du droit d'asile.
- Garantir les droits fondamentaux des personnes exilées : scolarisation de tous les enfants, accès à l'AME et à la PUMA, suppression des délais de carence, interdiction d'expulser les personnes en affection longue durée
- Arrêter la fabrique juridique des sans-papiers ; régulariser les travailleur·ses, les étudiant·es et les parents d'enfants scolarisés sur la base de critères objectifs
- Garantir l'application du droit du sol pour les enfants nés en France indépendamment de la situation des parents et supprimer le régime dérogatoire à Mayotte ; faciliter l'obtention de la nationalité
- Mettre fin aux violences, à la militarisation et aux refoulements illégaux aux frontières (Briançonnais, littoral Nord) et en finir avec la rétention administrative
- Assurer un respect impartial du droit d'asile : limiter les procédures accélérées, faire respecter le principe de non-refoulement, cesser les poursuites contre les personnes solidaires qui hébergent ou nourrissent
- Renforcer le soutien aux défenseur·ses des droits humains et aux minorités menacées par des procédures accélérées d'asile
- Développer des politiques d'inclusion : droit effectif à la formation et au français langue étrangère jusqu'au niveau A2, avec des moyens suffisants pour l'OFII
- Créer des voies légales et sûres d'immigration pour les femmes persécutées en raison de leur genre et reconnaître le crime d'apartheid de genre en droit international
Sources : Programme « Pour une prospérité écologique » (juillet 2026) — chap. 56 « Garantir les libertés de migration » et chap. 66 « Bifurquer vers une diplomatie féministe »
Sécurité & justice — Documenté
Police nationale de proximité, nouvelle doctrine de maintien de l'ordre fondée sur la désescalade, contrôle indépendant remplaçant l'IGPN/IGGN, création de 9 000 postes de magistrats sur dix ans, numerus clausus carcéral, et lutte contre le narcotrafic couplée à la légalisation encadrée du cannabis.
- Créer une police nationale de proximité rétablissant un lien quotidien avec la population et sortir de la politique du chiffre ; allonger la formation initiale et continue des policier·es
- Adopter une nouvelle doctrine de maintien de l'ordre fondée sur le dialogue, la désescalade et un usage de la force strictement nécessaire et proportionné
- Remplacer l'IGPN et l'IGGN par un nouvel organisme de contrôle indépendant rattaché à la Défenseure des droits
- Interdire la reconnaissance faciale, encadrer la vidéosurveillance et abroger les dispositions liberticides des lois Sécurité globale et Séparatisme ainsi que l'état d'urgence permanent
- Mettre fin au contrôle au faciès (interdiction des contrôles d'identité aléatoires, récépissé attestant des motifs) et faire respecter le port du matricule (RIO)
- Créer 9 000 postes de magistrats sur dix ans, 10 000 postes de greffiers et 7 000 postes d'attachés de justice ; garantir l'indépendance du parquet
- Limiter la surpopulation carcérale par un numerus clausus plafonnant l'occupation à 100 % des capacités et développer la probation, le placement extérieur et la semi-liberté
- Lutter contre le narcotrafic : juridictions pénales spécialisées, moyens cyber et financiers, contrôle des ports et aéroports, tout en légalisant et encadrant la production et la vente de cannabis
- Combattre la corruption : renforcer la HATVP et l'Agence française anticorruption, supprimer la convention judiciaire d'intérêt public en matière environnementale
- Développer la justice environnementale (référé unique environnemental, pôles régionaux de juges spécialisés) et créer des pôles cyber dans chaque grande juridiction
Chiffres : Postes de magistrats créés sur dix ans : 9000 postes · Postes de greffiers créés : 10000 postes · Plafond d'occupation des établissements pénitentiaires : 100 % des capacités
Sources : Programme « Pour une prospérité écologique » (juillet 2026) — chap. 50 « Refonder une police républicaine », 51 « Consacrer des moyens suffisants à la Justice », 52 « Apaiser par la justice du quotidien », 53 « Humaniser la prison », 58 « Lutter contre le narcotrafic », 59 « Combattre la corruption »
Environnement & énergie — Documenté
Neutralité carbone en 2050 par une loi de programmation climatique, 44 % de renouvelables dans l'électricité en 2030 et sortie planifiée du nucléaire (fin des EPR-2 et SMR). Le programme ajoute un volet adaptation à +4 °C doté de 7 Md€ par an et une Caisse nationale de sécurité climatique.
- Planifier les investissements pour atteindre la neutralité carbone en 2050 via une loi de programmation climatique (sobriété, efficacité, renouvelables) et porter les ENR à 44 % de la consommation finale brute d'électricité en 2030
- Planifier la sortie du nucléaire, jugé trop cher, trop lent, trop vulnérable : mettre fin aux programmes EPR-2 et SMR et étaler l'arrêt du parc sur une vingtaine d'années, en évitant l'effet falaise
- Découpler le prix de l'électricité de celui des fossiles, supprimer progressivement les niches fiscales favorables aux énergies fossiles et refuser l'extension du marché carbone ETS2 aux ménages
- Soutenir le déploiement de 10 000 communautés énergétiques renouvelables portées par des citoyen·nes ou des collectivités
- Adapter la France à +4 °C : doter le Plan national d'adaptation de 7 Md€ par an d'ici 2032 et créer une Caisse nationale de sécurité climatique socialisant la couverture des risques climatiques
- Inscrire dans la Constitution le principe d'habitabilité (respect de toutes les limites planétaires) ; créer une Cour pénale internationale de l'environnement et y intégrer le crime d'écocide
- Planifier la sortie progressive des pesticides de synthèse et des engrais azotés à l'horizon 2050 ; viser un gain net de 60 000 km de haies d'ici 2030
- Protéger strictement 10 % des zones maritimes et des fonds marins d'ici 2030 et soutenir un moratoire international sur l'extraction minière en eaux profondes
- Transports (34 % des émissions) : moratoire sur les grands projets inutiles (A69, Lyon-Turin, canal Seine-Nord, extensions d'aéroports), 120 000 km de voies cyclables en 2032, réduction du trafic aérien et interdiction des jets privés
- Renforcer le service public forestier (ONF), diversifier le couvert forestier et prioriser le bois d'œuvre sur le bois énergie
- [Littoral] Créer un Fonds national d'adaptation du littoral finançant renaturation, acquisitions foncières, recomposition spatiale, relocalisation d'infrastructures et accompagnement des habitants, fondé sur un principe de justice territoriale et sociale
- [Littoral] Faire des solutions fondées sur la nature le premier réflexe d'adaptation face aux submersions, inondations et à l'érosion, les ouvrages artificiels ne devant plus constituer la réponse automatique ; restaurer marais, zones humides littorales, dunes, herbiers, mangroves et récifs
- [Littoral] Maintenir les objectifs intermédiaires de réduction de l'artificialisation et le ZAN : « l'adaptation ne peut servir de prétexte à reprendre une artificialisation »
- [Littoral] Anticiper le recul du trait de côte : intégrer la trajectoire de réchauffement de référence (TRACC) dans les documents d'urbanisme, doter chaque collectivité littorale d'une connaissance de son exposition à 30 ans et au-delà, réviser la loi Littoral et durcir les règles de construction sur la bande littorale
- [Littoral] Agir de la terre à la mer contre les pollutions : mettre en cohérence les politiques agricoles, de l'eau, d'assainissement et d'urbanisme pour réduire à la source nitrates, pesticides, plastiques, PFAS et micropolluants, et accélérer la mise à niveau des réseaux d'assainissement
- [Littoral] Déployer l'approche « One Health » dans l'ensemble des politiques littorales et fonder la protection des espaces marins sur une gestion adaptative appuyée sur l'observation scientifique de longue durée
- [Littoral] Expérimenter la reconnaissance d'une personnalité juridique ou de droits propres pour certains écosystèmes marins et littoraux particulièrement remarquables ou vulnérables
Chiffres : Objectif de neutralité carbone : 2050 année · Part des renouvelables dans l'électricité en 2030 : 44 % · Plan national d'adaptation au changement climatique d'ici 2032 : 7 Md€/an · Communautés énergétiques renouvelables à déployer : 10000 communautés · Zones maritimes strictement protégées d'ici 2030 : 10 % · Voies cyclables continues en 2032 : 120000 km · Logements menacés par l'érosion côtière à l'horizon 2100 (constat Cerema) : 450000 logements
Sources : Programme « Pour une prospérité écologique » (juillet 2026) — chap. 1 « Gagner la bataille du climat », 3 « Garantir la liberté de se déplacer autrement », 4 « Adapter la France à +4 °C », 5 « Restaurer la biodiversité terrestre », 6 « Prendre soin des océans », 7 « Protéger nos forêts » · Communiqué « Protéger : nos propositions face aux incendies » (juillet 2026) · Livret thématique « Des littoraux à vivre, à protéger et à transmettre » (campagne de Marine Tondelier, septembre 2026) — présenté à Wissant le 14 septembre 2026
Europe, défense & international — Documenté
Saut fédéral européen (fin des vetos nationaux sur les droits fondamentaux, budget porté à 2 % du PIB européen en 2035 puis 5 % en 2050), armée française intégrée dans une Europe de la défense, soutien militaire et économique appuyé à l'Ukraine, embargo sur les armes à destination d'Israël et diplomatie postcoloniale.
- Faire un saut fédéral européen : remplacer les droits de veto nationaux par la majorité qualifiée en matière de droits fondamentaux, renforcer le rôle du Parlement européen et créer un droit d'initiative parlementaire
- Augmenter le budget de l'Union à 2 % du PIB européen en 2035 et 5 % en 2050 grâce à des ressources fiscales propres (renforcement du mécanisme d'ajustement carbone aux frontières)
- Réviser les traités pour garantir le non-dépassement des limites planétaires et construire progressivement un État social européen ; accélérer l'élargissement
- Défense : actualiser le livre blanc, élaborer une nouvelle loi de programmation militaire, préparer l'armée à une guerre de haute intensité en complémentarité européenne et créer un commandement militaire intégré européen
- Relancer avec le Royaume-Uni une initiative de désarmement nucléaire multilatéral et rejoindre le Traité sur l'interdiction des armes nucléaires (TIAN) comme observateur
- Soutenir l'Ukraine politiquement, militairement (capacités de frappe longue portée, défense antiaérienne) et économiquement, en arrêtant immédiatement les importations de gaz, d'uranium et d'engrais russes et biélorusses
- Moyen-Orient : garantir la souveraineté palestinienne, adopter un embargo sur les livraisons d'armes à Israël, soutenir la Cour pénale internationale et relancer les négociations sur le nucléaire iranien
- Créer une « Coalition verte » entre l'Union européenne et des pays tiers (Corée du Sud, Japon, Canada, Mexique, Afrique du Sud, Brésil, Sénégal…) face aux empires fossiles
- Coopération postcoloniale : reconnaître l'héritage colonial et ses crimes, restituer les biens culturels spoliés, restructurer les dettes illégitimes et revenir à 0,7 % du RNB d'aide publique à la coopération
- [Littoral] Donner à la Marine nationale les moyens d'assurer ses missions sur l'ensemble des espaces maritimes français, avec l'objectif de porter à 18 le nombre de bâtiments de combat de premier rang, tout en préservant les compétences et chaînes industrielles navales civiles et militaires
- [Littoral] Mettre la puissance maritime française au service de la paix, du droit international et de la liberté de navigation — « protéger plutôt que conquérir » — et faire appliquer effectivement les engagements pris (accord BBNJ, cadre de Kunming-Montréal, gouvernance des grands fonds marins)
- [Littoral] Porter au niveau européen une politique plus ambitieuse d'adaptation des communautés côtières et de lutte contre l'artificialisation, en promouvant les principes protecteurs de la loi Littoral et l'expérience du Conservatoire du littoral
Chiffres : Budget de l'Union européenne visé en 2035 : 2 % du PIB européen · Budget de l'Union européenne visé en 2050 : 5 % du PIB européen · Aide publique à la coopération : 0.7 % du RNB · Bâtiments de combat de premier rang visés pour la Marine nationale : 18 bâtiments
Sources : Programme « Pour une prospérité écologique » (juillet 2026) — chap. 60 « Avancer vers une Europe fédérale », 61 « Faire évoluer l'armée française dans l'Europe de la défense », 62 « Soutenir l'Ukraine face à la Russie », 63 « Adopter une nouvelle diplomatie de la paix », 64 « Défendre la paix au Moyen-Orient », 65 « Porter une politique de coopération postcoloniale » · Livret thématique « Des littoraux à vivre, à protéger et à transmettre » (campagne de Marine Tondelier, septembre 2026) — présenté à Wissant le 14 septembre 2026
Institutions & démocratie — Documenté
Passage à une « Première République écologique et citoyenne » par un processus constituant participatif : abolition de la monarchie présidentielle, suppression du 49-3, Cour constitutionnelle, proportionnelle intégrale aux législatives, RIC, droit de vote à 16 ans et fédéralisme différencié.
- Convoquer un processus constituant transparent, participatif, pluraliste et indépendant pour abolir la monarchie présidentielle et passer à une Première République écologique et citoyenne
- Inscrire dans la Constitution le principe d'habitabilité (respect de toutes les limites planétaires) et le droit à une information intègre, vérifiable et transparente
- Transformer le Conseil constitutionnel en Cour constitutionnelle avec approbation par une majorité qualifiée des commissions parlementaires ; supprimer la nomination de droit des anciens présidents et la Cour de Justice de la République
- Garantir l'indépendance de la justice et du parquet ; supprimer l'article 49-3 et assouplir la recevabilité financière (article 40)
- Instaurer la proportionnelle intégrale sans prime majoritaire aux élections législatives et démocratiser le Sénat sur une base régionale
- Réinventer la fonction présidentielle en gardienne du temps long et faire de la France une République fortement décentralisée fondée sur le fédéralisme différencié
- Renforcer la démocratie directe : référendum d'initiative citoyenne propositionnel ou abrogatif, droit de vote à 16 ans, inscription automatique sur les listes électorales, reconnaissance du vote blanc
- Limiter le cumul des mandats dans le temps (trois par type de mandat) et élire directement les dirigeant·es des intercommunalités et métropoles
- Médias : loi anti-concentration sur le modèle norvégien, financement pérenne et indépendance de l'audiovisuel public, droit d'agrément des journalistes sur la nomination du directeur de rédaction
- [Littoral] Démocratiser la gouvernance de la mer et des littoraux : ouvrir et renforcer les conseils maritimes de façade, créer des comités littoraux locaux ou intercommunaux réunissant habitants, scientifiques, professionnels et gestionnaires, et recourir à des conventions citoyennes pour les grands choix stratégiques
Chiffres : Âge d'ouverture du droit de vote : 16 ans · Limitation du cumul des mandats dans le temps : 3 mandats par type
Sources : Programme « Pour une prospérité écologique » (juillet 2026) — chap. 48 « Passer à la Première République Écologique et citoyenne », 49 « Démocratiser la République », 55 « Défendre l'indépendance des médias » · Livret thématique « Des littoraux à vivre, à protéger et à transmettre » (campagne de Marine Tondelier, septembre 2026) — présenté à Wissant le 14 septembre 2026
Éducation — Documenté
Priorité absolue au primaire avec 19 élèves par classe en 2032 (12 en éducation prioritaire), hausse de 15 % des salaires enseignants en 5 ans, intégration du privé sous contrat dans un service public de l'éducation, remplacement de Parcoursup et Mon Master, et relance de la recherche publique.
- Faire de l'école primaire une priorité absolue en réduisant la taille des classes à 19 élèves en 2032 et à 12 élèves en réseau d'éducation prioritaire (REP et REP+)
- Réhabiliter les métiers de l'Éducation nationale en augmentant les salaires des enseignant·es de 15 % en 5 ans et en revalorisant les personnels administratifs, éducatifs, sociaux et de direction
- Défendre un collège unique et inclusif, maintenir la diversité des lycées et créer un véritable service public de l'orientation
- Renforcer l'éducation physique et sportive : 4 heures hebdomadaires au collège et 3 heures au lycée
- Intégrer les établissements privés dans un service public de l'éducation : réviser la loi Debré de 1959 en ramenant la part de financement public à 50 % en contrepartie d'obligations de mixité sociale
- Moduler les dotations aux établissements selon la mixité sociale et l'inclusion scolaire ; créer un budget pédagogique dans chaque établissement
- Remplacer Parcoursup et Mon Master par une vraie plateforme d'orientation, sans lettre de motivation ni mention du lycée d'origine, aux algorithmes publiés
- Garantir un financement durable des universités publiques et créer une autorité publique de contrôle des holdings de l'enseignement supérieur privé lucratif
- Recherche : augmenter significativement les salaires des personnels (+10 % dès la première année), créer un statut du jeune chercheur, défendre les libertés académiques, verdir le Crédit Impôt Recherche vers les PME et ETI
- Refonder l'éducation scientifique et numérique et encadrer les écrans (interdiction à l'école avant six ans, encadrement pédagogique jusqu'au lycée)
- [Littoral] Créer un Parcours citoyen de la mer garantissant à chaque enfant, au cours de sa scolarité, d'apprendre à nager, de comprendre les écosystèmes et enjeux maritimes, de découvrir des activités nautiques et de rencontrer les métiers de la mer
- [Littoral] Créer un Campus de la Mer sur chacune des façades maritimes et dans les grands bassins ultramarins, réunissant universités, organismes de recherche, entreprises et collectivités
- [Santé reproductive] Garantir l'application effective de l'EVARS avec des heures banalisées, un budget dédié et un cadre national commun à tous les établissements, et ne plus banaliser les règles douloureuses au collège et au lycée (43,3 % des adolescentes déclarent avoir déjà manqué l'école à cause de douleurs de règles)
Chiffres : Élèves par classe en primaire visés en 2032 : 19 élèves · Élèves par classe en éducation prioritaire : 12 élèves · Hausse des salaires enseignants : 15 % en 5 ans · Part maximale de financement public de l'enseignement privé sous contrat : 50 % · Hausse des salaires des personnels de recherche dès la 1re année : 10 %
Sources : Programme « Pour une prospérité écologique » (juillet 2026) — chap. 23 « Viser la réussite de tous les élèves », 24 « Démocratiser l'enseignement supérieur », 25 « Investir dans la recherche scientifique » · Communiqué « Éducation nationale : état d'urgence pédagogique, état d'urgence écologique » (31 août 2026) · Livret thématique « Des littoraux à vivre, à protéger et à transmettre » (campagne de Marine Tondelier, septembre 2026) — présenté à Wissant le 14 septembre 2026 · Livret thématique « Prendre soin de notre santé reproductive » (campagne de Marine Tondelier, septembre 2026) — présenté le 9 septembre 2026, publié le 11 septembre 2026
Numérique & IA — Documenté
Le chapitre « Protéger nos techno-diversités numériques » défend une troisième voie face aux empires numériques américain et chinois : logiciels libres, communs numériques, standards ouverts et décentralisation. Il encadre strictement l'IA (marquage obligatoire des contenus générés, « IA Act II ») et l'implantation des data centers.
- Défendre la « technodiversité » : logiciels libres, communs numériques, standards ouverts, interopérabilité, décentralisation et tissu d'acteurs diversifiés, plutôt que de reproduire les empires numériques étatsunien ou chinois
- Adopter une loi sur la protection des libertés numériques : limiter le tri algorithmique, élargir les données interdites au partage, à la revente et au ciblage publicitaire comportemental, appliquer strictement l'interdiction de la reconnaissance faciale en temps réel, de l'inférence des émotions et de la catégorisation des opinions politiques, religieuses, sexuelles ou syndicales
- Étendre le statut d'éditeur à toutes les grandes plateformes pour les rendre responsables de leurs contenus ; imposer des critères de neutralité aux algorithmes des réseaux sociaux dépassant un million d'utilisateurs en France et désactiver les classements personnalisés en période électorale
- Imposer un marquage visible de tous les contenus générés par intelligence artificielle (images, vidéos, sons, textes)
- Encadrer l'implantation des data centers : supprimer le label « projet d'intérêt national majeur » qui les exonère d'études d'impact, planifier leur consommation électrique et leurs usages de l'eau, définir des seuils conditionnant les permis de construire, les réintégrer au champ de la Commission nationale du débat public
- Généraliser les logiciels libres et open source dans les administrations (« open source first ») et ouvrir intégralement les données publiques dans des formats non commercialisables
- Développer un réseau d'infrastructures publiques décentralisées, un cloud souverain pour les données sensibles et un réseau de câbles souverains
- [Europe] Porter un règlement sur l'éthique, la souveraineté et la sobriété numérique : proportionnalité entre la complexité des requêtes et la taille des modèles pour limiter la consommation énergétique des LLM, traçabilité des données d'entraînement, interdiction des courtiers de données
- [Europe] Adopter un « IA Act II » intégrant un droit au retrait de l'IA dans les logiciels, quadrupler les moyens de la Commission pour appliquer DSA, DMA, AVMSD et RGPD, soutenir un CHIPS Act 2 et une puce IA européenne
- Instaurer un droit social numérique : droit opposable à la déconnexion, transparence algorithmique en entreprise, droit de non-surveillance en télétravail
- Prioriser les outils open source et les IA souveraines dans les services publics, sous condition d'une amélioration réelle du service rendu et des conditions de travail des agents
Chiffres : Seuil d'utilisateurs déclenchant l'obligation de neutralité algorithmique : 1000000 utilisateurs en France
Sources : Programme « Pour une prospérité écologique » (juillet 2026) — chap. 21 « Protéger nos techno-diversités numériques », complété par les chap. 14 (droit social numérique) et 22 (IA dans les services publics) · Communiqué « Fouju : la fuite en avant des data centers doit s'arrêter » (19 août 2026)
Logement — Documenté
Encadrement des loyers généralisé et pérennisé, garantie universelle des loyers, relance du logement social avec un objectif de 30 % dans les communes tendues d'ici 2035, et 500 000 rénovations performantes par an pour sortir un million de personnes par an de la précarité énergétique.
- Assurer le droit au logement par la généralisation, l'amélioration et la pérennisation de l'encadrement des loyers, avec couverture de toutes les villes universitaires et amendes fortement augmentées
- Remplacer la garantie Visale par une garantie universelle des loyers
- Relancer la construction et la rénovation de logements locatifs sociaux : supprimer la Réduction de Loyer de Solidarité, baisser la TVA sur la construction, abonder le FNAP
- Renforcer les sanctions financières et préfectorales en cas de manquement à la loi SRU et ajouter un objectif de 30 % de logements sociaux d'ici 2035 dans les communes aux marchés les plus tendus
- Sortir un million de personnes par an de la précarité énergétique en atteignant 500 000 rénovations performantes par an via MaPrimeRénov', avec prise en charge directe pour les propriétaires à faible revenu
- En finir avec les chauffages au fioul en 2032 en visant le changement de système de chauffage de 300 000 ménages par an
- Réguler les meublés touristiques : unicité de statut alignée sur l'hôtellerie, limitation des licences en zone tendue, saisie des biens en cas de fraude
- Utiliser le droit de réquisition et moduler la surtaxe sur les logements vacants ; abroger la loi Kasbarian qui criminalise les locataires
- Revaloriser les APL de 10 % avec un mécanisme empêchant la répercussion sur les loyers ; accélérer le « Logement d'abord » sur le modèle finlandais et créer des places d'hébergement inconditionnel
- Reconnaître l'habitat léger permanent (yourte, tiny house, caravane) comme logement et ouvrir les droits aux aides personnelles correspondantes
- [Bouclier social] Garantir un droit opposable à la fraîcheur permettant aux locataires d'exiger de leur bailleur des équipements adaptés contre la surchauffe, et créer une « MaPrimeRénov' Fraîcheur » finançant volets, stores et protections solaires
- [Bouclier social] Remplacer les chèques énergie par un crédit d'impôt automatisé pour les personnes en situation de précarité, abolir les coupures d'électricité pour impayés et créer un guichet unique d'accompagnement ainsi qu'une banque publique de la rénovation avançant les frais
- [Bouclier social] Faire baisser la facture d'électricité en la découplant du prix du gaz, en réduisant les taxes sur l'électricité et en harmonisant la fiscalité du gaz et de l'électricité ; rendre gratuits les premiers mètres cubes d'eau avec une tarification progressive selon les usages
- [Bouclier social] Développer un modèle de propriété non spéculative permettant de devenir propriétaire pour le prix d'un loyer : les ménages achètent le bâti, le foncier restant détenu collectivement
- [Littoral] Garantir le droit d'habiter à l'année sur les littoraux : dans les zones littorales tendues, limiter la location touristique des résidences principales à 90 jours par an et la mise en location de courte durée à un seul logement par propriétaire, sauf compensation par un logement loué à l'année
- [Littoral] Limiter le nombre d'autorisations administratives de location touristique de courte durée et mobiliser le foncier public et les outils de dissociation du foncier et du bâti sur les communes littorales
Chiffres : Rénovations performantes par an : 500000 logements/an · Objectif de logements sociaux d'ici 2035 dans les communes tendues : 30 % · Revalorisation des APL : 10 % · Fin des chauffages au fioul : 2032 année · Plafond de location touristique d'une résidence principale en zone littorale tendue : 90 jours/an
Sources : Programme « Pour une prospérité écologique » (juillet 2026) — chap. 2 « Pouvoir se loger décemment » et chap. 32 « Lutter contre la pauvreté » · Dossier de presse « Alléger les factures des Français·es — notre bouclier social et environnemental » (campagne de Marine Tondelier, septembre 2026), publié le 12 septembre 2026 · Livret thématique « Des littoraux à vivre, à protéger et à transmettre » (campagne de Marine Tondelier, septembre 2026) — présenté à Wissant le 14 septembre 2026
Culture & sport — Documenté
Culture — un chapitre « Ouvrir la politique culturelle » : loi anti-trust sur les industries culturelles, protection de l'intermittence et assurance-chômage pour les artistes-auteurs, révision du Pass Culture et éga-conditionnalité des aides. Sport — un chapitre « Encourager un sport inclusif et décarboné » : renforcement du Pass Sport, plan d'urgence pour les équipements et encadrement du sport professionnel.
- Culture · Garantir la liberté de création, de diffusion et de programmation et limiter strictement la concentration dans les industries culturelles par une loi anti-trust
- Culture · Préserver la protection chômage des intermittent·es et créer une assurance-chômage pour les artistes-auteurs garantissant une continuité de revenus
- Culture · Réviser en profondeur le Pass Culture, étendre la gratuité dans les musées nationaux et adopter une tarification abordable dans les institutions publiques
- Culture · Conditionner l'octroi des aides publiques à la parité effective, à l'inclusion et à des dispositifs de lutte contre les violences sexistes et sexuelles
- Culture · Défendre l'exception culturelle : prix unique du livre, soutien au cinéma indépendant via le CNC, ratification de la Charte des langues régionales et minoritaires
- Culture · Faire du matrimoine et du patrimoine des biens communs et rééquilibrer le budget du ministère entre Paris et les régions, villes et campagnes
- Culture · Faire du jeu vidéo une industrie culturelle respectueuse et soutenable (jouabilité maintenue après la fin du support)
- Sport · Augmenter les moyens du sport amateur en renforçant le Pass Sport, en y réintégrant les 6-13 ans et en subventionnant de 10 à 100 % les licences des personnes à faibles revenus
- Sport · Mettre en place un plan national d'urgence pour la création et la rénovation thermique des équipements sportifs, y compris en zones rurales, quartiers populaires et outre-mer
- Sport · Mieux encadrer le sport professionnel : autorisation préalable des investissements étrangers dans les clubs, interdiction élargie de la multipropriété
- Sport · Démocratiser les grands événements sportifs (consultation locale préalable, places abordables, reconnaissance des bénévoles) et rendre les équipements accessibles à toutes et tous (handisport, sport adapté, pratiques féminines)
- Sport · Créer un Pass Sport Entreprise et renforcer l'EPS à l'école (4 h au collège, 3 h au lycée)
Chiffres : Subvention maximale des licences sportives pour les faibles revenus : 100 % · Heures d'EPS hebdomadaires au collège : 4 heures · Heures d'EPS hebdomadaires au lycée : 3 heures
Sources : Programme « Pour une prospérité écologique » (juillet 2026) — chap. 26 « Ouvrir la politique culturelle » et chap. 27 « Encourager un sport inclusif et décarboné »
Agriculture & alimentation — Documenté
Une partie entière « Préserver la souveraineté alimentaire » : prix planchers et revenu paysan, 21 % de bio en 2030 puis 25 % en 2032, abrogation de la loi Duplomb, sortie des pesticides de synthèse à l'horizon 2050, moratoire sur les méga-bassines et création d'un droit à l'alimentation de qualité.
- Faire du revenu des agriculteur·ices une priorité : prix planchers, affichage obligatoire de la répartition des marges, encadrement strict des centrales d'achat européennes
- Atteindre 21 % d'agriculture biologique en 2030, 25 % en 2032 et 100 % à la fin du siècle en augmentant l'éco-régime bio
- Adopter une véritable Loi d'Orientation Agricole et abroger la loi Duplomb ; installer massivement de nouveaux agriculteur·ices via une Dotation Nouvel Agriculteur sans critère d'âge
- Planifier la sortie progressive des pesticides de synthèse et des engrais azotés à l'horizon 2050, avec interdiction immédiate des pesticides cancérogènes
- Décréter un moratoire sur tous les projets de méga-bassines ; imposer des régies publiques de l'eau, la gratuité des premiers mètres cubes et une tarification progressive
- Adopter une grande loi foncière : lutte contre l'accaparement spéculatif par les fonds de pension, renforcement de la trajectoire Zéro Artificialisation Nette, démocratisation des SAFER
- Créer un droit à l'alimentation de qualité : caisses locales de Sécurité sociale de l'alimentation, rétablissement des « cantines à 1 euro », généralisation du Nutriscore et scoring environnemental
- Interdire les produits ultra-transformés dans les cantines et réduire de 50 % la consommation de protéines animales issues de l'agro-industrie d'ici 2050
- Mettre en place un plan de transition de l'élevage (réduction planifiée des cheptels bovins, rachat de dettes, prêts à taux zéro) et renforcer les systèmes pastoraux extensifs
- Soutenir la pêche artisanale, développer des alternatives au chalutage de fond et pélagique et rediriger les subventions vers la pêche durable
- [Europe] Soutenir une réforme juste de la PAC et interdire les nouveaux OGM (NGT)
- [Littoral] Élaborer une stratégie nationale de souveraineté alimentaire maritime articulant pêche durable, aquaculture, transformation, distribution, consommation, recherche et adaptation au changement climatique
- [Littoral] Planifier avec les professionnels la transformation de la pêche française : répartition plus équitable des possibilités de pêche, soutiens publics orientés vers les pratiques les plus sélectives, montée en gamme et meilleure rémunération des pêcheurs
- [Littoral] Faire du renouvellement des générations une priorité : faciliter l'installation des jeunes pêcheurs et la transmission des entreprises en améliorant l'accès aux navires, au financement et à la ressource
- [Littoral] Développer une aquaculture française régénérative (conchyliculture, algoculture, aquaculture multitrophique intégrée) et réorienter les soutiens publics des élevages intensifs vers les modèles compatibles avec le bon état des milieux, voire capables de contribuer à leur restauration
- [Littoral] Interdire les importations de produits de pêche ne respectant pas les normes de qualité européennes et réduire la dépendance aux produits issus de pêcheries ou d'élevages fortement destructeurs
- [Littoral] Diversifier les espèces consommées selon l'état des stocks, développer les circuits courts et les outils de transformation locale et conduire une politique nationale de valorisation des produits de la mer français
Chiffres : Agriculture biologique en 2030 : 21 % · Agriculture biologique en 2032 : 25 % · Réduction de la consommation de protéines animales d'ici 2050 : 50 % · Repas en restauration scolaire pour les plus modestes : 1 €
Sources : Programme « Pour une prospérité écologique » (juillet 2026) — chap. 9 « Sanctuariser l'accès à l'eau potable », 10 « Préserver la terre », 11 « Créer un droit à l'alimentation de qualité », 12 « Transformer notre modèle agricole » · Communiqué « Loi d'urgence agricole : non à une loi dictée par les lobbies agro-industriels » (16 juillet 2026) · Livret thématique « Des littoraux à vivre, à protéger et à transmettre » (campagne de Marine Tondelier, septembre 2026) — présenté à Wissant le 14 septembre 2026
Droits des femmes & égalité — Documenté
Une partie « Atteindre un nouvel horizon d'égalité » : loi intégrale contre les violences sexistes et sexuelles dotée de 3 Md€, juridictions spécialisées sur le modèle espagnol, égalité salariale réelle assortie de sanctions, gratuité effective de la contraception et de l'IVG, et égalité des congés de parentalité. Le livret « santé reproductive » de septembre 2026 y ajoute un droit à l'adaptation du travail tout au long de la vie reproductive.
- Adopter une loi intégrale de lutte contre les violences sexistes et sexuelles dotée de 3 milliards d'euros et former la haute fonction publique, en particulier dans la justice
- Créer des centres de prise en charge d'urgence des violences sexuelles accessibles 24h/24, offrant une porte d'entrée unique (soins, constat médico-légal, soutien psychologique, dépôt de plainte)
- Instaurer des juridictions et des magistrat·es spécialisés sur les violences de genre dans chaque tribunal judiciaire et chaque cour d'assises, sur le modèle espagnol
- Inscrire l'imprescriptibilité des crimes sur mineurs et reconnaître le crime d'inceste dans le droit pénal, en élargissant la notion aux cousin·es germains
- Instaurer l'égalité salariale réelle par une loi pour l'émancipation économique des femmes assortie de sanctions financières dissuasives
- Garantir l'égal accès, la gratuité et l'effectivité du droit à la contraception et à l'IVG, y compris le choix de la méthode, avec un financement pérenne des centres
- Créer un congé santé sexuelle et reproductive (endométriose, IVG, arrêt spontané de grossesse, grossesse compliquée) dans les entreprises et administrations
- Instaurer l'égalité des congés de parentalité : congé d'accueil de l'enfant obligatoire et aligné entre les deux parents, 16 semaines rémunérées à 100 % du salaire de base
- Instaurer un statut de famille monoparentale et publier chaque année des statistiques sur le travail invisible et la charge mentale
- Combattre les stéréotypes de genre à l'école et appliquer l'éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle dans tous les établissements
- Défendre les droits des personnes LGBTQIA+ : PMA réellement accessible y compris aux personnes trans, changement d'état civil libre et gratuit sans juge, interdiction des mutilations des personnes intersexes
- [Santé reproductive] Créer un véritable droit à l'adaptation du travail à la santé reproductive tout au long de la vie : aménagements concrets en cas de menstruations incapacitantes, pathologies gynécologiques, AMP, grossesse, post-partum, périménopause ou ménopause
- [Santé reproductive] Rendre obligatoires, dans les grandes entreprises et administrations, des plans d'action de santé reproductive au travail sur le modèle britannique (formation des managers, horaires et pauses adaptés, télétravail, adaptation de la température et de la ventilation, espaces de repos), étendus à l'ensemble de la vie reproductive et non à la seule ménopause
- [Santé reproductive] Renforcer la protection contre les expositions reprotoxiques : augmenter les moyens et les effectifs de la médecine du travail, renforcer les contrôles et mettre en place un suivi spécifique en périnatalité avec l'accord des salarié·es
- [Santé reproductive] Garantir partout une éducation à la vie affective, relationnelle et à la sexualité (EVARS) réellement effective : heures banalisées, budget dédié, cadre national commun, intervenant·es formé·es, et prévention systématique des mutilations génitales féminines
- [Santé reproductive] Prévenir et combattre les violences gynécologiques et obstétricales en formant systématiquement les équipes au consentement et à l'écoute, et en mesurant l'expérience des patientes
- [Santé reproductive] Affirmer que « préserver la fertilité ne signifie pas prescrire la parentalité » : refuser de répondre à la baisse de la natalité par l'injonction à avoir des enfants
- [Santé reproductive] Réduire les inégalités sociales et territoriales de santé maternelle et périnatale : publication annuelle des indicateurs par territoire et concentration des moyens en Outre-mer, en territoires ruraux et auprès des personnes précaires ou en situation de handicap
Chiffres : Budget de la loi intégrale contre les violences sexistes et sexuelles : 3 Md€ · Congé d'accueil de l'enfant aligné entre les deux parents : 16 semaines · Part de l'aide publique au développement dédiée à l'égalité de genre : 20 %
Sources : Programme « Pour une prospérité écologique » (juillet 2026) — chap. 38 « Éradiquer les violences sexistes et sexuelles », 40 « Amplifier la politique féministe », 41 « Défendre les droits des personnes LGBTQIA+ », 34 « Soutenir toutes les familles », 66 « Bifurquer vers une diplomatie féministe » · Livret thématique « Prendre soin de notre santé reproductive » (campagne de Marine Tondelier, septembre 2026) — présenté le 9 septembre 2026, publié le 11 septembre 2026
Condition animale — Documenté
Un chapitre dédié « Améliorer la condition animale » : personnalité juridique pour les animaux et secrétariat d'État dédié, interdiction des fermes-usines, de l'élevage en cage et des pratiques cruelles, journée sans chasse hebdomadaire et limitation du transport d'animaux vivants à huit heures.
- Définir une personnalité juridique pour les animaux, avec des droits différenciés entre animaux dits « domestiques » et « sauvages », et créer un secrétariat d'État à la condition animale
- Interdire les fermes-usines et l'élevage en cage ; interdire les mutilations, améliorer les conditions d'abattage et renforcer les contrôles
- Interdire les pratiques cruelles : corrida, combats de coqs, gavage, étourdissement des porcs au CO2, écoles taurines ; interdire la vente et l'exportation de fourrures et de trophées de chasse
- Adopter une journée sans chasse par semaine ainsi que les jours fériés et pendant les vacances scolaires ; interdire la chasse à courre, la chasse close et les pièges à colle
- Limiter au maximum le transport d'animaux vivants à des fins économiques : plafond de huit heures et interdiction pour les animaux vulnérables (nourrissons, non sevrés, en fin de vie)
- Sortir de l'aquaculture non durable : règles de bien-être animal et moratoire sur les fermes aquacoles de saumons en circuit fermé
- Lutter contre l'abandon des animaux domestiques (campagnes de sensibilisation, extension du permis de détention, stérilisation)
- Autoriser la présence des animaux de compagnie dans les hébergements d'urgence, les transports en commun et les EHPAD
- Développer les alternatives à l'expérimentation animale et réformer la composition des comités d'éthique
- [Santé reproductive] Renforcer la recherche et la surveillance des effets des pollutions et du changement climatique sur la fertilité, le développement sexuel et la reproduction des espèces sauvages, dans le cadre du programme « Une seule santé : reproductive »
Chiffres : Durée maximale de transport d'animaux vivants : 8 heures
Sources : Programme « Pour une prospérité écologique » (juillet 2026) — chap. 8 « Améliorer la condition animale » · Communiqué « Du répit pour la faune : suspendons l'ouverture de la chasse dans les territoires sinistrés » (3 août 2026) · Livret thématique « Prendre soin de notre santé reproductive » (campagne de Marine Tondelier, septembre 2026) — présenté le 9 septembre 2026, publié le 11 septembre 2026
Laïcité & religions — Documenté
Un chapitre « Promouvoir la laïcité » fondé sur la loi de 1905 : la neutralité s'impose aux institutions et à leurs agents, pas aux usagers. Refondation de l'Observatoire de la laïcité, transformation du ministre des Cultes en ministre de la laïcité et abrogation de la loi séparatisme.
- Refonder l'Observatoire de la laïcité et former à travers lui l'ensemble des fonctionnaires aux principes de la laïcité, à la liberté de conscience et à la loi de 1905
- Transformer le titre de Ministre en charge des Cultes en Ministre de la laïcité, veiller à l'égalité de traitement entre religions et à la neutralité des services publics
- Supprimer les attributions protocolaires du Président de la République liées à la religion catholique (chanoine du Latran, chanoine honoraire et proto-chanoine de plusieurs cathédrales)
- Augmenter les moyens de la Miviludes et élargir son domaine à la formation professionnelle et à la santé publique
- Abroger la loi dite séparatisme et s'appuyer sur la police des cultes déjà prévue par la loi de 1905 pour condamner les pratiques obscurantistes et sectaires
- Créer un service public laïc des obsèques et garantir la neutralité des cimetières tout en permettant des espaces funéraires adaptés, notamment pour les familles musulmanes
Sources : Programme « Pour une prospérité écologique » (juillet 2026) — chap. 54 « Promouvoir la laïcité » et chap. 37 « Être solidaires face au deuil »
Outre-mer — Documenté
Un chapitre « Accomplir l'égalité avec tous les territoires dits d'Outre-mer » : congrès général des territoires, plan quinquennal d'investissement, lutte contre la vie chère et les monopoles hérités de la colonisation, avec des mesures détaillées territoire par territoire (Kanaky, Mayotte, Antilles, Réunion, Polynésie, Guyane, TAAF).
- Organiser un congrès général des territoires dits d'outre-mer et établir un plan d'action partagé pour l'égalité et l'autonomie, assorti d'un plan quinquennal d'investissement (écoles, transports, eau potable, assainissement)
- Lutter contre la vie chère : combattre les monopoles hérités de l'époque coloniale par les règles anti-trust, renforcer le contrôle des marges, réformer le bouclier-prix et l'octroi de mer
- Accélérer la transition écologique par un plan énergétique visant l'autonomie renouvelable et l'adaptation des littoraux ; adopter un plan de lutte contre les sargasses avec ramassage en mer avant échouage
- Transformer la répartition des aides agricoles européennes (POSEI) pour les découpler de la production et reconnaître l'agriculture familiale ; appliquer la loi Lurel sur les taux de sucre
- Adapter les programmes d'enseignement : langues régionales, histoire et culture des territoires, y compris l'héritage colonial
- Kanaky : poursuivre les négociations sur les principes d'autodétermination et de décolonisation après l'échec des accords de Bougival ; nouvelle stratégie industrielle sur le nickel
- Mayotte : supprimer les exceptions au droit commun et le titre de séjour territorialisé avant 2030, garantir le droit du sol, plan eau de long terme, extension de l'AME, alignement du RSA et du SMIC
- Guadeloupe et Martinique : démanteler les entreprises profitant de la vie chère, dépolluer les sols, indemniser les victimes du chlordécone, du glyphosate et des sargasses, référendum local sur une collectivité unique en Guadeloupe
- La Réunion : interdire le Fipronil et transformer les fermes-usines en agriculture extensive ; Polynésie française : plan de dépollution et d'indemnisation des victimes des essais nucléaires
- Guyane : dépollution et indemnisation des victimes du mercure, plan de désenclavement, transfert de 400 000 hectares de forêts aux peuples autochtones conformément à l'accord de 2017, lutte renforcée contre l'orpaillage illégal
- [Littoral] Prendre pleinement en compte les territoires d'outre-mer dans la politique maritime : ils représentent 97 % des plus de 10 millions de km² d'espaces maritimes français, et un Campus de la Mer doit être créé dans chacun des grands bassins ultramarins
- [Santé reproductive] Réduire les inégalités de santé périnatale ultramarines : la mortalité périnatale atteint 17,6 ‰ dans les DROM contre 10,8 ‰ en métropole, et l'accès à l'IVG comme à l'AMP doit faire l'objet d'une réponse spécifique dans les territoires ruraux et ultramarins
Chiffres : Forêts à transférer aux peuples autochtones de Guyane : 400000 hectares · Suppression du titre de séjour territorialisé à Mayotte : 2030 année · Part de l'espace maritime français situé en Outre-mer : 97 %
Sources : Programme « Pour une prospérité écologique » (juillet 2026) — chap. 46 « Accomplir l'égalité avec tous les territoires dits “d'Outre-mer” » · Livret thématique « Des littoraux à vivre, à protéger et à transmettre » (campagne de Marine Tondelier, septembre 2026) — présenté à Wissant le 14 septembre 2026 · Livret thématique « Prendre soin de notre santé reproductive » (campagne de Marine Tondelier, septembre 2026) — présenté le 9 septembre 2026, publié le 11 septembre 2026
Jeunesse — Documenté
Un chapitre « Soutenir l'émancipation des jeunes » : garantie d'autonomie dès 18 ans à 50 % du Smic net en remplacement du RSA, 150 000 places de logement étudiant, suppression de la CVEC, rémunération de tous les stages et droit de vote à 16 ans, complétés par une refonte de la protection de l'enfance.
- Étendre la garantie d'autonomie dès 18 ans à toutes les personnes fiscalement indépendantes ; cette garantie remplace le RSA, atteint 50 % du Smic net et est indexée sur son évolution
- Construire 150 000 places en logements étudiants et foyers de jeunes travailleurs sur le quinquennat et rénover les anciens
- Supprimer la Contribution de Vie Étudiante et de Campus (CVEC) et revaloriser et refonder le système des bourses
- Rémunérer les stages quelle que soit leur durée et les alternants de plus de deux ans au niveau du Smic ; créer une banque des stages et des alternances
- Adopter un plan contre le chômage des jeunes : renforcement des aides à l'apprentissage pour les moins qualifiés, conditionnalité des financements aux CFA
- Ouvrir le droit de vote à 16 ans et transformer l'Enseignement moral et civique en enseignement civique, professionnel et politique
- Accroître le nombre de services civiques volontaires et revaloriser l'indemnité
- Protection de l'enfance : « zéro exception » pour l'hébergement en hôtel, prise en charge obligatoire des enfants placés jusqu'à 25 ans, centre de santé dédié dans chaque département, ministère de l'Enfance de plein exercice
- Assurer une protection égale à tous les mineur·es, y compris étranger·es, considéré·es d'abord comme des enfants
- Reconnaître le droit aux vacances avec au moins une semaine par an pour tous les enfants et les jeunes (élargissement du Pass Colo)
- [Littoral] Relancer les classes de mer, colonies et séjours collectifs par un programme de rénovation des centres d'accueil et un renforcement durable de l'éducation populaire, et soutenir les clubs, écoles de voile et équipements publics de proximité pour que la pratique nautique ne dépende ni du revenu familial ni du lieu de résidence
- [Santé reproductive] Faire de l'adolescence le premier grand rendez-vous de santé reproductive en s'appuyant sur les rendez-vous de prévention existants, et garantir un accès simple, gratuit et confidentiel au dépistage et au traitement des IST
Chiffres : Garantie d'autonomie accessible dès : 18 ans · Montant de la garantie d'autonomie : 50 % du Smic net · Places de logement étudiant et foyers de jeunes travailleurs sur le quinquennat : 150000 places · Prise en charge des enfants placés jusqu'à : 25 ans
Sources : Programme « Pour une prospérité écologique » (juillet 2026) — chap. 35 « Soutenir l'émancipation des jeunes », 32 « Lutter contre la pauvreté », 39 « Protéger les enfants en danger » · Communiqué « Rentrée 2026 : le macronisme est une plaie pour nos étudiant·es » (2 septembre 2026) · Livret thématique « Des littoraux à vivre, à protéger et à transmettre » (campagne de Marine Tondelier, septembre 2026) — présenté à Wissant le 14 septembre 2026 · Livret thématique « Prendre soin de notre santé reproductive » (campagne de Marine Tondelier, septembre 2026) — présenté le 9 septembre 2026, publié le 11 septembre 2026
Handicap — Documenté
Un chapitre dédié « Bâtir une société antivalidiste » : hausse de 250 € de l'AAH et intégration dans la branche autonomie, délai maximal de 3 mois pour la reconnaissance du handicap, accessibilité sanctionnée, désinstitutionnalisation et co-décision des personnes concernées.
- Augmenter l'Allocation aux Adultes Handicapés (AAH) de 250 € et intégrer ces allocations dans la branche autonomie de la Sécurité sociale (CNSA)
- Adopter un délai maximal de 3 mois après dépôt de dossier pour la reconnaissance du handicap
- Rendre les logements et les espaces publics accessibles avec des sanctions dissuasives en cas de non-respect de la loi ; abroger l'article 64 de la loi Elan
- Assurer la transcription en droit français de la Convention de l'ONU sur les droits des personnes handicapées, définir un échéancier de désinstitutionnalisation et un moratoire sur certaines institutions
- Assurer le droit inconditionnel à la scolarité de tous les enfants avec les moyens humains, matériels, pédagogiques et organisationnels nécessaires
- Renforcer l'accès aux soins physiques et psychiques en sanctionnant les refus de soins et en renforçant les CMP et l'attractivité de la filière psychiatrique
- Assurer une représentation co-décisionnelle effective des personnes en situation de handicap dans les politiques qui les concernent
- Assurer une inclusion réelle des travailleur·ses handicapé·es : aménagement des postes, sanctions accrues en cas de non-respect de l'obligation d'emploi
- Réformer les régimes de tutelle et de curatelle pour prioriser le soutien à la décision, interdire les placements forcés et créer des équipes mobiles d'accompagnement
- Reconnaître les aidant·es familiaux par un statut, des droits précis, une couverture sociale et le remplacement de l'indemnisation du congé de proche aidant par une rémunération revalorisée
- Garantir l'accessibilité de tous les transports en commun et des équipements sportifs aux personnes en situation de handicap
Chiffres : Hausse de l'Allocation aux Adultes Handicapés : 250 €/mois · Délai maximal de reconnaissance du handicap : 3 mois
Sources : Programme « Pour une prospérité écologique » (juillet 2026) — chap. 42 « Bâtir une société antivalidiste » et chap. 36 « Protéger le très grand âge »
Services publics — Documenté
Une partie entière « Redonner vie aux services publics » : accueil physique garanti à 15 minutes partout en France sans condition de nationalité, sortie du New Public Management et de la mise en concurrence avec le privé, fédéralisme différencié et revalorisation de la fonction publique.
- Garantir un accès effectif à des guichets physiques des administrations sans condition de nationalité et créer un droit opposable à l'accompagnement, avec un accueil physique à 15 minutes partout en France
- Déployer des agents administratifs assermentés dans l'ensemble des Maisons France Service pour qu'ils puissent réellement ouvrir des droits
- Passer à une organisation démocratique des services publics : sortir du New Public Management, de la gestion par les chiffres et de la mise en concurrence avec le privé
- Prioriser les outils open source et les IA souveraines dans les services publics, en vérifiant qu'ils améliorent réellement le service rendu et les conditions de travail des agents
- Refonder les services déconcentrés autour du soutien en recherche, en ingénierie et en conseil aux collectivités territoriales
- Définir un nouveau pacte État-collectivités fondé sur le fédéralisme différencié, élargir les compétences des régions et réformer la fiscalité locale
- Indexer le point d'indice des fonctionnaires sur l'inflation et augmenter de 10 % la rémunération des catégories C et B ainsi que des catégories A qui ont perdu du pouvoir d'achat
- Lutter contre les déserts médicaux par le développement de centres et maisons de santé et une régulation de l'installation des médecins libéraux dans les zones sur-dotées
- Empêcher les fermetures de classes dans les villages isolés et soutenir l'implantation d'activités économiques dans les petites communes
- Soutenir la vie associative : abroger le Contrat d'Engagement Républicain, financer par des conventions pluriannuelles d'objectifs, protéger les lanceurs d'alerte et les militant·es
Chiffres : Accueil physique des services publics à moins de : 15 minutes · Hausse de rémunération des catégories C et B de la fonction publique : 10 %
Sources : Programme « Pour une prospérité écologique » (juillet 2026) — chap. 22 « Décentraliser les services publics », 45 « Atteindre l'égalité entre les villes et les ruralités », 47 « Soutenir la vie associative et l'engagement citoyen », 13 « Assurer des rémunérations dignes » · Communiqué « Protégeons celles et ceux qui nous protègent : conférence de presse de l'intersyndicale des pompiers » (28 août 2026)
Génération Écologie (GE) — candidat·e : Delphine Batho
Économie & pouvoir d'achat — Documenté
La décroissance est le cœur du projet économique de Génération Écologie : abandonner la croissance du PIB comme « étalon du bonheur collectif », relocaliser l'économie et organiser la sobriété plutôt que la relance. Depuis 2025, le mouvement a précisé plusieurs mesures concrètes (aides d'urgence automatiques face aux prix des carburants, moratoire sur les entrepôts du e-commerce, mise à contribution des très hauts patrimoines), mais n'a publié ni chiffrage budgétaire d'ensemble ni objectif de salaire minimum.
- Décroissance : réduction organisée et volontaire de la consommation d'énergie et de matières premières ; la motion d'orientation de juin 2026 assume « d'abandonner la croissance comme étalon du bonheur collectif »
- Soutien à la feuille de route de l'ONU « au-delà du PIB » : tableaux de bord nationaux du progrès (31 indicateurs autour de la paix, du bien-être, de l'équité et de la durabilité) intégrés à l'élaboration des politiques publiques
- Justice fiscale : soutien à la « taxe Zucman » sur les très hauts patrimoines et à une refonte des aides publiques aux entreprises ; refus du dogme « pas de hausse d'impôts » et des budgets d'austérité visant les ménages, les salariés, les retraités et les malades
- Pouvoir de vivre face au choc pétrolier : aides d'urgence déclaratives à versement automatique dès les premières hausses de prix et mensualisées, prise en compte des distances domicile-travail et de l'intensité carburant, financement par le surplus de TVA, réforme de la filière pétrolière, leasing électrique social
- Mesures de sobriété d'urgence demandées pour une durée limitée : gratuité des transports en commun, doublement des fréquences de cars en zones rurales, baisse des vitesses de circulation
- Relocalisation et commerce de proximité : moratoire sur la construction de nouveaux entrepôts logistiques du commerce en ligne (proposition de loi déposée dès 2020), appel à « déconsommer » au moment du Black Friday, dénonciation de la fast-fashion et de la concurrence fiscale déloyale du e-commerce
- Temps libéré : réduction et réorganisation du temps de travail, télétravail et engagement associatif présentés comme réponses à la détresse psychologique au travail et à l'arrivée de l'IA dans les entreprises
- Économie de coopération plutôt que de compétition : appui sur les PME/TPE, l'économie circulaire et l'économie sociale et solidaire ; combat contre les lobbies, la technocratie et les conflits d'intérêts
- Aucun chiffrage budgétaire global, aucun objectif de salaire minimum ni trajectoire de finances publiques n'ont été publiés
Chiffres : Indicateurs du tableau de bord « au-delà du PIB » (ONU) soutenu par Génération Écologie : 31 indicateurs · Amputation de MaPrimRénov' dénoncée par le mouvement : 1 Md€
Sources : Motion d'orientation « La nouvelle espérance écologiste », 15e convention nationale (juin 2026, PDF) · « Budget : le moment de cécité », commission Économie de la décroissance (16 juillet 2025) · « Prix de l'essence à la pompe : l'urgence d'agir ! » (10 avril 2026) · « L'ONU a présenté le premier plan d'action mondial pour aller au-delà du PIB » (18 mai 2026) · « La France continue de dérouler le tapis rouge à Amazon ! » (12 mai 2026) · « Black Friday : Génération Écologie appelle à déconsommer ! » (27 nov. 2025) · « Il y a 90 ans, la France découvrait les congés payés » (19 juin 2026) · « La décroissance », Génération Écologie · « Notre projet », Génération Écologie · Motion d'orientation, 12e convention nationale (9 sept. 2018, PDF)
Travail & retraites — Partiel
Génération Écologie s'oppose frontalement au report de l'âge légal à 64 ans, qu'elle relie au « productivisme » et à la course au PIB, et défend le « temps libéré » ainsi que le rôle social des retraités bénévoles. Le mouvement n'a toutefois publié ni âge légal cible, ni durée de cotisation, ni schéma de financement alternatif.
- Résolution du conseil national du 7 janvier 2023 : opposition frontale au report de l'âge légal, avec le mot d'ordre « vive la retraite, vive la décroissance, vive le bien-être »
- Argumentaire : l'allongement de la vie active réduit le temps de vie à la retraite alors que l'espérance de vie en bonne santé stagne, et aggrave les inégalités, en particulier pour la jeunesse
- Défense du rôle des retraités dans la vie associative (plus d'une personne retraitée sur trois est bénévole, 50 % des responsables associatifs sont retraités) : la réforme menacerait ce « vivier »
- Soutien à la mobilisation intersyndicale du 18 septembre 2025 contre la retraite à 64 ans, les réformes de l'assurance chômage et l'injustice fiscale, avec mise à contribution des plus gros patrimoines
- Demande de publication du décret accordant aux sapeurs-pompiers volontaires la bonification de retraite promise (trois trimestres pour dix ans d'engagement)
- Réduction et réorganisation du temps de travail (« temps libéré ») présentées comme le prolongement de l'héritage des congés payés
- Aucun âge légal cible, aucune durée de cotisation ni financement alternatif chiffré n'a été publié à ce jour
Chiffres : Âge légal porté à 64 ans par la réforme de 2023, à laquelle Génération Écologie s'oppose : 64 ans · Trimestres de bonification retraite réclamés pour dix ans d'engagement de sapeur-pompier volontaire : 3 trimestres
Sources : Résolution du conseil national sur la réforme des retraites (7 janvier 2023) · « Retraites : Le match n'est pas fini ! » (22 févr. 2023) · « Soutien à la mobilisation syndicale du 18 septembre » (17 sept. 2025) · « Incendies : des moyens pour les soldats du climat ! » (9 juillet 2025) · « Il y a 90 ans, la France découvrait les congés payés » (19 juin 2026)
Santé & protection sociale — Documenté
La santé est érigée en « boussole » du projet : santé environnementale (« une seule santé »), interdiction des pesticides et produits chimiques cancérigènes, souveraineté publique sur les médicaments essentiels et création d'une « sécurité sociale climatique ». Le financement de l'Assurance maladie et l'organisation de l'hôpital restent en revanche non documentés.
- La motion d'orientation de juin 2026 place « la santé comme boussole » et fait des besoins fondamentaux (eau potable au robinet, air pur, alimentation sans risque) le cœur du projet présidentiel
- Politique de santé environnementale : interdiction de tous les pesticides et produits chimiques cancérigènes, abrogation de la loi Duplomb, mise en place effective du registre national des cancers, lancement de vastes études épidémiologiques
- Alerte sur l'incidence du cancer (la France est le 2e pays au monde selon l'étude du Lancet citée, et « championne du monde » pour le cancer du sein), sur l'explosion des cas chez les moins de 50 ans et sur les effets cocktails (pesticides, cadmium, PFAS, particules fines, plastiques)
- PFAS : extension de la surveillance à l'air, aux sols, aux aliments et à l'eau en bouteille, interdiction plus large des usages, obligation faite aux industriels de financer la dépollution et renforcement de la loi du 27 février 2025
- Accès aux soins : lutte contre les déserts médicaux et contre les inégalités sociales et territoriales d'accès au dépistage (campagne Octobre rose pour la santé environnementale des femmes)
- Souveraineté sanitaire : opposition à la cession de Biogaran (32 % des génériques vendus en France) à un fonds d'investissement, proposition d'un « Établissement français du médicament » à objectif de résilience et non de rentabilité, sécurisation du flux de production plutôt que des seuls stocks, redondance européenne pour les médicaments critiques
- « Sécurité sociale climatique » : nouvelle branche de protection sociale destinée à couvrir les pertes et dommages liés aux catastrophes climatiques
- Santé mentale : alerte sur sa dégradation, « en particulier celle des enfants et de la jeunesse », et sur la détresse psychologique au travail
- Aucune réforme d'ensemble du système de soins (hôpital, financement de l'Assurance maladie, tarification) n'a été publiée
Chiffres : Incidence du cancer en France citée par Génération Écologie (2e rang mondial, étude du Lancet) : 389.4 cas pour 100 000 habitants · Part des médicaments génériques vendus en France fournis par Biogaran : 32 % · Communes du Grand Est contraintes d'interdire ou restreindre l'eau du robinet à cause des PFAS : 26 communes
Sources : Motion d'orientation « La nouvelle espérance écologiste », 15e convention nationale (juin 2026, PDF) · « Incidence record du cancer en France : agir enfin sur les causes ! » (27 oct. 2025) · « Octobre rose pour la santé environnementale des femmes » (1er oct. 2025) · « Les PFAS en Grand Est : une contamination régionale, un problème national » (19 nov. 2025) · « Scandale Biogaran : le recul de notre souveraineté sanitaire continue » (19 févr. 2026) · « Pour un État-Résilience », contribution au plan national d'adaptation au changement climatique (27 déc. 2024) · « Les commissions thématiques », Génération Écologie
Immigration — Partiel
Génération Écologie a condamné la loi asile-immigration de décembre 2023 comme une « régression inédite » introduisant la préférence nationale et remettant en cause le droit du sol, et a refusé de mêler ses voix à celles de l'extrême droite lors de la motion de rejet. Aucun programme migratoire (asile, régularisation, intégration) n'a été publié, et aucune position officielle nouvelle n'est parue depuis janvier 2024.
- Condamnation de la loi immigration adoptée en décembre 2023 : « loi de régression inédite, contraire aux valeurs républicaines », visant les enfants nés en France, les couples mixtes, les étudiantes et étudiants étrangers et les personnes en situation régulière
- Rejet explicite de la préférence nationale dans les droits sociaux et de la remise en cause du droit du sol ; satisfaction après leur censure par le Conseil constitutionnel en janvier 2024, tout en soulignant que la censure reste partielle et largement fondée sur des motifs de forme
- Refus de mêler ses voix à celles de la droite et de l'extrême droite lors de la motion de rejet, stratégie jugée contre-productive car elle a fait du texte le plus régressif la base de la discussion
- Appel à des mobilisations citoyennes « pour la République et contre la loi immigration » (21 janvier 2024)
- Aucune proposition migratoire opérationnelle (politique d'asile, régularisation, quotas, intégration) n'a été publiée ; aucune publication officielle sur ce thème depuis janvier 2024
Sources : « Immigration : une loi de régression inédite, contraire aux valeurs républicaines » (20 déc. 2023) · « Loi sur l'immigration : vive la censure ! » (25 janv. 2024) · « Le 21 janvier, marchons pour la République et contre la loi immigration » (12 janv. 2024) · « Notre histoire », Génération Écologie
Sécurité & justice — Partiel
La sécurité est abordée avant tout par la sécurité civile et climatique : ministère régalien de la résilience, recrutement massif de sapeurs-pompiers volontaires, renouvellement de la flotte aérienne et généralisation des réserves communales. Sur la justice et la délinquance, la seule demande nationale récente porte sur le réexamen des plaintes de mineurs pour violences ; aucun programme police-justice n'a été publié.
- Création d'un ministère régalien de la résilience, de la protection civile et des situations d'urgence, avec des capacités humaines et matérielles renforcées
- Sécurité civile : recrutement de 50 000 sapeurs-pompiers volontaires supplémentaires, renouvellement de la flotte de Canadair (moyenne d'âge de 30 ans), reconnaissance de l'engagement des volontaires
- Généralisation des réserves communales de sécurité civile, présentes dans seulement 755 communes (2 % du total), et soutien aux chaînes de solidarité existantes (protection civile, services à domicile, réseaux d'aide aux personnes isolées)
- Après les mégafeux de Gironde d'août 2026 : moyens humains, terrestres et aériens supplémentaires avant l'été suivant, fonds exceptionnel pour les collectivités sinistrées, accompagnement durable des habitants et des sylviculteurs, plan de protection des animaux domestiques et sauvages intégré aux dispositifs de crise
- Justice : demande de réexamen immédiat des 70 000 plaintes de mineurs pour faits de violence (juin 2026)
- Ambition affichée de construire une crédibilité écologiste « dans tous les domaines, y compris la sécurité publique, la défense nationale et l'économie » (réponse à Marine Tondelier, 20 août 2026)
- Au niveau local : coordination police/gendarmerie/travail social, marches exploratoires, conseils locaux de sécurité, prévention sociale, éducative et culturelle plutôt que seule réponse répressive
- Aucun programme national détaillé sur la police, la justice pénale ou la politique pénitentiaire n'a été identifié
Chiffres : Sapeurs-pompiers volontaires supplémentaires à recruter : 50000 pompiers volontaires · Plaintes de mineurs pour violences dont le réexamen immédiat est demandé : 70000 plaintes · Communes dotées d'une réserve communale de sécurité civile, que Génération Écologie veut généraliser : 755 communes
Sources : « Pour un État-Résilience », contribution au plan national d'adaptation au changement climatique (27 déc. 2024) · « Canicule : vingt ans de leçons non apprises » (27 mai 2026) · « Incendies : des moyens pour les soldats du climat ! » (9 juillet 2025) · « Incendies en Gironde : Génération Écologie interpelle Sébastien Lecornu » (17 août 2026) · « Une candidature pour sauver l'écologie » (7 juin 2026) · « Réponse de Génération Écologie à Marine Tondelier » (20 août 2026) · « Action municipale : les écologistes doivent être efficaces contre l'insécurité » (8 sept. 2025)
Environnement & énergie — Documenté
Axe fondateur du mouvement : décroissance de la consommation d'énergie et de matières premières (« aucun scénario de neutralité carbone ne commence sans diviser par deux la consommation d'énergie »), sécurité climatique érigée en priorité nationale, protection de l'eau, de la biodiversité et de la nuit, opposition frontale aux lois Duplomb et d'urgence agricole, et inscription du principe d'habitabilité dans la Constitution.
- Décroissance de la consommation d'énergie et de matières premières : « il n'y a aucun scénario de neutralité carbone qui ne commence par diviser par deux la consommation d'énergie » ; refus d'un débat limité aux seuls modes de production
- Mise en débat démocratique des usages jugés non essentiels : écrans publicitaires lumineux, sèche-linge, multiplication des data centers pour l'IA, 6G après la 5G
- Sécurité énergétique plus robuste, localisée et redondante : adaptation des infrastructures critiques et des réseaux, boucles locales d'énergie partagée, autoconsommation collective, chaleur et froid renouvelables ; plan de sortie complète des énergies fossiles
- État-Résilience : loi de programmation pour l'adaptation et la résilience avec des fonds sanctuarisés pluriannuels, ministère régalien de la résilience, sécurité sociale climatique, plan d'urgence eau ; refus du « grand plan climatisation »
- Eau et biodiversité : protection intégrale des captages d'eau potable, renaturation des rivières, restauration des zones humides et des haies, lutte contre l'artificialisation et l'imperméabilisation des sols, contre l'urbanisation en zone à risque
- Opposition frontale aux lois Duplomb 1 et 2 et à la loi d'urgence agricole (néonicotinoïdes, acétamipride, flupyradifurone, bassines, zones humides, abattage de loups) ; soutien à tous les recours juridiques contre les autorisations de néonicotinoïdes
- Opposition au paquet Omnibus européen qui autoriserait les pesticides sans limite de durée et dessaisirait l'Anses
- Protection de la nuit et lutte contre la pollution lumineuse : application effective de l'arrêté d'extinction nocturne, suppression des écrans publicitaires lumineux, développement de la trame noire, « droit à l'obscurité » (plus de 80 % des Européens vivent sous un ciel pollué par la lumière artificielle)
- Forêt : après les mégafeux, ne pas replanter à l'identique mais construire une forêt plus diversifiée et adaptée, avec les sylviculteurs, les scientifiques et les associations
- Reconnaissance du crime d'écocide et primauté des enjeux climatiques sur le commerce international ; inscription du principe d'habitabilité et du respect des limites planétaires dans la Constitution
- Appel à soutenir les mobilisations pour la sécurité climatique de septembre 2026 (15 septembre à Bercy, 26 septembre partout en France) et à appliquer les recommandations du Haut conseil pour le climat comme « urgence de sécurité nationale »
Chiffres : Réduction de la consommation d'énergie jugée nécessaire (division par deux) : 50 % · Part de la population européenne vivant sous un ciel pollué par la lumière artificielle : 80 % · Hectares parcourus par les incendies de Gironde d'août 2026 : 42000 hectares
Sources : Motion d'orientation « La nouvelle espérance écologiste », 15e convention nationale (juin 2026, PDF) · « Quelle politique énergétique pour la France ? » (22 juin 2026) · « Loi Duplomb 2 : on s'en souviendra en 2027 ! » (21 juillet 2026) · « Réaction de Génération Écologie à la décision du Conseil constitutionnel sur la loi Duplomb 2 » (15 août 2026) · « Loi d'urgence agricole : la grande régression ! » (21 mai 2026) · « Eau : un moratoire contraire à l'État de droit » (20 janv. 2026) · « La nuit, une part du monde à protéger », édito de Delphine Batho (30 janv. 2026) · « Rapport du Haut conseil pour le climat : un indispensable électrochoc » (9 juillet 2026) · « Canicule : vingt ans de leçons non apprises » (27 mai 2026) · « Agir pour notre sécurité climatique ! » (8 sept. 2026) · « Pour un État-Résilience », contribution au plan national d'adaptation au changement climatique (27 déc. 2024) · Motion d'orientation, 12e convention nationale (9 sept. 2018, PDF)
Europe, défense & international — Documenté
Depuis décembre 2025, Génération Écologie assume un soutien explicite à l'effort de défense et à une Europe de la défense autonome face à Poutine et Trump, complété par une « dissuasion civile » fondée sur la réduction des dépendances. Le mouvement soutient l'Ukraine et la reconnaissance de l'État de Palestine, et s'oppose à l'accord UE-Mercosur. Aucun chiffrage budgétaire (défense, budget européen) n'a été publié.
- Soutien explicite à l'augmentation du budget de la défense dès 2026 (vote « oui, sans la moindre hésitation » revendiqué le 10 décembre 2025) et à une Europe de la défense autonome sur le plan stratégique, incluant le renforcement de la dissuasion militaire
- « Dissuasion civile » : réduction des dépendances, sécurité du modèle social et défense collective des valeurs ; les dépenses de sécurité climatique doivent être intégrées à l'effort de défense, sur le modèle allemand, et non limitées au seul armement
- Ukraine : soutien humanitaire, civil, financier et militaire, sanctions renforcées sur les flux d'énergies fossiles et les engrais, fin de toute dépendance au gaz, au pétrole et à l'uranium russes, mobilisation des avoirs russes gelés pour la reconstruction ; la guerre est qualifiée d'écocide
- Proche-Orient : soutien à la reconnaissance de l'État de Palestine et à la « Déclaration de New York » sur la solution à deux États, libération des otages, désarmement du Hamas, cessez-le-feu immédiat et aide humanitaire massive
- Commerce : opposition à l'accord UE-Mercosur et appel à saisir la Cour de justice de l'Union européenne sur son incompatibilité avec les traités et l'Accord de Paris ; « juste échange », relocalisation et autonomie stratégique contre le libre-échange sans contrainte
- Réforme profonde des institutions européennes, jugées soumises aux lobbies financiers ; inscription du crime d'écocide et de la primauté des enjeux climatiques sur le commerce dans le droit international
- Positionnement « Ni Trump, ni Poutine » : refus du « nouveau Yalta des prédateurs », construction d'alliances démocratiques européennes et internationales, dénonciation de la course à l'armement des régimes autocratiques
- Aucun objectif chiffré n'est publié pour le budget de la défense ni pour le budget européen
Sources : « Oui à la défense contre les menaces du nouveau Yalta des prédateurs », Delphine Batho (10 déc. 2025) · « Слава Україні ! Soutien indéfectible à la résistance de l'Ukraine » (24 févr. 2026) · « Accord avec le Mercosur : la France doit saisir la Cour de justice de l'Union européenne » (9 janv. 2026) · « Génération Écologie salue la reconnaissance de l'État palestinien par la France » (23 sept. 2025) · Résolution « Amplifier la dimension géopolitique de notre combat contre les destructeurs » (convention nationale, 16 déc. 2023) · Dossier thématique « Géopolitique », Génération Écologie · « Que doivent penser les écologistes de la guerre ? » (15 mars 2025) · Motion d'orientation, 12e convention nationale (9 sept. 2018, PDF) · Motion d'orientation « La nouvelle espérance écologiste », 15e convention nationale (juin 2026, PDF)
Institutions & démocratie — Partiel
Génération Écologie porte de longue date l'abolition du présidentialisme et, depuis août 2026, demande la modification de l'article 1er de la Constitution pour y inscrire le principe d'habitabilité, afin de placer les biens communs et les limites planétaires au sommet de la hiérarchie des normes. Le mouvement n'a pas publié de projet institutionnel détaillé (mode de scrutin, nouvelle République, référendum).
- Modification de l'article 1er de la Constitution pour y intégrer le principe d'habitabilité et le respect des limites planétaires, afin qu'une loi jugée obscurantiste ne puisse plus être réputée d'« intérêt général » (réaction à la validation de la loi Duplomb 2, août 2026)
- Objectif d'une « République écologique » / « République terrestre », prolongement du triptyque républicain par le principe de respect de l'habitabilité terrestre (« Liberté, dignité, habitabilité »)
- Rupture avec le présidentialisme hérité de la Ve République, jugé vertical et patriarcal ; développement de toutes les formes de démocratie directe et décentralisation accrue vers les territoires
- « Démocratie écologique » face au chaos institutionnel : refus de l'illusion d'efficacité autoritaire, espaces de délibération citoyenne sur les enjeux de long terme, dépassement du court-termisme électoral
- État écologique : lutte contre les conflits d'intérêts, les lobbies et la technocratie, moralisation de la vie publique, transparence de la décision publique ; ministère régalien dédié à la résilience
- Défense du droit à l'information et à la participation du public (convention d'Aarhus, article 7 de la Charte de l'environnement) contre les dérogations accordées aux grands projets
- Indépendance revendiquée vis-à-vis de tous les appareils politiques : refus d'une primaire de la gauche et de toute candidature commune au premier tour de 2027 ; en octobre 2025, le conseil national jugeait qu'une candidature écologiste pouvait en revanche être issue d'une « primaire 100 % écologiste »
- Aucun projet constitutionnel détaillé (mode de scrutin, VIe République, calendrier électoral, référendum d'initiative citoyenne) n'a été publié
Sources : « Réaction de Génération Écologie à la décision du Conseil constitutionnel sur la loi Duplomb 2 » (15 août 2026) · « Liberté, dignité, habitabilité ! » (29 avril 2026) · « Face au chaos institutionnel : écologie ou autoritarisme » (1er oct. 2025) · Résolution « Non à l'effacement de l'écologie en 2027 » (conseil national, 1er-2 oct. 2025) · « Réponse de Génération Écologie à Marine Tondelier » (20 août 2026) · « Pour un autre avenir pour les Alpes, contre les JO 2030 » (13 janv. 2026) · Motion d'orientation, 12e convention nationale (9 sept. 2018, PDF) · Motion d'orientation « La nouvelle espérance écologiste », 15e convention nationale (juin 2026, PDF) · « Déclaration de principes de Génération Écologie » (10 juillet 2021) · « Pour un État-Résilience », contribution au plan national d'adaptation au changement climatique (27 déc. 2024)
Éducation — Partiel
L'éducation est défendue comme un « bien commun » contre le « productivisme scolaire », et Génération Écologie demande un plan national de rénovation thermique des écoles et des cours « Oasis » pour rendre les établissements vivables l'été. Aucun programme national détaillé (effectifs par classe, salaires enseignants, réforme des examens) n'a été publié.
- Défense de l'école publique, laïque et gratuite contre le « productivisme scolaire » et sa marchandisation ; éducation conçue comme transmission écologique continue, dès le plus jeune âge et tout au long de la vie
- Plan national de rénovation thermique des écoles (isolation, aération nocturne, occultation des vitres, brasseurs d'air au plafond) : demande portée par les élus du mouvement, qui constatent que chaque commune est « laissée seule » avec des budgets très inégaux
- Cours « Oasis » végétalisées et îlots de fraîcheur, classes dehors, replantation de haies, agrandissement des cours vers des espaces ombragés
- Alerte sur les conditions d'examen et d'étude par forte chaleur : 194 000 lycéens passant les épreuves du bac pro dans des salles surchauffées en mai 2026, étudiants « qui apprennent par 40 °C dans les amphis »
- Transmission de la laïcité indissociable d'un projet éducatif d'ensemble, avec explications et, si nécessaire, sanctions exemplaires en cas d'atteinte à la laïcité à l'école
- Pistes soutenues au niveau local et relayées nationalement : logiciels libres dans les écoles, exclusion du matériel numérique en maternelle
- Aucun programme national détaillé (effectifs, salaires enseignants, programmes, examens) n'a été identifié
Chiffres : Lycéens passant les épreuves du bac pro dans des salles surchauffées (mai 2026) : 194000 lycéens
Sources : « Contre le productivisme scolaire, l'éducation comme bien commun » (12 févr. 2024) · « Les communes en première ligne face au réchauffement climatique » (28 mai 2026) · « Canicule : vingt ans de leçons non apprises » (27 mai 2026) · « Agir pour notre sécurité climatique ! » (8 sept. 2026) · « 120 ans de la loi du 9 décembre 1905 : donnons de nouveaux moyens aux défenseurs de la laïcité ! » (9 déc. 2025) · Entretien avec Bertrand Maes, adjoint au numérique de la ville de Lyon (21 mai 2025) · Motion d'orientation, 12e convention nationale (9 sept. 2018, PDF)
Numérique & IA — Partiel
Génération Écologie traite le numérique comme un problème écologique à part entière plutôt que comme une solution : refus de faire de la France « la plaque tournante des data centers pour l'IA », mise en débat de la 6G et des écrans publicitaires, souveraineté numérique par le logiciel libre et maintien d'un guichet humain face à la dématérialisation. Aucun cadre national détaillé de régulation de l'IA n'a été publié.
- Refus de faire de la France « la plaque tournante des data centers pour l'IA » sans souveraineté numérique, sans réflexion sur l'empreinte carbone ni sur la consommation d'eau et d'énergie
- Mise en débat démocratique des usages numériques non essentiels : écrans publicitaires lumineux, déploiement de la 6G après la 5G
- Souveraineté numérique : logiciels libres et suites collaboratives mutualisées entre collectivités, maîtrise des données et des coûts, indépendance vis-à-vis des acteurs non européens (retour d'expérience de l'adjoint au numérique de Lyon publié par le mouvement)
- Matériel : allongement de la durée de vie, achat reconditionné, priorité à la réparation, réparabilité, don du matériel en fin de vie à des structures solidaires
- Refus de la « société des robots » et de la déshumanisation des services publics : alternative systématique au guichet humain pour toutes les démarches en ligne, limitation de l'expansion des chatbots
- Appel à des régulations nationales et internationales sur l'implantation des data centers et leur accès à l'énergie et au foncier
- Le numérique est explicitement désigné comme « un angle mort de l'écologie », à traiter dans ses dimensions environnementale, sociale et sociétale
- Aucun cadre de régulation nationale de l'intelligence artificielle, ni position sur la protection des données ou la modération des plateformes, n'a été publié
Sources : « Quelle politique énergétique pour la France ? » (22 juin 2026) · Entretien avec Bertrand Maes, adjoint au numérique de la ville de Lyon (21 mai 2025) · « La nuit, une part du monde à protéger », édito de Delphine Batho (30 janv. 2026) · Motion d'orientation, 12e convention nationale (9 sept. 2018, PDF)
Logement — Partiel
Génération Écologie défend le calendrier d'interdiction de location des passoires thermiques, dénonce l'amputation de MaPrimRénov' et refuse le « grand plan climatisation » au profit de l'isolation, de la végétalisation et de lieux frais accessibles à tous. Le mouvement n'a publié ni position sur l'encadrement des loyers ni objectif chiffré de construction ou de logement social.
- Défense de l'article 160 de la loi climat et résilience (gel des loyers et interdiction progressive de mise en location des passoires thermiques) contre la proposition d'abrogation portée par l'extrême droite : plus de 5 millions de logements concernés, 7 à 12 millions de personnes en précarité énergétique
- Dénonciation de l'amputation d'un milliard d'euros de MaPrimRénov' et de l'absence d'une politique puissante de rénovation des logements et de sobriété énergétique
- Refus du « grand plan climatisation » proposé par la droite et l'extrême droite, jugé « fuite en avant énergétique et financière » ; priorité à l'isolation des logements et des bâtiments publics et à la végétalisation des villes
- Plan de mise à l'abri : liste de lieux frais accessibles gratuitement, « abris de fraîcheur » organisés collectivement plutôt que renvoi au « système D », mobilisation des réseaux de solidarité
- Critique de la « Airbnb-isation » du parc locatif comme facteur de la crise du logement, aux côtés de la hausse des taux et des dispositifs fiscaux
- Face aux inondations : respect effectif de l'interdiction d'urbaniser en zone à risque, repli stratégique là où les limites sont franchies, relogement des sinistrés et réparation des dommages garantis par l'État plutôt que renvoyés à des assurances privées aux tarifs prohibitifs
- Constat d'inégalité : les ménages les plus pauvres concentrés dans les logements les plus exposés (« passoires et bouilloires thermiques »), souvent en zones inondables
- Aucune position publiée sur l'encadrement des loyers, la construction ou les objectifs de logement social
Chiffres : Logements passoires thermiques concernés par le calendrier d'interdiction de location défendu par le mouvement : 5000000 logements · Amputation du budget MaPrimRénov' dénoncée : 1 Md€
Sources : « Hit-parade du climato-obscurantisme : l'extrême droite défend les passoires thermiques » (1er nov. 2024) · « Canicule : vingt ans de leçons non apprises » (27 mai 2026) · « Partout en France, aujourd'hui, on doit donner accès aux gens à des abris de fraîcheur » (6 juillet 2026) · « Face aux inondations, les maires en première ligne » (23 févr. 2026) · « Pour un État-Résilience », contribution au plan national d'adaptation au changement climatique (27 déc. 2024)
Culture & sport — Partiel
La « politique de la beauté » est devenue un axe revendiqué du projet : rôle central des artistes dans la transformation écologique, exception culturelle poussée « jusqu'au bout », défense de la liberté de création. Sur le sport, le mouvement demande le rétablissement du pass'sport et s'oppose aux JO d'hiver 2030. Aucun budget ni dispositif culturel ou sportif chiffré n'a été publié.
- « Politique de la beauté » : la beauté de la nature, des cadres de vie et des liens érigée en boussole du projet présidentiel ; la motion d'orientation de juin 2026 revendique une « écologie sensible » mobilisant l'art, la culture et l'entraide
- Culture : rôle central des artistes et du spectacle vivant dans la transformation écologique, exception culturelle « poussée jusqu'au bout », éducation artistique ; refus explicite d'un « art officiel » de l'écologie (rencontres du Festival Off d'Avignon, juillet 2026)
- Défense de la liberté de création et d'expression artistique face aux intimidations, à la censure, à l'antisémitisme et à la lesbophobie
- Dénonciation des coupes budgétaires frappant la culture et de l'effondrement des financements des associations d'éducation populaire, de culture et de sport
- Sport : rétablissement immédiat du pass'sport, supprimé pour 3 millions d'enfants de 6 à 13 ans bénéficiaires de l'allocation de rentrée scolaire, et opposition aux baisses de subvention des clubs ; le sport est présenté comme réponse à l'addiction aux écrans, au décrochage scolaire, à l'obésité et au mal-être
- Opposition à la loi-cadre des Jeux olympiques d'hiver Alpes 2030 (dérogations aux mesures de protection de l'environnement et aux dispositifs de concertation, risque financier, coût estimé à plus de 2,5 Md€ hors sécurité et aléas), au profit d'un programme de résilience territoriale pour les Alpes
- Aucun budget de la culture, ni dispositif d'accès à la culture ou au sport chiffré, n'a été publié
Chiffres : Enfants de 6 à 13 ans privés du pass'sport, dont le rétablissement est demandé : 3000000 enfants · Coût estimé des JO d'hiver Alpes 2030 auxquels Génération Écologie s'oppose (hors sécurité et aléas) : 2.5 Md€
Sources : Motion d'orientation « La nouvelle espérance écologiste », 15e convention nationale (juin 2026, PDF) · « Festival Off d'Avignon : Delphine Batho invitée des rencontres publiques » (21 juillet 2026) · « La beauté et le sensible peuvent-ils être des projets politiques ? » (8 juillet 2026) · « Soutien à Barbara Butch, non à la censure et à l'antisémitisme ! » (21 juillet 2026) · « Ça ne tient plus ! État d'urgence pour la vie associative » (11 oct. 2025) · « Moins de sport, plus d'écrans ? » (4 juillet 2025) · « Pour un autre avenir pour les Alpes, contre les JO 2030 » (13 janv. 2026) · « Vivre autrement ! », motion d'orientation, 14e convention nationale (16 déc. 2023)
Agriculture & alimentation — Documenté
L'agriculture est l'un des piliers les mieux documentés du mouvement : opposition frontale aux lois Duplomb 1 et 2 et à la loi d'urgence agricole (néonicotinoïdes, bassines, zones humides), soutien à la pétition d'abrogation, refus de l'accord Mercosur, et programme de reconversion vers l'agriculture biologique avec protection intégrale des captages d'eau potable.
- Opposition à la loi Duplomb 2 (adoptée le 20 juillet 2026, validée par le Conseil constitutionnel le 14 août 2026), qui réautorise à titre dérogatoire l'acétamipride pour la noisette et le flupyradifurone pour les pommes, cerises et betteraves ; soutien à tous les recours juridiques contre les autorisations de néonicotinoïdes
- Soutien à la pétition citoyenne pour l'abrogation de la loi Duplomb, l'une des plus signées de l'histoire de l'Assemblée nationale (deux millions de signataires)
- Opposition à la loi d'urgence agricole : bassines, affaiblissement de la protection des zones humides, augmentation des quotas d'abattage de loups, sanctions contre les recours associatifs
- Alternative proposée : programme de reconversion vers l'agriculture biologique et protection intégrale des captages d'eau potable, pour réconcilier santé publique, environnement et souveraineté alimentaire
- Meilleure protection des revenus et des conditions de vie des agricultrices et agriculteurs en contrepartie de la transition écologique, par réallocation des aides existantes ; défense des fermes familiales et de l'agroécologie contre l'agro-industrie et l'élevage industriel
- Application de la décision de justice « Justice pour le vivant » obligeant à réexaminer les autorisations de pesticides ne tenant pas compte du dernier état des connaissances scientifiques
- Opposition au paquet Omnibus européen, qui autoriserait les pesticides sans limite de durée et dessaisirait l'Anses et la France de leur pouvoir de décision
- Opposition à l'accord UE-Mercosur : mesures miroirs jugées insuffisantes (5 substances actives sur 72 concernées), absence de protection de la viande bovine, budget de la PAC en recul et sans conditionnalité écologique
- Alerte sur la situation des agriculteurs face aux canicules répétées : conditions de travail extrêmes, faibles récoltes et inquiétude sur la survie économique des exploitations
Chiffres : Signataires de la pétition pour l'abrogation de la loi Duplomb, soutenue par Génération Écologie : 2000000 signatures · Substances actives couvertes par les « mesures miroirs » françaises sur les 72 interdites dans l'UE, jugées insuffisantes : 5 substances
Sources : « Loi Duplomb 2 : on s'en souviendra en 2027 ! » (21 juillet 2026) · « Réaction de Génération Écologie à la décision du Conseil constitutionnel sur la loi Duplomb 2 » (15 août 2026) · « Loi d'urgence agricole : il existe pourtant une autre voie » (2 juin 2026) · « Loi d'urgence agricole : la grande régression ! » (21 mai 2026) · « Loi Duplomb 2 : question de Delphine Batho au gouvernement » (18 févr. 2026) · « Accord avec le Mercosur : la France doit saisir la Cour de justice de l'Union européenne » (9 janv. 2026)
Droits des femmes & égalité — Documenté
Génération Écologie se définit statutairement comme un mouvement « 100 % écoféministe », reliant domination patriarcale et destruction de la nature. Une commission dédiée porte des positions sur l'égalité salariale, les violences sexistes et sexuelles, l'accès à l'IVG, et depuis 2026 sur la « menace masculiniste » identifiée par le Haut Conseil à l'Égalité.
- Écoféminisme inscrit comme l'un des trois piliers statutaires du mouvement (« 100 % Écoféministe »), aux côtés de l'écologie intégrale et de la laïcité
- Alerte sur la poussée masculiniste relevée par le Haut Conseil à l'Égalité : près de 10 millions de personnes (17 % de la population de 15 ans et plus) adhéreraient au « sexisme hostile » ; le cybersexisme est la première forme de discours de haine en ligne et vise les femmes dans 84 % des cas
- Dénonciation de l'écart salarial de 14,2 % entre femmes et hommes et revendication d'une revalorisation du travail des femmes
- Mobilisation annuelle contre les violences faites aux femmes (25 novembre) et appel à des plans ambitieux de lutte contre les violences sexistes et sexuelles
- Soutien à la constitutionnalisation de l'IVG et vigilance affichée contre les mouvements anti-IVG
- Santé environnementale des femmes : campagne Octobre rose contre le cancer du sein, dénonciation des inégalités d'accès au dépistage et action sur les causes environnementales de la maladie
- Écoféminisme « de l'harmonie » : refus des logiques de domination et de violence y compris dans les modes d'action militants, priorité au soin, au lien et à l'éducation
- Outils internes : charte de l'action écoféministe contre les discriminations et les violences sexistes et sexuelles, cellule d'écoute confidentielle, manuel de langage épicène
Chiffres : Écart salarial entre femmes et hommes dénoncé par le mouvement : 14.2 % · Part des victimes de cybersexisme qui sont des femmes (rapport du Haut Conseil à l'Égalité cité) : 84 % · Part de la population de 15 ans et plus adhérant au « sexisme hostile » (rapport HCE cité) : 17 %
Sources : « La commission Écoféminisme », Génération Écologie · « 8 mars : pour un écoféminisme de l'harmonie contre la logique des Destructeurs » (6 mars 2026) · « Octobre rose pour la santé environnementale des femmes » (1er oct. 2025) · « Nos valeurs », Génération Écologie · Motion d'orientation, 12e convention nationale (9 sept. 2018, PDF) · « Déclaration de principes de Génération Écologie » (10 juillet 2021)
Condition animale — Partiel
Le mouvement inscrit le respect du vivant et le bien-être animal dans ses principes fondateurs et s'oppose à l'élevage industriel, à l'aquaculture intensive, aux chasses cruelles et à l'augmentation des abattages de loups. Il demande depuis 2026 un plan de protection des animaux dans les dispositifs de crise climatique, mais n'a pas publié de programme complet (chasse, expérimentation animale, corrida).
- Principe fondateur : respect du vivant, bien-être animal et reconnaissance de la sensibilité du végétal (motion d'orientation 2018) ; « une communauté de destin unit les humains et les animaux »
- Fin de toutes les pratiques génératrices de souffrance : mauvaises conditions d'élevage et chasses cruelles ; soutien à l'interdiction de l'exploitation d'animaux sauvages dans les cirques et delphinariums, à la fin de la vente de chiens et chats en animalerie et à l'interdiction des poules pondeuses en batterie
- Opposition à des projets d'élevage industriel et d'aquaculture intensive jugés incompatibles avec le bien-être animal (ferme-usine aquacole Pure Salmon dans l'estuaire de la Gironde, densités de 70 kg/m³)
- Opposition à l'augmentation des quotas d'abattage de loups prévue par la loi d'urgence agricole ; dénonciation de l'intensification de l'élevage industriel, source de zoonoses et de mal-être animal
- Demande d'un véritable plan de protection des animaux, domestiques comme sauvages, intégré aux dispositifs de prévention et de gestion des catastrophes climatiques, et de soutien aux centres de soins de la faune sauvage
- Protection du vivant marin : appel à la libération de Paul Watson et à l'engagement de la diplomatie française pour la défense des cétacés ; travaux de la commission « Décroissance bleue »
- Défense du modèle des fermes familiales et d'un élevage à échelle humaine, associé à de meilleures conditions de travail et à une alimentation de meilleure qualité
- Aucun programme d'ensemble n'a été publié sur la chasse, l'expérimentation animale ou la corrida
Chiffres : Densité d'élevage prévue par le projet aquacole Pure Salmon, dénoncée par le mouvement : 70 kg/m³
Sources : « Non à Pure Salmon, ferme-usine aquacole dans l'estuaire de la Gironde » (4 déc. 2025) · « Loi d'urgence agricole : la grande régression ! » (21 mai 2026) · « Réaction de Génération Écologie à la décision du Conseil constitutionnel sur la loi Duplomb 2 » (15 août 2026) · « Incendies en Gironde : Génération Écologie interpelle Sébastien Lecornu » (17 août 2026) · « Bien-être des animaux : en même temps beaucoup d'hypocrisie » (5 oct. 2021) · « Appel à la libération immédiate de Paul Watson » (20 août 2024) · Motion d'orientation, 12e convention nationale (9 sept. 2018, PDF)
Laïcité & religions — Documenté
La laïcité est l'un des trois piliers statutaires du mouvement (« 100 % Laïque »), conçue comme un principe d'émancipation garantissant « le droit de penser par soi-même ». Depuis décembre 2025, Génération Écologie demande explicitement de renforcer la protection des personnes qui la défendent et d'intégrer pleinement la laïcité au travail et dans l'enseignement.
- Laïcité inscrite comme pilier statutaire (« 100 % Laïque »), défendue comme « la liberté des libertés » qui conditionne toutes les autres : libertés individuelles, égalité des citoyens, émancipation face à tous les obscurantismes et aux dogmes patriarcaux
- Renforcement de la protection des actrices et acteurs défenseurs de la laïcité, avec des moyens républicains adaptés à la réalité des menaces (intimidations, pressions, cyberharcèlement visant notamment les enseignants)
- Intégration de la laïcité dans tous les pans de la vie en société (travail, enseignement) ; à l'école, les atteintes à la laïcité doivent faire l'objet d'explications et, si nécessaire, de sanctions exemplaires
- Refus de l'instrumentalisation de la laïcité, aussi bien par les mouvements nationalistes que par les mouvements communautaristes, au profit de logiques identitaires
- Défense des connaissances scientifiques et des libertés pédagogiques et universitaires ; mémoire des victimes du terrorisme islamiste et de l'assassinat de Samuel Paty
- Combat conjoint contre le racisme, l'antisémitisme, le sexisme et l'homophobie, associé à la défense de la laïcité
- La transmission de la laïcité est présentée comme indissociable d'un projet éducatif d'ensemble, « juste, féministe, antiraciste, démocratique, à la hauteur de l'urgence écologique »
Sources : « 120 ans de la loi du 9 décembre 1905 : donnons de nouveaux moyens aux défenseurs de la laïcité ! » (9 déc. 2025) · « Nos valeurs », Génération Écologie · « Défendre la laïcité » (15 oct. 2022) · « Déclaration de principes de Génération Écologie » (10 juillet 2021) · Motion d'orientation, 12e convention nationale (9 sept. 2018, PDF)
Outre-mer — Partiel
Génération Écologie dénonce la « vie chère » outre-mer héritée de monopoles coloniaux et appelle à la souveraineté alimentaire et énergétique des territoires ultramarins, dont la motion d'orientation de 2026 rappelle qu'ils font partie intégrante du projet. Le mouvement n'a toutefois publié aucun programme institutionnel ou fiscal détaillé (statut, octroi de mer, autonomie).
- La motion d'orientation de juin 2026 s'adresse explicitement aux habitantes et habitants de France « en métropole et dans les outre-mer »
- Dénonciation de la « vie chère » outre-mer et des monopoles hérités de la période coloniale (« consumation » et « profitation »)
- Appel à redonner aux territoires ultramarins la maîtrise de leurs ressources alimentaires, énergétiques et naturelles, via l'agroécologie locale et les circuits courts
- Reconnaissance du rôle stratégique des Outre-mer, qui concentrent 80 % de la biodiversité française, pour l'autonomie énergétique et la résilience nationale (motion d'orientation 2018)
- Défense des paysages et des sites remarquables ultramarins contre les projets d'aménagement dénaturants (mobilisation du référent Génération Écologie La Réunion pour la plage de sable noir de L'Étang-Salé)
- Solidarité et exigence de moyens face aux catastrophes climatiques ultramarines : cyclone Chido à Mayotte (déc. 2024), qualifié de « tragédie nationale », cyclone Garance à La Réunion (mars 2025)
- Aucun programme institutionnel, fiscal ou économique détaillé (statut, octroi de mer, autonomie, continuité territoriale) n'a été publié
Chiffres : Part de la biodiversité française concentrée dans les Outre-mer : 80 %
Sources : « Vie chère Outre-mer : l'urgence d'en finir avec la consumation et la profitation » (2 oct. 2024) · « L'Étang-Salé doit garder sa plage de sable noir » (8 sept. 2025) · « Mayotte : tragédie nationale et état d'urgence humanitaire » (17 déc. 2024) · « Solidarité aux victimes du cyclone Garance » (4 mars 2025) · Motion d'orientation « La nouvelle espérance écologiste », 15e convention nationale (juin 2026, PDF) · Motion d'orientation, 12e convention nationale (9 sept. 2018, PDF)
Jeunesse — Partiel
La jeunesse apparaît désormais dans les textes officiels du mouvement par la santé (explosion des cancers chez les moins de 50 ans, santé mentale des enfants et des jeunes), le sport et les écrans, et les conditions d'étude par forte chaleur. Génération Écologie demande le rétablissement du pass'sport, mais n'a publié aucune politique jeunesse d'ensemble (autonomie, bourses, premier emploi, logement étudiant).
- Alerte de la motion d'orientation de juin 2026 : progression des cancers, maladies chroniques, infertilité et burn-out touchant « de plus en plus de jeunes », et dégradation de la santé mentale « en particulier celle des enfants et de la jeunesse »
- Rétablissement immédiat du pass'sport, supprimé pour 3 millions d'enfants de 6 à 13 ans, le sport étant présenté comme réponse à l'addiction aux écrans, au décrochage scolaire, à l'obésité, aux troubles du comportement et au mal-être
- Conditions d'étude face aux canicules : lycéens passant les épreuves du bac pro dans des salles surchauffées, étudiants « qui témoignent de la difficulté d'apprendre par 40 °C dans les amphis » lors de la mobilisation du 15 septembre 2026
- Argument central de la résolution sur les retraites : effets « dévastateurs pour la jeunesse », qui étudie dans des conditions indécentes et voit s'éloigner ses droits sociaux et la solidarité intergénérationnelle
- Rôle des associations et de l'éducation populaire dans l'épanouissement de la jeunesse, menacé par l'effondrement des financements publics
- Aucune politique jeunesse d'ensemble (revenu ou autonomie des jeunes, bourses, logement étudiant, premier emploi, service civique) n'a été publiée
Chiffres : Enfants de 6 à 13 ans concernés par la suppression du pass'sport, dont le rétablissement est demandé : 3000000 enfants
Sources : Motion d'orientation « La nouvelle espérance écologiste », 15e convention nationale (juin 2026, PDF) · « Moins de sport, plus d'écrans ? » (4 juillet 2025) · « Agir pour notre sécurité climatique ! » (8 sept. 2026) · « Canicule : vingt ans de leçons non apprises » (27 mai 2026) · Résolution du conseil national sur la réforme des retraites (7 janvier 2023) · « Ça ne tient plus ! État d'urgence pour la vie associative » (11 oct. 2025) · « Détresse étudiante : nous n'acceptons pas le sort d'une génération sacrifiée » (1er févr. 2021)
Handicap — Non couvert
Services publics — Partiel
Génération Écologie défend l'égalité des territoires devant les services publics, la renationalisation d'EDF, la défense de l'ADEME et un pilotage public de la production des médicaments essentiels. Elle réclame un état d'urgence pour la vie associative, qui compense le recul des services publics. La « réparation des services publics » reste toutefois un objectif peu détaillé au-delà de l'énergie, de la santé et de la sécurité civile.
- Renationalisation d'EDF et sortie de la logique de marché du secteur électrique (indexation du prix sur le gaz, mécanisme ARENH jugé néfaste), pour un service public de l'énergie « de qualité, écologique et accessible »
- Mobilisation contre le projet de démantèlement de l'ADEME (avril 2026), interlocuteur clé des collectivités pour la transition écologique, et contre le « backlash » visant les agences environnementales de l'État
- Pilotage public de la production des médicaments essentiels : « Établissement français du médicament » avec un objectif de résilience et non de rentabilité, sur le modèle de la Pharmacie centrale des armées
- Vie associative : maintien voire augmentation des soutiens publics, simplification de l'accès aux financements, retour aux subventions et conventions pluriannuelles contre la généralisation des appels à projets, dénonciation de l'autocensure induite par la précarité financière (20 millions de bénévoles, 1,8 million de salariés)
- Égalité de traitement des territoires devant les services publics, des villages aux métropoles, et opposition aux fermetures dans les zones jugées « non rentables »
- L'interdiction de consommer l'eau du robinet dans 26 communes du Grand Est du fait des PFAS est qualifiée de « rupture de service public » appelant l'intervention de l'État
- Alternative systématique au guichet humain pour toutes les démarches en ligne, contre la dématérialisation et la déshumanisation des services publics
- Loi de programmation pluriannuelle pour l'adaptation et la résilience, avec des fonds sanctuarisés pour que les communes, les associations et les services publics puissent s'organiser durablement
- Aucun plan d'ensemble chiffré sur les effectifs, l'organisation ou le financement des services publics n'a été publié
Chiffres : Bénévoles associatifs dont Génération Écologie demande le soutien public : 20000000 bénévoles · Salariés du secteur associatif : 1800000 salariés
Sources : « Grève des salariés d'EDF : il est temps de renationaliser ! » (26 janv. 2022) · « Vive l'Ademe, non à son démantèlement ! » (8 avril 2026) · « Ça ne tient plus ! État d'urgence pour la vie associative » (11 oct. 2025) · « Scandale Biogaran : le recul de notre souveraineté sanitaire continue » (19 févr. 2026) · « Les PFAS en Grand Est : une contamination régionale, un problème national » (19 nov. 2025) · Entretien avec Bertrand Maes, adjoint au numérique de la ville de Lyon (21 mai 2025) · « Canicule : vingt ans de leçons non apprises » (27 mai 2026) · « Pour un État-Résilience », contribution au plan national d'adaptation au changement climatique (27 déc. 2024)
Debout ! (Debout!) — candidat·e : François Ruffin
Économie & pouvoir d'achat — Documenté
Debout ! se déclare « protectionniste », « régulationniste » et « a-croissant » : protection des filières stratégiques plutôt que barrières générales, refus du PIB comme objectif, et « statut des travailleurs essentiels » (7 millions de salariés) avec indexation des salaires sur l'inflation, révision des grilles et majoration des horaires atypiques. Le cahier de campagne n°1 inscrit explicitement le programme « dans la continuité des acquis du Nouveau Front populaire », en citant « le SMIC à 1 600 € ».
- Indexer les salaires sur l'inflation, comme cela a existé jusqu'en 1982, et revaloriser les grilles de classification des branches (mise en conformité des minima avec le SMIC, puis progression réelle de carrière)
- Doubler la rémunération des horaires atypiques (avant 8h, après 18h) via une nouvelle catégorie d'horaires dans le code du travail, rémunérer les temps invisibles (trajets entre interventions, coupures de plus de 2h, prise de poste) et instaurer une durée de service minimale
- Faire respecter le plancher de 24h hebdomadaires du temps partiel, en limitant les dérogations de branche et en sanctionnant les entreprises (rappel de salaire jusqu'au plancher)
- Portabilité des droits pour les salariés sous-traitants via une « obligation légale de faveur » (régime le plus favorable entre donneur d'ordre et sous-traitant) et fin de l'usage abusif de l'intérim (contrats renouvelés en 3×6 mois), avec recrutement d'inspecteurs du travail
- Principe « broyeur-payeur », calqué sur le pollueur-payeur : faire payer aux employeurs le coût social du mal-travail, aujourd'hui supporté par la Sécurité sociale (burn-out, arrêts maladie, troubles musculo-squelettiques)
- Protectionnisme « de construction » plutôt que « de rétorsion » : identifier une centaine de produits stratégiques (aliments, médicaments, armement, acier) sur lesquels retrouver la souveraineté, plutôt que des barrières douanières tous azimuts
- États généraux de la fiscalité en ouverture de mandat, « une nouvelle abolition des privilèges », pour que les plus fortunés ne paient plus moins d'impôts que les infirmières ; soutien affiché à la taxe Zucman de 2 % sur le patrimoine des milliardaires
- Se déclarer « a-croissant » : ne pas retenir l'augmentation du PIB comme objectif de politique économique, au profit du partage (« abaisser le plafond en haut, relever le plancher en bas », référence à la tranche à 94 % de Roosevelt)
Chiffres : SMIC visé, cité par le cahier n°1 au titre des « acquis du Nouveau Front populaire » : 1600 €/mois · Travailleurs essentiels concernés par le futur statut : 7000000 personnes · Salariés à bas salaires concernés par la révision des grilles de classification : 1400000 personnes · Salariés en horaires atypiques ou morcelés visés par la majoration : 2700000 personnes · Produits stratégiques à re-souverainiser (protectionnisme de construction) : 100 produits · Aides publiques et exonérations aux entreprises jugées non ciblées : 200 Md€
Sources : Manifeste fondateur de Debout ! · Cahier de campagne n°1 — Pour un statut des travailleurs essentiels · Pour qui je me bats ? · Pour le travail — page thématique de campagne
Travail & retraites — Documenté
Le travail est l'axe le plus développé de la campagne, avec un cahier entier consacré au statut des travailleurs essentiels (salaires, horaires, carrières, contrats, logement). Sur les retraites, le manifeste fait de l'abrogation du report à 64 ans un « premier pas », et le cahier n°1 revendique la continuité avec « les acquis du Nouveau Front populaire », citant « la retraite à 60 ans » ; la pénibilité ouvrirait automatiquement des trimestres supplémentaires.
- Abrogation de la réforme des retraites (report à 64 ans), présentée comme le « premier pas » vers l'égalité réelle, aux côtés d'« impôts justes »
- Programme revendiqué « dans la continuité des acquis du Nouveau Front populaire », citant explicitement « la retraite à 60 ans » parmi les mesures fortes à reprendre
- Droit à la retraite anticipée pour pénibilité : sortie de la logique individuelle du compte de prévention (C3P) au profit d'un octroi automatique d'un trimestre supplémentaire pour quatre trimestres cotisés dans un métier exposé
- Droit opposable à la formation avec maintien intégral du salaire pour atteindre le niveau bac après 5 ans dans un métier essentiel, et droit à la reconversion professionnelle (objectifs quantitatifs annuels imposés aux OPCO, mobilisation de l'AFPA)
- Validation de trimestres de retraite au titre de l'engagement associatif, dans le cadre d'un statut du bénévole
- Critique du décrochage des retraites des travailleurs manuels : « en un mandat au Palais du Luxembourg, les sénateurs ouvrent autant de droits à la retraite qu'un travailleur du bâtiment durant toute sa carrière »
Chiffres : Âge légal de départ visé, cité par le cahier n°1 au titre des « acquis du Nouveau Front populaire » : 60 ans · Salariés déclarant une forme de pénibilité, cible du droit à retraite anticipée : 4400000 personnes · Trimestres cotisés en métier pénible ouvrant droit à un trimestre supplémentaire : 4 trimestres
Sources : Manifeste fondateur de Debout ! · Cahier de campagne n°1 — Pour un statut des travailleurs essentiels · Cahier de campagne n°3 — Renouer avec le temps des loisirs · Un président au SMIC, et après ?
Santé & protection sociale — Partiel
Aucun cahier de campagne n'est encore consacré à la santé. Le manifeste pose le principe que la santé doit sortir du marché, fait de l'hôpital un pilier de l'État social et range les médicaments parmi les produits stratégiques à re-souverainiser ; le travail parlementaire de François Ruffin porte par ailleurs sur la prise en charge du Covid long et sur le coût sanitaire du mal-travail.
- La santé, comme l'éducation, la culture et le sport, doit être sortie de la logique de marché ; l'hôpital public est présenté comme un pilier de l'État social
- Constat du déclin hospitalier : urgences en crise chaque été, « listes d'attente interminables », malades chassés des lits, réduit à un problème budgétaire par les gouvernements successifs
- Les médicaments figurent parmi la centaine de produits stratégiques à re-souverainiser ; dénonciation de la cession du Doliprane (Opella, filiale de Sanofi) à un fonds américain et de la proximité entre l'exécutif et l'industrie pharmaceutique (salon du lobby Dolder tenu à l'Élysée)
- Principe « broyeur-payeur » : la Sécurité sociale étant « le premier payeur des effets du mal-travail », le coût des conditions de travail dégradées doit être reporté sur les employeurs
- Prise en charge du Covid long : question écrite du 10/06/2026 demandant une meilleure connaissance épidémiologique, une formation obligatoire des professionnels, des parcours de soins structurés et des moyens de recherche supplémentaires
- Critique du conflit d'intérêts en santé publique, illustré par la nomination à l'Élysée d'une ancienne déléguée générale du lobby « Vin et Société » intervenue sur le plan national de lutte contre les addictions
Chiffres : Français concernés par le Covid long (question écrite du 10/06/2026) : 2000000 personnes · Français présentant une forme grave (EM/SFC) : 500000 personnes · Licenciements pour inaptitude par an, constat du manifeste (« le plus grand plan social du pays ») : 100000 par an
Sources : Manifeste fondateur de Debout ! · Cahier de campagne n°1 — Pour un statut des travailleurs essentiels · Covid long : 2 millions de Français abandonnés (question écrite, 10/06/2026) · Cahier de campagne n°2 — Pour une séparation de l'argent et de l'État
Immigration — Documenté
Le manifeste consacre une section entière au fait migratoire : refus d'en faire un bouc émissaire, régularisation de tous les travailleurs sans papiers, intégration par la langue, le travail et le logement, et opposition simultanée à l'immigration « choisie » réclamée par le patronat, décrite comme un pillage des compétences des pays du Sud.
- Refus de faire des migrants la cause des maux de la société française (« les migrants sont nos frères et sœurs en humanité » ; « on migre par nécessité, non par plaisir »)
- Régularisation de tous les travailleurs et travailleuses présents sur le territoire, pour qu'ils ne vivent plus dans la peur du lendemain
- Affirmation que la France s'est construite avec l'immigration et sait intégrer, à condition de s'en donner les moyens : « par la langue, par le travail, par un toit sur la tête »
- Opposition aux filières d'immigration réclamées par le patronat pour combler la main-d'œuvre manquante : « les pays du Sud ne sont pas des viviers de bras et de cerveaux à la libre disposition du Nord »
- Analyse du racisme comme instrument de division des classes populaires (« diviser en bas pour continuer à régner en haut ») ; la revalorisation des métiers du lien, souvent occupés par des immigrées, est revendiquée comme un combat antiraciste
- Internationalisme jaurésien : coopération entre nations par le droit social réciproque, contre la mise en concurrence des travailleurs entre pays
Sources : Manifeste fondateur de Debout ! · Cahier de campagne n°1 — Pour un statut des travailleurs essentiels
Sécurité & justice — Partiel
Le volet « justice » est réellement documenté par le cahier n°2, qui porte l'indépendance du parquet, la suppression de la Cour de justice de la République et la restriction de la CJIP. En revanche, aucune politique pénale ou policière (effectifs, doctrine du maintien de l'ordre, prisons, délinquance du quotidien) n'est développée dans les documents officiels consultés.
- Rendre le parquet réellement indépendant en abrogeant le pouvoir de nomination des magistrats du parquet par le Gouvernement, tout en laissant au garde des Sceaux les grandes orientations de politique pénale (protection des enfants, violences faites aux femmes, criminalité organisée)
- Supprimer la Cour de justice de la République et l'inviolabilité pénale et civile complète du président de la République, pour que crimes et délits ne restent plus impunis pendant la durée du mandat
- Restreindre la convention judiciaire d'intérêt public (CJIP) aux seuls faits de corruption entre firmes comportant des éléments d'extranéité, afin que « la justice normale » s'applique aux entreprises (exemples cités : Bolloré, Nestlé Waters)
- Donner davantage de moyens et de garanties aux contre-pouvoirs : justice indépendante, médias libres, associations autonomes, lanceurs d'alerte mieux protégés ; les enjeux liés au narcotrafic et au grand banditisme sont explicitement dits non minimisés
- Un ministre mis en examen quittera immédiatement le Gouvernement ; casier judiciaire (bulletin n°2) vierge exigé des candidats à un mandat électif pour les atteintes les plus graves et les manquements à la probité
- Principe général du manifeste : « protéger les citoyens contre les discriminations, les agressions, leur assurer dignité et tranquillité » ; la Justice et la police figurent parmi les services publics à « muscler » par le partage fiscal
- Refus explicite de l'usage de la violence en politique, et critique symétrique du recours à la « force de coercition » contre les mouvements sociaux
Sources : Cahier de campagne n°2 — Pour une séparation de l'argent et de l'État · Manifeste fondateur de Debout !
Environnement & énergie — Documenté
Debout ! inscrit l'écologie dans un « travaillisme climatique » : une mobilisation générale de type économie de guerre, pilotée par un État stratège et planificateur, qui vise les pollueurs industriels plutôt que les comportements individuels. La mondialisation est désignée comme le principal facteur du dépassement des limites planétaires.
- « Travaillisme climatique » : canaliser l'énergie, les capitaux, la main-d'œuvre et l'appareil d'État vers la transformation de l'agriculture, de l'industrie, du logement et des déplacements, sur le modèle du basculement rooseveltien de 1942 ; cela suppose un État stratège qui planifie
- Désigner la mondialisation comme principal facteur du changement climatique et de l'effondrement du vivant (dumping, recherche des coûts les plus bas, guerre de l'export)
- Cibler les pollueurs industriels plutôt que la culpabilisation individuelle : critique de la taxe carbone sur l'essence quand le kérosène et le fioul des porte-conteneurs sont détaxés, et des ZFE quand les jets privés circulent librement
- Isolation des passoires thermiques désignée comme le « premier pas » concret vers l'horizon écologique
- Reconnaissance de l'urgence : les scénarios climatiques sont établis depuis les années 1990 et le cap de +1,5 °C sera atteint dans la décennie ; chaque année de retard rapproche d'« un futur torride et chaotique »
- Exiger une contrepartie publique aux aides à l'industrie verte : « pour chaque euro d'argent public investi, l'État doit siéger aux conseils d'administration », et tenir une stratégie de filière dans la durée (cas de la pile à hydrogène chez Symbio)
- Refus de la logique de croissance comme objectif (« a-croissants ») et démarchandisation progressive de la société
Chiffres : Insectes volants disparus en une génération (constat du manifeste) : 80 % · Oiseaux disparus en une génération (constat du manifeste) : 30 % · Aides publiques versées à Symbio pour la filière hydrogène, sans stratégie tenue : 350 M€
Sources : Manifeste fondateur de Debout ! · L'État laisse tomber la pile à hydrogène (question écrite, 23/06/2026) · Cahier de campagne n°3 — Renouer avec le temps des loisirs
Europe, défense & international — Partiel
Le manifeste développe une position européenne et internationale claire — désobéissance aux traités contraires aux engagements pris, recherche d'alliés pour un plan d'investissement européen, voix française indépendante hors logique de bloc et de l'OTAN, condamnations symétriques de l'invasion russe et de la situation à Gaza. En revanche, la défense proprement dite (format des armées, budget, dissuasion) n'est pas traitée.
- Critique d'une construction européenne « faite sans les peuples, dans le dos des peuples », rappel du « non » de 2005 comme vote de classe (80 % chez les ouvriers, 71 % chez les employés)
- Désobéir aux traités européens lorsqu'ils entrent en contradiction avec les engagements pris devant les Français ; « attendre que l'Europe change » n'est pas un horizon acceptable
- Chercher simultanément des alliés en Europe pour exclure les investissements d'avenir des règles de déficit et obtenir un grand plan d'investissement européen
- Voix indépendante de la France, hors de la logique de « bloc occidental » et de l'OTAN, et « à géométrie non-variable » : condamnation de l'invasion russe en Ukraine et, avec la même force et les mêmes sanctions, du génocide à Gaza et des colonies en Cisjordanie
- L'ONU présentée comme la seule instance internationale légitime pour régler les conflits
- Souveraineté industrielle : identifier une centaine de produits stratégiques, dont l'armement, l'acier, les médicaments et les aliments ; nationaliser si nécessaire des entreprises stratégiques et soumettre les rachats étrangers à une étude publiée
- Internationalisme jaurésien fondé sur « l'existence de nations fortement constituées » et sur des traités de réciprocité du droit social
Chiffres : Entreprises françaises rachetées par des acteurs américains en dix ans (constat du cahier n°2) : 1500 entreprises
Sources : Manifeste fondateur de Debout ! · Cahier de campagne n°2 — Pour une séparation de l'argent et de l'État
Institutions & démocratie — Documenté
C'est l'axe le plus abouti avec le travail : le cahier n°2 détaille une « grande loi de séparation de l'argent et de l'État » (fin des privilèges présidentiels, Haute Autorité à la Probité, encadrement du pantouflage et du lobbying, nominations collégiales), complétée par une démocratie plus directe (RIC, conventions citoyennes, jurys tirés au sort) et par l'engagement personnel de François Ruffin d'être « président au SMIC ».
- Fin des avantages personnels des présidents et des ministres pendant et après leur mandat : suppression de la rente à vie des anciens présidents et Premiers ministres, alignement obligatoire du salaire présidentiel et ministériel sur l'échelle des salaires, 20 millions d'euros d'économies sur le budget de l'Élysée
- Engagement personnel de François Ruffin d'être rémunéré au niveau du SMIC comme président de la République, présenté comme symbolique mais devant « ruisseler » sur les ministères, les parlementaires, les hauts fonctionnaires et les plus fortunés
- Création d'une Haute Autorité à la Probité fusionnant HATVP, Commission des comptes de campagne et Agence française anticorruption, dotée d'un pouvoir d'enquête renforcé, d'un droit de regard porté à 5 ans et de pouvoirs de sanction administrative
- « Frigo » de dix ans pour les ministres sortants, leurs conseillers et les hauts fonctionnaires (interdiction de lobbying, conseil ou relations publiques dans leur ancien secteur, sur le modèle néerlandais) ; interdiction stricte du pantouflage et du rétro-pantouflage
- Suppression de la Cour de justice de la République et de l'immunité présidentielle ; départ immédiat du Gouvernement en cas de mise en examen ; casier judiciaire vierge exigé des candidats à un mandat
- « Mettre McKinsey au chômage » : transparence obligatoire des contrats avec les cabinets de conseil, encadrement strict du lobbying, interdiction des passages directs d'un lobby vers un cabinet ministériel ou l'Élysée sur un secteur déjà défendu
- Nominations collégiales : révision de l'article 13 pour permettre au Parlement de s'opposer à une nomination à la majorité simple, et procédures publiques et collégiales pour les dirigeants d'établissements publics
- Fin du cumul entre fonctions ministérielles et exécutifs locaux ; stages d'immersion obligatoires des ministres dans les métiers relevant de leur ministère
- Nouveaux outils démocratiques : référendum d'initiative citoyenne (« premier pas » vers une nouvelle République), états généraux, jurys populaires tirés au sort, conventions citoyennes, et renforcement des moyens de contrôle du Parlement
- Médias, y compris les réseaux sociaux, devant être « indépendants à l'égard de l'État, des puissances d'argent et des influences étrangères »
Chiffres : Dépenses de conseil des ministères (2021), rapport du Sénat cité par le cahier n°2 : 893.9 M€ · Économies annoncées sur le budget annuel de l'Élysée : 20 M€ · Postes d'infirmières présentés comme l'équivalent de ces économies : 400 postes · Coût des avantages post-mandat de Nicolas Sarkozy et François Hollande (hors sécurité) : 1.32 M€ · Durée du « refroidissement renforcé » imposé aux ministres sortants : 10 ans
Sources : Cahier de campagne n°2 — Pour une séparation de l'argent et de l'État · Un président au SMIC, et après ? · Manifeste fondateur de Debout ! · Pour qui je me bats ?
Éducation — Partiel
L'éducation apparaît par la revalorisation des métiers scolaires (enseignants, ATSEM, AESH, animateurs périscolaires) et par un volet éducation artistique et culturelle développé dans le cahier n°3. Aucun chapitre scolaire d'ensemble (programmes, carte scolaire, rythmes, réforme du collège ou du lycée) n'a été publié à ce jour.
- Constat du décrochage enseignant : embauché à 2,3 fois le SMIC en 1980, un enseignant l'est à 1,2 fois aujourd'hui ; classes surchargées et École qui « n'arrive pas à recruter »
- L'École présentée comme un pilier de la République, à sortir de la logique de marché au même titre que la santé, la culture et le sport
- Revalorisation salariale, horaires et carrières des enseignants, ATSEM, AESH, animatrices périscolaires et auxiliaires de puériculture via le statut des travailleurs essentiels
- Rétablir et augmenter la part collective du Pass Culture, qui finance l'éducation artistique et culturelle dans les établissements et touche tous les élèves, y compris les plus éloignés de l'offre culturelle
- Sortir la pratique artistique de la marginalité à l'école, en ouvrant davantage les établissements aux associations et intervenants extérieurs sur le temps du midi ou en fin de journée, et en refaisant du périscolaire un temps investi par des artistes et animateurs formés et statutaires
- Mettre fin au « schisme » entre enseignement artistique spécialisé (conservatoires) et pratique de loisir (MJC), au profit d'un continuum d'éducation artistique et culturelle
- Démocratie « à l'école » revendiquée comme composante de la démocratie sociale du quotidien
Chiffres : Part collective du Pass Culture (éducation artistique et culturelle) en 2024 : 97 M€ · Même part collective inscrite au budget 2026, avant rétablissement : 62 M€
Sources : Manifeste fondateur de Debout ! · Cahier de campagne n°1 — Pour un statut des travailleurs essentiels · Cahier de campagne n°3 — Renouer avec le temps des loisirs
Numérique & IA — Partiel
Le manifeste décrit la France comme une « colonie numérique » et exige que les innovations technologiques passent par « la case démocratie » avant de s'imposer. Le travail parlementaire de François Ruffin porte sur l'effet de l'IA et des délocalisations sur l'emploi (téléconseillers, informaticiens), mais aucun plan de régulation des plateformes, de l'IA ou des données n'a été publié.
- Constat d'une France en situation de « colonie numérique » : ni la France ni l'Europe n'ont produit de réseau social ou de plateforme souveraine, et l'exécutif « déguise en souveraineté » des data centers construits sur mesure pour les géants américains
- Exiger que les innovations technologiques passent par des lieux de délibération (collectifs d'entreprise, conventions citoyennes, débat parlementaire) avant de s'imposer — exemple donné : la commande vocale imposée aux préparateurs de commandes sans aucun débat ni contrepartie
- Découplage assumé entre innovation technologique et progrès humain : « leur progrès n'est pas le nôtre »
- IA et emploi : demander à l'État une stratégie de protection face aux délocalisations et à l'arrivée de l'IA dans les centres d'appel, et saisir l'inspection du travail sur les conditions de travail (question écrite du 27/07/2026 sur Velsia, ex-Teleperformance)
- Souveraineté numérique et emplois qualifiés : interpellation du Gouvernement sur les suppressions de postes d'informaticiens (IA et délocalisations vers l'Inde), décrites comme « des pertes de compétences et de souveraineté » (question écrite du 25/08/2026)
- Transformer la plateforme du Pass Culture en outil public souverain au service des pratiques amateurs, en alternative aux plateformes privées étrangères
- Médias et réseaux sociaux devant être indépendants de l'État, des puissances d'argent et des influences étrangères, et soucieux de pluralisme plutôt qu'enfermants ; les « pathologies de l'emprise numérique » figurent parmi les obstacles au bonheur à lever
Chiffres : Postes supprimés chez Velsia (ex-Teleperformance) sur 1 860, question écrite du 27/07/2026 : 598 postes · Suppressions d'emplois annoncées par Capgemini, question écrite du 25/08/2026 : 2400 emplois
Sources : Manifeste fondateur de Debout ! · Les téléconseillers en première ligne face à l'IA (question écrite, 27/07/2026) · Randstad Digital : les informaticiens vont-ils connaître le même sort que les ouvriers ? (question écrite, 25/08/2026) · Cahier de campagne n°3 — Renouer avec le temps des loisirs
Logement — Partiel
Le logement est traité comme un secteur à réguler plutôt qu'à subventionner : le manifeste reproche à l'État de subventionner les locataires au lieu de plafonner les loyers, et le cahier n°1 porte des mesures ciblées sur le logement des travailleurs essentiels. Aucun plan d'ensemble (construction, logement social, encadrement généralisé des loyers) n'est chiffré à ce jour.
- Critique de fond : « l'État ne régule pas le marché du logement, ne plafonne pas les loyers, mais il subventionne les locataires pour qu'ils puissent payer »
- Le logement, comme le bâtiment, le travail et le système bancaire, figure parmi les secteurs devant être « encadrés, régulés » par la puissance publique
- Sur-cotisation au « 1 % patronal » pour les entreprises qui embauchent des travailleurs essentiels et recourent massivement aux horaires atypiques
- Suppression de la condition des « 10 salariés et plus » qui prive une partie des travailleurs essentiels de l'accès au 1 % patronal, et priorisation de ces travailleurs dans les aides financées par ce dispositif
- Droit à un logement abordable et proche du lieu de travail, présenté comme une condition de santé et de vie familiale
- Isolation des passoires thermiques désignée comme premier pas prioritaire ; le « logement mal isolé » figure parmi les obstacles au bonheur à lever
- L'accès à « un toit sur la tête » présenté comme l'un des trois leviers d'intégration, avec la langue et le travail
Chiffres : Taux actuel de la participation des employeurs à l'effort de construction (« 1 % patronal ») : 0.45 % de la masse salariale
Sources : Manifeste fondateur de Debout ! · Cahier de campagne n°1 — Pour un statut des travailleurs essentiels
Culture & sport — Documenté
Le cahier de campagne n°3 « Renouer avec le temps des loisirs » constitue un plan détaillé pour la culture, le sport, les vacances et la vie associative : fonds d'un milliard d'euros par an pour les équipements associatifs, statut du bénévole, BAFA gratuit, droit automatique à un premier départ collectif, refonte du Pass Culture et prêt gratuit de matériel en médiathèque.
- Fonds de rénovation des « Maisons du Peuple » et salles des fêtes (MJC, centres socioculturels) d'un milliard d'euros par an pendant 5 ans, avec création d'équipements polyvalents dans les territoires qui en sont dépourvus
- 60 000 emplois aidés pour l'administration des associations et doublement des postes FONJEP à 15 000, avec 15 000 € d'aide annuelle par poste
- Statut du dirigeant et du bénévole associatif : congé bénévole sans perte de salaire, congé de formation et validation de trimestres de retraite au titre de l'engagement
- Gratuité du BAFA (aujourd'hui entre 700 et 1 300 €) et financement de l'itinérance des animateurs (véhicules et minibus) pour aller vers les adolescents des zones rurales et des quartiers populaires
- Droit automatique à un premier départ collectif en colonie de vacances pour chaque enfant pendant la scolarité obligatoire, sans démarche des familles, et fusion des aides existantes en un guichet unique à notification automatique
- Plan de transports accessibles : « billet populaire » TER illimité à 29 € du 1er juillet au 31 août, plafonnement du prix des billets d'avion vers les Outre-mer, baisse des péages par la reprise en main des autoroutes
- Prise en charge de la moitié du coût des licences sportives au-delà du Pass'Sport pour les familles modestes, et financement de l'embauche d'animateurs (40 000 ont manqué l'été dernier pour encadrer deux millions d'enfants)
- Refonte du Pass Culture : rétablissement et hausse de la part collective, élargissement aux adultes précaires ou isolés, transformation de la plateforme en outil public au service des pratiques amateurs
- Généralisation nationale du prêt gratuit de matériel en médiathèque (instruments, machines à coudre, outils de bricolage et de jardinage, équipements sportifs) et financement des ateliers de pratiques manuelles et de réparation
- Sanctuarisation du patrimoine du tourisme social (auberges de jeunesse, campings municipaux, villages de vacances associatifs) via un plan pluriannuel État–Caisse des dépôts, et conditionnement des aides publiques au tourisme à des engagements de modération tarifaire
- Obligation pour chaque grande institution culturelle nationale financée sur fonds publics de consacrer 25 % du budget de sa programmation itinérante à une tournée en régions
Chiffres : Fonds annuel pour les équipements associatifs (sur 5 ans) : 1 Md€/an · Emplois aidés créés dans les associations : 60000 emplois · Postes FONJEP visés (doublement) : 15000 postes · Prix du « billet populaire » TER illimité, juillet-août : 29 € · Prise en charge du coût des licences sportives pour les familles modestes : 50 % · Part de la programmation itinérante des institutions nationales à consacrer aux régions : 25 %
Sources : Cahier de campagne n°3 — Renouer avec le temps des loisirs · Manifeste fondateur de Debout !
Agriculture & alimentation — Partiel
L'agriculture est abordée par la souveraineté alimentaire et l'opposition aux traités de libre-échange, l'État étant accusé de subventionner les producteurs plutôt que de réguler les marchés agricoles. Aucun plan agricole détaillé (revenu paysan, PAC, pesticides, installation, élevage) n'a été publié à ce jour.
- Les aliments figurent parmi la centaine de produits stratégiques sur lesquels la France doit rester ou redevenir souveraine (protectionnisme « de construction »)
- Opposition aux nouveaux traités de libre-échange, cités nommément : Mercosur, Nouvelle-Zélande, et demain l'Inde ; rappel que la même logique s'applique à l'agriculture depuis les accords de Marrakech de 1994
- Constat que les agriculteurs manifestent contre une concurrence déloyale et que « l'État ne régule pas les marchés agricoles, mais il subventionne les producteurs »
- Reconnaissance de l'aspiration légitime à « travailler et vivre au pays », partagée avec les peuples du monde entier
- Les ouvriers agricoles figurent parmi les métiers essentiels visés par la revalorisation salariale et le droit à retraite anticipée pour pénibilité
- Dénonciation de l'influence des filières agroalimentaires sur la décision publique (nomination à l'Élysée d'une ancienne représentante du lobby du vin, intervenue sur le plan national de lutte contre les addictions)
- Demande d'une enquête épidémiologique financée par l'État sur les effets du chlordécone chez les ouvriers agricoles martiniquais (question écrite du 05/05/2025)
Sources : Manifeste fondateur de Debout ! · Cahier de campagne n°2 — Pour une séparation de l'argent et de l'État · L'État doit payer une enquête épidémiologique ! (question écrite, 05/05/2025)
Droits des femmes & égalité — Partiel
L'égalité femmes-hommes est traitée principalement par le travail : la revalorisation des métiers du lien, très majoritairement féminins, est explicitement revendiquée comme « un combat populaire, féministe et anti-raciste ». Le manifeste défend les acquis (IVG constitutionnalisée, consentement dans la loi) et pointe la précarité des familles monoparentales, sans plan d'ensemble sur les violences, l'égalité salariale ou la parité.
- Faire de la reconnaissance des métiers du lien — auxiliaires de vie, assistantes maternelles, ATSEM, aides-soignantes, agentes d'entretien — « un combat populaire, féministe et anti-raciste », contre l'idée que le soin des autres serait un prolongement gratuit du rôle domestique des femmes
- S'attaquer au temps partiel subi, qui frappe massivement ces métiers féminisés (70 % chez les aides au maintien à domicile, 55 % dans le nettoyage et le traitement des déchets)
- Soutien à la constitutionnalisation de l'IVG et à l'inscription prochaine du consentement dans la loi, et défense des droits acquis (mariage et adoption pour les couples homosexuels) face aux « reculs identitaires »
- Constat de la précarité des familles monoparentales : une famille sur quatre, trois fois plus qu'en 1970, avec 85 % de femmes à leur tête, subissant à la fois la baisse de revenus et la double charge du travail domestique et salarié
- Refus d'une France « divisée par le sexisme, le racisme, les discriminations » ; le harcèlement de rue figure parmi les obstacles au bonheur à lever
- La lutte contre les violences faites aux femmes est citée parmi les grandes orientations de politique pénale que conserverait le garde des Sceaux dans un parquet rendu indépendant
- Le cahier n°3 vise explicitement des loisirs accessibles « pour les femmes comme pour les hommes »
Chiffres : Part des familles monoparentales dirigées par une femme : 85 % · Part de temps partiel chez les aides au maintien à domicile des personnes fragiles : 70 %
Sources : Manifeste fondateur de Debout ! · Cahier de campagne n°1 — Pour un statut des travailleurs essentiels · Cahier de campagne n°2 — Pour une séparation de l'argent et de l'État
Condition animale — Non couvert
Laïcité & religions — Partiel
Le manifeste défend une laïcité strictement adossée à la loi de 1905 — « toute la loi de 1905, rien que la loi de 1905 » —, présentée comme attaquée à la fois par les identitaires et par les intégristes religieux, mais sans mesure législative ou administrative détaillée.
- Protéger « un cadre de vie commun, la République et sa laïcité — la loi de 1905, toute la loi de 1905, rien que la loi de 1905 »
- Désignation symétrique des « dévoyeurs en chef » de la laïcité : les mouvements identitaires d'un côté, les intégristes religieux de l'autre
- Refus d'une France divisée par le racisme et les discriminations, et affirmation de droits universels quelles que soient l'origine, la couleur de peau, l'orientation sexuelle ou l'appartenance religieuse
- Filiation revendiquée avec 1789 et les Lumières, et lecture extensive de la Déclaration des droits de l'Homme comme socle des luttes d'émancipation
Sources : Manifeste fondateur de Debout !
Outre-mer — Partiel
Le cahier n°3 porte une mesure ultramarine explicite — le plafonnement du prix des billets d'avion entre l'Hexagone et les Outre-mer au nom de la continuité territoriale —, adossée au constat de l'exil contraint des jeunes ultramarins. Il n'existe pas de chapitre ultramarin d'ensemble (vie chère, foncier, santé, statut institutionnel).
- Plafonner le prix des billets d'avion à destination et en provenance des Outre-mer : « la continuité territoriale ne doit pas être un privilège réservé à quelques-uns »
- Constat de l'exil contraint des jeunes ultramarins faute de places dans l'enseignement supérieur, de formations ou d'emplois sur leur territoire, présenté comme un enjeu d'égalité et de justice territoriale
- Engagement d'une politique de long terme pour que celles et ceux qui le souhaitent puissent « étudier, se former et travailler au pays »
- Constat que, dans les Outre-mer, « l'eau n'arrive plus au robinet », cité comme symptôme du déclin des services publics
- Demande d'une enquête épidémiologique financée par l'État sur les impacts du chlordécone sur les ouvriers agricoles martiniquais (question écrite du 05/05/2025)
Sources : Cahier de campagne n°3 — Renouer avec le temps des loisirs · Manifeste fondateur de Debout ! · L'État doit payer une enquête épidémiologique ! (question écrite, 05/05/2025)
Jeunesse — Partiel
La jeunesse précarisée est identifiée comme une composante centrale de la majorité politique visée, et le cahier n°3 porte plusieurs mesures concrètes la concernant (BAFA gratuit, droit au départ en colonie, animation itinérante en zone rurale et dans les quartiers). Il n'existe pas de volet dédié aux études supérieures, à l'autonomie ou à l'insertion professionnelle des jeunes.
- Constat d'une jeunesse précarisée : la précarité (CDD, intérim, auto-entrepreneuriat contraint) est devenue « un point de passage obligatoire et durable », et la « course aux diplômes » débouche sur des emplois sans rapport avec les qualifications
- Droit automatique à un premier départ collectif en colonie de vacances pour chaque enfant pendant la scolarité obligatoire, financé et sans démarche des familles
- Gratuité du BAFA, présenté comme « la première marche vers les métiers de l'animation et de l'éducation populaire »
- Financement de l'itinérance des animateurs (véhicules et minibus) pour aller vers les adolescents des zones rurales et des quartiers populaires pendant les vacances scolaires, « levier concret contre l'isolement et le temps passé seul derrière un écran »
- Droit opposable à la formation avec maintien intégral du salaire pour atteindre le niveau bac après 5 ans dans un métier essentiel
- Constat que 34 % des enfants de 5 à 19 ans ne sont pas partis en vacances en 2025, et que 1,3 million d'enfants et adolescents partent en colonies contre 4 millions il y a quarante ans
Chiffres : Enfants de 5 à 19 ans n'étant pas partis en vacances en 2025 : 34 % · Coût actuel du BAFA, dont la gratuité est proposée (fourchette haute) : 1300 € · Enfants et adolescents partant en colonies de vacances aujourd'hui : 1300000 personnes
Sources : Manifeste fondateur de Debout ! · Cahier de campagne n°3 — Renouer avec le temps des loisirs · Cahier de campagne n°1 — Pour un statut des travailleurs essentiels
Handicap — Partiel
Le handicap est abordé principalement par les métiers de l'accompagnement : les AESH et auxiliaires de vie figurent au premier rang des professions visées par le statut des travailleurs essentiels. Le cahier n°3 pose par ailleurs l'accessibilité comme critère de rénovation des équipements. Il n'existe pas de volet dédié aux droits des personnes en situation de handicap (allocation, école inclusive, emploi, compensation).
- Les accompagnantes d'élèves en situation de handicap (AESH) et les auxiliaires de vie figurent parmi les métiers essentiels à revaloriser, à ce titre visés par l'indexation des salaires, la révision des grilles, la majoration des horaires atypiques et le droit à retraite anticipée pour pénibilité
- Mise en accessibilité inscrite parmi les travaux financés par le fonds de rénovation des salles des fêtes et équipements associatifs, au même titre que la rénovation énergétique et la mise aux normes de sécurité
- Objectif explicite de loisirs accessibles « pour les personnes valides comme pour celles en situation de handicap »
- Constat que « la société change son regard sur la fin de vie, le handicap, les normes de genre, les minorités », présenté comme un acquis à consolider
Sources : Manifeste fondateur de Debout ! · Cahier de campagne n°1 — Pour un statut des travailleurs essentiels · Cahier de campagne n°3 — Renouer avec le temps des loisirs
Services publics — Documenté
Le manifeste articule une doctrine complète : sortir certains secteurs du marché (éducation, santé, culture, sport), réguler les autres, et substituer à un État réduit à un « guichet de subventions » un État stratège qui planifie et protège. Le cahier n°2 y ajoute le refus des privatisations, leur encadrement strict et la reconstruction d'une haute fonction publique au service de l'intérêt général.
- Sortir du marché l'éducation, la santé, la culture et le sport ; encadrer et réguler le logement, le bâtiment, le travail et le système bancaire
- Diagnostic : des prélèvements élevés sans que l'École, l'hôpital, la justice ou la police en soient renforcés — bureaux de poste qui ferment, classes surchargées, urgences saturées, crèches pleines, tribunaux débordés, eau qui n'arrive plus au robinet dans les Outre-mer
- Critique de l'État devenu « guichet de subventions » qui « s'adapte » à la mondialisation au lieu d'en protéger le pays : 200 milliards d'aides et d'exonérations aux entreprises sans ciblage, subventions au sous-emploi, aux bas salaires, aux loyers, à l'agriculture
- Refus de la logique de privatisation et du démantèlement des services publics ; en cas de cession, obligation pour l'État d'utiliser son expertise interne, justification publiée du recours à des prestataires et publication des montants versés aux cabinets de conseil, banquiers et avocats d'affaires — y compris rétroactivement pour les privatisations déjà réalisées
- Nationaliser si nécessaire des entreprises stratégiques, soumettre chaque rachat étranger à une étude publiée et retirer au ministre de l'Économie le pouvoir de décider seul, sa décision étant soumise à la commission des affaires économiques de l'Assemblée
- Reprise en main des autoroutes (fin des concessions, tarification publique) pour faire baisser les péages
- Recruter au plus haut niveau de l'État des agents convaincus de la force de la puissance publique, en s'appuyant sur les agents de terrain ; « un État moderne, moins jacobin, qui co-construit les politiques publiques avec les élus locaux et les forces vives »
- Recruter un nombre suffisant d'inspecteurs du travail pour rendre effectif le droit existant
- Démocratie sociale dans les services publics eux-mêmes : « la démocratie au travail, la démocratie à l'hôpital, la démocratie à l'école »
Chiffres : Aides publiques et exonérations de cotisations aux entreprises jugées non ciblées : 200 Md€ · Dépenses de conseil des ministères en 2021 (rapport du Sénat cité) : 893.9 M€
Sources : Manifeste fondateur de Debout ! · Cahier de campagne n°2 — Pour une séparation de l'argent et de l'État · Cahier de campagne n°3 — Renouer avec le temps des loisirs · Cahier de campagne n°1 — Pour un statut des travailleurs essentiels
Place Publique (PP) — candidat·e : Raphaël Glucksmann
Économie & pouvoir d'achat — Documenté
Choc salarial et fiscal en faveur des travailleurs : SMIC porté à 1 600 € net en deux ans, conférences salariales sectorielles, plafonnement des écarts de rémunération en entreprise, réindustrialisation protectionniste ciblée et rééquilibrage de la fiscalité entre travail, capital et héritage.
- Porter le SMIC à 1 600 € net dans les deux ans suivant l'accession au pouvoir
- Organiser immédiatement des conférences salariales par branche, en priorité sur les métiers pénibles et précaires
- Limiter les écarts de salaires au sein d'une même entreprise (proposition de la Confédération européenne des syndicats)
- Indexer le point d'indice des fonctionnaires sur l'inflation et corriger les écarts de rémunération entre ministères
- Loi « Acheter européen » (Buy European Act), protectionnisme ciblé, mesures miroirs sur les produits importés, label européen de l'épargne
- Créer une agence de financement de l'économie sociale et solidaire (ESS) et généraliser Territoires Zéro Chômeur de longue durée ; guichet unique territorial pour l'emploi et l'insertion piloté par France Travail
- Grand chantier fiscal : rééquilibrer la taxation entre travail, capital, héritage et retraites ; taxer les superprofits des multinationales et profiteurs de guerre ; supprimer les niches fiscales inefficaces
- « Nous défendrons le travail plutôt que la rente » : nouveau contrat patriotique de redressement industriel et énergétique annoncé par le candidat dans sa lettre aux Français
Chiffres : SMIC net visé (dans les 2 ans) : 1600 €/mois
Sources : « Notre vision pour la France » — Acte I, les 42 chantiers de Place publique (chantiers 4, 5, 16, 17, 18 et « Retrouver les moyens d'agir ») · Raphaël Glucksmann — Sa lettre aux Français (site officiel de Place publique, 25 août 2026) · Place publique — Les combats : « refonder les services publics, fonder un nouveau contrat fiscal pour que le travail paie »
Travail & retraites — Documenté
Abrogation de la réforme Macron de 2023, refus d'un âge légal unique au profit d'une approche fondée sur la pénibilité et l'espérance de vie, et nouvelle gouvernance paritaire du système via un Haut Conseil du Pilotage des Retraites.
- Abroger la réforme des retraites de 2023
- Sortir de la seule focalisation sur l'âge légal : certains pourront partir à 60 ans, d'autres devront travailler davantage selon la pénibilité et l'espérance de vie
- Garantir des pensions décentes, mieux prendre en compte les carrières pénibles et les parcours hachés, converger vers une simplification des régimes
- Créer un Haut Conseil du Pilotage des Retraites où les partenaires sociaux seront majoritaires
- Plan pour accroître le nombre de cotisants : meilleure insertion des seniors, immigration légale de travail, facilitation de la primo-entrée dans l'emploi
Sources : « Notre vision pour la France » — Acte I, les 42 chantiers de Place publique (chantier 19, « Des retraites justes pour une solidarité intergénérationnelle »)
Santé & protection sociale — Documenté
Refondation du système de santé autour de la prévention et de la proximité : fin de la tarification à l'activité à l'hôpital, sortie de l'ONDAM annuel au profit d'une programmation pluriannuelle, Sécurité sociale unique fusionnant tous les régimes, et opposition frontale au doublement des franchises médicales.
- Projet territorial de santé co-construit localement ; maisons/centres de santé, dispensaires, permanences mobiles en zones rurales
- Mettre fin à la tarification à l'acte/T2A à l'hôpital ; financement global, territorial et pluriannuel
- Sortir de l'ONDAM annuel pour un plan de prévention de long terme ; créer un fonds territorial de prévention
- Faire de la santé mentale des jeunes une priorité nationale (dépistage précoce, suivi continu durant la scolarité)
- Sécurité sociale unique fusionnant tous les régimes ; dossier social unique automatisant l'accès aux droits ; guichets uniques de protection sociale dans les maisons France Solidarité
- Abroger la réforme Macron de l'assurance chômage ; ouvrir une conférence sociale vers un minimum social unique accessible dès 18 ans
- S'opposer au doublement du plafond des franchises médicales (de 100 à 200 €) et au transfert de remboursements vers les complémentaires santé
- Solutions alternatives défendues au déficit de la Sécu : mieux organiser les soins, libérer du temps médical, investir massivement dans la prévention, réduire les coûts de complexité entre Assurance maladie et complémentaires
- « Démarchandiser les EHPAD et les crèches » (lettre aux Français du candidat)
Sources : « Notre vision pour la France » — Acte I, les 42 chantiers de Place publique (chantiers 23 à 25, « Garantir nos droits à la santé ») · Place publique — « Franchises médicales : S. Lecornu envoie la facture du déficit aux malades » (communiqué officiel, 29 juillet 2026) · Raphaël Glucksmann — Sa lettre aux Français (25 août 2026)
Immigration — Documenté
Rupture avec la loi immigration de 2024 : voies légales de travail, harmonisation européenne de l'asile (fin du système de Dublin), guichets uniques d'intégration pour les primo-arrivants et fin de la « politique du chiffre » sur les OQTF.
- Abroger la loi immigration de 2024
- Créer une force européenne de sauvetage en mer et reconnaître un « devoir de sauver »
- Harmoniser les procédures d'asile au niveau européen et mettre fin au système de Dublin, sans externalisation des politiques migratoires
- Créer des voies légales et sécurisées d'immigration de travail (accords bilatéraux, visas multi-entrées pour des mobilités circulaires)
- Guichets uniques pour les primo-arrivants sur le modèle portugais (accueil, séjour, emploi, santé, éducation, formation) ; ouvrir le droit au travail dès l'enregistrement de la demande d'asile
- Généraliser la carte de séjour pluriannuelle comme titre de référence ; mettre fin à la politique du chiffre sur les OQTF
Sources : « Notre vision pour la France » — Acte I, les 42 chantiers de Place publique (chantier 41, « Mieux intégrer les étrangers et garantir l'application du droit »)
Sécurité & justice — Documenté
Doctrine fondée sur la prévention et la refondation de l'autorité républicaine : police de proximité modernisée, moyens renforcés contre le narcotrafic, convention citoyenne sur les drogues, justice de proximité plus rapide, et refus de la « présomption de légitime défense » pour les forces de l'ordre.
- Faire renaître une police de proximité moderne, centrée sur la prévention et la médiation ; améliorer les conditions de travail des policiers, gendarmes et agents pénitentiaires
- Muscler les moyens d'enquête contre le narcotrafic (effectifs spécialisés, service national de renseignement criminel, renforcement de TRACFIN, parquet financier européen)
- Organiser une convention citoyenne sur la politique vis-à-vis des drogues, notamment la légalisation du cannabis
- Revoir la doctrine française du maintien de l'ordre ; nouvelle stratégie nationale de lutte contre toutes les formes de radicalisation
- Choc de justice de proximité pour les délits mineurs (médiation, TIG, sanctions pédagogiques) ; doubler le nombre de Maisons du droit et de la justice
- Lutter contre la surpopulation carcérale ; renforcer les effectifs judiciaires et pénitentiaires
- Rejeter la proposition de loi instaurant une « présomption de légitime défense » pour les forces de l'ordre, qui inverserait la charge de la preuve et romprait l'égalité devant la loi
- Maintenir le principe d'« absolue nécessité » et de proportionnalité de l'usage des armes, garant du tandem police-justice
Sources : « Notre vision pour la France » — Acte I, les 42 chantiers de Place publique (chantiers 29-30, « Vivre en sécurité dans le respect de la justice et du droit ») · Place publique — Communiqué de presse sur la loi « présomption de légitime défense » (7 juillet 2026)
Environnement & énergie — Documenté
Grande loi Climat fixant une trajectoire de -90 % d'émissions en 2040 et la neutralité climat en 2050 pour la France comme pour l'UE, associée à une révolution énergétique (mix nucléaire-renouvelables, baisse des prix de l'électricité), une industrie de la sobriété et un financement assis sur les plus gros pollueurs.
- Grande loi Climat engageant tous les ministères : trajectoire de -90 % en 2040 (France et UE), neutralité climat en 2050
- Bouclier législatif pour la sobriété : loi contre la fast-fashion, score carbone obligatoire, extinction des publicités lumineuses la nuit, fin des plastiques à usage unique d'ici 2030
- Plan pluriannuel d'investissement dans les énergies renouvelables, tout en confortant le rôle du nucléaire (sûreté, nouvelles unités, recherche sur les déchets)
- Faire baisser les prix de l'électricité en indexant une partie des factures sur le coût de production nucléaire/renouvelable plutôt que sur le prix de marché ; annuler la hausse de taxe sur l'électricité de 2024 ; interdire l'importation de gaz russe
- Industrie de la sobriété : droit à la réparabilité, filière française de la petite voiture électrique et leasing social, relocalisation des batteries
- Ticket climat (titre de transport unique à tarif fixe, d'abord réservé aux jeunes et aux publics précaires), Plan Rail national, doublement des déplacements à vélo en 10 ans
- Garantie Universelle d'Assurance Climatique financée par les assurances ; Assemblée citoyenne du futur composée de citoyens tirés au sort
- Plan national pour la résilience des forêts, Pacte Bleu pour les océans (moratoire sur les grands fonds, fin du chalutage dans les zones protégées), tarification sociale de l'eau
- Faire financer la transition par les plus riches et les entreprises les plus polluantes : taxer les superprofits et les jets privés
- Lancer d'urgence un vaste plan de rénovation des écoles, des universités et des lieux de travail pour adapter les territoires aux canicules
- Mettre fin aux importations de pétrole et de gaz russes, iraniens et israéliens
Chiffres : Réduction des émissions de GES visée en 2040 (France et UE) : 90 % · Neutralité climat visée : 2050 année
Sources : « Notre vision pour la France » — Acte I, les 42 chantiers de Place publique (chantiers 2, 5, 6, 11, 12, 15) · Place publique Jeunes et plus de 50 élu·es de Place publique — « Pour une Révolution écologique ! » (tribune officielle, 30 juillet 2026) · Place publique — « Les 5 prochains mois, nous les vivrons à crédit » (jour du dépassement, 30 juillet 2026) · Place publique — Les combats : « Combat pour une écologie synonyme de puissance »
Europe, défense & international — Documenté
Une France puissante par une Europe souveraine : fonds européen de défense de 500 milliards d'euros, extension proposée de la dissuasion nucléaire française, traité de réunification européenne d'ici 2030, soutien accru à l'Ukraine, et suspension demandée de l'accord d'association UE-Israël.
- Fonds européen de défense de 500 Md€ (emprunt commun) pour investir dans les capacités industrielles européennes (EDIP)
- Proposer d'étendre la dissuasion nucléaire française aux partenaires de l'UE, sous souveraineté française de décision
- Augmenter drastiquement l'aide militaire à l'Ukraine, ainsi qu'à la Moldavie et à l'Arménie
- Porter d'ici 2030 un traité de réunification européenne : majorité qualifiée au Conseil, initiative législative au Parlement européen, Initiatives Citoyennes Européennes facilitées
- Augmenter massivement le budget de l'UE et lui donner des ressources propres nouvelles
- Renforcer la réserve opérationnelle, un fonds cyber sentinelle et l'ANSSI face à la guerre hybride
- Reconnaître un État palestinien aux côtés d'Israël ; défendre le droit international et humanitaire
- Conditionner la coopération avec Israël au respect du droit international et suspendre l'accord d'association UE-Israël ; sanctionner les acteurs de la colonisation illégale en Cisjordanie
- Porter la loi de développement solidaire vers 0,7 % du RNB d'aide publique au développement ; partenariat entre égaux avec l'Afrique et la Méditerranée
- « Faire de la France la locomotive de la puissance européenne naissante » : assumer un bond en avant fédéral de la construction politique européenne
Chiffres : Fonds européen de défense proposé (emprunt commun) : 500 Md€ · Traité de réunification européenne visé : 2030 année · Aide publique au développement visée : 0.7 % du RNB
Sources : « Notre vision pour la France » — Acte I, les 42 chantiers de Place publique (chantiers 1, 2, 3 et 42) · Place publique — « L'Europe doit s'élever contre la colonisation israélienne » (communiqué officiel, 21 août 2026) · Raphaël Glucksmann — Sa lettre aux Français (25 août 2026)
Institutions & démocratie — Documenté
Régénération démocratique : fin du 49.3 par une motion de censure « constructive », instauration de la proportionnelle, suppression de l'article 16, convention citoyenne pour une assemblée constituante, et renforcement du pouvoir des citoyens.
- Investir le Premier ministre par un vote de confiance de l'Assemblée et instaurer la motion de censure constructive, mettant fin au 49.3
- Instaurer immédiatement la proportionnelle (circonscriptions régionales, fléchage départemental)
- Supprimer l'article 16 de la Constitution ; renforcer le pouvoir d'initiative et d'amendement du Parlement (fin de l'article 40) ; réformer le Conseil constitutionnel
- Lancer une convention citoyenne pour une assemblée constituante
- Ouvrir le droit de vote à 16 ans et aux étrangers extra-communautaires aux élections locales ; inscription automatique sur les listes électorales
- Droit d'initiative citoyenne (référendums locaux et nationaux) ; « bon pour la démocratie » fléchant le financement public des partis
- Nouvelle loi de décentralisation clarifiant les compétences ; élection des conseils communautaires au suffrage universel direct
- Renforcer le pluralisme des médias (réforme de la loi de 1986) et l'indépendance de l'audiovisuel public ; créer un délit de désinformation organisée
Sources : « Notre vision pour la France » — Acte I, les 42 chantiers de Place publique (chantiers 20-21, « Régénérer la démocratie ») · Place publique — Les combats : « Combat pour une social-démocratie qui garantit la liberté de chacun »
Éducation — Documenté
Plan de sauvetage de l'École de la République (classes réduites, revalorisation des enseignants sur 5 ans, mixité sociale), refondation de l'université (Parcoursup repensé, bourses, logement étudiant) et réinvestissement d'urgence dans la recherche publique (CNRS, CNES).
- Réduire le nombre d'élèves par enseignant en primaire ; revaloriser le salaire de tous les enseignants de manière continue sur 5 ans
- Intégrer les établissements privés sous contrat à la carte scolaire pour renforcer la mixité sociale
- Module obligatoire « Médias et Influence » au lycée (inspiré du modèle estonien) ; convention citoyenne pour l'École
- Repenser en profondeur Parcoursup en concertation avec parents, étudiants et universités
- Réinventer les bourses étudiantes avec un capital formation universel activable à tout moment de la vie ; construire des logements étudiants
- Mieux encadrer l'enseignement supérieur privé lucratif (transparence des financements, aides conditionnées)
- Doubler le budget du programme européen de recherche Horizon Europe ; refondre le Crédit d'Impôt Recherche vers les PME et jeunes entreprises innovantes ; lancer le programme « France Libertés » d'accueil des chercheurs menacés
- Maintenir le budget du CNRS et des grands organismes de recherche à son niveau actuel, annuler les coupes prévues pour le CNES et flécher un budget supplémentaire vers les laboratoires publics
- Rattraper en cinq ans le retard français sur les voisins européens en matière de recherche et sanctuariser les budgets dédiés à la recherche et à l'innovation
- Remettre la science au cœur de la société, de l'école jusqu'aux centres de décision politique
Sources : « Notre vision pour la France » — Acte I, les 42 chantiers de Place publique (chantiers 9, 10, 33, 34) · Place publique — « Recherche en péril : le déclin scientifique n'est pas une fatalité, c'est un choix politique » (10 juillet 2026)
Numérique & IA — Documenté
Reprendre le pouvoir numérique face aux GAFAM et BATX : Agence industrielle du numérique et de l'IA, sortie de la dépendance aux GAFAM en 5 ans, régulation stricte des réseaux sociaux (interdiction aux moins de 15 ans, TikTok banni) et protection des mineurs en ligne.
- Créer une grande Agence industrielle du numérique et de l'IA (financée par France 2030, la BPI, une hausse ciblée de la taxe GAFAM)
- Sortir de la dépendance aux GAFAM en 5 ans via un fonds souverain européen pour les alternatives numériques libres
- Contrecarrer les monopoles technologiques des GAFAM et BATX par une régulation renforcée et des sanctions contre les abus de position dominante
- Interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans ; bannir TikTok
- Créer une Autorité indépendante de protection des mineurs en ligne (inspirée de la KJM allemande) : vérification de l'âge, classification des contenus
- Combattre les algorithmes toxiques des réseaux sociaux par une régulation stricte dès la conception
- Impulser un traité international de l'IA pour les usages à très haut risque ; ouvrir un campus international de l'IA
Chiffres : Âge minimum proposé pour l'accès aux réseaux sociaux : 15 ans
Sources : « Notre vision pour la France » — Acte I, les 42 chantiers de Place publique (chantiers 7-8, « Embrasser et maîtriser la révolution technologique »)
Logement — Documenté
Plan Marshall pour le logement : encadrement des loyers en zones tendues, fonds national pour le foncier des collectivités, développement massif du Bail Réel Solidaire, lutte contre la vacance et régulation des meublés touristiques type Airbnb.
- Créer un fonds national pour aider les collectivités à acquérir du foncier et développer du logement abordable
- Encadrer les loyers dans les zones en grande tension
- Développer massivement le Bail Réel Solidaire (BRS) pour l'accession à la propriété sans le terrain
- Lutter contre la vacance : droit de préemption élargi, fiscalité progressive sur la vacance longue
- Réguler les meublés touristiques (type Airbnb) comme au Pays basque et en Suisse
- Programme « logement d'abord » pour mettre fin au sans-abrisme (modèle finlandais)
- Rénovation énergétique des passoires thermiques au cœur de la stratégie
Sources : « Notre vision pour la France » — Acte I, les 42 chantiers de Place publique (chantier 31, « Faire un plan Marshall pour le logement »)
Culture & sport — Documenté
Un « nouveau pacte pour la culture » avec l'objectif de 1 % du budget de l'État consacré à la culture et la fin des coupes budgétaires, un Pacte d'Aménagement Culturel du Territoire et un statut renforcé pour les artistes-auteurs ; côté sport, un plan « Sport pour tous » centré sur la prévention, le sport féminin et le parasport.
- Culture · Tenir l'objectif de 1 % du budget de l'État consacré à la culture et mettre fin aux « coupes sauvages »
- Culture · Ouvrir un nouveau pacte pour la culture : financements lisibles et stables, protection réelle des artistes et des auteurs, reconnaissance des collectivités territoriales (premiers financeurs publics), accès aux œuvres partout sur le territoire
- Culture · Lancer un Pacte d'Aménagement Culturel du Territoire (PACT), déconcentration renforcée du ministère de la Culture
- Culture · Renforcer le statut des artistes-auteurs (continuité de revenus, droits face à l'IA générative)
- Culture · Étendre l'exception culturelle française à l'échelle européenne, doubler le budget d'Europe Créative, garantir la territorialité des droits et exclure la culture de tout accord de libre-échange
- Culture · Enseignement artistique régulier dès le primaire ; refonder la diplomatie culturelle (Instituts et Alliances françaises)
- Sport · Plan « Sport pour tous » : accès inclusif, lutte contre les discriminations, généraliser le Pass'Sport Santé à tous les âges
- Sport · Soutenir le sport féminin et le parasport (fonds de diffusion, exonérations pour les jeunes sportives et athlètes handisport)
- Sport · Contribution solidaire sur les transferts au-delà d'un seuil européen, au bénéfice des équipements et associations sportives
Chiffres : Part du budget de l'État consacrée à la culture (objectif) : 1 % du budget de l'État
Sources : « Notre vision pour la France » — Acte I, les 42 chantiers de Place publique (chantiers 35 et 37) · Place publique — « Culture en danger : Place publique appelle à un nouveau pacte » (communiqué officiel, 20 juillet 2026)
Agriculture & alimentation — Documenté
Réformer la PAC pour soutenir le revenu agricole et l'agroécologie plutôt que les aides à l'hectare, garantir des prix planchers rémunérateurs, refuser la réautorisation des néonicotinoïdes, organiser un partage équitable de l'eau et protéger la pêche artisanale.
- Réformer la PAC : plafonner les aides comme en Espagne, revenu de transition écologique, rompre avec les aides à l'hectare
- Garantir le revenu des agriculteurs par des prix planchers rémunérateurs et mettre fin aux contournements de la loi EGALIM
- Imposer des mesures miroirs sur les importations agricoles ; s'opposer aux traités comme le Mercosur et à la concurrence déloyale
- S'opposer à la réintroduction de l'acétamipride et du flupyradifurone, interdits en France parce qu'ils tuent les pollinisateurs, s'accumulent dans les sols et l'eau et présentent des risques pour la santé humaine
- Poser les bases d'un partage équitable et concerté de l'eau, à la mesure de la crise en cours
- Rééquilibrer les quotas de pêche en faveur de la pêche artisanale et côtière ; exclusion totale des méga-chalutiers des eaux côtières
- Pacte Bleu pour les océans : moratoire sur l'exploitation des grands fonds, interdiction d'extraction dans les zones polaires
- Faire de la cantine un lieu d'accès universel à une alimentation saine, locale et bio ; Nutriscore obligatoire ; Plan National pour l'Alimentation Solidaire
- Réforme de la gestion des forêts privées, filière bois française, lutte contre les incendies
Sources : « Notre vision pour la France » — Acte I, les 42 chantiers de Place publique (chantiers 14-15, « Défendre une agriculture forte au service du vivant ») · Raphaël Glucksmann — Réaction à l'adoption de la loi d'urgence agricole (21 juillet 2026) · Place publique — Les combats : « Combat pour une agriculture qui nourrit et protège la vie »
Droits des femmes & égalité — Documenté
Pacte d'égalité pour les droits des femmes (plan d'1 milliard d'euros contre les violences sexistes et sexuelles, IVG et contraception garanties, congé menstruel), complété par des mesures pour les droits LGBTQIA+ et contre toutes les discriminations.
- Lancer un grand plan contre les violences sexistes et sexuelles inspiré de la politique espagnole et mobiliser un milliard d'euros dans ce cadre ; renforcer les unités spécialisées, la coordination parquet/services sociaux/associations et accélérer les ordonnances de protection
- Inscrire dans la loi que tout acte de pénétration sexuelle non consenti constitue un viol (définition fondée sur le consentement)
- Contraception gratuite, remboursement des protections périodiques, congé menstruel, recherche sur l'endométriose
- Garantir l'effectivité réelle du droit à l'IVG, œuvrer à un accès sécurisé à l'IVG et à la contraception dans tous les États membres de l'UE et adopter la clause de l'Européenne la plus favorisée
- Renforcer l'égalité salariale (transparence des écarts de rémunération, sanctions renforcées contre les employeurs discriminants, revalorisation des métiers féminisés)
- Créer un service public de la petite enfance, un droit opposable à la garde et des crèches ouvertes aux mères éloignées de l'emploi
- Aligner les droits à la filiation des couples LGBTQIA+ sur ceux des couples hétérosexuels ; encadrer les parcours de transition
- Renforcer les pouvoirs du Défenseur des droits contre les discriminations ; formation obligatoire des forces de l'ordre, magistrats et personnels médicaux
Chiffres : Plan de lutte contre les violences sexistes et sexuelles : 1 Md€
Sources : « Notre vision pour la France » — Acte I, les 42 chantiers de Place publique (chantiers 38-40, « Permettre enfin l'égalité ! ») · Place publique — Les combats : « Combat pour une société humaniste et féministe »
Condition animale — Documenté
Plan de défense des animaux de compagnie, fin programmée de l'élevage en cage et de l'élevage pour la fourrure au niveau européen, et renforcement de la lutte contre le trafic d'espèces protégées.
- Plan de défense des animaux de compagnie : traçabilité, encadrement du commerce, stérilisation
- Moratoire sur la chasse des espèces menacées (liste rouge UICN)
- Porter au niveau européen la disparition par étape de l'élevage en cage et l'interdiction de l'élevage pour la fourrure
- Renforcer les règles sur le transport des animaux ; moderniser les abattoirs (conditions de travail et bien-être animal)
- Renforcer la lutte contre le trafic d'espèces protégées ; améliorer les conditions de vie des animaux en parcs zoologiques
Sources : « Notre vision pour la France » — Acte I, les 42 chantiers de Place publique (chantier 13, « Prendre à bras le corps la question de la condition animale »)
Laïcité & religions — Documenté
Défense d'une laïcité républicaine fondée sur le « droit de sortie » inscrit dans la loi de 1905 : renforcement de la MIVILUDES, abolition progressive des régimes dérogatoires, et création d'un rite de passage républicain remplaçant le service militaire.
- Garantir la laïcité à l'école ; renforcer la prévention et la répression des pratiques sectaires en redonnant moyens et champ d'action à la MIVILUDES
- Abolir progressivement les différents régimes dérogatoires à la loi de 1905 et aux lois laïques scolaires
- Créer un passeport pour l'émancipation citoyenne des enfants (généralisation des séjours et vacances à l'étranger dans un pays de l'UE au cours de la scolarité)
- Travailler à recréer un rite de passage républicain et universel autour de la majorité pour remplacer le service militaire
- Créer un fonds national pérenne pour l'éducation populaire et la vie associative
Sources : « Notre vision pour la France » — Acte I, les 42 chantiers de Place publique (chantier 36, « Faire vivre la laïcité, garantir l'émancipation »)
Outre-mer — Documenté
Un chantier dédié « Renouer avec l'égalité en Outre-mer » : lutte contre la vie chère et les monopoles, plafonnement des prix des produits essentiels, plan Eau et, en Nouvelle-Calédonie, retour à l'esprit des accords de Nouméa.
- Démanteler les conglomérats et concentrations contribuant à la vie chère ; renforcer l'agriculture locale
- Plafonner les prix des biens de première nécessité ; égalité des tarifs télécoms et livres avec l'Hexagone
- Flécher une part des revenus de l'octroi de mer vers des investissements locaux
- Plan « Eau » adapté aux besoins locaux, modernisation des réseaux
- Adapter les transports aux spécificités ultramarines (mobilités douces, téléphériques urbains, liaisons maritimes)
- En Nouvelle-Calédonie, renouer avec l'esprit des accords de Nouméa par un dialogue respectueux et une co-construction politique
Sources : « Notre vision pour la France » — Acte I, les 42 chantiers de Place publique (chantier 32, « Renouer avec l'égalité en Outre-mer »)
Jeunesse — Partiel
Il n'existe pas de chantier dédié à la jeunesse dans l'Acte I, mais plusieurs chantiers ciblent spécifiquement les jeunes (emploi, logement et santé étudiants, tarif de transport solidaire, rite de passage citoyen), et la branche Place publique Jeunes porte la revendication d'une justice climatique intergénérationnelle.
- Booster l'emploi des jeunes : créer des guichets uniques jeunesse dans chaque territoire, où les jeunes accèdent à un accompagnement gratuit et coordonné (emploi, logement, santé, droits)
- Ticket climat (titre de transport unique à tarif fixe) réservé d'abord aux jeunes et aux publics précaires ; tarification solidaire des transports
- Réinventer les bourses étudiantes avec un capital formation universel ; construire des logements étudiants
- Faire de la santé mentale des jeunes une priorité nationale (dépistage précoce, suivi durant la scolarité)
- Créer un rite de passage républicain et universel autour de la majorité pour remplacer le service militaire ; passeport pour l'émancipation citoyenne des enfants
- Ouvrir le droit de vote à 16 ans
- Justice climatique intergénérationnelle portée par Place publique Jeunes : plan de rénovation des écoles, universités et lieux de travail ; exclusion des entreprises les plus polluantes des organes décisionnaires des établissements de formation
Sources : « Notre vision pour la France » — Acte I, les 42 chantiers de Place publique (mesures dispersées dans les chantiers 10, 12, 18, 21, 24, 36) · Place publique Jeunes et plus de 50 élu·es de Place publique — « Pour une Révolution écologique ! » (30 juillet 2026)
Handicap — Documenté
Adapter la société au handicap au-delà du seul fauteuil roulant (handicaps cognitifs, sensoriels, mentaux) : référent social unique, accessibilité universelle des transports et des logements neufs, et suppression des MDPH au profit d'un transfert de leurs missions à la Sécurité sociale.
- Unifier les parcours et simplifier l'accès aux droits sociaux avec un référent social unique, garant de la continuité des droits tout au long de la vie
- Supprimer les Maisons Départementales pour les Personnes Handicapées (MDPH) en transférant leurs missions à la Sécurité sociale
- Rendre l'accessibilité universelle en élargissant les politiques au-delà du fauteuil roulant, pour inclure tous les handicaps (cognitifs, sensoriels, mentaux)
- Prioriser l'accessibilité des transports en commun pour garantir mobilité, emploi, soins et autonomie
- Rétablir l'obligation d'accessibilité universelle pour tous les nouveaux logements et engager l'architecture et le BTP dans une transition inclusive
- Rendre accessibles tous les processus démocratiques (bureaux de vote, documents électoraux) et adapter les institutions aux élus en situation de handicap
- Soutenir les proches aidants (statut, service de relais/répit, baluchonnage, indemnité d'aidant familial)
- Renforcer l'inclusion des travailleurs handicapés dans l'emploi
Sources : « Notre vision pour la France » — Acte I, les 42 chantiers de Place publique (chantiers 26 et 28, « Adapter la société au handicap »)
Services publics — Documenté
« Sauver nos services publics » : sortie des logiques néo-managériales de concurrence, garantie d'accès de proximité aux services essentiels, fin de la dépendance aux cabinets de conseil et revalorisation des agents publics.
- Mettre fin aux logiques néo-managériales de concurrence entre administrations et avec le privé
- Garantir l'accès de proximité aux services publics essentiels (CAF, CPAM, France Travail, impôts, services consulaires)
- Mettre fin à la dépendance de l'État aux cabinets de conseil en encadrant strictement l'externalisation
- Revaloriser les salaires des agents publics, créer des parcours professionnels lisibles et favoriser la promotion interne
- Renforcer la lutte contre le pantouflage et la corruption ; créer un observatoire de l'intégrité publique
- « Redonner à l'école, à l'hôpital, aux services publics les moyens de tenir leur promesse » (lettre aux Français du candidat)
Sources : « Notre vision pour la France » — Acte I, les 42 chantiers de Place publique (chantier 22, « Sauver nos services publics ») · Raphaël Glucksmann — Sa lettre aux Français (25 août 2026) · Place publique — Les combats : « Combat pour refonder les services publics »
Renaissance (REN) — candidat·e : Gabriel Attal
Économie & pouvoir d'achat — Documenté
Trajectoire budgétaire chiffrée (déficit sous 3 % en 2032, équilibre en 2037, 120 Md€ d'économies sur cinq ans) et « choc de salaires » financé par la baisse des cotisations et les gains de productivité liés à l'IA, sans hausse d'impôts.
- « Choc de salaires » et « droit au brut » : +250 € nets par mois visés au salaire médian (2 200 € nets), présenté comme « l'équivalent d'un 13e mois pour les classes moyennes », financé par des baisses de cotisations et non par une hausse du coût du travail
- Trajectoire des finances publiques : déficit ramené sous 3 % du PIB en 2032, « zéro déficit » en 2037, règle d'or constitutionnelle d'équilibre
- 120 Md€ d'économies sur cinq ans, dont la suppression de 100 000 postes dans la fonction publique et d'un échelon de collectivité territoriale ; refus d'augmenter les droits de succession (« Regardons d'abord les économies qu'on peut faire avant de regarder ce qu'on peut taxer »)
- Réécriture du Code du travail (passé de 5 000 à 11 000 articles entre 2004 et 2025) en une « Constitution du travail » d'une cinquantaine de pages
- Suppression du plafond des heures supplémentaires défiscalisées (220 h/an), semaine de quatre jours là où c'est possible, réforme de l'assurance chômage chiffrée à +100 000 emplois
- Loi de stabilité fiscale et économique sur dix ans dès 2027 ; maintien des réformes de 2017 (IS à 25 %, flat tax, suppression de l'ISF)
- Trois domaines budgétaires sanctuarisés : éducation, écologie, défense
- Rattrapage de productivité : le salaire médian français serait de 3 300 € nets au lieu de 2 200 € si la productivité avait suivi la trajectoire américaine sur vingt ans
Chiffres : Hausse visée du salaire net au niveau du salaire médian : 250 € nets/mois · Économies annoncées sur cinq ans : 120 Md€ · Postes supprimés dans la fonction publique : 100000 postes · Année visée pour le retour à l'équilibre budgétaire : 2037 · Année visée pour un déficit sous 3 % du PIB : 2032
Sources : Programme — Travail & salaires · Programme — Dette de l'État · Actualité (22/07/2026) — « Choc de salaires » et « droit au brut » · Actualité (03/07/2026) — Zéro déficit en 2037 · Actualité (25/08/2026) — Projet de rupture (LCI) : 120 Md€ d'économies, 100 000 postes · Actualité (27/08/2026) — Débat de La REF : Constitution du travail, stabilité fiscale
Travail & retraites — Documenté
Suppression de l'âge légal de départ au profit de la seule durée de cotisation, régime universel avec libre choix du moment du départ, et ouverture d'un véritable étage de capitalisation — position portée par le candidat et par une pétition officielle du parti en six piliers.
- « Je propose de supprimer l'âge légal de départ, de ne garder que la durée de cotisation » : le curseur devient le nombre d'annuités et non plus un âge couperet
- Libre choix assumé : partir plus tôt avec une pension plus faible, ou travailler davantage pour une pension supérieure (ajustements actuariels)
- Unification des régimes (public, privé, spéciaux) en un système universel
- Création d'un « véritable pilier de capitalisation » ouvert à tous, avec un fonds national doté de 1 000 € à la naissance ; obligation d'orienter 50 % de l'épargne salariale vers des plans d'épargne retraite pour financer l'innovation
- Compte individuel de suivi des droits en temps réel ; gouvernance partagée et règle d'équilibre budgétaire du système
- Retraites et santé identifiées comme la source des deux tiers de la dette publique, donc priorité de réforme ; gel partiel envisagé de la revalorisation des pensions dans la trajectoire d'économies
Chiffres : Dotation du fonds national de capitalisation à la naissance : 1000 € · Part de l'épargne salariale à orienter vers l'épargne retraite : 50 %
Sources : Pétition officielle Renaissance — « Refonder notre système de retraite » · Actualité (01/06/2026) — RTL : suppression de l'âge légal de départ · Actualité (27/08/2026) — Débat de La REF : durée de cotisation et pilier de capitalisation · Actualité (17/06/2026) — Les Échos : capitalisation et épargne salariale
Santé & protection sociale — Partiel
Toujours pas de chantier santé dédié sur le site de campagne : les positions officielles portent sur la fin de vie et les soins palliatifs, la santé mentale des jeunes et la maîtrise des dépenses sociales. L'accès aux soins n'est traité que par le programme municipal 2026 du parti.
- Fin de vie : soutien à la loi instaurant une aide à mourir strictement encadrée, avec clause de conscience des soignants ; investissement dans les soins palliatifs (unités dans les territoires carencés, formation des équipes, recherche, coordination du maintien à domicile)
- Santé mentale des jeunes : interdiction des réseaux sociaux avant 15 ans présentée comme une mesure de santé publique (« désastre sanitaire », 3 à 5 heures d'écran par jour, sommeil, concentration, santé mentale)
- Dépenses sociales : la santé et les retraites représenteraient les deux tiers de la dette ; ciblage des « dépenses d'arrêts maladie non maîtrisées » dans la trajectoire d'économies
- Accès aux soins (programme municipal 2026 du parti, pas le programme présidentiel) : maisons de santé pluridisciplinaires avec médecins généralistes salariés par les communes, bourses municipales pour étudiants en médecine, ambassadeurs de la santé mentale
- Aucune proposition présidentielle sourcée sur l'hôpital public, l'assurance maladie, les déserts médicaux, le numerus clausus ou les dépassements d'honoraires
Sources : Actualité (15/07/2026) — Fin de vie et soins palliatifs · Programme — Dette de l'État (part des dépenses sociales) · Programme — École (réseaux sociaux et santé des mineurs) · Renaissance — Programme municipal 2026, « Des médecins près de chez vous »
Immigration — Documenté
« Accueillir moins pour accueillir mieux » : quotas limitatifs votés tous les deux ans par le Parlement, système à points inspiré du Canada, priorité à l'immigration de travail et inscription d'une « préférence travail » dans la Constitution.
- Priorité à l'immigration de travail sur le regroupement familial ; durcissement du regroupement familial et réduction de l'immigration familiale et étudiante
- Identification tous les deux ans des besoins économiques par les partenaires sociaux, puis vote parlementaire fixant des quotas limitatifs par secteur et par origine
- Système à points inspiré du modèle canadien : offre d'emploi stable, logement, maîtrise du français, adhésion aux valeurs de la République
- Révision constitutionnelle pour instaurer une « préférence travail »
- Refus des centres de renvoi en pays tiers
- Cadrage chiffré du chantier « Frontières » : 7,7 millions d'immigrés en France (11,3 % de la population), 2,9 millions de visas délivrés en 2024
- Extension du concept de « frontière » à la cybersécurité (plus de 4 000 incidents traités par l'ANSSI en 2024, +15 % sur un an)
Chiffres : Immigrés vivant en France (chiffre cité par le programme) : 7.7 millions · Part de la population (chiffre cité par le programme) : 11.3 %
Sources : Programme — Frontières · Actualité (06/09/2026) — BFM TV : quotas, système à points, regroupement familial · Actualité (25/08/2026) — LCI : « préférence travail » constitutionnelle
Sécurité & justice — Documenté
Projet de « Nouvelle Justice » détaillé depuis juin 2026 : suppression du juge de l'application des peines, fin des remises automatiques, 3 000 magistrats et greffiers supplémentaires, perpétuité réelle pour les prédateurs sexuels en série et atténuation de l'excuse de minorité.
- Suppression du juge de l'application des peines (JAP), fin des aménagements automatiques et des libérations sous contrainte, réécriture complète du Code de procédure pénale
- Recrutement de 3 000 magistrats et greffiers supplémentaires ; déploiement de l'IA sur les tâches administratives et objectif « zéro papier » dans les juridictions
- Perpétuité réelle pour les viols en série et les prédateurs sexuels ; imprescriptibilité des crimes sexuels sur mineurs ; prison ferme systématique pour la pédocriminalité en série
- Construction de nouvelles places de prison par une loi d'exception (modèle Notre-Dame, opérations d'intérêt national) et incitations aux communes d'accueil
- Mineurs : « les mineurs de 2026 ne sont plus les mineurs de 1945 » — création d'une comparution immédiate pour mineurs, atténuation de l'excuse de minorité pour les faits graves, révision constitutionnelle sur la délinquance des mineurs, responsabilité des parents et principe « tu casses, tu répares »
- Protection de l'enfance : parquet national dédié sur le modèle antiterroriste, service de renseignement adossé à l'OFMIN, interconnexion des fichiers police-gendarmerie-justice-Éducation, attestation d'honorabilité généralisée (le décret de 2024 a permis d'écarter 6 000 personnes à risque), fichage des prédateurs sexuels sur le modèle des « fichés S »
- Victimes : premiers actes d'enquête sous 48 heures, procédures traitées en moins de trois mois, loi intégrale contre les violences faites aux femmes et aux enfants
- Occupations illégales (déplacement en Vendée) : registre national des convois de plus de 20 caravanes, dossier administratif préalable, facturation des emplacements au minimum au prix d'un camping, délit de maintien illicite avec décision du juge administratif sous 48 heures, amendes forfaitaires délictuelles et saisies de véhicules
- Renforcement de la lutte contre le narcotrafic
Chiffres : Magistrats et greffiers supplémentaires : 3000 postes · Délai maximal des premiers actes d'enquête : 48 heures · Délai visé de traitement des procédures : 3 mois
Sources : Actualité (12/06/2026) — « Nouvelle Justice » (Le Figaro) · Actualité (10/06/2026) — BFM TV : rebâtir la justice et protéger les enfants · Actualité (04/08/2026) — Vendée : propositions sur les occupations illégales · Actualité (01/06/2026) — RTL : autorité et responsabilité des mineurs · Actualité (02/08/2026) — JDD : volet pénal de la réforme institutionnelle · Discours de Gabriel Attal à Arras (21/09/2025)
Environnement & énergie — Documenté
Triplement du rythme de baisse des émissions (de 1,8 % à 5 %/an d'ici 2030), géoénergie érigée en « grand projet énergétique du XXIe siècle » (capacités × 5 d'ici 2035) et plan eau à budget constant (600 M€ redéployés), avec maintien du nucléaire.
- Objectif climat : passer d'une réduction des émissions de 1,8 % par an à 5 % par an entre 2025 et 2030 ; la France a réduit ses émissions territoriales de 32 % depuis 1990
- Géoénergie : multiplier par cinq les capacités de production géothermique d'ici 2035, doubler les subventions à 160 M€ par an dès 2027 à enveloppe constante, réponse aux dossiers en moins de 90 jours (« Investir. Simplifier. Former. »)
- Adaptation aux canicules : « droit à la climatisation » (levée des blocages en copropriété et allègement des contraintes ABF), sanctuarisation de l'isolation et du rafraîchissement dans les écoles et les EHPAD
- Plan eau (Argelès-sur-Mer) : réparation des 500 réseaux les plus vétustes pour économiser 1 000 milliards de litres par an d'ici 2035, réutilisation des eaux usées, bouclier tarifaire sur l'eau du quotidien, soutien aux petites retenues, dépistage automatique des PFAS dans les captages et principe pollueur-payeur, ministère dédié à l'eau — financé à « zéro dépense nouvelle » par redéploiement de 600 M€ (Plan eau 400 M€ + Fonds vert 200 M€)
- Rénovation thermique massive des logements et décarbonation industrielle créatrice d'emplois
- Maintien du nucléaire aux côtés des énergies renouvelables ; stabilité du prix de l'électricité sur cinq ans
- Cadrage chiffré : 143 Md€ de sinistres climatiques attendus d'ici 2050, 53 Md€ d'importations de combustibles fossiles en 2025, fossiles = 56 % de la consommation d'énergie finale en 2024
Chiffres : Rythme annuel visé de réduction des émissions (2025-2030) : 5 %/an · Multiplication des capacités géothermiques d'ici 2035 : 5 × · Subventions annuelles à la géoénergie dès 2027 : 160 M€/an · Redéploiement budgétaire du plan eau : 600 M€ · Eau économisée visée d'ici 2035 : 1000 milliards de litres/an
Sources : Programme — Dette écologique · Actualité (25/06/2026) — Géoénergie face aux canicules · Actualité (10/08/2026) — Plan eau à Argelès-sur-Mer · Actualité (21/06/2026) — Tarbes : la géoénergie pour adapter la France aux canicules
Europe, défense & international — Documenté
« Europe des coalitions » remplaçant l'unanimité, autonomie militaire européenne (doctrine des « deux boucliers »), soutien à l'Ukraine incluant l'usage des avoirs russes gelés, et réintégration future du Royaume-Uni dans l'Union.
- « Europe des coalitions » : remplacer l'unanimité par des groupes d'États volontaires avançant thème par thème ; élection du président de la Commission au suffrage universel
- Doctrine des « deux boucliers » : défense aérienne européenne conventionnelle et extension du parapluie nucléaire français
- Réduire de moitié la dépendance des équipements militaires aux chaînes extra-européennes ; DARPA européenne ; nouveau Livre blanc de la défense dès 2027 et revue complète des programmes d'équipement
- Financement de l'industrie de défense par une « coalition des industriels » sur le modèle du fonds Ace Aero Partenaires (« la souveraineté ne se décrète pas, elle se finance ») ; analyse de l'échec du SCAF (objectifs divergents, gouvernance inadaptée) et refondation des coopérations à partir d'un besoin commun
- Ukraine : soutien réaffirmé, mobilisation des « avoirs russes gelés en Europe », frappes en profondeur non exclues, participation française à la défense du ciel ukrainien envisagée
- Réintégration future du Royaume-Uni dans l'UE ; taxes ciblées face aux surcapacités chinoises (acier, véhicules électriques, panneaux solaires) et contrôle strict des investissements dans les infrastructures sensibles
- Politique européenne d'intelligence artificielle commune (« PIAC », sur le modèle de la PAC) financée par le budget de l'UE et un emprunt commun ; révision de l'AI Act jugé bridant
Sources : Actualité (24/06/2026) — Europe des coalitions et retour du Royaume-Uni (Le Figaro) · Actualité (16/06/2026) — Eurosatory : souveraineté technologique et indépendance européenne · Actualité (03/07/2026) — Rencontres d'Aix : préparer les guerres de demain · Actualité (06/09/2026) — BFM TV : Ukraine et avoirs russes gelés · Programme — Frontières · Discours de Gabriel Attal à Arras (21/09/2025)
Institutions & démocratie — Documenté
« La plus grande réforme institutionnelle depuis 1958 », annoncée le 02/08/2026 et destinée à être soumise au vote des Français : journée référendaire annuelle, suppression d'un échelon de collectivité, recours unique plafonné à 18 mois et « spoils system à la française ».
- Réforme institutionnelle d'ensemble soumise au vote des Français, articulée en trois volets : lutte contre l'impunité, contre la « vétocratie » et contre le « copinage »
- Contre la vétocratie : inscription constitutionnelle d'un principe de rapidité (délai maximal de deux mois), recours unique sur l'ensemble d'un projet avec décision définitive sous 18 mois maximum
- Réorganisation territoriale pour « déparisianiser la France », suppression d'un échelon de collectivité, renforcement du pouvoir des maires
- Démocratie directe : journée référendaire annuelle sur les grands choix nationaux, facilitation des référendums locaux ; usage assumé de l'article 11 de la Constitution (référendum sur l'interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans)
- Réforme des nominations aux hautes fonctions et création d'un « spoils system à la française »
- Volet pénal constitutionnel : évolution de la Constitution sur la délinquance des mineurs
- Projet de « nouvelle République » esquissé dès le discours d'Arras : « passer de la Ve République du XXe siècle à celle du XXIe siècle »
Chiffres : Durée maximale d'instruction d'un recours administratif : 18 mois · Délai constitutionnel de réponse de l'administration : 2 mois
Sources : Actualité (02/08/2026) — JDD : « la plus grande réforme institutionnelle depuis 1958 » · Actualité (16/08/2026) — La Tribune Dimanche : référendum au titre de l'article 11 · Actualité (27/08/2026) — Débat de La REF : recours unique sous 18 mois · Discours de Gabriel Attal à Arras (21/09/2025)
Éducation — Documenté
Priorité affichée n°1, désormais chiffrée : loi de programmation dès 2027, moins de 20 élèves par classe en primaire, +200 € nets par mois pour les enseignants (jusqu'à 500 € en milieu de carrière) et fermeture des 100 collèges les plus en difficulté.
- Loi de programmation pour l'École votée dès 2027, pilotée par un ministre maintenu cinq ans en poste
- Moins de 20 élèves par classe en moyenne en primaire, financé par la baisse démographique (1,7 million d'élèves en moins en dix ans) ; recréation de postes de remplaçants au collège et au lycée
- Revalorisation enseignante : +200 € nets par mois au minimum, jusqu'à 500 € nets par mois en milieu de carrière
- Fermeture des 100 collèges concentrant les plus fortes difficultés (« ghettos scolaires ») ; différenciation d'un quart du temps scolaire en 4e et 3e
- Exigence : fin du passage automatique (redoublement notamment en CP), certificat d'études à l'entrée en sixième, brevet obligatoire pour accéder au lycée
- « Plan Voltaire » : 30 minutes quotidiennes de français dès le plus jeune âge
- IA à l'école : formation de 100 % des enseignants, assistant IA gratuit pour chaque élève, « savoir prompter au même titre que lire, écrire et compter »
- Autorité : conseils de discipline dès l'école primaire et cadre national de sanctions ; lutte contre le harcèlement scolaire ; interdiction des réseaux sociaux avant 15 ans
- Objectif : revenir dans le haut du classement PISA en dix à quinze ans (la France est passée de la 7e à la 20e place en mathématiques en 25 ans)
Chiffres : Élèves par classe visés en primaire : 20 élèves (maximum) · Revalorisation minimale des enseignants : 200 € nets/mois · Revalorisation en milieu de carrière : 500 € nets/mois · Collèges les plus en difficulté à fermer : 100 collèges
Sources : Programme — École · Actualité (25/08/2026) — Le Monde : projet pour faire de notre École la meilleure d'Europe · Actualité (25/08/2026) — LCI : certificat d'études, brevet obligatoire, redoublement · Actualité (01/09/2026) — France 2 : l'École, priorité de campagne · Actualité (01/06/2026) — RTL : autorité et règles à l'école
Numérique & IA — Documenté
Plan « France 2040 » de 200 Md€ (moitié public, moitié privé) pour faire de la France la première puissance européenne d'IA en dix ans, formation de 20 millions d'actifs d'ici 2030, et régulation stricte des écrans pour les mineurs entrée en vigueur le 1er septembre 2026.
- Plan « France 2040 » : 200 Md€ mobilisés à parts égales entre financement public et privé, présentation détaillée annoncée pour l'automne 2026
- Objectif : faire de la France « la première puissance d'Europe sur l'IA » en dix ans, en maîtrisant toute la chaîne (énergie décarbonée, data centers, semi-conducteurs) avec préférence européenne dans la commande publique
- Rupture logique subventions → commande publique, sur le modèle américain (SpaceX) ; crédit d'impôt productivité pour l'adoption de l'IA par les PME et ETI ; stabilité du prix de l'électricité sur cinq ans pour les data centers
- Former 20 millions d'actifs français à l'IA d'ici 2030 ; formation « universelle, obligatoire, exigeante » du primaire à la reconversion professionnelle (« nouvelle forme d'alphabétisation »)
- Révision de l'AI Act européen jugé bridant face aux États-Unis et à la Chine ; politique européenne commune de l'IA (« PIAC ») sur le modèle de la PAC
- Régulation des mineurs : interdiction des réseaux sociaux avant 15 ans, adoptée définitivement par le Parlement et en vigueur depuis le 1er septembre 2026 (vérification d'âge par tiers de confiance, messageries privées non concernées) ; « couvre-feu numérique » 22h-8h pour les 15-18 ans ; transparence des algorithmes
- Référendum proposé au titre de l'article 11 pour sécuriser l'interdiction après la décision du Conseil constitutionnel du 14 août 2026
- Cadrage : 22 % des emplois affectés par l'IA d'ici 2030, 25 % des entreprises françaises ont expérimenté l'IA générative contre 37 % en moyenne européenne
Chiffres : Plan « France 2040 » pour l'IA et l'innovation : 200 Md€ · Actifs à former à l'IA d'ici 2030 : 20 millions · Âge minimal d'accès aux réseaux sociaux : 15 ans
Sources : Programme — Intelligence artificielle · Actualité (18/06/2026) — VivaTech : plan de 200 Md€ pour l'IA · Actualité (17/06/2026) — Les Échos : France 2040, AI Act, crédit d'impôt productivité · Actualité (21/07/2026) — Entrée en vigueur de l'interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans · Actualité (16/08/2026) — La Tribune Dimanche : référendum sur les réseaux sociaux · Pétition officielle Renaissance — « Régulation des écrans et des réseaux sociaux »
Logement — Partiel
Toujours pas de chantier logement dédié sur le site de campagne, mais des positions désormais explicites depuis le débat de La REF (27/08/2026) : priorité à l'accession à la propriété et vente de leur logement aux locataires du parc social. Le reste vient du programme municipal 2026 du parti.
- Faciliter l'accession à la propriété et permettre aux locataires du parc social d'acheter leur logement (débat de La REF, 27/08/2026)
- Le logement inaccessible est cité parmi les « obstacles du quotidien » à lever pour encourager le travail
- Rénovation thermique massive des logements au titre de la « dette écologique » ; « droit à la climatisation » avec levée des blocages en copropriété
- Accompagnement au logement inscrit dans le volet familles monoparentales (parcours de séparation)
- Programme municipal 2026 du parti (échelon communal, pas présidentiel) : aide aux primo-accédants qui travaillent via une foncière municipale, accès à un logement abordable pour les métiers essentiels en zone tendue, cohabitation intergénérationnelle, simplification des démarches de rénovation
- Aucune proposition présidentielle sourcée sur l'encadrement des loyers, les objectifs de construction, la loi SRU ou les APL
Sources : Actualité (27/08/2026) — Débat de La REF : accession à la propriété et vente HLM · Programme — Dette écologique (rénovation thermique) · Renaissance — Programme municipal 2026, « Aider les primo-accédants qui travaillent » · Renaissance — Programme municipal 2026, « Permettre l'accès à un logement abordable »
Culture & sport — Partiel
Culture et sport restent absents du programme présidentiel : aucun des six chantiers du site de campagne ne leur est consacré. Les seules positions officielles sont des principes du Corpus des valeurs (culture) et des mesures du programme municipal 2026 du parti (sport, bibliothèques).
- Culture · Attachement à la liberté « dans les domaines de l'économie, de l'art, de la culture » (Corpus des valeurs)
- Culture · Engagement à « chérir, protéger et transmettre l'histoire, la culture, la langue, le patrimoine et les paysages français » (Corpus des valeurs)
- Culture · La culture reste absente des six chantiers du programme d'Attal (École, Travail & salaires, Frontières, IA, dette de l'État, dette écologique) et des consultations « 1 000 bistrots » (École, travail, IA, frontières)
- Culture · Aucune proposition présidentielle sourcée sur l'audiovisuel public, les médias, les intermittents, le pass Culture ou le financement de la création
- Culture · Programme municipal 2026 du parti : des bibliothèques accessibles à tous
- Sport · Le sport reste absent du programme présidentiel de Gabriel Attal — aucune mention dans les chantiers capitaux ni dans le Corpus des valeurs
- Sport · Programme municipal 2026 du parti : « Avec le sport, bien dans son corps » (lutte contre la sédentarité — 95 % des adultes exposés à un risque lié au manque d'activité physique, 30 % de la population vit avec une maladie chronique) et équipements sportifs ouverts à tous
- Sport · Aucune position présidentielle sourcée sur le financement du sport, le sport à l'école, l'héritage des JO 2024 ou la gouvernance des fédérations
Sources : Renaissance — Corpus des valeurs (PDF) · Gabriel Attal Président — Programme (aucun chantier culture ni sport) · Renaissance — Programme municipal 2026, « Avec le sport, bien dans son corps » · Renaissance — Programme municipal 2026, « Des bibliothèques accessibles à tous »
Agriculture & alimentation — Partiel
Trois priorités énoncées à la Foire de Châlons (30/08/2026) — revenu, capacité à produire, simplification des normes — et un volet IA agricole, mais toujours aucun chantier agricole structuré : PAC, Mercosur, pesticides et pêche restent non traités.
- Revenu : « Les agriculteurs, ils ne veulent pas vivre d'aides, de primes, ils veulent vivre de leur travail »
- Capacité à produire : redonner aux agriculteurs les moyens de produire, notamment par le stockage de l'eau face au changement climatique (soutien aux petites retenues intégrées au paysage, « en dépassant le dogmatisme »)
- Simplification : baisse réelle des normes qui pèsent sur le quotidien des exploitations
- Renouvellement des générations : permettre l'installation de nouveaux exploitants alors que de nombreux agriculteurs approchent la retraite
- Aides d'urgence aux exploitations touchées par la sécheresse, en particulier les élevages subissant jusqu'à 50 % de pertes de rendement fourrager
- IA au service de l'exception agricole : « L'IA peut faciliter la vie des agriculteurs, mieux gérer leur exploitation, améliorer la productivité mais aussi le bien-être des animaux » ; « c'est bien l'homme qui doit dominer l'IA et jamais l'inverse »
- Politique européenne commune de l'IA (« PIAC ») explicitement calquée sur la PAC
- Engagement à « reconnaître notre agriculture et notre alimentation comme un intérêt général majeur » ; Renaissance dispose d'un secrétaire national à la souveraineté agricole
- Aucune position présidentielle sourcée sur la réforme de la PAC, le Mercosur, les pesticides, les prix planchers ou la pêche
Chiffres : Pertes de rendement fourrager constatées (élevages touchés par la sécheresse) : 50 % (jusqu'à)
Sources : Actualité (30/08/2026) — Foire de Châlons : priorités agricoles · Actualité (19/06/2026) — Yvelines : l'IA au service de l'exception agricole · Actualité (10/08/2026) — Plan eau : retenues et qualité de l'eau · Renaissance — Le parti (secrétaire national à la souveraineté agricole)
Droits des femmes & égalité — Partiel
Premier bloc de mesures concrètes annoncé le 28/08/2026 sur les familles monoparentales (plus de 80 % dirigées par des mères) : défiscalisation et versement automatique des pensions alimentaires, droit au répit, carte « famille monoparentale ». L'égalité salariale, l'IVG et la santé des femmes restent non traitées.
- Familles monoparentales (environ deux millions en France, plus de 80 % dirigées par des mères) : défiscaliser les pensions alimentaires reçues pour les enfants et rendre leur versement automatique « dès la séparation, sans délai ni relance »
- Création d'un droit au répit avec les CAF et les collectivités (garde en soirée, le week-end, en cas d'urgence)
- Création d'une carte « famille monoparentale » sur le modèle de la carte famille nombreuse : avantages transports, loisirs, culture, vacances et accès facilité à la garde
- Reprise du plan lancé à Matignon : parcours de séparation simplifié en CAF, accompagnement logement, levée des freins à l'emploi et à la formation, coparentalité
- Loi intégrale contre les violences faites aux femmes et aux enfants (volet « Nouvelle Justice »)
- Petite enfance : compte d'épargne sur le modèle du Livret A pour financer les places de crèche (3 Md€ manquants identifiés) et formation de 200 000 professionnels de la petite enfance d'ici 2030
- Corpus des valeurs : « Renaissance est un parti féministe », dans la continuité de Simone Veil ; combat des violences faites aux femmes et volonté de « briser les plafonds de verre » ; secrétaire national à l'égalité femmes-hommes
- Aucune mesure présidentielle sourcée sur l'égalité salariale, l'IVG ou la santé des femmes
Chiffres : Professionnels de la petite enfance à former d'ici 2030 : 200000 professionnels · Financement manquant identifié pour les places de crèche : 3 Md€
Sources : Actualité (28/08/2026) — Premières mesures pour les familles monoparentales · Programme — Travail & salaires (petite enfance) · Actualité (12/06/2026) — « Nouvelle Justice » : loi intégrale contre les violences · Renaissance — Corpus des valeurs (« Le Féminisme »)
Condition animale — Partiel
Thème sorti du silence le 31/07/2026 : premières propositions présentées à la SPA de Plaisir contre l'abandon et la maltraitance (suppression des salons du chiot et du chaton, amende forfaitaire délictuelle, fichier national des interdits de détention). L'élevage, la chasse et l'expérimentation restent non traités.
- Prévention des abandons : suppression des salons du chiot et du chaton pour limiter les achats impulsifs, application effective des sanctions contre les animaleries vendant illégalement chiens et chats, encadrement des ventes en ligne
- Lutte contre la maltraitance : amende forfaitaire délictuelle applicable dès le premier acte (« Une amende qui n'est jamais payée, ce n'est pas une sanction »), création d'un fichier national des personnes interdites de détenir un animal, empêchant toute adoption future
- Formule du candidat : « Pour nous, un animal, c'est un moment de notre vie. Pour eux, c'est toute leur vie »
- Bien-être animal en élevage évoqué uniquement comme bénéfice attendu de l'IA agricole
- Programme municipal 2026 du parti : « Favoriser le bien-être animal » (développement des caniparcs dans chaque commune d'ici 2030), sur un constat de +350 % de signalements de maltraitance par rapport à 2024
- Aucune position présidentielle sourcée sur l'élevage intensif, la chasse, la corrida ou l'expérimentation animale
Sources : Actualité (31/07/2026) — SPA de Plaisir : premières propositions contre l'abandon animal · Actualité (19/06/2026) — Yvelines : IA et bien-être animal en élevage · Renaissance — Programme municipal 2026, « Favoriser le bien-être animal »
Laïcité & religions — Partiel
Position réaffirmée le 06/09/2026 : maintien de l'interdiction des signes religieux ostensibles à l'école et de l'abaya et du qamis, refus de « céder aux pressions religieuses », dans le cadre d'une « laïcité sans épithète » héritée de la loi de 1905.
- Maintien de l'interdiction des signes religieux ostensibles à l'école ainsi que de l'abaya et du qamis, avec refus explicite de « céder aux pressions religieuses » (BFM TV, 06/09/2026)
- Héritage revendiqué de la loi de 1905 séparant les Églises de l'État et garantie de la liberté de croire ou de ne pas croire
- Défense d'une « laïcité sans épithète » (référence au discours des Mureaux, 2020)
- Refus des communautarismes et combat de toutes les formes de séparatisme
- Aucune position présidentielle sourcée sur le financement des cultes, le concordat d'Alsace-Moselle ou le port du voile dans l'espace public et le sport
Sources : Actualité (06/09/2026) — BFM TV : signes religieux ostensibles, abaya et qamis · Renaissance — Corpus des valeurs (« La Laïcité »)
Outre-mer — Non couvert
Jeunesse — Partiel
La jeunesse est traitée principalement par la protection (réseaux sociaux interdits avant 15 ans, protection de l'enfance, justice des mineurs) et par l'emploi précoce. L'autonomie, le revenu étudiant et le service civique restent absents.
- Interdiction des réseaux sociaux avant 15 ans, adoptée par le Parlement et en vigueur depuis le 1er septembre 2026 ; référendum proposé pour la sécuriser (750 000 enfants seraient exposés pendant une nouvelle navette parlementaire)
- « Couvre-feu numérique » 22h-8h pour les 15-18 ans et limitation du temps d'usage
- Protection de l'enfance : déplacement à Aulnay-sous-Bois (20/08/2026) sur l'aide sociale à l'enfance, engagement à améliorer les parcours d'accompagnement et à valoriser les professionnels ; propositions détaillées annoncées comme à venir
- Attestation d'honorabilité généralisée pour tout employeur en contact avec des mineurs (le décret de 2024 a permis d'écarter 6 000 personnes à risque des crèches et foyers)
- Justice des mineurs : comparution immédiate, atténuation de l'excuse de minorité pour les faits graves, responsabilité des parents, principe « tu casses, tu répares »
- Emploi des jeunes : réduire la durée initiale des études et avancer l'entrée sur le marché du travail (taux d'emploi des jeunes Français de 34,5 % contre 50 % en Allemagne)
- École : santé psychologique des élèves et lutte contre le harcèlement scolaire
- Aucune proposition sourcée sur le revenu ou l'autonomie des jeunes, la précarité étudiante, le logement étudiant ou le service civique/SNU
Chiffres : Âge d'interdiction des réseaux sociaux : 15 ans · Taux d'emploi des jeunes en France (chiffre cité par le programme) : 34.5 % · Personnes à risque écartées des crèches et foyers depuis le décret de 2024 : 6000 personnes
Sources : Actualité (21/07/2026) — Entrée en vigueur de l'interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans · Actualité (20/08/2026) — Aulnay-sous-Bois : protection de l'enfance · Actualité (10/06/2026) — BFM TV : protéger les enfants, attestation d'honorabilité · Programme — Travail & salaires (emploi des jeunes) · Programme — École
Handicap — Partiel
Le handicap n'a toujours pas de rubrique dédiée dans le programme présidentiel : il apparaît via l'école inclusive (rémunération des AESH), un principe d'autonomie du Corpus des valeurs et l'accessibilité dans le programme municipal 2026 du parti.
- École inclusive : meilleure rémunération des AESH
- Corpus des valeurs : garantir « la plus grande autonomie des personnes en situation de handicap »
- Programme municipal 2026 du parti (échelon communal) : renforcer l'accessibilité physique et cognitive des lieux et des services publics (bâtiments, signalétique, formulaires, guichets à bonne hauteur)
- Aucune proposition présidentielle sourcée sur l'AAH, la déconjugalisation, l'emploi des personnes handicapées, les MDPH ou le statut des aidants
Sources : Programme — École (AESH) · Renaissance — Corpus des valeurs · Renaissance — Programme municipal 2026, « Renforcer l'accessibilité des lieux et des services publics »
Services publics — Partiel
L'État est abordé sous l'angle de la réduction du périmètre et de la réforme des nominations : 100 000 postes de fonctionnaires supprimés, un échelon de collectivité en moins, « spoils system à la française ». Rien sur l'accès aux guichets ni sur la dématérialisation dans le programme présidentiel.
- Suppression de 100 000 postes dans la fonction publique et d'un échelon de collectivité territoriale dans le plan de 120 Md€ d'économies
- Réforme des nominations aux hautes fonctions et création d'un « spoils system à la française »
- Réorganisation territoriale pour « déparisianiser la France » et renforcer le pouvoir des maires
- Modernisation par le numérique dans la justice : IA sur les tâches administratives, objectif « zéro papier », interconnexion des fichiers de l'État
- Corpus des valeurs : État « renforcé dans ses fonctions de planification, de cohésion et de protection », décentralisation clarifiée, lutte contre les inégalités territoriales
- Programme municipal 2026 du parti (échelon communal) : ouvrir les services publics aux horaires des usagers, simplifier l'accès aux services publics
- Aucune proposition présidentielle sourcée sur la présence territoriale des guichets, les France Services, le statut de la fonction publique ou la fracture numérique administrative
Chiffres : Postes supprimés dans la fonction publique : 100000 postes
Sources : Actualité (25/08/2026) — LCI : 100 000 postes, échelon de collectivité · Actualité (02/08/2026) — JDD : spoils system, déparisianisation, pouvoir des maires · Programme — Dette de l'État · Renaissance — Corpus des valeurs · Renaissance — Programme municipal 2026, « Ouvrir les services publics à vos horaires »
Horizons (HOR) — candidat·e : Édouard Philippe
Économie & pouvoir d'achat — Documenté
Politique de l'offre assumée (« produire plus, travailler plus, innover plus ») : « pacte fiscal » de 50 Md€/an d'impôts de production supprimés contre 50 Md€/an d'aides publiques improductives en moins, moratoire normatif et fiscal sur le quinquennat, réorganisation de l'État et retour du déficit à 2 % du PIB en fin de mandat.
- « Pacte fiscal inédit » avec les entreprises : 50 Md€ de baisses d'impôts de production contre 50 Md€ d'aides publiques improductives en moins (250 Md€ sur cinq ans)
- Moratoire normatif et fiscal : aucune nouvelle norme ni nouvel impôt sur les entreprises pendant le quinquennat
- Réorganiser massivement l'État en regroupant ou privatisant agences et opérateurs, et en simplifiant les procédures
- Règle d'or constitutionnelle de maîtrise des déficits ; ramener le déficit de plus de 5 % à 2 % du PIB en fin de quinquennat
- Rééquilibrer le financement du modèle social pour qu'il ne repose plus uniquement sur le travail et augmenter le salaire net des actifs
- Protection du marché européen : réciprocité imposée aux entreprises chinoises (transferts de technologie, quotas de production, joint-ventures), refonte de la politique de concurrence, achèvement du marché unique, union européenne des marchés de capitaux
Chiffres : « Pacte fiscal » annuel (baisses d'impôts de production = baisses d'aides publiques) : 50 Md€/an · Montant cumulé du pacte fiscal sur le quinquennat : 250 Md€ · Déficit public visé en fin de quinquennat : 2 % du PIB
Sources : Priorité « Pour une France plus prospère » (site de campagne) · « Ma proposition aux entrepreneurs, pour une politique économique de prospérité » · Canal officiel « Avec Édouard » — pacte de stabilité normative et fiscale (02/08/2026) · Discours de lancement de campagne, Adidas Arena (05/07/2026) — site de campagne
Travail & retraites — Documenté
Réforme assumée : « travailler plus » en tenant compte de la diversité des carrières, création d'un pilier de capitalisation représentant 10 à 15 % des pensions d'ici quinze ans, et gestion du régime confiée aux partenaires sociaux sous contrainte d'équilibre. Aucun âge légal de départ n'est chiffré dans les documents officiels de campagne.
- Garantir l'équilibre du système de retraites pour protéger les générations futures : « travailler plus tout en prenant en compte la diversité des carrières »
- Créer un pilier de capitalisation à hauteur de 10 à 15 % des pensions d'ici quinze ans
- Confier la gestion du régime, sous contrainte d'équilibre, aux partenaires sociaux
- Rééquilibrer le financement du modèle social pour qu'il ne pèse plus uniquement sur le travail, et augmenter le salaire net des actifs
- Discours du 05/07/2026 : « J'assume de dire aux retraités qu'il faudra contribuer davantage au financement de notre système social » et « aux cadres et aux employés du secteur public et privé qu'il faudra travailler plus longtemps »
- Aucun âge légal de départ n'est chiffré à ce jour dans les documents officiels de campagne
Chiffres : Part des pensions couverte par le futur pilier de capitalisation (borne haute, d'ici 15 ans) : 15 % · Horizon annoncé pour la mise en place du pilier de capitalisation : 15 ans
Sources : Priorité « Pour une France plus prospère » (site de campagne) · Discours de lancement de campagne, Adidas Arena (05/07/2026) — site de campagne · Discours du Conseil national de Reims (10/05/2026)
Santé & protection sociale — Partiel
Doctrine budgétaire claire — stabiliser les dépenses de santé en « dépensant mieux », par la prévention et les transformations technologiques plutôt que par la seule hausse des moyens — complétée par des orientations générales (accès aux soins, déserts médicaux, IA dans le parcours de soin). Peu de mesures opérationnelles chiffrées à ce jour.
- Stabiliser les dépenses de santé en dépensant mieux : priorité à la prévention et aux transformations technologiques plutôt qu'à la seule hausse des moyens
- Garantir l'accès aux soins pour tous et lutter contre les déserts médicaux ; former plus de médecins
- Rattraper le « grand retard français » en matière de prévention
- Intégrer l'intelligence artificielle au parcours de soin
- Moderniser les hôpitaux non-CHU (« universitarisation ») pour l'attractivité médicale des territoires — expérience revendiquée au Havre
- Outre-mer : ouvrir un deuxième hôpital de plein exercice à Mayotte (Combani)
- Le plaidoyer des Jeunes Horizons (qui n'engage pas le candidat) propose un parcours de santé féminin coordonné et des centres experts labellisés
Sources : Priorité « Pour une France plus prospère » (site de campagne) · Discours de lancement de campagne, Adidas Arena (05/07/2026) — site de campagne · Discours du Conseil national de Reims (10/05/2026) · Canal officiel « Avec Édouard » — déplacement à Mayotte, élus et reconstruction (21/08/2026) · Horizons — Les Notes (index ; textes accessibles sur demande)
Immigration — Documenté
Reprise en main assumée : dénonciation de l'accord franco-algérien de 1968, liste annuelle de pays sûrs votée par le Parlement, quotas migratoires pour l'immigration économique, restriction de l'immigration familiale, expulsion immédiate des étrangers délinquants et fin de leurs aides sociales, recours aux centres de retour européens, politique d'intégration par la langue et le travail.
- Dénoncer l'accord de 1968 avec l'Algérie pour reprendre le contrôle des flux migratoires
- Mettre fin au dévoiement de l'asile en faisant voter chaque année par le Parlement une liste de pays sûrs
- Restreindre l'immigration familiale
- Mettre en place une politique de quotas migratoires pour choisir l'immigration économique
- Être intraitable avec les étrangers délinquants : expulsion immédiate et fin des aides sociales
- Utiliser les centres de retour prévus par le règlement européen retour
- Politique d'intégration par la langue, le travail et les valeurs républicaines
- Mayotte : moratoire sur les nouvelles demandes d'asile, sur le droit du sol et sur l'immigration familiale ; centre de retour en Afrique de l'Est ; renforcement de la protection des frontières maritimes
- Rejet des deux extrêmes : ni « accueil sans limites », ni « autarcie » derrière des frontières étanches (Manifeste)
Sources : Priorité « Pour une France plus sûre » (site de campagne) · Canal officiel « Avec Édouard » — Mayotte, engagements sur l'immigration (22/08/2026) · Horizons — Le Manifeste · Discours de lancement de campagne, Adidas Arena (05/07/2026) — site de campagne
Sécurité & justice — Documenté
Priorité n°1 revendiquée : refondation de la Justice (peines courtes dès la première infraction, peines planchers, suppression du juge d'application des peines, autorité du Garde des Sceaux sur le parquet, pouvoir de sanction pénale aux maires) et stratégie totale contre le narcotrafic (« état d'urgence narco », 3 principes et 13 mesures).
- Peines courtes et immédiates dès la première infraction, sur le modèle des pays du Nord ; peines planchers pour les atteintes aux dépositaires de l'autorité publique
- Supprimer le juge d'application des peines ; renforcer l'autorité du Garde des Sceaux sur le parquet (instructions individuelles aux procureurs)
- Réviser la formation et la sélection des magistrats ; réformer le CSM et instaurer un « devoir de redevabilité » envers les victimes
- Donner un pouvoir de sanction pénale et de fermeture administrative aux maires
- « État d'urgence narco » : perquisitions et assignations administratives, reconnaissance faciale ciblée, limitées dans le temps et l'espace
- Alignement du régime d'application des peines des grands narcotrafiquants sur celui des terroristes ; suppression de la confusion des peines
- « Fiche S financière » pour les condamnés pour narcotrafic ; réforme du renseignement économique et financier (saisie des avoirs, cryptomonnaies) ; DGSI mobilisée sur le narcotrafic
- Lever l'excuse de minorité et créer la comparution immédiate des mineurs pour les faits liés au narcotrafic ; établissements de réinsertion et de soin dédiés
- Tolérance zéro envers les consommateurs : opérations « place nette » en boîtes de nuit et festivals, recouvrement forcé des amendes y compris sur les prestations sociales
- Plan anticorruption des fonctionnaires (criblage des fonctions sensibles) et « diplomatie narco » : liste noire européenne des pays non coopératifs
- Outre-mer : opération « Harpie maritime » aux Antilles, doublement du nombre de navires, sécurisation du Grand Port Maritime et de l'aéroport à La Réunion
Sources : Priorité « Pour une France plus sûre » (site de campagne) · Le plan d'Édouard Philippe contre le narcotrafic · Canal officiel « Avec Édouard » — La Réunion, narcotrafic (25/08/2026) · Discours de lancement de campagne, Adidas Arena (05/07/2026) — site de campagne
Environnement & énergie — Documenté
« Écologie à impact » : décarbonation par le nucléaire relancé, les renouvelables et l'électrification, prix du carbone aux frontières européennes, investissement dans la capture de carbone, et surtout un volet adaptation assumé (doublement du Fonds vert, climatisation des lieux accueillant des personnes fragiles, plan baignade, plantations d'arbres, opérateur unique « DATAR 2.0 »).
- Assurer la souveraineté énergétique en relançant le nucléaire, en développant les renouvelables et en électrifiant massivement les usages
- Concentrer l'action climatique sur ce qui réduit réellement les émissions : fret de marchandises, rénovation, grande industrie
- Instaurer un prix du carbone aux frontières européennes pour protéger les industries qui décarbonent
- Investir massivement dans la capture de carbone
- Doubler le montant du Fonds vert en le recentrant sur l'adaptation et la climatisation des bâtiments publics
- Climatiser massivement les lieux accueillant des personnes fragiles
- « Plan baignade » national pour rendre baignables les rivières et rénover les piscines
- Donner de l'ombre aux villes : plantations d'arbres et levée des règles d'urbanisme qui freinent l'adaptation des espaces publics
- Créer une « DATAR 2.0 », opérateur unique de l'adaptation au changement climatique dans les territoires
- Grand plan fret ferroviaire pour retirer des millions de camions de la route ; exiger des partenaires commerciaux hors UE les mêmes exigences environnementales
- Refus de la décroissance ; ambition écologique fondée sur progrès, sobriété, durabilité et préservation de la biodiversité (Manifeste)
Sources : Priorité « Pour une France plus conquérante » (site de campagne) · Discours de lancement de campagne, Adidas Arena (05/07/2026) — site de campagne · Horizons — Le Manifeste · Discours du Conseil national de Reims (10/05/2026)
Europe, défense & international — Documenté
Souveraineté européenne « intégrale » (technologie, énergie, défense, marchés de capitaux) et massification des armées : réservistes portés de 45 000 à 250 000, service militaire volontaire de 3 000 à 50 000 places par an, plan drones et plan munitions, nouvelle LPM « de la massification », soutien sans ambiguïté à l'Ukraine.
- Porter le nombre de réservistes de 45 000 à 250 000 et le service militaire volontaire de 3 000 à 50 000 places par an
- Massifier la production et les achats de drones tactiques ; lancer un grand plan munitions pour dépasser 100 000 obus/an et atteindre l'échelle allemande (700 000)
- Renforcer la flotte navale, en doublant notamment le nombre de navires aux Antilles
- Lancer une nouvelle loi de programmation militaire « de la massification »
- Achever le marché unique européen ; construire une union européenne des marchés de capitaux
- Protéger le marché européen face à la concurrence déloyale chinoise (transferts de technologie, quotas, joint-ventures) et faire émerger des géants industriels européens
- « Buy European Tech Act » et achats technologiques groupés entre États membres
- « Pas à côté, pas loin, au cœur » de l'Europe ; souveraineté européenne intégrale ; soutien sans ambiguïté à l'Ukraine face à la Russie
- Exigence d'une Europe plus respectueuse du principe de subsidiarité (Manifeste)
Chiffres : Réservistes visés (contre 45 000 aujourd'hui) : 250000 réservistes · Places de service militaire volontaire par an (contre 3 000 aujourd'hui) : 50000 places/an
Sources : Priorité « Pour une France plus sûre » (site de campagne) · Priorité « Pour une France plus prospère » (site de campagne) · Priorité « Pour une France plus conquérante » (site de campagne) · Discours du Conseil national de Reims (10/05/2026) · Horizons — Le Manifeste
Institutions & démocratie — Partiel
Pas de projet de révision institutionnelle d'ensemble publié : les propositions officielles portent sur la Constitution budgétaire (règle d'or de maîtrise des déficits), l'organisation de la Justice (CSM, parquet, juge d'application des peines), la décentralisation et le pouvoir des maires. S'y ajoute une stratégie politique explicite de recomposition et de rassemblement de la droite et du centre.
- Inscrire dans la Constitution une règle d'or de maîtrise des déficits
- Donner un pouvoir de sanction pénale et de fermeture administrative aux maires
- Réformer la composition du CSM, renforcer l'autorité du Garde des Sceaux sur le parquet, supprimer le juge d'application des peines
- « Faire confiance aux élus en leur donnant davantage de libertés et de responsabilités » ; développement territorial qui ne se décide pas depuis Paris
- Organisation décentralisée de la République, compétences clarifiées entre collectivités, État recentré sur le régalien ; défense de la démocratie représentative dans le cadre de la Ve République (Manifeste)
- « Cette élection sera une élection de recomposition » : construire une majorité nouvelle, ouverte et stable rassemblant la droite et le centre
- Annonce du 08/09/2026 : départ de la présidence exécutive d'Horizons au 1er octobre 2026 et proposition d'un « rassemblement de la droite et du centre »
- Aucune position officielle publiée sur la proportionnelle, le nombre de parlementaires ou le référendum d'initiative citoyenne
Sources : Priorité « Pour une France plus prospère » (site de campagne) · Priorité « Pour une France plus sûre » (site de campagne) · « Élus de France, je nous appelle à croire en nous » (site de campagne) · Canal officiel « Avec Édouard » — annonce du 08/09/2026 (départ de la présidence exécutive, appel au rassemblement) · Horizons — Le Manifeste
Éducation — Documenté
« La révolution scolaire la plus importante depuis Jules Ferry » : chefs d'établissement érigés en « patrons de l'école » (recrutement, évaluation, méthodes, discipline, uniforme), revalorisation massive des professeurs, recentrage du primaire sur les savoirs fondamentaux, refonte des rythmes scolaires et service public universel du soutien scolaire adossé à l'IA.
- Faire des chefs d'établissement les véritables patrons de l'école : adapter méthodes et horaires, imposer l'uniforme, fixer la discipline, choisir et évaluer les enseignants
- Revaloriser massivement le métier de professeur : rémunérations, recrutement, formation et accompagnement de carrière
- Adapter les rythmes scolaires aux seuls besoins des enfants : journées moins longues, plus de sport et de culture, vacances d'été raccourcies
- Concentrer l'enseignement primaire sur les savoirs fondamentaux (lire, écrire, compter)
- Créer un service public universel du soutien scolaire, combinant assistant IA personnalisé et brigades d'anciens professeurs et d'étudiants volontaires
- Faire entrer l'école dans le XXIe siècle en intégrant l'IA à la pédagogie ; réglementer l'usage des écrans chez les plus jeunes
- Même ambition pour le secondaire, l'enseignement professionnel, l'université et l'apprentissage
Sources : Priorité « Pour une France plus attentive à ses enfants » (site de campagne) · Discours de lancement de campagne, Adidas Arena (05/07/2026) — site de campagne · Canal officiel « Avec Édouard » — l'école doit d'abord apprendre (25/08/2026) · Discours du Conseil national de Reims (10/05/2026)
Numérique & IA — Documenté
L'IA est traitée comme un axe programmatique à part entière : infrastructure d'IA européenne souveraine avec doublement de la capacité de calcul en cinq ans, « Buy European Tech Act », accès préférentiel à l'énergie décarbonée, simplification du cadre juridique européen de l'IA, financement par l'épargne (« livret capital France » et capitalisation retraite) et passage de 40 000 à 100 000 ingénieurs formés par an.
- Développer une infrastructure d'intelligence artificielle européenne souveraine en doublant la capacité de calcul en cinq ans
- Peser à l'échelle européenne avec un « Buy European Tech Act » et des achats technologiques groupés entre États membres
- Ouvrir un accès préférentiel à l'énergie décarbonée aux acteurs nationaux et européens, avec des règles de raccordement inspirées des AI Growth Zones britanniques
- Simplifier le cadre juridique européen applicable à l'IA, sans renoncer à une régulation éthique et protectrice des enfants
- Créer un « livret capital France » pour mobiliser l'épargne dormante et utiliser la capitalisation retraite pour financer les champions technologiques
- Massifier la production d'ingénieurs, de 40 000 à 100 000 par an en cinq ans
- Adapter enseignement, recrutement et formation continue à l'IA, avec un droit à la reconversion pour les métiers menacés
- Réglementer l'usage des écrans chez les jeunes enfants et protéger les mineurs en ligne (fermeture des sites laissant prospérer le proxénétisme en ligne)
Chiffres : Ingénieurs formés par an visés (contre 40 000 aujourd'hui) : 100000 ingénieurs/an · Horizon du doublement de la capacité de calcul : 5 ans
Sources : Priorité « Pour une France plus conquérante » (site de campagne) · Priorité « Pour une France plus attentive à ses enfants » (site de campagne) · Discours de lancement de campagne, Adidas Arena (05/07/2026) — site de campagne · Horizons — Les Revues (hors-série 2025 sur l'intelligence artificielle)
Logement — Partiel
Aucune politique du logement d'ensemble publiée : le sujet n'apparaît qu'en creux, via la politique familiale (prêt à taux zéro à chaque naissance pour faciliter le déménagement), la rénovation du bâti au titre de l'adaptation climatique, et une proposition de loi du groupe parlementaire contre les occupations illicites. Ni objectif de construction, ni politique du logement social ou de l'encadrement des loyers.
- Prêt à taux zéro à chaque naissance pour faciliter le déménagement des familles qui s'agrandissent
- Rénovation des logements, des hôpitaux et des écoles au titre de l'écologie « à impact » et de l'adaptation climatique
- Levée des règles d'urbanisme qui freinent l'adaptation des espaces publics à la chaleur
- Groupe Horizons & Indépendants : proposition de loi conditionnant la souscription d'un contrat d'électricité ou de gaz à un justificatif de droit sur le logement, pour empêcher les squatteurs de légitimer une occupation illicite
- Aucun objectif chiffré de construction, ni position publiée sur le logement social, les loyers ou l'accession
Sources : Priorité « Pour une France plus attentive à ses enfants » (site de campagne) · Priorité « Pour une France plus conquérante » (site de campagne) · Niche parlementaire du groupe Horizons & Indépendants (09/04/2026) · Discours de lancement de campagne, Adidas Arena (05/07/2026) — site de campagne
Culture & sport — Partiel
Culture — engagement de principe (« défendre notre culture et ses auteurs, pour continuer à créer librement ») et travaux parlementaires sur la rémunération des créateurs face à l'IA ; la seule note de fond publiée date de 2023 et précise ne pas engager Horizons. Sport — aucune politique sportive publiée : le sport n'apparaît que comme temps scolaire à augmenter et à travers la rénovation des piscines.
- Culture · « Choix de défendre notre culture et ses auteurs, pour continuer à créer librement » (discours de Reims)
- Culture · Travaux parlementaires d'Horizons sur création et IA : instaurer une présomption d'utilisation des données pour permettre aux créateurs de faire valoir leurs droits
- Culture · Note d'Horizons N°07 (2023) : rendre l'accès à la culture un pilier national, conseils régionaux de la culture, formats itinérants hors les salles, élargissement du Pass Culture — document présenté comme un cadre de réflexion qui « ne constitue en rien une prise de position d'Horizons »
- Culture · Proposition de loi du groupe Horizons & Indépendants créant une « carte famille » dès le deuxième enfant, ouvrant des avantages tarifaires (transports, culture, loisirs)
- Sport · Plus de sport dans des journées scolaires raccourcies (refonte des rythmes scolaires)
- Sport · Rénovation des piscines dans le cadre du « plan baignade » national
- Sport · Aucune position publiée sur le sport amateur ou professionnel, les fédérations, l'héritage des JO ou le financement du sport
Sources : Discours du Conseil national de Reims (10/05/2026) · « Création et Intelligence Artificielle : de la prédation au partage de la valeur » · Note d'Horizons N°07 (juin 2023) — « Rendre la culture accessible à tous les Français » (cadre de réflexion) · Niche parlementaire du groupe Horizons & Indépendants (09/04/2026) · Priorité « Pour une France plus attentive à ses enfants » (site de campagne) · Priorité « Pour une France plus conquérante » (site de campagne)
Agriculture & alimentation — Partiel
Volet compétitivité désormais explicite (zéro surtransposition, plan de transmission et de modernisation, 100 « territoires de souveraineté alimentaire », inscription du développement agricole dans la Charte de l'environnement) et exigence de réciprocité environnementale aux frontières. En revanche, aucune position publiée sur le revenu agricole, la PAC, les pesticides ou la pêche.
- Zéro surtransposition agricole des règles européennes
- Grand plan de transmission et de modernisation des exploitations
- Créer 100 « territoires de souveraineté alimentaire »
- Inscrire le développement agricole dans la Charte de l'environnement
- Exiger des partenaires commerciaux hors Europe les mêmes exigences environnementales que celles imposées aux producteurs français
- Adapter l'agriculture au changement climatique et améliorer l'accès à l'eau pour tous les usages
- Investir dans l'excellence des filières agricoles françaises (Manifeste) ; « refaire de la France une grande puissance agricole »
- Aucune position publiée sur le revenu agricole, la PAC, les pesticides ou la pêche
Chiffres : « Territoires de souveraineté alimentaire » à créer : 100 territoires
Sources : Priorité « Pour une France plus prospère » (site de campagne) · Discours de lancement de campagne, Adidas Arena (05/07/2026) — site de campagne · Canal officiel « Avec Édouard » — Foire de Châlons (03/09/2026) · Horizons — Le Manifeste · Horizons — Les Notes (index ; textes accessibles sur demande)
Droits des femmes & égalité — Partiel
Engagement affirmé sur l'égalité professionnelle (« que ma fille ait au moins le même salaire, la même carrière, les mêmes responsabilités que ses frères ») et mesures de conciliation famille-travail (temps partiel parental, part fiscale dès le deuxième enfant). Les volets violences faites aux femmes, santé des femmes et parité ne figurent que dans le plaidoyer des Jeunes Horizons, qui n'engage ni le parti ni le candidat.
- « Je veux que ma fille ait au moins le même salaire, la même carrière, les mêmes responsabilités que ses frères » — égalité du mérite (discours du 05/07/2026)
- Manifeste : se battre pour « l'égalité réelle entre les hommes et les femmes dans la vie collective »
- Créer le temps partiel parental : 80 % payés 100 % pendant 2 mois pour faciliter la reprise du travail après les congés parentaux
- Accorder une part fiscale dès le deuxième enfant ; aide financière unique, lisible et universelle pour les familles
- Proposition de loi du groupe Horizons & Indépendants : pension alimentaire provisoire fixée et versée par la CAF pour sécuriser les familles monoparentales
- Plaidoyer Jeunes Horizons (n'engage ni Horizons ni le candidat) : suppression des aménagements de peine pour les auteurs de violences sexuelles, 10 000 places d'accueil d'urgence supplémentaires accessibles sans plainte, parcours de santé féminin coordonné, allongement du congé maternité
- Aucune position officielle publiée du candidat sur l'IVG, la parité ou l'égalité salariale contraignante
Chiffres : Temps partiel parental : temps travaillé payé 100 % : 80 % · Places d'accueil d'urgence supplémentaires pour femmes victimes (plaidoyer Jeunes Horizons, n'engage pas le candidat) : 10000 places
Sources : Discours de lancement de campagne, Adidas Arena (05/07/2026) — site de campagne · Priorité « Pour une France plus attentive à ses enfants » (site de campagne) · Horizons — Le Manifeste · Plaidoyer des Jeunes Horizons (PDF officiel — n'engage ni Horizons ni Édouard Philippe) · Niche parlementaire du groupe Horizons & Indépendants (09/04/2026)
Condition animale — Non couvert
Laïcité & religions — Partiel
Principes fermement posés — « strict respect de la laïcité républicaine, pour garantir le libre exercice des cultes, sans prosélytisme, obscurantisme religieux, ni religion d'État » — et combat revendiqué contre « les ennemis de la laïcité » et le multiculturalisme, mais sans mesure opérationnelle publiée par le candidat (financement des cultes, signes religieux, séparatisme).
- « Choix d'assurer un strict respect de la laïcité républicaine, pour garantir le libre exercice des cultes, sans prosélytisme, obscurantisme religieux, ni religion d'État » (discours de Reims)
- Manifeste : la liberté de croire ou de ne pas croire dans le cadre fixé par la laïcité ; combat contre « les ennemis de la laïcité » et contre les « fossoyeurs de l'universalisme républicain »
- Constat de Reims : « les coups de boutoir répétés que subit la laïcité » et un modèle d'intégration qui ne fonctionne plus
- Intégration par la langue, le travail et les valeurs républicaines (volet immigration du programme)
- Plaidoyer Jeunes Horizons (n'engage ni Horizons ni le candidat) : étendre la loi de 2004 sur les signes religieux à tous les lieux publics ou financés sur fonds publics accueillant des enfants (colonies, conservatoires)
- Aucune mesure opérationnelle publiée par le candidat sur le financement des cultes ou les signes religieux
Sources : Discours du Conseil national de Reims (10/05/2026) · Horizons — Le Manifeste · Priorité « Pour une France plus sûre » (site de campagne) · Plaidoyer des Jeunes Horizons (PDF officiel — n'engage ni Horizons ni Édouard Philippe)
Outre-mer — Partiel
L'Outre-mer a fait l'objet d'un déplacement de campagne documenté (Mayotte puis La Réunion, août 2026) assorti d'engagements précis : reconstruction et rattrapage des services publics à Mayotte, moratoire migratoire, sanctuarisation de La Réunion contre le narcotrafic, doublement des navires aux Antilles. En revanche, aucune position publiée sur la vie chère, les statuts institutionnels ou la continuité territoriale.
- Mayotte · Reconstruire au-delà des dégâts de Chido et rattraper les retards : deuxième hôpital de plein exercice à Combani, nouvelles écoles et fin des rotations scolaires
- Mayotte · Faire de la mer un moteur de croissance et d'emplois (pêche, aquaculture, biotechnologies, énergies marines)
- Mayotte · Moratoire sur les nouvelles demandes d'asile, le droit du sol et l'immigration familiale ; centre de retour en Afrique de l'Est ; renforcement des frontières maritimes
- La Réunion · Faire de l'île un « sanctuaire » contre le narcotrafic : sécurisation du Grand Port Maritime et de l'aéroport, pression sur les pays voisins d'origine et de transit, pouvoirs accrus aux maires, tolérance zéro envers les consommateurs
- La Réunion · « Figure de proue économique de la France dans l'océan Indien » : l'État investit et garantit un cadre stable, mais donne davantage de libertés aux élus et aux entrepreneurs — « son développement ne se décidera pas depuis Paris »
- Antilles · Doubler le nombre de navires de la Marine pour lutter contre le narcotrafic et sécuriser les Outre-mer ; opération « Harpie maritime »
- Plaidoyer Jeunes Horizons (n'engage ni Horizons ni le candidat) : faire des Outre-mer des territoires pilotes de la résilience climatique et développer l'intelligence économique ultramarine
- Aucune position publiée sur la vie chère, l'évolution des statuts institutionnels ou la continuité territoriale
Sources : Canal officiel « Avec Édouard » — déplacement à Mayotte, élus et reconstruction (21/08/2026) · Canal officiel « Avec Édouard » — Mayotte, engagements sur l'immigration (22/08/2026) · Canal officiel « Avec Édouard » — La Réunion, narcotrafic (25/08/2026) · Canal officiel « Avec Édouard » — La Réunion, développement économique (26/08/2026) · Priorité « Pour une France plus sûre » (site de campagne) · Plaidoyer des Jeunes Horizons (PDF officiel — n'engage ni Horizons ni Édouard Philippe)
Jeunesse — Partiel
La jeunesse est la « boussole » revendiquée du projet, mais elle est surtout traitée par l'école et la protection de l'enfance ; les propositions d'insertion professionnelle (CDI Jeunes, stage ou alternance obligatoire, allocation unique) proviennent du plaidoyer des Jeunes Horizons, qui précise n'engager ni Horizons ni Édouard Philippe. Le service national ou civique n'est pas traité.
- « L'intérêt de nos enfants sera la boussole du quinquennat » : chaque grande décision passée au tamis de l'avenir des générations suivantes
- Consultation nationale portée par les « Jeunes Avec Édouard » (tournée d'été 2026 : 20 étapes, 3 800 km)
- Droit à la reconversion pour les métiers menacés par l'IA ; adaptation de l'enseignement et de la formation continue
- Service militaire volontaire porté de 3 000 à 50 000 places par an
- Plaidoyer Jeunes Horizons (n'engage ni Horizons ni le candidat) : « CDI Jeunes » à cotisations régressives, 50 % de stage ou d'alternance obligatoire à l'université, fermeture des filières sans débouchés, allocation unique toujours inférieure au revenu du travail
- L'apprentissage est présenté comme un acquis (doublement du nombre d'apprentis sous le gouvernement Philippe), pas comme une mesure nouvelle chiffrée
- Aucune position publiée sur le service national ou civique, ni sur le logement étudiant
Chiffres : Part de stage ou d'alternance obligatoire à l'université (plaidoyer Jeunes Horizons) : 50 %
Sources : Plaidoyer des Jeunes Horizons (PDF officiel — n'engage ni Horizons ni Édouard Philippe) · Horizons — Le pôle Jeunes · Priorité « Pour une France plus attentive à ses enfants » (site de campagne) · Priorité « Pour une France plus conquérante » (site de campagne) · Discours de lancement de campagne, Adidas Arena (05/07/2026) — site de campagne
Handicap — Non couvert
Services publics — Partiel
Doctrine d'un État recentré sur ses missions régaliennes et « moins dispendieux » : réorganisation massive par regroupement ou privatisation des agences et opérateurs, simplification drastique des procédures, moratoire normatif, autonomie accrue des établissements et création d'un opérateur unique de l'adaptation climatique. La doctrine détaillée sur la fonction publique et la présence des services publics dans les territoires reste peu développée.
- Réorganiser massivement l'État en regroupant ou privatisant les agences et opérateurs enchevêtrés, et en simplifiant drastiquement les procédures
- Moratoire normatif et fiscal ; « moins de Cerfa à remplir, moins de fonctionnaires, plus de simplicité »
- Règle d'or constitutionnelle de maîtrise des déficits ; stabiliser les dépenses de santé en dépensant mieux
- « Je veux un État concentré sur ses missions : protéger ses enfants, éduquer, garantir l'ordre, tenir les comptes, sécuriser les retraites, garantir les soins, préparer les transformations, préparer la défense du pays, bâtir des infrastructures »
- Autonomie accrue des écoles et des chefs d'établissement ; davantage de libertés et de responsabilités pour les élus locaux
- Créer une « DATAR 2.0 », opérateur unique de l'adaptation au changement climatique dans les territoires
- Outre-mer : donner enfin aux Mahorais « les services publics auxquels ils ont droit »
- Manifeste : « un État renforcé sur ses prérogatives régaliennes » et « moins dispendieux »
- Aucune cible chiffrée publiée d'effectifs de la fonction publique ni de schéma de présence territoriale des services publics
Sources : Priorité « Pour une France plus prospère » (site de campagne) · Priorité « Pour une France plus conquérante » (site de campagne) · Discours de lancement de campagne, Adidas Arena (05/07/2026) — site de campagne · Horizons — Le Manifeste · Canal officiel « Avec Édouard » — déplacement à Mayotte, élus et reconstruction (21/08/2026) · Horizons — Les Notes (index ; textes accessibles sur demande)
La Convention (Conv.) — candidat·e : Bernard Cazeneuve
Économie & pouvoir d'achat — Documenté
Le programme articule une « règle d'or sociale » très détaillée (compensation intégrale des exonérations de cotisations, équilibre des comptes sociaux sur un cycle de cinq ans, contrôle du HCFP et loi annuelle d'approbation des comptes sociaux) et un plan de réindustrialisation sur dix ans. Il les adosse à une réforme fiscale ciblant les très grandes fortunes, les hauts revenus du capital et les rentes, sur un diagnostic chiffré de la dette.
- Règle d'or sociale : rétablissement plein et entier de la loi Veil — toute exonération de cotisations compensée à l'euro près, indexée sur les salaires, part salariale comme patronale, heures supplémentaires comme primes, à titre rétroactif depuis 2019
- Équilibre des comptes sociaux apprécié sur un cycle de 5 ans (retour sous 10 ans au plus en cas de crise majeure), périmètre limité aux branches assurantielles (maladie, vieillesse, autonomie) ; politique familiale et minima sociaux restant au budget de l'État
- Garanties de respect : rapport du Gouvernement au Parlement dès dégradation des comptes, avis indépendant du Haut Conseil des finances publiques, loi annuelle d'approbation des comptes sociaux distincte du budget de l'État
- Fiscalité atteignant réellement les très grandes fortunes, les plus hauts revenus du capital et les rentes ; rééquilibrage de la taxation entre travail et capital ; simplification de l'impôt (moins de dérogations, moins de niches)
- Baisse des impôts de production financée par une réduction des aides fiscales, au bénéfice de toute la chaîne productive (ETI, PME, TPE) ; vérité budgétaire et maîtrise de la dette
- Plan de réindustrialisation sur dix ans : filières stratégiques sécurisées par l'État, règles stables, incitations fiscales ciblées sur la recherche et les investissements productifs ; territoires productifs (écoles de métiers, centres de recherche appliquée, zones d'activité décarbonées) ; dignité rendue aux métiers manuels et à l'apprentissage
- Diagnostic chiffré assumé : la dette atteint 117,5 % du PIB et a augmenté de 1 400 milliards d'euros depuis 2017 non par excès de dépenses sociales mais par des choix fiscaux (suppression de l'ISF et de la taxe d'habitation, flat tax, « quoi qu'il en coûte » sans contreparties) ; les exonérations de cotisations patronales sont passées de 66 Md€ en 2017 à 80 Md€ en 2024 ; le taux de pauvreté a atteint 15,4 % en 2023
- Méthode revendiquée : « le politique d'abord, l'expert ensuite », avec plus de cent cinquante experts mobilisés pour l'élaboration du projet
- Pouvoir d'achat reconstruit par une logique d'ensemble (un travail qui paie, un loyer qui laisse vivre, une facture d'énergie maîtrisée, des services publics qui allègent les dépenses contraintes) plutôt que par une mesure unique : « refus de la formule magique »
Chiffres : Dette publique constatée (point de départ du texte) : 117.5 % du PIB · Dette supplémentaire accumulée depuis 2017 (constat) : 1400 Md€ · Exonérations de cotisations patronales en 2024 (contre 66 Md€ en 2017) : 80 Md€ · Cycle d'équilibre des comptes sociaux visé : 5 ans · Durée du plan de réindustrialisation : 10 ans
Sources : La Convention — La Lettre aux Français, Bernard Cazeneuve (texte intégral, 86 p.) · La Convention — Synthèse de la lettre et des 30 propositions (PDF, 8 p.) · bc2027.fr — Ma démarche (site officiel de campagne)
Travail & retraites — Documenté
Le programme reste dans le cadre de la répartition et refuse un nouveau recul de l'âge légal, retenant la durée de cotisation comme levier principal, le rétablissement de la pénibilité et la cohérence des carrières longues. Il y ajoute un volet travail : emploi des seniors, transitions professionnelles « à la manière scandinave » et retour du CDI comme norme.
- Durée de cotisation comme levier principal plutôt qu'un nouveau recul de l'âge légal : reprise sur des bases nouvelles et négociées de la trajectoire d'allongement de 2014
- Pénibilité rétablie (postures contraignantes, port de charges, vibrations, risques chimiques), ouvrant droit à un départ anticipé
- Cohérence rendue au dispositif des carrières longues
- Emploi des seniors : aménagement des postes, retraites progressives, sanctions contre les discriminations à l'embauche, accompagnement des transitions, liberté de travailler plus longtemps pour qui le souhaite — gisement estimé à 800 000 emplois si la France atteignait le taux d'emploi allemand des 55-64 ans
- Protection des transitions professionnelles « à la manière scandinave » et formation tout au long de la vie
- Apprentissage généralisé dès le premier cycle universitaire ; encadrement du recours abusif aux stages ; CDI redevenu la norme pour les jeunes
- Politique familiale refondée, avec une prise en charge ambitieuse de la petite enfance
Chiffres : Emplois seniors visés (alignement sur le taux d'emploi allemand des 55-64 ans) : 800000 emplois
Sources : La Convention — La Lettre aux Français, Bernard Cazeneuve (texte intégral, 86 p.) · La Convention — Synthèse de la lettre et des 30 propositions (PDF, 8 p.)
Santé & protection sociale — Partiel
Le volet santé pose un diagnostic précis (accès aux soins dégradé, urgences désorganisées, psychiatrie saturée) mais reste qualitatif dans ses réponses : reconnaissance des soignants, santé mentale des jeunes érigée en grande cause nationale, prise en charge du grand âge. Le site de campagne y ajoute la fin de la désertification médicale, sans réforme structurelle chiffrée de l'assurance maladie ni de l'hôpital.
- Restauration du sens des métiers du soin et reconnaissance de la Nation aux soignants, dans tous les territoires
- Constat : accès dégradé au médecin traitant, aux spécialistes et aux soins hospitaliers quelle que soit la taille de la commune ; urgences désorganisées malgré le dévouement des personnels
- Santé mentale érigée en grande cause nationale — « épreuve silencieuse » de la jeunesse : plus d'un jeune sur cinq déclare des symptômes dépressifs, services de psychiatrie saturés, délais de prise en charge en mois, pédopsychiatres manquants —, avec formation des personnels de santé et de l'éducation
- Prise en charge du grand âge, de la dépendance et du soutien aux aidants familiaux, avec une soutenabilité financière garantie aux familles les plus modestes
- Mettre fin à la désertification médicale et redonner aux soignants les conditions d'exercer sans s'épuiser : « un pays où l'on soigne différemment selon que l'on vit à Paris ou dans une commune rurale n'est pas une République égale »
- Aucune réforme structurelle chiffrée de l'assurance maladie, du financement de l'hôpital ou de la démographie médicale n'est proposée dans les documents officiels consultés
Sources : La Convention — La Lettre aux Français, Bernard Cazeneuve (texte intégral, 86 p.) · La Convention — Synthèse de la lettre et des 30 propositions (PDF, 8 p.) · bc2027.fr — Ma démarche (site officiel de campagne)
Immigration — Documenté
L'immigration fait l'objet d'une proposition dédiée, structurée en trois principes explicitement présentés comme indissociables : humanité (droit d'asile), intégration (langue, lois communes, égalité femmes-hommes) et fermeté (immigration irrégulière et filières criminelles).
- Humanité : le droit d'asile, hérité de la Révolution et inscrit dans la Constitution, présenté comme « un engagement de civilisation », non comme un vestige
- Intégration : apprendre le français, respecter les lois communes et l'égalité entre les femmes et les hommes — condition pour que l'accueil « puisse durer »
- Fermeté : lutte sans faiblesse contre l'immigration irrégulière et démantèlement des filières criminelles, présentés comme « un devoir régalien »
- Politique migratoire pensée à l'échelle du continent, dans le cadre de la réforme européenne portée par le mouvement
Sources : La Convention — La Lettre aux Français, Bernard Cazeneuve (texte intégral, 86 p.) · La Convention — Synthèse de la lettre et des 30 propositions (PDF, 8 p.)
Sécurité & justice — Documenté
La sécurité est revendiquée « à gauche » comme la protection due en priorité aux plus fragiles : police de proximité, prévention et lutte contre le narcotrafic, réforme de la justice pénale (sortie du tout-comparution immédiate) et mobilisation sur la protection de l'enfance. Une note publiée sous sa signature sur le site de campagne développe la doctrine : « la fermeté n'est pas une posture, c'est une chaîne de décisions ».
- Police de proximité dotée d'effectifs dédiés et formés ; investissement dans la prévention (école, structures de prévention, seconde chance)
- Contre les trafics et la criminalité organisée, et d'abord le trafic de drogues : unités spécialisées, peines réellement exécutées, coopération européenne renforcée, Parquet européen aux compétences élargies, gel des avoirs, traque des financements
- Justice : moyens, indépendance reconnue, magistrats protégés contre les intimidations ; missions clarifiées (au pénal protéger l'ordre collectif, au civil servir les droits de chacun avec une justice rapprochée) ; sortie du « tout-comparution immédiate » et de la prison par défaut — les comparutions immédiates sont passées de 31 000 affaires en 2001 à près de 50 000 en 2021
- Petite enfance : cadre national unifié — compétences vérifiées, formation assurée, suivi organisé, personnels en nombre suffisant et rémunérations revalorisées, inspection régulière selon des critères publics, dispositif national de signalement avec réponse obligatoire sous délai fixe et traçabilité des suites
- Protection de l'enfance : aucune plainte pour violences faites à un enfant ne restera sans réponse ; rappel des magistrats retraités volontaires pour reprendre les dossiers en souffrance ; restauration des capacités d'investigation (temps long, spécialisation, recoupement patient des signaux faibles) — 130 dossiers par enquêteur en moyenne en 2024
- Doctrine exposée dans la note « Quand l'État se paie de mots » (1er juillet 2026) : « La fermeté n'est pas une posture. C'est une chaîne de décisions » ; critique du gouvernement par circulaires et de la multiplication des priorités sans suivi ni traçabilité ; refus de désigner des boucs émissaires parlementaires, magistrats ou fonctionnaires
Sources : La Convention — La Lettre aux Français, Bernard Cazeneuve (texte intégral, 86 p.) · La Convention — Synthèse de la lettre et des 30 propositions (PDF, 8 p.) · bc2027.fr — Note « Quand l'État se paie de mots », 1er juillet 2026
Environnement & énergie — Documenté
L'« écologie populaire et planifiée » assume la filière électronucléaire tout en rationalisant les renouvelables, et porte comme mesure phare un plan « École-Climat-Solidarité » sur dix ans pour rénover les établissements scolaires, adossé à une filière française et européenne du bâtiment écologique et piloté par une DATAR du climat rattachée au Premier ministre.
- Énergie : filière électronucléaire assumée, renouvellement du parc planifié, rationalisation des renouvelables, électrification des usages, émancipation des énergies fossiles
- Plan École-Climat-Solidarité : engagement sur dix ans pour des établissements scolaires rénovés, écologiques et modernes, aux cours désimperméabilisées et plantées en îlots de fraîcheur ouverts au quartier — « les grands travaux de la prochaine majorité »
- Filière française et européenne du bâtiment écologique et les centaines de milliers d'emplois qui l'accompagnent, composante centrale d'un vaste plan de réaménagement écologique des territoires et de relance
- Création d'une DATAR du climat rattachée au Premier ministre, chargée de cartographier les vulnérabilités de chaque région et d'ordonner dans la durée l'effort public, coordonné avec l'investissement privé
- Rénovation massive des logements comme geste à la fois social et climatique ; transports collectifs dans les territoires qui en manquent ; agriculture qui protège ses sols ; commande publique réellement durable
Chiffres : Durée du plan École-Climat-Solidarité : 10 ans
Sources : La Convention — La Lettre aux Français, Bernard Cazeneuve (texte intégral, 86 p.) · La Convention — Synthèse de la lettre et des 30 propositions (PDF, 8 p.)
Europe, défense & international — Documenté
Face à la fin de la garantie américaine, le programme appelle à un réarmement proportionné à la menace et à une Europe de la défense assumée sans rupture avec l'OTAN, ainsi qu'à une réforme institutionnelle européenne substituant la décision à la majorité à la règle de l'unanimité, avec une doctrine de concurrence « moins dogmatique » et une approche commerciale « moins naïve ».
- Réarmement à proportion de la menace, moyens rendus aux forces, industrie de défense consolidée, coopérations européennes planifiées, préférence aux productions nationales et continentales
- « Dans l'OTAN sans rien y abdiquer, pour l'Europe de la défense sans prétendre s'y substituer » ; architecture européenne de sécurité : réflexion sur l'apport de la dissuasion française y compris avec le Royaume-Uni, protection antimissile coordonnée du continent, réserve citoyenne plus ambitieuse
- Multilatéralisme : défense de l'ordre international fondé sur le droit, réforme du Conseil de sécurité des Nations unies, nouveau partenariat débarrassé du paternalisme avec les pays du Sud global
- Europe : fin de la règle de l'unanimité au profit des décisions à la majorité, réforme budgétaire et politique industrielle commune, doctrine de la concurrence moins dogmatique et approche commerciale moins naïve, politique migratoire pensée à l'échelle du continent
- Proche-Orient : condamnation de la politique du gouvernement Netanyahou, jugée ruiner « la perspective d'une paix à deux États », tout en réaffirmant la sécurité d'Israël
Sources : La Convention — La Lettre aux Français, Bernard Cazeneuve (texte intégral, 86 p.) · La Convention — Synthèse de la lettre et des 30 propositions (PDF, 8 p.)
Institutions & démocratie — Documenté
Le programme écarte un changement de régime au profit d'une correction des usages : rétablissement du septennat, engagement de la responsabilité du Premier ministre devant le Parlement, discipline sur le 49.3 et les ordonnances, dose de proportionnelle, et limitation légale de la concentration capitalistique des médias. Le site de campagne y ajoute une critique explicite de la verticalité et une réhabilitation des corps intermédiaires.
- Rétablissement du septennat pour restaurer la fonction d'arbitre du Président, dénaturée selon le texte par le quinquennat
- Premier ministre engageant systématiquement sa responsabilité devant le Parlement lorsque les circonstances l'exigent, d'abord à son entrée en fonction ; discipline sur le 49.3, les ordonnances et les procédures accélérées
- Dose de proportionnelle aux élections législatives
- Fabrique de la loi simplifiée, à commencer par les textes budgétaires, et enrichie par la participation des citoyens
- Médias : limites fixées par la loi à la concentration capitalistique, face au risque de « machines de guerre idéologiques »
- Refus de la verticalité : « Je crois à la représentation. Je ne crois pas à la verticalité qui prétend décider de tout depuis le sommet » — corps intermédiaires respectés, élus écoutés, syndicats considérés, associations reconnues, partis capables de débattre
- Protection des élus locaux, « trop souvent exposés aux menaces, aux insultes, au dénigrement, parfois à la violence »
Sources : La Convention — La Lettre aux Français, Bernard Cazeneuve (texte intégral, 86 p.) · La Convention — Synthèse de la lettre et des 30 propositions (PDF, 8 p.) · bc2027.fr — Ma démarche (site officiel de campagne)
Éducation — Documenté
L'école est présentée comme « le lieu où la République commence concrètement » : revalorisation des enseignants, retour aux Humanités conjugué à un effort égal en sciences et mathématiques, formation massive au numérique et lutte contre la ségrégation scolaire. Le site de campagne assortit ce volet d'un constat de déclassement chiffré en mathématiques.
- Des enseignants mieux formés, mieux payés, mieux considérés, présentés comme tenant « la première place »
- Les savoirs du siècle : éthique des données, esprit critique dès le collège, philosophie dès la Seconde
- Retour aux Humanités et effort égal pour les sciences et les mathématiques
- Formation massive des enseignants au numérique, service public de l'intelligence artificielle éducative, laboratoires où sciences et humanités se parlent, égalité d'accès partout aux formations numériques de qualité
- Lutte contre la ségrégation scolaire et « l'évitement organisé » entre établissements
- Constat de déclassement : « Il y a vingt-cinq ans, la France était au 7e rang mondial en mathématiques. Elle est aujourd'hui au 20e » — l'école de Jules Ferry, ascenseur social, est devenue « trop souvent une machine à reproduire les inégalités »
- Transmission de la laïcité et de la mémoire des professeurs assassinés, Samuel Paty et Dominique Bernard
Sources : La Convention — La Lettre aux Français, Bernard Cazeneuve (texte intégral, 86 p.) · La Convention — Synthèse de la lettre et des 30 propositions (PDF, 8 p.) · bc2027.fr — Ma démarche (site officiel de campagne)
Numérique & IA — Documenté
L'intelligence artificielle est traitée comme une « quatrième souveraineté » : souveraineté du calcul par le retour de l'épargne européenne, droit de recours à l'intelligence humaine face à toute décision automatisée, et transformation de l'INESIA en autorité de régulation dotée d'un pouvoir contraignant.
- Restaurer les conditions du retour de l'épargne européenne vers la puissance de calcul, en s'appuyant sur les chercheurs français et l'électricité décarbonée, avec priorité aux usages « qui ne se vendent pas » (l'hôpital, l'école, l'État) et données des Français stockées en Europe, sous la loi française
- Droit de recours à l'intelligence humaine : aucun refus d'aide, de place ou de titre sans qu'un agent l'examine, l'explique et en réponde, dans un délai opposable
- Réflexion collective obligatoire, dans l'entreprise, sur le déploiement des outils d'IA
- INESIA transformée en véritable autorité (statut, moyens, pouvoir contraignant), évaluant les systèmes les plus puissants avant leur déploiement et les suivant ensuite
Sources : La Convention — La Lettre aux Français, Bernard Cazeneuve (texte intégral, 86 p.) · La Convention — Synthèse de la lettre et des 30 propositions (PDF, 8 p.)
Logement — Documenté
Le logement est qualifié de « scandale passé sous silence » : objectif de 300 000 à 500 000 logements construits par an, grand plan de rénovation énergétique de type ANRU, dispositifs d'accession sociale (bail réel solidaire, logement abordable contractualisable) et volet dédié au logement des jeunes et étudiants.
- Construire de 300 000 à 500 000 logements par an, en priorité dans les zones tendues, en menant de front rénovation et construction neuve — grand plan de constructions et de rénovations « à la fois social et écologique » pour faire baisser les prix
- Créer un grand service public de la rénovation énergétique du logement, doté de moyens à la hauteur (type ANRU), et renforcer le bonus de conversion des bureaux et logements indignes
- Développer l'accession sociale à la propriété par des mécanismes innovants : bail réel solidaire (modèle de Rennes Métropole), extension des options d'achat dans le parc social, logement abordable contractualisable (LAC)
- Plan national pour le logement des jeunes et étudiants : résidences sociales type CROUS, foncier abordable soutenu par l'État (250 000 logements étudiants manquants selon un rapport sénatorial)
- Politique nationale à déclinaison territoriale : renouer avec la figure du « maire bâtisseur », dans le cadre d'une politique planifiée et pilotée par l'État
Chiffres : Construction de logements visée (borne basse) : 300000 logements/an · Construction de logements visée (borne haute) : 500000 logements/an
Sources : La Convention — Nos propositions pour le logement (convention régionale de Saint-Brieuc) · La Convention — La Lettre aux Français, Bernard Cazeneuve (texte intégral, 86 p.) · La Convention — Synthèse de la lettre et des 30 propositions (PDF, 8 p.)
Culture & sport — Partiel
La culture n'est abordée que sous l'angle de la transmission scolaire et de la fierté nationale ; la vérification mot à mot de la Lettre aux Français (86 p.) et de ses 30 propositions confirme qu'aucune des trente propositions ne porte sur la culture, et que le mot « sport » n'y apparaît dans aucune mesure.
- Culture présentée comme la chaîne de la transmission — « Nous sommes tous des héritiers et des continuateurs [...] Cette chaîne a un nom : la culture. Elle ne vit que transmise » — et comme transmission à l'école des « œuvres de l'esprit humain »
- Mentions rhétoriques de la culture et du sport comme sources de fierté nationale (un musée, un livre, un poème, un film, une chanson ; « un frisson de Marseillaise dans un stade » ; dans le discours de Cergy-Pontoise, « le geste d'une athlète embrasant la flamme olympique » et « la fierté d'un nom d'un Français au générique d'un film étranger »), sans mesure de politique publique associée
- Seule mention de l'audiovisuel : le constat que la propriété de la presse écrite, de l'audiovisuel et de l'édition est passée en peu de mains — traité comme une question de concentration des médias (axe institutions), non comme une politique culturelle
- Aucune proposition sur le budget de la culture, l'audiovisuel public, le statut des artistes et des intermittents, ni aucune politique sportive dans les documents officiels consultés
Sources : La Convention — La Lettre aux Français, Bernard Cazeneuve (texte intégral, 86 p.) · La Convention — Synthèse de la lettre et des 30 propositions (PDF, 8 p.) · Discours de Bernard Cazeneuve, Cergy-Pontoise, 16 novembre 2025
Agriculture & alimentation — Partiel
L'agriculture fait l'objet d'une proposition unique, centrée sur la souveraineté alimentaire et des prix dignes pour les producteurs, complétée sur le site de campagne par le refus que la France soit « la variable d'ajustement d'une mondialisation sans règles » — sans dispositif chiffré (PAC, revenu minimum agricole, surfaces bio).
- Souveraineté alimentaire face à la concurrence déloyale, aux normes non appliquées ailleurs et aux prix dictés par les distributeurs — avec la défense des savoir-faire, des semences, de la viticulture et de la gastronomie
- Prix dignes pour les producteurs, fondés sur les coûts réels de production : « Nos agriculteurs doivent pouvoir vivre dignement de leur travail »
- Préservation du foncier nourricier et accès garanti à ceux qui veulent en vivre
- Accompagnement des mutations vers des exploitations plus sobres et plus sûres, et vers une agriculture qui protège ses sols
- Aucun dispositif chiffré (aides PAC, revenu minimum, objectifs de surfaces) n'est proposé dans les documents officiels consultés
Sources : La Convention — La Lettre aux Français, Bernard Cazeneuve (texte intégral, 86 p.) · La Convention — Synthèse de la lettre et des 30 propositions (PDF, 8 p.) · bc2027.fr — Ma démarche (site officiel de campagne)
Droits des femmes & égalité — Documenté
Le féminisme est érigé en « inspiration des grandes politiques publiques » : lutte contre les violences et les féminicides, résorption des écarts de salaire, correction des retraites pénalisées par les carrières interrompues et plafonds de verre à briser. Le site de campagne en fait « non une option mais une exigence républicaine ».
- « Il ne peut y avoir d'égalité réelle sans que le féminisme inspire les grandes politiques publiques »
- Lutte contre les violences faites aux femmes et les féminicides (un tous les trois jours en France), réponse aux plaintes sans suite et aux hébergements d'urgence manquants
- Résorption des écarts de salaire que la loi n'a pas réussi à corriger
- Correction des retraites pénalisées par les carrières interrompues ; plafonds de verre à briser
- « L'égalité entre les femmes et les hommes n'est pas une option mais une exigence républicaine, et [...] les violences faites aux femmes, les discriminations fondées sur l'origine, la religion, le handicap ou l'orientation sexuelle sont des atteintes à la dignité que la République ne peut tolérer »
Sources : La Convention — La Lettre aux Français, Bernard Cazeneuve (texte intégral, 86 p.) · La Convention — Synthèse de la lettre et des 30 propositions (PDF, 8 p.) · bc2027.fr — Ma démarche (site officiel de campagne)
Condition animale — Non couvert
Laïcité & religions — Partiel
La laïcité est affirmée comme une valeur cardinale — « un joyau à protéger », l'un des trois éléments du « diamant » de la Nation avec la loi commune et l'école — et comme « une civilité qui s'apprend à l'école », mais sans traduction en mesure institutionnelle concrète : aucune des 30 propositions ne lui est consacrée.
- La laïcité réaffirmée comme principe de liberté et de séparation : elle « n'est pas une religion civile contre les religions, mais un principe »
- Rejet explicite des deux instrumentalisations opposées : arme contre l'islam d'un côté, abandon par crainte de paraître hostile de l'autre
- La laïcité citée comme l'un des trois piliers du « diamant » de la Nation, aux côtés de la loi commune et de l'école qui ne transige pas
- La laïcité comme apprentissage scolaire : « ni seulement une charte apposée dans le couloir de l'école, du collège ou du lycée, c'est une civilité qui s'apprend à l'école », avec la transmission de la mémoire de Samuel Paty et Dominique Bernard
- Aucune mesure institutionnelle concrète (autorité dédiée, loi spécifique, réforme du financement des cultes) n'est proposée dans les documents officiels consultés
Sources : La Convention — La Lettre aux Français, Bernard Cazeneuve (texte intégral, 86 p.) · La Convention — Synthèse de la lettre et des 30 propositions (PDF, 8 p.)
Outre-mer — Partiel
L'outre-mer a droit à une proposition dédiée, mais formulée en principe d'égalité plutôt qu'en dispositif : « même attention, mêmes investissements, même exigence que partout ailleurs sur le territoire national ; un changement de regard et de méthode ». Le constat est précis (Mayotte, Guyane, Nouvelle-Calédonie), le programme ne comporte ni calendrier ni chiffrage.
- Proposition n° 7 des 30 : « Une présence égale sur tout le territoire — l'outre-mer : même attention, mêmes investissements, même exigence que partout ailleurs sur le territoire national ; un changement de regard et de méthode »
- « Les territoires ultramarins ne sont pas des annexes » : à Mayotte, des centaines de familles n'ont pas accès à l'eau potable ; en Guyane, des enfants grandissent dans une insécurité que la métropole « ne tolérerait plus nulle part » ; en Nouvelle-Calédonie, une crise politique échappe à l'arbitrage de l'État
- Refus de « la gestion à distance » comme méthode de la République envers l'outre-mer
- Démarche de campagne explicitement adressée aux élus ultramarins (Fort-de-France, assemblée territoriale de Polynésie française, communes de Nouvelle-Calédonie, Wallis-et-Futuna) et refus des fractures « entre la métropole et les outre-mer »
- Le discours de Cergy-Pontoise cite « la fracture entre l'Hexagone et l'outre-mer » et la vie chère parmi les ressentiments à traiter
- Aucun dispositif, calendrier ou montant n'est détaillé dans les documents officiels consultés
Sources : La Convention — La Lettre aux Français, Bernard Cazeneuve (texte intégral, 86 p.) · La Convention — Synthèse de la lettre et des 30 propositions (PDF, 8 p.) · bc2027.fr — Ma démarche (site officiel de campagne) · Discours de Bernard Cazeneuve, Cergy-Pontoise, 16 novembre 2025
Jeunesse — Documenté
La jeunesse fait l'objet d'une proposition à trois engagements, dont deux chiffrés (aide aux boursiers, avance jeunesse), complétés par un plan national pour le logement des jeunes et étudiants détaillé sur le site officiel du mouvement.
- Au moins 2 000 € d'aide supplémentaire pour chaque étudiant boursier au cours de ses deux premières années, là où le décrochage est le plus fort
- « Avance jeunesse » de 3 000 € pour les 18-24 ans sans diplôme ni emploi, sous conditions de ressources, que les collectivités territoriales pourront compléter — « pas une aumône, mais un droit »
- Simplification et rationalisation du « labyrinthe des aides » destinées aux jeunes (taux de pauvreté des 18-24 ans près de deux fois supérieur à la moyenne nationale, exclus du RSA)
- Santé mentale des jeunes érigée en grande cause nationale (plus d'un jeune sur cinq déclarant des symptômes dépressifs)
- Plan national pour le logement des jeunes et étudiants : résidences sociales type CROUS, foncier abordable soutenu par l'État et les collectivités
- Apprentissage généralisé dès le premier cycle universitaire, encadrement du recours abusif aux stages, CDI redevenu la norme pour les jeunes
Chiffres : Aide supplémentaire aux étudiants boursiers (2 premières années) : 2000 € · Avance jeunesse pour les 18-24 ans sans emploi ni diplôme : 3000 €
Sources : La Convention — La Lettre aux Français, Bernard Cazeneuve (texte intégral, 86 p.) · La Convention — Synthèse de la lettre et des 30 propositions (PDF, 8 p.) · La Convention — Nos propositions pour le logement (convention régionale de Saint-Brieuc)
Handicap — Partiel
Le handicap n'apparaît que comme principe d'égale dignité sur le site officiel de campagne : les discriminations fondées sur le handicap y sont qualifiées d'atteintes à la dignité « que la République ne peut tolérer ». Aucune politique du handicap n'est proposée : la recherche mot à mot dans la Lettre aux Français (86 p.) ne renvoie aucune occurrence de « handicap », « accessibilité », « AAH » ou « école inclusive », et aucune des 30 propositions ne porte sur le sujet.
- Principe posé sur le site de campagne : « les violences faites aux femmes, les discriminations fondées sur l'origine, la religion, le handicap ou l'orientation sexuelle sont des atteintes à la dignité que la République ne peut tolérer »
- Adresse explicite aux « Françaises et Français qui traversez la difficulté, la précarité, le handicap, l'isolement », inclus dans la « conversation nationale » que la démarche entend ouvrir
- Aucune mesure sur l'allocation aux adultes handicapés, l'accessibilité, l'école inclusive, l'emploi des personnes en situation de handicap ou la compensation n'a été trouvée dans les documents officiels consultés
- Seule autre trace : une mention de la mixité urbaine (« personnes âgées, handicapées ») sur la page consacrée au logement, sans mesure associée
Sources : bc2027.fr — Ma démarche (site officiel de campagne) · La Convention — La Lettre aux Français, Bernard Cazeneuve (texte intégral, 86 p.) · La Convention — Synthèse de la lettre et des 30 propositions (PDF, 8 p.) · La Convention — Nos propositions pour le logement (convention régionale de Saint-Brieuc)
Services publics — Documenté
L'État est jugé « coûteux, normatif [...] et qui pourtant protège moins et réalise moins » : le programme propose de restaurer la vocation de service de la haute fonction publique, de refonder la territorialité de la République et de simplifier drastiquement les normes (deux supprimées pour une créée), tout en automatisant les aides sociales fondamentales contre le non-recours.
- Haute fonction publique : restaurer la vocation de service contre la logique de carrière et le pantouflage, tout en modernisant par des passerelles régulées avec le secteur privé, les collectivités, le monde associatif et la recherche
- Décentralisation : refonder la territorialité de la République, clarifier qui fait quoi, faire confiance aux territoires, aux citoyens et aux associations qui font la vie locale
- Simplification : revue systématique des normes, avec obligation de compensation — deux normes supprimées pour une norme créée
- Précarité : simplifier, unifier et automatiser les aides fondamentales, pour lutter contre le non-recours
- Doctrine d'ensemble : « c'est l'État qui a fait la France » — non un État lointain ou bureaucratique, « mais un État qui protège, qui instruit, qui soigne, qui garantit l'égalité devant la loi, qui aménage les territoires »
Chiffres : Ratio de suppression des normes visé : 2 normes supprimées pour 1 créée
Sources : La Convention — La Lettre aux Français, Bernard Cazeneuve (texte intégral, 86 p.) · La Convention — Synthèse de la lettre et des 30 propositions (PDF, 8 p.) · bc2027.fr — Ma démarche (site officiel de campagne)
Les Républicains (LR) — candidat·e : Bruno Retailleau
Économie & pouvoir d'achat — Documenté
Programme libéral de l'offre décliné en livrets officiels : seuil « zéro cotisation » au-delà de 1 623 h/an, fusion des minima sociaux en un « Revenu d'incitation à l'activité », choc fiscal de 40 Md€ sur les impôts pesant sur la production, Revenu familial de 240 €/mois et forte baisse de la fiscalité des successions et donations.
- Seuil « zéro cotisation » fixé à 1 623 h travaillées par an (au lieu de 1 607 h) : au-delà, toutes les heures sont exonérées de cotisations salariales et patronales
- Revenu d'incitation à l'activité (RIA) fusionnant RSA, prime d'activité et ASS ; « RIA Socle » et « RIA Insertion », extinction au-delà de 1 833 € de revenus d'activité par mois
- « Choc fiscal de 40 Md€ » réduisant de 60 % le handicap fiscal évalué à 67 Md€ : suppression de la C3S (5,3 Md€) et de la CVAE (4,3 Md€), exonération de la composante industrielle de la CFE
- Revenu familial universel de 240 €/mois par enfant jusqu'à 18 ans, doublé pour le 3e enfant, remplaçant 12 dispositifs (allocations familiales, quotient familial, complément familial…)
- Baisse des droits de succession et « choc de transmission » de trois ans : dons familiaux exonérés jusqu'à 150 000 € pour les moins de 30 ans, 100 000 € pour les moins de 40 ans ; pas de droits pour l'héritier qui conserve l'entreprise ou l'exploitation familiale
- Plafonnement des aides sociales à 70 % du SMIC ; conditionnement des prestations à 5 ans de résidence légale et d'activité
- Étage de retraite par capitalisation visant à orienter l'épargne (≈ 6 000 Md€) vers ≈ 1 000 Md€ de capital productif
Chiffres : Seuil « zéro cotisation » : 1623 heures/an · Gains annuels visés, restitués aux salariés et aux entreprises : 30 Md€ · Choc fiscal visé sur les impôts pesant sur la production : 40 Md€ · Revenu familial par enfant et par mois : 240 € · Plafond des dons familiaux exonérés (moins de 30 ans) : 150000 € · Plafonnement des aides sociales : 70 % du SMIC
Sources : Livret « Le travail gagnant » (PDF, déc. 2025) · Livret « Produire plus pour vivre mieux » (PDF) · Livret « Une politique pour toutes les familles de France » (PDF, avril 2026) · « Je serai le président qui baissera les impôts de succession » (26/08/2026)
Travail & retraites — Partiel
Pas de nouvelle réforme paramétrique chiffrée : le candidat déclare qu'« il faudra partir un peu plus tard », sans avancer d'âge cible dans un document officiel. Le corpus publié porte surtout sur l'emploi des seniors, le cumul emploi-retraite et la création d'un étage de capitalisation.
- « Nous ne ferons pas l'économie de partir un peu plus tard à la retraite, en prenant en compte la pénibilité des métiers » : aucun âge cible chiffré n'est affiché dans un document officiel
- Seuil « zéro cotisation senior anticipé » : exonération de cotisations retraite et chômage avant l'âge légal pour les salariés ayant validé tous leurs trimestres
- « Cumul emploi-retraite rénové » après l'âge légal, remplaçant surcote, retraite progressive et cumul emploi-retraite actuels
- Sortie des 35 h « par le haut » : heures supplémentaires pour qui le souhaite, temps de travail renvoyé à la négociation collective d'entreprise
- Création d'un étage de retraite par capitalisation pour tous, adossé à l'épargne des Français
- Aucun document officiel ne détaille l'abrogation, le maintien explicite ou le durcissement chiffré de la réforme de 2023
Chiffres : Taux d'emploi des 60-64 ans en France (constat mis en avant, contre 60 % en moyenne OCDE) : 36 %
Sources : Livret « Le travail gagnant » (PDF, déc. 2025) · « Priorité travail » — B. Retailleau (02/05/2026) · Livret « Produire plus pour vivre mieux » (PDF)
Santé & protection sociale — Non couvert
Immigration — Documenté
Thème central du projet, porté par la « charte de l'ordre républicain » soumise à référendum : abolition du droit du sol, fin des naturalisations automatiques, suppression du mariage pour les OQTF, conditionnement des prestations à 5 ans de résidence et d'activité, Schengen réservé aux Européens et soutien au « règlement retour » européen.
- Abolir le droit du sol, revenir à l'assimilation et supprimer les naturalisations automatiques : « devenir français, cela se mérite »
- Supprimer le droit au mariage pour les personnes sous OQTF ; « expulser tous ceux qui n'ont rien à faire en France »
- Conditionner les prestations sociales et le Revenu familial à 5 ans de résidence légale et d'exercice d'une activité professionnelle
- Permettre par référendum de trancher la politique migratoire, aujourd'hui hors du champ de l'article 11
- « Bouclier constitutionnel » permettant à une loi organique de revenir sur une jurisprudence de la CEDH bloquant l'expulsion d'individus dangereux
- Réserver la libre circulation dans Schengen aux ressortissants européens ; généraliser les visas territorialisés, strictement limités au pays émetteur
- Soutien au « règlement retour » européen : centres de retour hors d'Europe, suppression du délai de départ volontaire, rétention portée à 2 ans (illimitée pour les profils dangereux), recours non suspensifs, rétablissement du délit de séjour irrégulier
- Refus de visas, retrait des tarifs préférentiels et conditionnement de l'aide au développement pour les pays ne reprenant pas leurs ressortissants
- « Faire repartir les migrants illégaux, pas les répartir » : opposition à la relocalisation européenne
Chiffres : Durée de résidence légale et d'activité exigée avant l'accès aux prestations : 5 ans · Durée maximale de rétention visée (règlement retour) : 2 ans
Sources : « En France, la seule cour suprême, c'est le peuple » — B. Retailleau (02/09/2026) · « L'espace Schengen doit être réservé aux Européens ! » (02/08/2026) · « La libre-circulation doit être suspendue pour l'Espagne » (31/07/2026) · « Règlement retour : protéger les Français » (08/06/2026) · « Il faut faire repartir les migrants illégaux, pas les répartir » (16/06/2026) · Livret « Famille » (PDF) — condition des 5 ans
Sécurité & justice — Partiel
Corpus dense sur la justice pénale et l'ordre républicain — droit constitutionnel à la sécurité, peines minimales rendues obligatoires, « révolution pénale » contre le « laxisme judiciaire », cour disciplinaire de la magistrature — complété par un communiqué officiel sur la sécurité civile. Aucun document officiel ne traite en revanche des moyens de la police, de la gendarmerie ni des prisons.
- Instaurer un droit constitutionnel à la sécurité des Français, de même valeur juridique que la protection des libertés (« charte de l'ordre républicain »)
- Rendre les peines minimales obligatoires, leur application ne dépendant plus de l'appréciation du juge
- « Révolution pénale » contre le « laxisme judiciaire » et le « corporatisme judiciaire » ; dénonciation d'un « gouvernement des juges »
- Créer une cour disciplinaire de la magistrature en remplacement du CSM, avec un collège de citoyens tirés au sort
- Soumettre le parquet aux circulaires du garde des Sceaux ; durcir la justice des mineurs
- Sécurité civile : demander la loi issue du Beauvau de la sécurité civile, défendre le volontariat (80 % des effectifs de sapeurs-pompiers), recentrer les missions, renforcer le débroussaillage et développer des avions bombardiers d'eau souverains
- École : réseau d'établissements disciplinaires (au moins un par académie), professeur reconnu dépositaire de l'autorité publique avec peines aggravées, criblage systématique et continu de tout adulte au contact d'enfants (modèle du Disclosure and Barring Service britannique)
- Aucun document officiel identifié sur les effectifs, l'équipement ou l'organisation de la police et de la gendarmerie, ni sur les places de prison
Chiffres : Part des volontaires dans les effectifs de sapeurs-pompiers, à préserver : 80 % · Hectares brûlés en 2026 à la date du communiqué (constat) : 50000 hectares
Sources : « En France, la seule cour suprême, c'est le peuple » (02/09/2026) · « On est dans un gouvernement des juges » (06/09/2026) · « Il faut créer une cour disciplinaire de la magistrature » (06/06/2026) · « Mettre fin au corporatisme judiciaire » (09/06/2026) · Communiqué officiel — Incendies et sapeurs-pompiers (24/07/2026) · Livret « École » (PDF, sept. 2026) — sanctuarisation, protection de l'enfance
Environnement & énergie — Documenté
« Écologie des solutions » opposée à une « écologie punitive » : trajectoire nucléaire à 80 ans, arrêt du soutien public aux nouvelles capacités éoliennes et photovoltaïques, abrogation de la PPE3, et priorité donnée à l'adaptation au réchauffement (eau, réutilisation des eaux usées, géothermie) plutôt qu'à la sobriété.
- Inscrire le parc nucléaire dans une trajectoire d'exploitation à 80 ans, avec réexamen tous les 10 ans ; maîtriser coûts et délais des EPR2
- Stopper le subventionnement de toute nouvelle capacité éolienne et photovoltaïque et suspendre les appels d'offres publics en métropole
- Abroger la programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE3), accusée de viser près de 700 TWh en 2035 et de renchérir l'électricité
- Adaptation plutôt que punition : projets de retenues d'eau d'intérêt public majeur, réutilisation massive des eaux usées, semences résistantes à la sécheresse, développement de la géothermie
- Climatiser et équiper écoles, crèches et hôpitaux ; corriger les règles empêchant la réversibilité des pompes à chaleur
- Supprimer le principe de précaution et lui substituer un principe de responsabilité (également porté par voie de référendum dans le volet agricole)
- Cesser de subventionner les opposants aux projets industriels et agricoles ; produire en France plutôt qu'importer des biens carbonés
Chiffres : Durée d'exploitation visée pour le parc nucléaire : 80 ans · Production électrique attendue en 2035 (pour une consommation estimée à 500 TWh) : 600 TWh · Dépenses de transition écologique jugées inefficaces sur 2017-2023 (critique) : 580 Md€
Sources : Livret « Électricité : baisser la facture » (PDF) · « Face au réchauffement climatique, adapter la France plutôt que punir » (09/08/2026) · Livret « Réarmer notre agriculture » (PDF)
Europe, défense & international — Documenté
Ligne souverainiste dans l'Europe : budget militaire porté à 100 Md€, nouveau Livre blanc, dissuasion nucléaire « non partageable » et alliances bilatérales ; sur le plan juridique, primauté de la Constitution sur le droit européen et « bouclier constitutionnel » face à la CEDH, sans Frexit ; sur les frontières, Schengen réservé aux Européens et renforcement de Frontex.
- Budget militaire porté à 100 Md€ en fin de quinquennat ; nouveau Livre blanc de la défense dès 2027
- Alliances bilatérales de défense (modèle du traité de Nancy avec la Pologne) ; dissuasion nucléaire française jugée non partageable
- Préciser l'article 88 de la Constitution : le droit européen ne prime sur la loi qu'à condition de respecter la Constitution et la subsidiarité — mais reste au-dessus des lois, « car sinon c'est un Frexit juridique, que je ne souhaite pas »
- « Bouclier constitutionnel » contre les interprétations jugées abusives des juridictions européennes et internationales (CEDH), sur le modèle allemand, tchèque ou danois
- Réserver la libre circulation dans Schengen aux Européens ; « double membrane » (frontière extérieure forte, politiques migratoires nationales) ; déploiement de Frontex aux points de tension (Ceuta)
- Soutien au « règlement retour » négocié par les eurodéputés LR ; sanction des pays non coopérants
- Principe « Buy European First » dans la commande publique (livret IA) ; dénonciation de la dépendance numérique aux GAFAM
Chiffres : Budget de la défense visé en fin de quinquennat : 100 Md€
Sources : « L'unité nationale, première de nos armes » (14/07/2026) · « En France, la seule cour suprême, c'est le peuple » (02/09/2026) · « L'espace Schengen doit être réservé aux Européens ! » (02/08/2026) · Livret « L'IA au service des Français » (PDF)
Institutions & démocratie — Documenté
Cœur du projet depuis la rentrée 2026 : un « pacte constitutionnel » en deux textes (révision de la Constitution et charte de l'ordre républicain) soumis à référendum dès la rentrée 2027, élargissant le référendum à toute question législative et donnant au peuple le dernier mot face au Conseil constitutionnel.
- « Pacte constitutionnel » composé d'un projet de loi de révision constitutionnelle et d'une charte de l'ordre républicain, soumis à référendum dès la rentrée 2027
- Élargir l'article 11 pour que le peuple puisse trancher par référendum toute question législative, y compris la politique pénale, migratoire et les questions de société
- Alléger le référendum d'initiative partagée : 2,5 millions de signatures au lieu de 5 millions
- « Censurer la censure » : lorsque le Conseil constitutionnel censure une loi, le président pourra saisir le peuple par référendum ou réunir le Parlement en congrès
- Préciser l'article 88 pour placer le droit européen sous la Constitution et sous le principe de subsidiarité
- Remplacer le Conseil supérieur de la magistrature par une cour disciplinaire de la magistrature avec jury citoyen tiré au sort
- Décentralisation et déconcentration (volet éducatif) : autorité académique régionale, transfert de l'enseignement professionnel et de l'orientation aux régions, de la santé scolaire aux départements
Chiffres : Signatures exigées pour un référendum d'initiative partagée (contre 5 millions aujourd'hui) : 2500000 signatures
Sources : « En France, la seule cour suprême, c'est le peuple. Je lui donnerai le dernier mot » (02/09/2026) · « On est dans un gouvernement des juges » (06/09/2026) · « Il faut créer une cour disciplinaire de la magistrature » (06/06/2026) · Livret « École » (PDF, sept. 2026) — décentralisation
Éducation — Documenté
Livret officiel « Éducation » (septembre 2026) : dix mesures structurées en cinq priorités — revalorisation salariale des professeurs financée par la décrue démographique, retour aux savoirs fondamentaux, fin du collège unique avec examen d'entrée en sixième, 1 000 établissements publics innovants et sanctuarisation de l'école.
- Revaloriser le traitement (et non les primes) : +135 € nets/mois en début de carrière, jusqu'à +300 € en milieu de carrière, financés par les 3 Md€/an libérés par la baisse démographique (1,7 million d'élèves de moins en dix ans)
- Une École Normale du Professorat par académie, concours régionalisés après la licence (hors agrégation), seconde voie de recrutement sur dossier pour les profils venus du privé, formation continue obligatoire portée à 5 jours minimum
- Recentrer le primaire sur lire-écrire-compter, l'histoire-géographie et l'anglais ; supprimer les « éducations à » ; 15 minutes de lecture quotidienne ; objectif de 100 % d'élèves sachant lire, écrire et compter à l'entrée en sixième
- Fin du collège unique : examen d'entrée en sixième déterminant des groupes de niveau révisables, « écoles du socle » regroupant écoles et collège
- Retour de la note chiffrée, brevet redevenu palier d'orientation, redoublement rendu aux conseils de classe, relèvement du niveau du bac, Parcoursup refondé et sélection des étudiants par les universités
- 1 000 Établissements publics innovants d'ici 2032 (autonomie totale, contrat de 5 ans, évaluation triennale) ; suppression de la règle non écrite du « 80-20 » sur l'enseignement privé ; suppression du Conseil supérieur des programmes ; agence d'évaluation sur le modèle de l'Ofsted
- Vacances scolaires ramenées de 16 à 14 semaines ; brevet et baccalauréat remis chaque 14 juillet ; possibilité de cours de 50 minutes libérant des ateliers
- Voie professionnelle confiée aux régions et fusionnée avec les CFA, apprentissage ouvert dès 14 ans, objectif de 100 % d'alternance (650 000 élèves, 60 000 professeurs)
- Sanctuarisation : établissements disciplinaires (au moins un par académie), le harceleur part et non le harcelé, laïcité sans accommodement, téléphone interdit, zéro écran au primaire et pas d'IA avant le lycée
- IA au service du maître : allègement de 20 à 40 % des tâches administratives et pédagogiques, soit jusqu'à 13 heures par semaine rendues aux professeurs
Chiffres : Revalorisation nette mensuelle en début de carrière : 135 €/mois · Revalorisation nette mensuelle en milieu de carrière : 300 €/mois · Moyens annuels dégagés par la décrue démographique pour financer la revalorisation : 3 Md€ · Établissements publics innovants visés d'ici 2032 : 1000 établissements · Vacances scolaires ramenées de 16 semaines à : 14 semaines · Ouverture de l'apprentissage dès : 14 ans · Temps hebdomadaire rendu aux professeurs par l'IA : 13 heures
Sources : Livret officiel « Éducation » (PDF, septembre 2026) · Les Républicains — Nos propositions · Communiqué « Vocation d'examen du baccalauréat » — M. Brisson (07/07/2026, PDF) · Article LR — M. Brisson (07/07/2026)
Numérique & IA — Documenté
Livret officiel « L'IA au service des Français » : souveraineté des données, plan Vauban numérique piloté par l'ANSSI, assistant administratif unique « Marianne », mobilisation de l'équivalent de 250 000 agents publics et triplement des capacités de calcul souveraines.
- Mobiliser par l'IA l'équivalent de 250 000 agents publics d'ici 2032 (125 000 redéployés sur le terrain, 125 000 départs non remplacés) et dégager de l'ordre de 15 Md€ par an
- Donner à chaque Français un assistant administratif unique, « Marianne » : une conversation, plus de formulaires
- Plan Vauban numérique piloté par une ANSSI renforcée : bascule des données sensibles vers un cloud souverain (SecNumCloud), capacité à déconnecter les infrastructures vitales, capacités cyber défensives et offensives
- Porter la capacité de calcul souveraine à environ 1 GW d'ici 2030 puis 4 GW dédiés à l'IA à l'horizon 2035
- Sur-amortissement de 100 % sur trois ans pour les investissements en IA ; « Starter Pack IA » pour les PME et ETI ; formation et reconversion des actifs
- Reconquête des données souveraines, levée des verrous réglementaires, « Buy European First » dans la commande publique ; dénonciation d'une « colonie numérique » face aux GAFAM
- Souveraineté numérique éducative : plan national « Numérique éducatif », filière française confortée par la commande publique, cahier des charges imposé aux éditeurs de contenus scolaires
Chiffres : Équivalents temps plein publics mobilisés par l'IA d'ici 2032 : 250000 ETP · Économies annuelles visées à terme : 15 Md€ · Coût du programme sur le quinquennat : 5 Md€ · Capacité de calcul souveraine visée en 2030 : 1 GW · Capacité de calcul dédiée à l'IA visée en 2035 : 4 GW
Sources : Livret « L'IA au service des Français » (PDF) · « Sur l'IA, nous avons une fenêtre de tir de deux ans » (07/07/2026) · Livret « École » (PDF, sept. 2026) — souveraineté numérique éducative
Logement — Documenté
Choc d'offre et dérégulation : cap de 450 000 logements par an, abrogation du ZAN, fin des interdictions de louer liées au DPE, extinction progressive du DALO, adaptation de la loi SRU et tolérance zéro contre le squat, complétés par une déductibilité des intérêts d'emprunt pour les familles.
- Cap de 450 000 logements par an et projets aboutis en trois ans ; abrogation du ZAN ; loi d'urgence de construction
- Mettre fin aux interdictions de louer fondées sur le DPE, préservant près de 450 000 logements sur le marché ; suspension de l'encadrement des loyers
- Transformer bureaux et locaux vacants en logements (objectif 150 000 sur un quinquennat) ; amortissement universel de 4 %/an générant 350 000 logements supplémentaires
- Recentrer le logement social sur ceux qui travaillent et leurs familles : réexamen tous les cinq ans, mobilité descendante encouragée, contingent préfectoral d'Action Logement ramené à 5 %, extinction progressive du DALO
- Adapter la loi SRU à la réalité du terrain et redonner la main aux maires
- Déduire les intérêts d'emprunt de la résidence principale : 50 % avec un enfant, 75 % avec deux, 100 % à partir de trois, réduction plafonnée à 400 € majorés de 400 € par enfant mineur
- Imposer aux banques la transférabilité des prêts immobiliers d'un bien à l'autre ; « tolérance zéro » contre le squat et les impayés
Chiffres : Objectif de construction annuelle : 450000 logements/an · Logements préservés par la fin des interdictions de louer liées au DPE : 450000 logements · Logements créés par transformation de bureaux sur un quinquennat : 150000 logements · Plafond de la réduction d'impôt sur intérêts d'emprunt (majoré de 400 € par enfant) : 400 €/an
Sources : Livret « Se loger mieux et moins cher » (PDF) · Livret « Une politique pour toutes les familles de France » (PDF)
Culture & sport — Partiel
Culture — une seule mesure officielle chiffrable, la « Classe Culture » dotée d'un budget propre dans chaque école et établissement (livret « École », sept. 2026) ; rien sur la création, le patrimoine, l'audiovisuel public, les intermittents ou le financement de la culture, la « consultation culture » lancée en mai 2026 n'ayant pas débouché sur des orientations publiées. Sport — aucune proposition officielle : le sport ne figure dans aucun des huit livrets.
- Culture · Créer une « Classe Culture » pilotée par les professeurs et dotée d'un budget propre dans chaque école et chaque établissement : sorties, ateliers et rencontres avec des artistes
- Culture · Réserve nationale des sciences ouverte progressivement au français, à l'histoire, aux arts et aux métiers d'excellence
- Culture · Aucune proposition officielle sur la création, le patrimoine, l'audiovisuel public, les intermittents ou le financement de la culture ; la « consultation culture » d'adhérents (04/05/2026) n'a débouché sur aucun document publié
- Sport · Aucun document officiel sur le financement du sport, le sport à l'école, l'héritage des JO ou les fédérations ; le sport ne figure pas parmi les huit livrets de propositions
- Sport · Seules mentions officielles du sport : le criblage des encadrants de clubs (protection de l'enfance) et la laïcité dans les clubs — sujets de sécurité, non de politique sportive
Sources : Livret « École » (PDF, sept. 2026) — Classe Culture · LR — Consultation culture (04/05/2026) · LR — Nos propositions (ni culture ni sport parmi les huit livrets)
Agriculture & alimentation — Documenté
Livret officiel « Réarmer notre agriculture » : reconquête de la souveraineté alimentaire dans une ligne productiviste et dérégulatrice — primauté au politique, accès facilité à l'eau, aux phytosanitaires et à l'innovation, sécurisation du revenu et réciprocité aux frontières.
- Inscrire l'agriculture comme « intérêt fondamental de la Nation » dans la Constitution et supprimer le principe de précaution, par référendum
- Supprimer l'OFB et rétablir l'ONCFS ; réautoriser certains néonicotinoïdes dont l'acétamipride ; abandonner l'objectif Ecophyto de -50 % ; autoriser les NGT et les drones agricoles
- Faire de l'eau une ressource stratégique : stockage d'intérêt général, suppression du ZAN pour les bâtiments agricoles
- Adapter et alléger les seuils et régimes ICPE applicables aux élevages (fin des sur-transpositions)
- Interdire tout financement public aux associations pratiquant l'« agribashing »
- Refonder la PAC : seuil de dégressivité relevé de 52 à 100 ha, forfait « petit agriculteur » porté de 1 250 € à 3 000 €, opposition à l'entrée de l'Ukraine dans le marché agricole
- Réciprocité aux frontières : au moins 50 % des contrôles portant sur les importations ; rééquilibrage d'Egalim
Chiffres : Seuil de dégressivité des aides PAC relevé (contre 52 ha aujourd'hui) à : 100 hectares · Forfait « petit agriculteur » porté (contre 1 250 €) à : 3000 € · Part minimale des contrôles administratifs portant sur les importations : 50 %
Sources : Livret officiel « Réarmer notre agriculture » (PDF) · Les Républicains — Nos propositions
Droits des femmes & égalité — Partiel
Aucun document officiel n'est consacré à l'égalité femmes-hommes en tant que telle. Les seules mesures officielles quantifiées touchant la situation des femmes relèvent de la politique familiale — congé de naissance étendu et libération de l'offre de garde, explicitement justifiés par le taux d'emploi des mères. Rien sur l'égalité salariale, les violences sexistes et sexuelles, l'IVG ou la parité.
- Étendre le congé de naissance jusqu'aux six mois de l'enfant, ouvert à l'un ou l'autre parent, facultatif, indemnisé à 70 % de la rémunération antérieure avec garantie de retour au poste (coût estimé ≈ 700 M€)
- Libérer l'offre de garde avant trois ans (alignement des micro-crèches sur le régime des MAM, suppression du plafond de 500 000 € du crédit d'impôt famille, plafond d'exonération patronale porté de 2 421 € à 7 000 €/an), avec pour objectif affiché le retour à l'emploi de 40 000 mères en équivalent temps plein
- Constat officiel mobilisé : 71 % de taux d'emploi pour les mères en couple et 49 % pour les mères seules, contre 80 % pour l'ensemble des femmes
- Livret « École » : priorité au recrutement de femmes dans l'animation auprès des jeunes enfants, au titre de la protection de l'enfance (avec modification de la loi française et européenne si nécessaire)
- Aucune proposition officielle identifiée sur l'égalité salariale, les violences sexistes et sexuelles, l'IVG, la parité ou la santé des femmes
Chiffres : Indemnisation du congé de naissance étendu : 70 % de la rémunération antérieure · Durée du congé de naissance étendu (jusqu'aux six mois de l'enfant) : 6 mois · Retours à l'emploi de mères visés (équivalent temps plein) : 40000 ETP
Sources : Livret « Une politique pour toutes les familles de France » (PDF, avril 2026) · Livret « École » (PDF, sept. 2026) · LR — Nos propositions (aucun livret dédié aux droits des femmes)
Condition animale — Partiel
Il n'existe pas de programme officiel dédié au bien-être animal. Les seules positions sourcées figurent dans le livret « Réarmer notre agriculture » et relèvent d'une logique productiviste : suppression de l'OFB, rétablissement de l'ONCFS et allègement des règles applicables aux élevages.
- Supprimer l'OFB et rétablir l'ONCFS pour la chasse et la faune sauvage
- Réviser et alléger les seuils et régimes ICPE applicables aux élevages (fin des sur-transpositions françaises)
- Réautoriser certains néonicotinoïdes (acétamipride), sans volet consacré à leurs effets sur la faune
- Aucune position officielle sur le bien-être animal en tant que tel, la corrida, les abattoirs, l'élevage intensif ou l'expérimentation animale
Sources : Livret officiel « Réarmer notre agriculture » (PDF)
Laïcité & religions — Partiel
Pas de livret dédié, mais une ligne constante et désormais détaillée sur le terrain scolaire : laïcité appliquée « sans accommodement », extension de la loi de 2004 aux accompagnateurs de sorties scolaires, lutte contre le frérisme et l'entrisme islamiste, tout en distinguant explicitement l'islam de l'islamisme.
- « S'attaquer à l'islamisme, ce n'est pas s'attaquer à l'islam ni aux musulmans »
- Appliquer la laïcité sans accommodement à l'école et étendre la neutralité de la loi de 2004 aux accompagnateurs des sorties scolaires ; encourager le port de l'uniforme
- Contrat d'engagement signé par chaque famille portant sur le respect des programmes, de la laïcité et de l'autorité des professeurs, sa signature conditionnant l'admission de l'élève
- Combattre l'« entrisme » et le « frérisme » ; créer un chef de file du renseignement et un pôle juridique pour instruire les dissolutions
- « Casser les écosystèmes financiers » de l'entrisme islamiste
- Défense du modèle républicain face aux communautarismes, au wokisme et à l'entrisme (pilier officiel « Nos idées »)
Sources : Livret « École » (PDF, sept. 2026) — sanctuariser l'école, laïcité · B. Retailleau — « Combattre le frérisme et l'entrisme » (22/05/2025) · Les Républicains — Nos idées
Outre-mer — Partiel
Les positions officielles vérifiées portent exclusivement sur les statuts institutionnels, en particulier la Nouvelle-Calédonie, avec une critique explicite de l'accord de juillet 2025 assimilé à « un pays, deux systèmes ». Aucune proposition officielle sur la vie chère, l'économie ultramarine ou un plan de développement.
- La Nouvelle-Calédonie « restera dans la France » ; opposition à tout nouveau référendum d'autodétermination après trois consultations
- Critique de l'accord du 12 juillet 2025, comparé au modèle « un pays, deux systèmes » de Hong Kong : reconnaissance d'un « État néo-calédonien » et d'une nationalité calédonienne jugée contraire à l'indivisibilité de la République
- Crainte d'un précédent pour la Corse, la Bretagne ou l'Alsace, et d'une reconnaissance internationale d'une indépendance
- Un secrétaire national dédié à l'Outre-mer anime un réseau thématique, sans corpus programmatique publié
- Aucune proposition officielle identifiée sur la vie chère, l'octroi de mer, l'emploi, l'eau ou la santé dans les territoires ultramarins
Sources : LR — « La Nouvelle-Calédonie restera française » (12/07/2025) · LR — « Nouvelle Nouvelle-Calédonie : un pays, deux systèmes » (28/07/2025) · LR — Nomination des secrétaires nationaux (16/01/2026)
Jeunesse — Partiel
La jeunesse est traitée à travers l'école, l'orientation et l'entrée dans l'emploi (livret « Éducation », sept. 2026) et par la transmission patrimoniale ; rien en revanche sur l'autonomie ou le revenu des jeunes, la précarité étudiante, le logement étudiant ou le service national.
- Apprentissage ouvert dès la classe de quatrième, à 14 ans ; objectif de 100 % d'alternance dans la voie professionnelle, confiée aux régions et fusionnée avec les CFA
- Orientation érigée en grande cause nationale : stages de découverte dès la sixième, associations d'anciens élèves, séance d'orientation après le brevet, missions locales et régions en première ligne
- Bourses au mérite revalorisées, internats d'excellence développés dans les quartiers et les campagnes, distribution des prix rétablie
- Parcoursup refondé en outil d'information et de sélection intégrant les résultats du bac, avec délais de réponse raccourcis
- Santé mentale de la jeunesse érigée en urgence nationale (un quart des 15-29 ans déclarant des épisodes dépressifs) : zéro écran au primaire, téléphone interdit jusqu'à la fin du lycée
- Transmission : dons familiaux exonérés jusqu'à 150 000 € pour les moins de 30 ans, 100 000 € pour les moins de 40 ans, pour faciliter l'accès au logement
- Aucune proposition officielle identifiée sur l'autonomie ou le revenu des jeunes, la précarité et le logement étudiants, ou le service national
Chiffres : Ouverture de l'apprentissage dès l'âge de : 14 ans · Plafond des dons familiaux exonérés pour les moins de 30 ans : 150000 € · Part des 15-29 ans déclarant des épisodes dépressifs (constat) : 25 %
Sources : Livret officiel « Éducation » (PDF, septembre 2026) · « Je serai le président qui baissera les impôts de succession » (26/08/2026) · « Priorité travail » (02/05/2026)
Handicap — Partiel
Le livret « Éducation » (sept. 2026) consacre pour la première fois une proposition détaillée au handicap à l'école : professionnalisation des AESH avec l'État pour employeur unique, formation obligatoire de tous les futurs professeurs et simplification des notifications. Rien en revanche sur l'AAH, l'accessibilité, l'emploi des adultes en situation de handicap ou les aidants.
- Faire de l'accompagnement un vrai métier : l'État devient l'employeur unique des AESH sur la totalité du temps de l'enfant (classe et périscolaire), avec un seul contrat, une carrière, une formation qualifiante et un temps complet pour qui le souhaite
- Constat mis en avant : près de 50 000 enfants disposaient à la rentrée 2025 d'une notification d'accompagnement sans accompagnant
- Module obligatoire et évalué, dans chaque École Normale du Professorat, sur le repérage et la prise en charge des troubles de l'apprentissage, de l'attention et du spectre autistique — pour tous les futurs professeurs, pas seulement les volontaires
- Guichet unique pour les familles, interlocuteur unique suivant l'enfant, notifications valables pour tout un cycle scolaire quand le handicap n'évolue pas
- Possibilité pour un directeur ou chef d'établissement de regrouper ses moyens pour ouvrir une classe adaptée aux élèves dys ou autistes ; réinstallation progressive des unités d'enseignement médico-social dans les murs de l'école
- Création de places en établissements spécialisés, en priorité là où des familles doivent aujourd'hui envoyer leur enfant en Belgique
- Maintien de l'AEEH hors du Revenu familial ; aucune proposition officielle identifiée sur l'AAH, l'accessibilité, l'emploi ou les aidants
Chiffres : Enfants notifiés sans accompagnant à la rentrée 2025 (constat) : 50000 enfants
Sources : Livret officiel « Éducation » (PDF, septembre 2026) · Livret « Une politique pour toutes les familles de France » (PDF) · LR — Nomination des secrétaires nationaux (Handicap et autonomie)
Services publics — Documenté
« Un État fort mais pas obèse » : réduction de la dépense publique, audit et suppression des agences et opérateurs, et surtout transformation par l'IA — mobilisation de l'équivalent de 250 000 agents publics et 15 Md€ d'économies annuelles affectées à la réduction du déficit.
- Mobiliser par l'IA l'équivalent de 250 000 emplois publics d'ici 2032, partagés à parts égales entre redéploiement sur le terrain et départs non remplacés (7,5 Md€ de masse salariale non remplacée)
- Dégager de l'ordre de 15 Md€ par an à terme : masse salariale, achats publics (≈ 4 Md€ sur 170 Md€ de commande publique) et lutte contre la fraude (3 à 4 Md€ par datamining)
- Assistant administratif unique « Marianne » : une seule conversation, plus de formulaires
- Grand audit et commission d'enquête sur le coût et l'organisation des agences et opérateurs de l'État ; supprimer celles « qui n'ont pas lieu d'être » et éliminer les doublons
- Regrouper les personnels au sein des préfectures et sous-préfectures ; abroger la réforme de la haute fonction publique et rétablir les corps préfectoral, diplomatique et d'inspection
- Décentraliser : enseignement professionnel et orientation aux régions, santé scolaire aux départements ; ouvrir avec les départements la discussion d'un modèle de financement viable pour les SDIS
- Principe budgétaire : « l'État ne peut pas dépenser plus que ce qu'il gagne »
Chiffres : Équivalents temps plein publics mobilisés par l'IA d'ici 2032 : 250000 ETP · Économies annuelles visées à terme : 15 Md€
Sources : Livret « L'IA au service des Français » (PDF) · « Sur l'IA, nous avons une fenêtre de tir de deux ans » (07/07/2026) · LR — « L'heure du grand audit des organismes publics » · LR — Face à la dette, une refondation juste et responsable · Communiqué officiel — Sapeurs-pompiers et financement des SDIS (24/07/2026)
Nouvelle Énergie (NE) — candidat·e : David Lisnard
Économie & pouvoir d'achat — Documenté
Programme libéral structuré autour d'une « règle d'or » budgétaire, d'une baisse massive de la fiscalité de production et d'un contrat de travail unique, complété depuis la rentrée 2026 par un axe de « capitalisme populaire » visant à rendre les Français copropriétaires des grandes entreprises.
- « Règle d'or » limitant les déficits publics de fonctionnement (hors investissement) ; ramener la dépense publique sous 50 % du PIB en 10 ans (−8 points)
- Réduction de moitié des impôts de production (de 2 % à 1 % du PIB) ; suppression de la C3S et de la CVAE
- Contrat de travail unique fusionnant CDI et CDD, à indemnités progressives
- Suppression des charges patronales au SMIC pour l'emploi à domicile ; charges patronales négatives pour l'embauche de bénéficiaires du RSA depuis plus de deux ans
- « Capitalisme populaire » (Campus de la Gagne, 29/08/2026) : « Je veux que tous les Français deviennent copropriétaires des grandes entreprises françaises », via la distribution d'actions gratuites aux salariés et une capitalisation collective
- Clusters industriels d'avenir (robotique, énergie, cybersécurité, IA, data sciences)
- Débureaucratisation érigée en « grande cause nationale » : le coût de l'inflation normative est chiffré à 87–112 Md€ par an (3,7 % du PIB), dont 28 Md€ pour les seules ETI
Chiffres : Dette publique constatée : 3417 Md€ · Baisse visée des impôts de production (C3S + CVAE) : 11.5 Md€ · Objectif de baisse de la dépense publique : 300 Md€ · Coût annuel estimé de l'inflation normative (fourchette basse) : 87 Md€
Sources : Programme — Être maître de notre destin · Programme — Réussir une nouvelle ambition française · Le Livre noir de la bureaucratie (PDF officiel) · « L'équipe de France du bon sens » — Campus de la Gagne, Cannes (29/08/2026)
Travail & retraites — Documenté
Réforme en deux temps : relèvement immédiat de l'âge légal à 65 ans, puis bascule structurelle vers un système à deux étages associant un socle par répartition et une capitalisation obligatoire, désormais présentée comme le socle d'un « capitalisme populaire » de transmission patrimoniale.
- Relèvement de l'âge légal de départ à 65 ans, présenté comme un « impératif urgent »
- Socle de pension minimale par répartition dès 65 ans, complété par un minimum-vieillesse de 1 000 €/mois
- Bascule progressive vers la capitalisation obligatoire pour le reste des pensions, en 8 tranches successives (cible : 116 Md€, soit environ 40 % des retraites)
- Possibilité de débloquer la part capitalisée pour l'achat de la résidence principale
- Création d'une Agence Centrale Publique de Retraite remplaçant tous les organismes actuels
- Étage de capitalisation collective présenté à la rentrée 2026 comme un outil d'orientation de l'épargne française vers les PME et ETI et de constitution de patrimoine pour les salariés
- Fin de l'indexation des pensions les plus élevées (position exprimée par le candidat en avril 2026)
Chiffres : Âge légal de départ visé : 65 ans · Minimum-vieillesse visé : 1000 €/mois · Capital de capitalisation visé (fin de transition) : 116 Md€
Sources : Programme — Réussir une nouvelle ambition française · « L'équipe de France du bon sens » — Campus de la Gagne, Cannes (29/08/2026) · « La France doit redevenir un pays de liberté, de responsabilité et de propriété » (16/04/2026)
Santé & protection sociale — Documenté
Carnet officiel « Santé » 2026 détaillé : sortie du tout-hôpital par la liberté d'installation et la suppression des ARS, doublement des effectifs médicaux formés, plan de prévention et de santé mentale, souveraineté sanitaire, le tout mis en œuvre par ordonnances sur le modèle de 1958.
- Liberté d'installation maintenue, assortie d'un conventionnement différencié selon les besoins définis localement ; libre accès du patient à tout professionnel compétent avec remboursement plein
- Suppression des Agences régionales de santé (ARS), missions utiles transférées aux préfets ; retour de la présidence des conseils d'administration d'hôpitaux aux maires ; communautés soignantes locales à l'échelle de l'ancien canton
- Doubler le nombre d'étudiants en médecine formés d'ici 2030 ; suppression de Parcoursup et fin de la réforme LAS/PASS ; exercice supervisé dès la 5ᵉ année ; stages diversifiés hors CHU
- Exonérations ciblées en zone sous-dense (CFE, prélèvements sociaux les cinq premières années, plus-values de cession) ; exonération fiscale des heures supplémentaires des soignants
- Prévention et santé mentale : bilans de santé obligatoires à des âges clés, plan de recrutement d'infirmiers scolaires, stratégie nationale de santé mentale et renforcement de la pédopsychiatrie, financement conditionné à des résultats mesurables
- Loi de programmation pluriannuelle de santé (modèle LPM) ; convergence tarifaire public/privé ; Carte Vitale biométrique et lutte contre la fraude ; DMP et prescription électronique obligatoires
- Souveraineté sanitaire : relocalisation des productions critiques, consortium national de recherche et d'innovation, hébergement souverain des données de santé
- Mise en œuvre revendiquée par ordonnances, sur le modèle des 335 ordonnances de 1958 ; rédaction confiée à un conseiller d'État
Chiffres : Part du territoire classée en désert médical : 87 % · Dépenses de santé constatées : 333 Md€ (12 % du PIB) · Français sans médecin traitant : 6000000 personnes · Nouveaux médecins diplômés pour 100 000 habitants (30ᵉ rang sur 36 dans l'OCDE) : 9.5 diplômés / 100 000 hab.
Sources : Les Carnets — Santé 2026 (PDF officiel) · Programme — Santé · Santé : David Lisnard dévoile son « plan d'action rapide » inspiré des ordonnances de 1958 (07/05/2026) · Le Livre noir de la bureaucratie — volet Santé & Social (PDF officiel)
Immigration — Documenté
Livret officiel parmi les plus détaillés du programme, désormais adossé à un volet constitutionnel explicite : réduction drastique des titres de séjour, suppression de l'AME, quotas votés, et neutralisation de la CEDH par révision de l'article 55 de la Constitution.
- Diviser par huit la délivrance de titres de séjour (soit une baisse d'environ 80 %) ; quotas fixés démocratiquement selon les besoins économiques sectoriels ; limitation stricte des titres « vie privée et familiale »
- Allongement de la rétention administrative à 24 mois ; construction de nouveaux centres de rétention ; rétablissement du délit de séjour irrégulier ; instruction des demandes hors du territoire
- Suppression de l'Aide médicale d'État (1,2 Md€), remplacée par une Aide médicale d'urgence limitée aux soins vitaux, maladies transmissibles et grossesse ; réaffectation de l'économie (600 à 900 M€) aux déserts médicaux
- Révision de l'article 55 de la Constitution : quand le Parlement décide expressément de s'écarter de la CEDH sur un point précis, la loi française prime — « à commencer par l'immigration »
- Sur le droit de l'Union, suivre la « voie danoise » : obtenir une dispense des règles communes d'asile et d'immigration
- Suppression de la possibilité de régularisation après entrée clandestine ; interconnexion des fichiers des administrations ; expulsion systématique des étrangers condamnés pour délits graves
- Recours au référendum et à la révision constitutionnelle assumé ; révision de l'accord franco-algérien de 1968 ; prestations sociales non contributives conditionnées à 5 ans de résidence régulière
- Politique d'assimilation revendiquée contre le multiculturalisme : « une France indifférente aux couleurs de peau »
Chiffres : Coût de l'AME cité : 1.2 Md€ · Économies attendues de la suppression de l'AME (fourchette basse) : 600 M€ · Durée maximale de rétention administrative visée : 24 mois
Sources : Programme — Immigration · Discours de Bayeux (17/06/2026, PDF officiel) · Le Livre noir de la bureaucratie — volet AME (PDF officiel) · David Lisnard sur CNews et Europe 1 (03/09/2026)
Sécurité & justice — Documenté
Livret officiel dédié : réorganisation de l'appareil sécuritaire autour des préfets, décentralisation d'une police territoriale, plan contre le narcotrafic et l'islamisme, et fin de « l'impunité judiciaire » (peines planchers, rattrapage du budget de la justice).
- Porter la présence policière effective sur le terrain à 50 % minimum (contre 37 % actuellement) ; plan décennal pour la police nationale
- Décentralisation d'une police territoriale : armement des polices municipales laissé au choix des maires, accès renforcé aux fichiers, création d'un corps spécifique
- Cellules locales anti-drogue sous autorité préfectorale ; interdiction des Frères musulmans ; contrôle renforcé des écoles hors contrat
- Suppression des réductions de peine automatiques ; peines planchers pour récidivistes ; doublement des effectifs judiciaires ; augmentation des places de prison et des peines alternatives
- Abaissement de la majorité pénale à 16 ans ; inversion de l'excuse de minorité dès 13 ans ; internats disciplinaires fermés
- Rattrapage du budget de la justice (0,20 % du PIB, le plus faible d'Europe) et de la densité de magistrats (10,9 pour 100 000 habitants contre 17,7 en médiane européenne)
- État recentré sur ses missions régaliennes — sécurité, justice, défense, diplomatie — et mise en cause de l'irresponsabilité de la chaîne pénale (discours de Bayeux)
Chiffres : Hausse des coups et blessures depuis 2017 : 51 % · Présence policière sur le terrain visée : 50 % · Densité de magistrats en France (médiane européenne : 17,7) : 10.9 juges / 100 000 hab.
Sources : Programme — Sécurité · Programme — Réussir une nouvelle ambition française (volet justice) · Discours de Bayeux (17/06/2026, PDF officiel)
Environnement & énergie — Documenté
Écologie « bas carbone » assumée, centrée sur le nucléaire et une fiscalité carbone pollueur-payeur, avec le rejet explicite de « l'écologie punitive » et, mesure structurante, la sortie du principe de précaution de la Constitution au profit d'un principe de responsabilité.
- Objectif affiché : faire de la France le « leader bas carbone du G20 »
- Prolongement de la durée de vie des réacteurs jusqu'à 60 ans ; EPR2 ; développement de petits réacteurs modulaires (SMR)
- Suppression du principe de précaution de la Constitution, remplacé par un principe de responsabilité ; la protection de l'environnement relèvera de la loi, donc du débat démocratique ; la Charte de l'environnement cesse d'être une norme de contrôle
- Fin du soutien dérogatoire aux énergies renouvelables (prix, urbanisme) ; fiscalité carbone pollueur-payeur à montant total constant, avec redistribution aux acteurs vertueux
- Filières d'excellence : captage du CO2, hydrogène, piles à combustible ; ciblage international des « super-pollueurs »
- Eau : réforme de la loi sur l'eau pour permettre le stockage hivernal et l'irrigation estivale ; retenues déclarées d'intérêt général majeur avec procédure accélérée (12 mois) ; déblocage des 400 projets de retenues bloqués (Foire de Châlons, 02/09/2026)
- Révision de l'article L. 214-17 du code de l'environnement sur la continuité écologique des rivières (présomption d'utilité des ouvrages existants)
- Réforme du DPE et suppression des indicateurs d'énergie primaire pénalisant le chauffage électrique dans un pays à plus de 90 % d'électricité décarbonée
Chiffres : Part de 5 % des centrales électriques mondiales dans les émissions de CO2 : 73 % · Projets de retenues d'eau bloqués à débloquer : 400 projets · Hausse du nombre de mots du code de l'environnement depuis 2002 : 946 %
Sources : Programme — Générer un renouveau civique (volet écologie) · Discours de Bayeux (17/06/2026, PDF officiel) · Le Livre noir de la bureaucratie — volet Agriculture & Environnement (PDF officiel) · À la Foire de Châlons, David Lisnard défend une agriculture libérée (02/09/2026)
Europe, défense & international — Documenté
Doctrine désormais complète et datée : « souveraineté des alliances » plutôt qu'alignement ou neutralité, démocratisation des institutions de l'UE, neutralisation de la CEDH par révision constitutionnelle et opt-out migratoire sur le modèle danois, avec un volet défense et Indo-Pacifique développé.
- « Nous n'avons pas vocation à sortir de l'Europe » mais « la souveraineté européenne est un oxymore » : seule la souveraineté nationale existe
- Révision de l'article 55 de la Constitution pour que la loi française prime sur l'interprétation de la CEDH lorsque le Parlement l'a expressément décidé
- Obtenir, sur le modèle du Danemark, une dispense des règles communes d'asile et d'immigration de l'Union
- Traité de démocratisation de l'UE : renforcement du Conseil européen et du Parlement européen face à la Commission ; référendum possible en cas de blocage institutionnel
- Coopération de projets par subsidiarité (spatial, données numériques, énergie décarbonée, recherche médicale) plutôt qu'approche fédérale ; coopération inter-étatique privilégiée sur la défense et la technologie
- Défense : « puissance-armature » alliée sans alignement, ferme envers la Chine sur la sécurité et les dépendances critiques sans découplage total ; dissuasion nucléaire indépendante ; comblement du déficit en drones et reconstitution des chaînes industrielles de défense
- Ukraine : soutien maintenu, mais réouverture à terme d'un « dialogue structuré » avec la Russie, sur le modèle des mécanismes de détente de la guerre froide
- Afrique : après la fin de cinq accords de défense au Sahel, réengagement fondé sur les intérêts (emploi des jeunes, dette, énergie, infrastructures, capital) plutôt que sur les débats mémoriels ; ouverture aux économies anglophones
- Proche-Orient : seuil nucléaire iranien présenté comme « ligne rouge absolue » ; soutien à la souveraineté libanaise et au désarmement du Hezbollah (résolution 1701)
Chiffres : Actes juridiques produits par l'UE entre 2019 et 2024 (contre 3 500 aux États-Unis) : 13000 actes · Progression de la productivité du travail en Europe de 2010 à 2023 (contre 22 % aux États-Unis) : 5 %
Sources : Discours de Bayeux (17/06/2026, PDF officiel) · Le Grand Entretien — Quelle stratégie pour la France dans le nouveau désordre mondial ? (29/06/2026) · Programme — Être maître de notre destin (volet Europe) · Le Livre noir de la bureaucratie (PDF officiel)
Institutions & démocratie — Documenté
Thème le plus développé du programme depuis le discours de Bayeux du 17 juin 2026 : rétablissement du septennat, référendum élargi et révision de la Constitution par cette voie, recentrage du contrôle de constitutionnalité, et décentralisation radicale par la création d'une cinquantaine de Provinces soumise à référendum.
- Rétablissement du septennat ; « le Président présidera, le Gouvernement gouvernera, l'Assemblée nationale légiférera » ; le Sénat retrouve l'évaluation des politiques publiques
- Article 11 libéré de ses limites thématiques : tout sujet pourra être soumis au référendum (immigration, école, justice, dépense publique) ; la Constitution pourra à terme être révisée directement par référendum
- Référendum d'initiative populaire réellement institué et praticable : seuil de signatures atteignable et vote garanti au terme du délai
- Contrôle de constitutionnalité recentré sur la lettre des articles : le préambule de 1946 et la Charte de l'environnement cessent d'être des normes de contrôle ; une censure fondée sur le préambule pourra être surmontée par référendum
- Suppression du principe de précaution de la Constitution au profit d'un principe de responsabilité
- Fin des nominations de complaisance : Conseil constitutionnel, Cour des comptes, Banque de France, Conseil d'État et autorités de régulation nommés sous réserve d'approbation de l'Assemblée à une majorité qualifiée
- Révision de l'article 55 pour faire primer la loi française sur la CEDH lorsque le Parlement l'a décidé
- Création d'une cinquantaine de Provinces par fusion des régions et départements (modèle de la carte Debré de 1947), à compétences exclusives, pouvoir normatif local et autonomie fiscale, soumise à référendum ; subsidiarité ascendante érigée en règle constitutionnelle ; la commune reste le socle
- Transformation du Conseil supérieur de la magistrature en Conseil supérieur de la Justice, plus pluraliste ; recentrage de la loi sur les grands principes
Chiffres : Provinces envisagées (fusion régions + départements) : 50 provinces (fourchette 40–50) · Articles législatifs et réglementaires en vigueur (≈ 49 millions de mots) : 366999 articles · Révisions de la Constitution de 1958 depuis son adoption : 25 révisions · Part de l'activité du Conseil constitutionnel relevant des QPC : 80 %
Sources : Discours de Bayeux (17/06/2026, PDF officiel) · Programme — Être maître de notre destin · Programme — Générer un renouveau civique (volet décentralisation) · Le Livre noir de la bureaucratie (PDF officiel)
Éducation — Documenté
Livret officiel dédié, complété par le Livre noir : suppression de la carte scolaire en trois ans, allocation scolaire suivant l'élève, suppression de Parcoursup, revalorisation de 20 % des salaires enseignants sur cinq ans et recentrage sur les fondamentaux.
- Suppression de la carte scolaire sur trois ans ; libre choix de l'établissement par les familles
- Allocation scolaire (« chèque-éducation ») mobilisable auprès de l'établissement de son choix, public ou privé sous contrat : le financement public suit l'élève, non l'établissement
- Suppression de Parcoursup, remplacé par une affectation fondée sur les résultats scolaires objectifs ; rétablissement du libre accès à l'université pour les filières non contingentées
- Certificat de fin de primaire conditionné à la maîtrise des fondamentaux (lire, écrire, compter) ; recentrage sur français, mathématiques et langues
- Augmentation de 20 % des rémunérations enseignantes sur cinq ans ; autonomie des chefs d'établissement pour le recrutement ; corps unique d'enseignants contractuels
- Recentrage de l'Éducation nationale sur l'instruction obligatoire (6–16 ans) ; transfert de l'éveil (1–6 ans) aux communes ; développement des internats et externats d'excellence
- Apprentissage promu comme voie d'excellence ; éducation à la santé intégrée aux programmes scolaires ; plan de recrutement d'infirmiers scolaires
Chiffres : Hausse salariale enseignante visée sur 5 ans : 20 % · Délai de suppression de la carte scolaire : 3 ans
Sources : Programme — Éducation · Programme — Générer un renouveau civique (volet éducation) · Le Livre noir de la bureaucratie — volet Éducation (PDF officiel)
Numérique & IA — Partiel
Toujours pas de livret numérique dédié, mais des positions officielles désormais convergentes et développées : IA érigée en « équivalent nucléaire du siècle », souveraineté des données et des systèmes, régulation des réseaux sociaux par la conception plutôt que par l'interdiction, et numérisation de l'État.
- IA placée au cœur de la performance publique (discours de Bayeux) : instruire plus vite, décharger les agents des tâches répétitives — mais « elle ne saurait dépendre de puissances étrangères »
- « Ce qui valait hier pour l'atome vaut aujourd'hui pour l'intelligence artificielle » : maîtrise technologique présentée comme condition de la souveraineté
- Supériorité ciblée en IA sur la défense, la santé et l'énergie ; quantique, accès à l'espace et connectivité, robotique identifiés comme priorités
- Réseaux sociaux : plutôt qu'interdire l'accès aux moins de 15 ans, imposer par défaut des réglages protecteurs (fin du scroll infini, fin de la publicité ciblée pour les mineurs) ; « ce qui est interdit hors ligne doit être interdit en ligne »
- « Dites-le nous une fois » rendu juridiquement opposable ; coffre-fort numérique unique ; interopérabilité obligatoire entre administrations ; zéro papier imposé
- Santé : DMP et prescription électronique obligatoires, cadre souverain d'hébergement et de cybersécurité des données de santé
- Réserve exprimée sur la facturation électronique obligatoire, au motif du risque pour les secrets commerciaux des PME (04/09/2026)
- Aucun chiffrage budgétaire ni calendrier d'investissement numérique n'a été identifié sur les sources officielles
Chiffres : Robots industriels installés chaque année en Chine (cité comme référence) : 295000 robots/an
Sources : Discours de Bayeux (17/06/2026, PDF officiel) · Le Grand Entretien — Quelle stratégie pour la France dans le nouveau désordre mondial ? (29/06/2026) · Réseaux sociaux : « L'interdiction est le dernier refuge de l'impuissance publique » (11/02/2026) · Le Livre noir de la bureaucratie — « Dites-le nous une fois » (PDF officiel)
Logement — Documenté
Refonte libérale du logement détaillée dans une tribune du candidat et surtout dans le Livre noir de la bureaucratie : fin de l'interdiction de louer les passoires thermiques, réforme du DPE, différenciation territoriale de la loi SRU, décentralisation du ZAN et encadrement du pouvoir des ABF.
- Supprimer l'interdiction de location des passoires thermiques et la remplacer par un bonus-malus incitatif ; réformer le DPE en supprimant les indicateurs d'énergie primaire pénalisant le chauffage électrique
- Suppression de l'article 55 de la loi SRU (quotas de 20–25 % de logements sociaux), remplacé par des objectifs de flux négociés par contrat EPCI–État sur la base des besoins réels ; intégration des logements intermédiaires et résidences étudiantes au décompte ; suppression de la reprise préfectorale du droit de préemption
- Décentraliser l'objectif ZAN aux EPCI ; mobiliser en priorité les 55 000 hectares de zones commerciales déjà artificialisées (potentiel : 1 million de logements) ; interdire le cumul des contraintes ZAN et des sanctions SRU
- Architectes des Bâtiments de France : avis conforme transformé en avis simple hors façade principale, toiture visible et éléments classés ; délai maximal de deux mois valant accord ; interdiction de s'opposer aux travaux d'isolation
- Loi Littoral : clarifier par la loi la notion d'« extension de l'urbanisation » pour exclure la densification en tissu urbain constitué ; créer un rescrit urbanistique littoral opposable en trois mois
- Réduction de la fiscalité sur les revenus locatifs des résidences principales ; suppression de l'impôt sur la fortune immobilière ; libération du foncier public
- Facilitation de l'expulsion des squatteurs ; possibilité pour les maires d'exclure du logement social les familles de délinquants récidivistes
Chiffres : Logements retirés du marché locatif par l'interdiction liée au DPE : 453000 logements · Zones commerciales déjà artificialisées à mobiliser (potentiel : 1 million de logements) : 55000 hectares · Logements neufs construits aujourd'hui, contre ≈ 500 000 il y a quarante ans : 280000 logements/an
Sources : Le Livre noir de la bureaucratie — volet Urbanisme & Logement (PDF officiel) · « Il est temps de briser cette spirale infernale » (05/12/2025) · « Menons le combat pour la propriété » (06/03/2026) · Programme — Réussir une nouvelle ambition française (volet SRU)
Culture & sport — Partiel
Un cadre de politique culturelle nationale a été publié officiellement le 29 mai 2026 (liberté de création, éducation artistique de la maternelle au baccalauréat, décentralisation, conditionnalité des subventions), mais aucune mesure chiffrée ni aucun volet sport structuré n'existe : le seul élément sportif identifié est une mesure de simplification administrative.
- « Une politique culturelle ambitieuse ne doit pas être un chèque en blanc donné à un microcosme » : fixer un cadre et vérifier son respect en matière de programmation, de diffusion, de publics et d'action éducative
- Liberté de création affirmée et liberté d'expression « totale » ; préservation et transmission des grandes œuvres
- Éducation artistique et culturelle développée de la maternelle au baccalauréat, présentée comme la voie démocratique d'accès à la culture
- Décentralisation culturelle : la culture doit s'épanouir sur tout le territoire et pas seulement à Paris ; lutte contre « les effets d'entre-soi de la culture subventionnée »
- Audiovisuel public « populaire et de qualité » ; suppression des quotas idéologiques imposés par les cahiers des charges publics
- Patrimoine et enseignement classique (grec, latin, philosophie) mis en avant dans le discours du 14 juillet 2026
- Sport : suppression de l'obligation de certificat médical annuel pour les activités de loisir sans risque particulier, maintenue seulement pour les sports à forte contrainte physiologique et les pathologies chroniques (Livre noir)
- Aucun budget, aucun financement du sport, aucune politique de haut niveau ni de sport-santé chiffrée n'a été identifié dans les documents officiels
Sources : « Une politique culturelle ambitieuse ne doit pas être un chèque en blanc donné à un microcosme » (29/05/2026) · « La culture, un enjeu politique de droite » (17/02/2026) · Le Livre noir de la bureaucratie — certificat médical sportif (PDF officiel) · « La France doit redevenir une fête » — discours du 14 juillet 2026
Agriculture & alimentation — Documenté
Carnet officiel « Agriculture » 2026 organisé en six objectifs, complété par les annonces de la Foire de Châlons du 2 septembre 2026 : suppression des impôts de production agricoles, autorisation des NBT, sécurisation de l'eau et des intrants, et simplification radicale.
- Supprimer les impôts de production agricoles ; transférer les charges fiscales et sociales non contributives vers l'assiette de la valeur ajoutée ; crédit d'impôt à la transmission d'exploitations
- Créer un compte épargne aléas climatiques et économiques, plafonné à une année de chiffre d'affaires, défiscalisé à l'entrée comme à la sortie
- Réorienter la PAC vers la production et l'investissement ; remplacer le dossier PAC annuel par un contrat d'objectifs sur cinq ans ; autoriser sans délai les nouvelles techniques génomiques (NBT)
- Supprimer le principe de précaution de la Constitution ; aligner les zones de non-traitement sur le standard européen (5 mètres) ; supprimer le Conseil stratégique phytosanitaire et la séparation vente-conseil
- Eau : réformer la loi sur l'eau pour le stockage hivernal et l'irrigation estivale ; retenues déclarées d'intérêt général majeur (procédure de 12 mois maximum) ; « silence vaut accord » après 6 mois pour les projets collectifs multi-usages ; débloquer les 400 projets de retenues en attente
- Créer un statut unique d'entreprise rurale agricole intégrée (production, transformation, vente, énergie, foncier, forêt, tourisme) ; guichet et interlocuteur uniques ; supprimer les surtranspositions françaises
- Reconquérir la valeur ajoutée : maillage de meuneries, conserveries, laiteries et scieries ; filières protéines végétales, bois et chimie verte ; rémunérer le carbone stocké plutôt que taxer l'intrant (programme « 4 pour 1000 », agriculture de conservation des sols)
- Souveraineté sur les intrants : filière française d'engrais azotés décarbonés adossée au nucléaire ; réciprocité des normes dans les accords commerciaux et clauses de sauvegarde unilatérales si nécessaire ; cap de 10 000 installations par an
Chiffres : Baisse du revenu net agricole en trente ans : 40 % · Objectif d'installations agricoles par an : 10000 installations/an · Charges sociales d'un maraîcher français (contre 15 % en Espagne) : 45 % · Substances phytosanitaires interdites en France mais autorisées ailleurs en Europe : 140 substances
Sources : Les Carnets — Agriculture 2026 (PDF officiel) · Programme — Agriculture · À la Foire de Châlons, David Lisnard défend une agriculture libérée (02/09/2026) · Le Livre noir de la bureaucratie — volet Agriculture & Environnement (PDF officiel)
Droits des femmes & égalité — Partiel
Aucun chapitre dédié ni aucune mesure sur l'égalité salariale, les violences sexistes et sexuelles ou la parité n'a été identifiée dans les documents officiels. Deux positions officielles seulement, de nature critique, ont été retrouvées : l'opposition à la constitutionnalisation de l'IVG (tout en reconnaissant un droit incontesté) et une tribune contre le « néo-féminisme ».
- Discours de Bayeux (17/06/2026) : la constitutionnalisation de l'IVG en 2024 est critiquée comme ayant inscrit dans le texte suprême « un droit que la loi garantissait depuis 1975 et qu'aucune majorité n'a jamais contesté » — la critique porte sur la méthode constitutionnelle, non sur le droit lui-même
- Le préambule de 1946 cesserait de servir de norme de contrôle constitutionnel, ce qui affecte le socle des droits économiques et sociaux
- Tribune « Journée internationale des droits des femmes : le néo-féminisme contre les femmes » (07/03/2024, L'Opinion) référencée sur le site officiel : seul le titre y est reproduit, le texte intégral n'y figure pas
- Tribune laïcité (09/12/2025) : interdiction du voile à l'université et refus de la « mixité obligatoire » présentée comme une capitulation
- Mesure de simplification bénéficiant surtout aux veuves âgées : suppression du certificat annuel de non-remariage exigé pour la pension de réversion, remplacé par un signalement automatique de l'état civil (Livre noir)
- Aucune proposition n'a été identifiée sur l'égalité salariale, les violences conjugales, la santé des femmes ou la parité en politique
Sources : Discours de Bayeux (17/06/2026, PDF officiel) · « Journée internationale des droits des femmes : le néo-féminisme contre les femmes » (07/03/2024) · Le Livre noir de la bureaucratie — certificat de non-remariage (PDF officiel) · Notre programme (sommaire des thèmes traités, égalité femmes-hommes absente)
Condition animale — Partiel
Aucune politique de bien-être animal n'est proposée en tant que telle, mais une position nationale explicite existe désormais dans le Livre noir de la bureaucratie : suspendre les normes françaises de bien-être animal qui ne sont pas harmonisées au niveau européen, faute de réciprocité aux frontières.
- Taxe sur l'ovosexage (appliquée seulement en France et en Allemagne) analysée comme une distorsion de concurrence : porter l'harmonisation au niveau européen et, à défaut dans deux ans, suspendre l'obligation française
- Principe généralisé : « appliquer ce principe à toutes les normes bien-être animal franco-françaises sans réciprocité aux frontières »
- Carnet Agriculture 2026 : l'élevage est promu comme producteur de protéines et source d'engrais organiques, sans volet consacré aux conditions d'élevage ou d'abattage
- Aucune position officielle n'a été identifiée sur la corrida, la chasse, l'expérimentation animale, les animaux de compagnie ou la faune sauvage
- Les actions relevées sur le site en faveur de la « cause animale » concernent la gestion municipale de Cannes et non le programme présidentiel
Sources : Le Livre noir de la bureaucratie — normes bien-être animal (PDF officiel) · Les Carnets — Agriculture 2026 (PDF officiel)
Laïcité & religions — Partiel
Toujours pas de chapitre programmatique dédié, mais une doctrine officielle désormais explicite dans une tribune du 9 décembre 2025 : laïcité comme outil de liberté et de neutralité, absence de tout signe religieux ostensible partout où la République instruit, juge ou administre, et fermeté contre l'islamisme.
- « L'absence de tout signe religieux ostensible doit prévaloir partout où la République instruit, juge ou administre »
- Interdiction du voile à l'université ; refus des prières de rue et de la « mixité obligatoire », présentées comme des capitulations
- Laïcité définie comme garantie de la liberté religieuse et de la neutralité de l'État, et non comme effacement de l'héritage national ; référence à l'esprit originel de la loi de 1905 et de Briand
- Double dérive dénoncée : le « multiculturalisme woke », qui ferait de la laïcité un instrument de discrimination de l'héritage chrétien, et l'islamisme politique
- Programme sécurité : interdiction des Frères musulmans, contrôle renforcé des écoles hors contrat
- Distinction affirmée entre critique de l'islamisme et respect de l'islam et des musulmans ; laïcité présentée comme « outil de liberté, d'égalité et de fraternité » distincte de la spiritualité personnelle
- Aucun document programmatique autonome (livret, chapitre) consacré à la laïcité n'a été identifié
Sources : « Ne faisons pas de la laïcité un renoncement » (09/12/2025) · Programme — Sécurité (volet islamisme/entrisme) · « Je peux trouver Dieu dans une forêt, une montagne… » — Le Point
Outre-mer — Partiel
Toujours pas de livret dédié, mais une doctrine officielle désormais double : institutionnelle à Bayeux (mêmes libertés locales pour tous, refus de toute décentralisation asymétrique ou de statuts d'exception) et stratégique dans le Grand Entretien (outre-mer comme plateformes de commandement et de renseignement maritime en Indo-Pacifique).
- Bayeux (17/06/2026) : « des libertés locales étendues, partout, pour tous les territoires et une seule République » — pas de décentralisation asymétrique, pas de décentralisation à la carte, pas de statuts d'exception négociés sous la pression, pas de lois différentes selon le lieu de vie
- La réorganisation en Provinces vaudra pour toute la France, outre-mer compris
- Nouvelle-Calédonie, Polynésie, La Réunion, Mayotte, Wallis-et-Futuna et les Terres australes présentées comme « nos plates-formes stratégiques, pas des périphéries administratives » : points d'ancrage de commandement, de renseignement maritime, de protection des câbles sous-marins et de projection logistique
- Initiative française sur les câbles, les ports et la connectivité souveraine du Pacifique et de l'océan Indien, articulée avec le Global Gateway européen
- Retour à une « Océanie politique » : garde-côtes, formation et bourses, santé, climat, francophonie, gouvernance maritime ; exercices conjoints annuels avec l'Inde, le Japon, l'Australie et l'Indonésie
- Vigilance affichée face aux cyberattaques visant la Nouvelle-Calédonie et Mayotte ; cellules de lutte contre le narcotrafic déployées outre-mer
- Aucun plan économique ou social spécifique (vie chère, emploi, logement, eau, santé ultramarine) n'a été identifié
Chiffres : Part de la zone économique exclusive française située en Indo-Pacifique : 93 % · Français vivant dans les outre-mer de l'Indo-Pacifique : 1650000 habitants · Militaires français maintenus en permanence en Indo-Pacifique : 8000 militaires
Sources : Discours de Bayeux (17/06/2026, PDF officiel) · Le Grand Entretien — Quelle stratégie pour la France dans le nouveau désordre mondial ? (29/06/2026) · Programme — Sécurité (volet outre-mer)
Jeunesse — Partiel
Toujours pas de chapitre jeunesse autonome, mais un fil conducteur générationnel assumé : dénonciation du « sacrifice » budgétaire des jeunes, priorité à l'apprentissage et à la formation, suppression de Parcoursup, et capitalisation retraite présentée comme outil de constitution de patrimoine pour les nouvelles générations.
- Tribune « Budget : la jeunesse sacrifiée » : dénonciation des transferts intergénérationnels au détriment des jeunes actifs
- Suppression de Parcoursup, remplacé par une affectation fondée sur les résultats scolaires ; rétablissement du libre accès à l'université pour les filières non contingentées
- Abaissement de la limite d'âge pour l'apprentissage ; apprentissage promu comme voie d'excellence ; alignement des formations professionnelles sur les besoins économiques locaux
- Priorité affichée à l'investissement dans la formation et l'insertion professionnelle plutôt qu'aux mesures symboliques (repas CROUS à 1 €)
- Capitalisation retraite et distribution d'actions gratuites aux salariés présentées comme des outils de constitution de patrimoine et de transmission entre générations
- Santé des jeunes : éducation à la santé intégrée aux programmes scolaires, plan de recrutement d'infirmiers scolaires, prévention psychologique de premier niveau, renforcement massif de la pédopsychiatrie
- Aucun dispositif spécifique n'a été identifié sur le logement étudiant, les bourses, le RSA jeunes ou le service national
Chiffres : Taux de pauvreté des 18-24 ans : 25 % · Taux de chômage des jeunes cité (contre 6,7 % en Allemagne) : 18.8 %
Sources : « Budget : la jeunesse sacrifiée » — L'Opinion · Le Livre noir de la bureaucratie — volet Éducation (PDF officiel) · Les Carnets — Santé 2026 (PDF officiel) · Programme — Réussir une nouvelle ambition française (volet apprentissage)
Handicap — Partiel
Le Livre noir de la bureaucratie contient les premières mesures nationales identifiées concernant les personnes handicapées, toutes de nature administrative : droit acquis permanent pour les situations définitivement reconnues, suppression de l'obligation de présence physique et versement automatique des prestations. Aucune politique du handicap (AAH, AESH, emploi, aidants) n'est proposée.
- Droit acquis permanent pour les situations de handicap définitivement reconnues : aucun renouvellement de dossier si la situation médicale n'a pas évolué, même en cas de changement de formulaire
- Coffre-fort numérique unique : les justificatifs de handicap sont stockés une fois pour toutes ; obligation faite aux administrations (mairies, préfectures, écoles, MDPH) de communiquer entre elles, rendue juridiquement opposable
- Suppression de l'obligation de présence physique en mairie pour les personnes lourdement handicapées : le service se déplace à domicile ou la démarche est entièrement dématérialisée
- Versement automatique de toute prestation dont l'éligibilité est vérifiable sur les données fiscales et sociales existantes, sans demande annuelle — le non-recours étant estimé à 30–50 % des prestations
- Médiateur de la simplification doté d'un pouvoir de validation exceptionnelle pour les dossiers bloqués depuis plus de cinq ans
- Constat des contradictions normatives en matière d'accessibilité (hauteur des prises électriques imposée à la fois en dessous et au-dessus de 140 cm), à trancher par un « rescrit de cohérence » arbitré par le préfet
- Aucune proposition n'a été identifiée sur le montant ou la déconjugalisation de l'AAH, le statut des AESH, l'école inclusive, l'emploi des travailleurs handicapés ou le statut des aidants
Chiffres : Non-recours estimé aux prestations sociales (fourchette basse) : 30 %
Sources : Le Livre noir de la bureaucratie — « Dites-le nous une fois » et administration proactive (PDF officiel) · Notre programme (sommaire des thèmes traités, handicap absent)
Services publics — Documenté
Volet le plus opérationnel du projet depuis la publication du Livre noir de la bureaucratie : calendrier de transformation de l'État par ordonnances (jour 1, 30 jours, 45 jours, 100 jours), suppression de la moitié des agences, spoil system et création d'une DRH de l'État.
- Jour 1 : gouvernement de douze ministres ; moratoire réglementaire signé à l'Élysée gelant toutes les normes en cours d'adoption et suspendant celles publiées dans les 90 jours précédant l'élection
- 30 jours : loi d'habilitation pour transformer l'État par ordonnances — suppression de la moitié des 1 200 agences et opérateurs (480 000 agents concernés), suppression des ARS, DREAL, MRAe et DREETS, préfet rétabli comme interlocuteur unique passant du contrôle a priori au contrôle a posteriori
- Interdiction de la surtransposition des directives européennes : toute surtransposition devra être justifiée par écrit, soumise au Conseil national d'évaluation des normes et validée par le Parlement
- Droit pour tout citoyen, entreprise ou association de saisir une autorité rattachée au Premier ministre pour contester une norme : la charge de la preuve est renversée, à l'administration de démontrer que la norme est nécessaire, lisible et proportionnée
- Règle « deux normes supprimées pour une créée » et principe de compétitivité : toute nouvelle norme évaluée sur son impact sur la croissance, non adoptable sans compensation si l'impact est négatif
- 45 jours : revue fonctionnelle ministère par ministère sur le modèle canadien de 1994 (cinq questions par programme et par agence), toute réponse négative déclenchant fusion, transfert ou suppression
- 100 jours : suppression de l'Institut national du service public (ex-ENA), spoil system pour les directeurs d'administration centrale recrutés sur contrats d'objectifs et révocables, fonction transformation dans chaque ministère, création d'une DRH de l'État
- Objectif de fond maintenu : basculer 450 000 fonctionnaires des tâches de bureau vers le terrain et réduire les tâches administratives de 33 % à 25 %
- Débureaucratisation érigée en « grande cause nationale » du mandat, présentée comme la condition de la performance publique, de la compétitivité et du renforcement du régalien
Chiffres : Agences et opérateurs de l'État recensés (moitié à supprimer) : 1200 agences · Budget annuel des agences et opérateurs : 100 Md€ · Fonctionnaires à redéployer vers le terrain : 450000 agents · Objectif de part des tâches administratives (contre 33 % actuellement) : 25 %
Sources : Le Livre noir de la bureaucratie (PDF officiel) · David Lisnard dévoile son plan pour en finir avec la bureaucratie (09/04/2026) · Discours de Bayeux (17/06/2026, PDF officiel) · Programme — Être maître de notre destin
Xavier Bertrand (Bertrand) — candidat·e : Xavier Bertrand
Économie & pouvoir d'achat — Partiel
Depuis les entretiens d'août 2026 repris sur son site officiel, sa ligne économique se précise autour de la « classe moyenne qui travaille » : maîtrise des dépenses sociales, économies « partout où c'est possible » mais « pas de mesures injustes », et transposition nationale d'aides déjà mises en œuvre dans les Hauts-de-France. Toujours aucun chiffrage budgétaire d'ensemble ni livret économique publié.
- Cible affichée : « la classe moyenne », « ceux qui travaillent et qui sont à découvert le cinq ou le quinze du mois » (Le Figaro, 04/08/2026)
- « Faire des économies partout où c'est possible, mais ne pas être sur des mesures injustes » ; « maîtriser les dépenses sociales » citée parmi les lignes de force du projet
- Priorités sociales annoncées du projet présidentiel : logement, handicap, monoparentalité et parents isolés, culture
- Aide financière aux salariés qui utilisent leur voiture pour aller travailler et aide aux parents qui gardent leurs enfants : mesures déjà appliquées dans les Hauts-de-France, présentées comme transposables au national (« Tout ce que je fais pour 6 millions de personnes, je peux le faire pour 68 millions de Français »)
- « Créer des richesses, par le travail, avant de les partager » ; meilleur partage des fruits de la croissance dans l'entreprise (intéressement, participation)
- Baisse de l'impôt sur le revenu pour les premières tranches (position de décembre 2025, non réactualisée depuis)
- « Ce ne sont pas les politiques qui créent les emplois, ce sont les entrepreneurs » : l'État doit « bâtir l'écosystème favorable » plutôt que légiférer un catalogue de mesures
- Objectif de réindustrialisation adossé au bilan régional des Hauts-de-France ; secteurs cités : tech, IA, cybersécurité, défense, agroalimentaire, énergie, ports
- Aucun chiffrage d'ensemble (trajectoire de déficit, montant d'économies, réforme fiscale détaillée) publié à ce jour
Sources : « Je n'ai pas le profil d'une prise de guerre, je trace ma route » (Le Figaro, repris sur le site officiel, 04/08/2026) · « Xavier Bertrand presque candidat à la présidentielle » (Ouest-France, repris sur le site officiel, 03/08/2026) · « Le principal danger face au RN, c'est le défaitisme » (Le Monde, repris sur le site officiel, décembre 2025) · Rencontres économiques d'Aix : « Il faut une République des territoires et un mandat unique » (La Provence, repris sur le site officiel, 05/07/2026) · Accord de coopération Hauts-de-France / Nord du Portugal (LusoJournal, repris sur le site officiel, 17/07/2026)
Travail & retraites — Partiel
Nouveauté d'août 2026 : la « défense de la retraite par capitalisation » figure désormais parmi les lignes de force annoncées de son projet, aux côtés d'une « maîtrise des dépenses sociales » — mais sans dispositif ni chiffrage. Aucune position actualisée sur l'âge légal ou la durée de cotisation pour 2027 ; la seule prise de position détaillée reste la critique de la réforme de 2023.
- « Défense de la retraite par capitalisation » citée parmi les grandes lignes de son projet présidentiel (Le Figaro, 04/08/2026), sans mécanisme, périmètre ni chiffrage précisés
- « Maîtriser les dépenses sociales » présentée comme un axe du projet
- « À l'horizon de 10 ans, accepter de travailler deux années de plus » plutôt qu'une réforme brutale (position de janvier 2023)
- Critique de la réforme des retraites de 2023, jugée injuste envers les carrières commencées avant 21 ans (44 annuités de cotisation requises)
- Soutien de principe à un rapprochement des régimes spéciaux du régime général
- Aucun âge légal cible, aucune durée de cotisation ni calendrier chiffré publiés pour la campagne 2027
- Un collectif « Retraités » figure parmi les groupes de réflexion du mouvement, sans production programmatique publiée
Sources : « Je n'ai pas le profil d'une prise de guerre, je trace ma route » (Le Figaro, repris sur le site officiel, 04/08/2026) · « Elle est où la justice ? » — critique de la réforme des retraites (Le JDD, repris sur le site officiel, janvier 2023) · « Les collectifs » — 15 groupes de réflexion de Nous France (site officiel, consulté le 09/09/2026)
Santé & protection sociale — Partiel
Ancien ministre de la Santé, Xavier Bertrand défend une réforme conduite « avec » les soignants plutôt que par des mesures « technocratiques et punitives », et réclame une loi pluriannuelle de santé. La santé figure parmi les « sujets essentiels » que l'État central doit conserver, mais seulement pour ses « grandes orientations ». Aucun plan de financement détaillé n'a été publié.
- La santé fait partie des « sujets essentiels » que l'État central doit garder, limités aux « grandes orientations », le reste relevant des territoires (citation mise en avant sur la page d'accueil du site officiel)
- « L'efficacité de nos services publics, la santé et l'école en priorité » (entretien au CRIF, juin 2026)
- Opposition aux mesures jugées « technocratiques, punitives » du PLFSS contre la médecine de ville
- Demande d'une « grande loi pluriannuelle de santé » plutôt que des ajustements budgétaires annuels
- Défense conjointe de l'hôpital public et de la médecine libérale ; refus de « fragiliser » cette dernière
- Meilleure répartition des médecins sur le territoire, sans mesure de contrainte à l'installation évoquée
- Défense de la biologie médicale de proximité (appel transpartisan signé, 2022)
- Un collectif « Soignants » figure parmi les groupes de réflexion du mouvement, sans production programmatique publiée
- Aucun chiffrage (ONDAM, effectifs, investissement hospitalier) publié à ce jour
Sources : Site officiel Nous France — page d'accueil (consultée le 09/09/2026) · « Ceux qui pensent qu'on peut s'allier avec l'extrême droite se trompent » (entretien au CRIF, repris sur le site officiel, 02/06/2026) · « On ne dirige pas un pays par la peur » (Le Parisien, repris sur le site officiel, janvier 2026) · Appel transpartisan à défendre la biologie médicale de proximité (Le JDD, repris sur le site officiel, décembre 2022) · « Les collectifs » — 15 groupes de réflexion de Nous France (site officiel, consulté le 09/09/2026)
Immigration — Partiel
La « reprise en main de notre politique migratoire » est revendiquée comme l'un des « sujets essentiels » de l'État sur la page d'accueil du site officiel, mais le seul texte détaillé, « Immigration : reprenons le contrôle ! », toujours en ligne au 09/09/2026, date de la campagne 2021-2022 (il évoque un référendum « à l'automne 2022 »). Aucune actualisation chiffrée pour 2027 n'a été publiée : ce contenu est rapporté avec cette réserve de datation.
- « Je veux que l'État s'occupe des sujets essentiels : sécurité, justice, reprise en main de notre politique migratoire, lutte contre le terrorisme… » (page d'accueil du site officiel, consultée le 09/09/2026)
- Quotas annuels d'immigration fixés chaque année par le Parlement, par type d'immigration, hors asile (proposition 2021-2022)
- Réduction d'un tiers des titres de séjour « travail » délivrés chaque année (proposition 2021-2022)
- Division par deux du nombre de visas étudiants, avec priorité aux « profils d'excellence » (proposition 2021-2022)
- Division par trois de l'immigration familiale (proposition 2021-2022, horizon alors fixé à 2027)
- 3 000 places de rétention administrative supplémentaires (proposition 2021-2022)
- Réforme de l'asile : dépôt de la demande dans la semaine suivant l'entrée, examen par l'OFPRA en un mois maximum, réexamen du statut de réfugié tous les cinq ans (proposition 2021-2022)
- Suppression de l'Aide médicale d'État pour les adultes, hors soins urgents et vitaux (proposition 2021-2022)
- Abrogation de la circulaire de régularisation de novembre 2012 et fin de toute régularisation d'étrangers entrés illégalement (proposition 2021-2022)
- Révision constitutionnelle par référendum pour rendre ces mesures possibles (proposition 2021-2022)
Chiffres : Places de rétention administrative supplémentaires (proposition 2021-2022) : 3000 places · Délai maximal d'examen d'une demande d'asile par l'OFPRA (proposition 2021-2022) : 1 mois · Périodicité de réexamen du statut de réfugié (proposition 2021-2022) : 5 ans
Sources : « Immigration : reprenons le contrôle ! » (site officiel, texte de 2021-2022, toujours en ligne au 09/09/2026) · Site officiel Nous France — page d'accueil (consultée le 09/09/2026)
Sécurité & justice — Partiel
Le thème n'est plus totalement vide : la sécurité, la justice et la lutte contre le terrorisme sont revendiquées comme des « sujets essentiels » de l'État sur la page d'accueil du site officiel, et l'entretien au CRIF de juin 2026 pose comme « préalable à tout » le rétablissement de l'ordre et la fin de l'impunité. Mais aucune mesure détaillée (effectifs, peines, prisons, organisation judiciaire) n'a été publiée.
- « Je veux que l'État s'occupe des sujets essentiels : sécurité, justice, reprise en main de notre politique migratoire, lutte contre le terrorisme… » (page d'accueil du site officiel)
- « Il y a un préalable à tout, c'est rétablir l'ordre et le respect de l'autorité. Mettre un terme à l'impunité » ; « sans respect des règles, il n'y a pas de société » (entretien au CRIF, juin 2026)
- Engagement à combattre « le racisme, l'antisémitisme, la haine de l'autre » avec la même détermination
- Sécurité civile : télésurveillance et drones pour « détecter les départs de feu le plus tôt possible », « sanctions très dures contre les incendiaires », maintien et valorisation du recrutement des sapeurs-pompiers (Var-Matin, août 2026)
- Aucune mesure chiffrée (effectifs de police et de gendarmerie, places de prison, échelle des peines, réorganisation de la justice) publiée à ce jour
- La rubrique « Rétablir l'autorité » du site officiel est un module participatif de collecte d'idées d'internautes, pas une position arrêtée du candidat ; au 09/09/2026 cette page ne présente plus aucune proposition en ligne
Sources : Site officiel Nous France — page d'accueil (consultée le 09/09/2026) · « Ceux qui pensent qu'on peut s'allier avec l'extrême droite se trompent » (entretien au CRIF, repris sur le site officiel, 02/06/2026) · « Je m'y prépare » : Xavier Bertrand pose les bases de son projet, la culture en toile de fond (Var-Matin, repris sur le site officiel, 03/08/2026)
Environnement & énergie — Partiel
Les prises de position énergétiques restent celles de 2022 (priorité au nucléaire, opposition à l'éolien terrestre, ouverture à l'éolien flottant) et la seule tribune climatique est celle, cosignée, sur la COP29 de Bakou (2024). L'été 2026 n'ajoute qu'un volet adaptation : la prévention des feux de forêt. Aucun plan climatique chiffré n'a été publié.
- « La priorité, c'est de relancer le nucléaire. Cela ne va pas assez vite » : nouvelle génération de réacteurs, filière hydrogène (position de novembre 2022)
- Opposition au déploiement de l'éolien terrestre, jugé destructeur des paysages ; ouverture à l'éolien flottant en mer
- Tribune cosignée (avec B. Retailleau, A. Hidalgo, V. Pécresse et d'autres élus) dénonçant la tenue de la COP29 à Bakou, « rendez-vous de la honte et du déshonneur »
- Adaptation : télésurveillance et drones pour la détection précoce des départs de feu, sanctions très dures contre les incendiaires (Var-Matin, août 2026)
- « L'emploi ou l'écologie se décideront au plus près et par ceux qui y vivent » : l'écologie relève de la « République des territoires » (texte fondateur « La vision »)
- Rejet des objectifs chiffrés abstraits : « les objectifs chiffrés ne parlent que sur le papier » (juillet 2026)
- Aucune trajectoire carbone, aucun plan transports ou biodiversité chiffré identifié sous sa signature
Sources : « Il faut en terminer avec l'ère de la naïveté » (Nice Matin / TV5 Monde, repris sur le site officiel, novembre 2022) · Tribune cosignée : « La COP29 à Bakou, rendez-vous de la honte et du déshonneur » (site officiel, décembre 2024) · « Je m'y prépare » : Xavier Bertrand pose les bases de son projet, la culture en toile de fond (Var-Matin, repris sur le site officiel, 03/08/2026) · « La vision » — texte fondateur de Nous France (site officiel, consulté le 09/09/2026) · Accord de coopération Hauts-de-France / Nord du Portugal (LusoJournal, repris sur le site officiel, 17/07/2026)
Europe, défense & international — Partiel
Xavier Bertrand se présente comme « Européen convaincu » et juge l'Europe « indispensable », en se référant aux rapports Letta et Draghi ; il a cosigné avec le député Julien Dive une tribune appelant à saisir la CJUE contre l'accord Mercosur et défend une autonomie stratégique vis-à-vis des États-Unis. Aucun chiffrage propre (budget de la défense, contribution européenne) n'a été publié.
- « Saisir la CJUE : le dernier recours contre le Mercosur » (tribune cosignée avec le député Julien Dive, janvier 2026)
- « Européen convaincu » ; l'Europe jugée « indispensable », avec référence explicite aux rapports Letta et Draghi (juillet 2026)
- Coopération interrégionale Hauts-de-France / Nord du Portugal signée le 16/07/2026 sur la tech, l'IA, la cybersécurité, la défense, l'agroalimentaire, l'énergie et les ports — accord régional, et non une mesure de politique nationale
- Défense européenne jugée insuffisante ; appel à ce que l'Europe s'affirme comme puissance (illustré par la question du Groenland)
- « Être allié des États-Unis, ça n'est pas accepter d'en être son vassal »
- Souveraineté alimentaire présentée comme un enjeu géopolitique et un « domaine régalien » de l'État
- Aucun objectif chiffré de budget de la défense ni de position détaillée sur les traités européens publiés
Sources : « Saisir la CJUE : le dernier recours contre le Mercosur », par Julien Dive et Xavier Bertrand (La Tribune, repris sur le site officiel, janvier 2026) · Accord de coopération Hauts-de-France / Nord du Portugal (LusoJournal, repris sur le site officiel, 17/07/2026) · « On ne dirige pas un pays par la peur » (Le Parisien, repris sur le site officiel, janvier 2026)
Institutions & démocratie — Partiel
C'est le thème le mieux documenté : mandat présidentiel unique soumis à référendum, « République des territoires » recentrant l'État sur ses missions régaliennes (projet porté avec Jean-Louis Borloo), candidature revendiquée « indépendante » hors parti, refus de toute primaire, et référendum sur l'autonomie de la Corse. Une réserve importante : la durée du mandat unique varie d'un entretien officiel à l'autre (cinq ans, puis sept ans).
- Mandat présidentiel unique et non renouvelable, soumis à référendum — mais la durée annoncée diffère selon les entretiens repris sur son propre site : « un seul mandat de cinq ans » (La Provence, 05/07/2026 ; Ouest-France, 03/08/2026), puis « le septennat unique » par voie référendaire (Le Figaro, 04/08/2026)
- Justification : « quand on cherche sa réélection dès le premier jour, on ne fait pas le travail de transformation nécessaire »
- « République des territoires » : recentrer l'État central sur ses missions régaliennes (sécurité, justice, politique migratoire, lutte contre le terrorisme, grandes orientations de l'éducation et de la santé) et décentraliser tout le reste — projet porté avec Jean-Louis Borloo
- « La France ne peut plus être gérée de loin par quelques-uns » : l'emploi et l'écologie doivent « se décider au plus près et par ceux qui y vivent » (texte fondateur « La vision »)
- Candidature revendiquée hors parti : « Quand je me déclarerai, ce sera en candidat indépendant, je l'assume » (Le Figaro, 04/08/2026)
- Refus de toute primaire de la droite et du centre, réaffirmé publiquement le 27/08/2026 à l'université de rentrée du Medef (« On ne va pas faire les mêmes conneries à chaque fois ») ; il n'est pas associé à la rencontre de début novembre 2026 proposée le 08/09/2026 par Édouard Philippe à Gabriel Attal, Bruno Retailleau, François Bayrou et David Lisnard
- Le président ne doit pas gouverner « avec un catalogue de mesures digne d'un Premier ministre » mais être « le garant de l'unité nationale »
- Favorable à une autonomie, y compris législative, pour la Corse, sous condition d'un référendum de consultation préalable des Corses
- Critique du mode de gouvernement « par la peur, la pression ou le chantage institutionnel »
Sources : « Je n'ai pas le profil d'une prise de guerre, je trace ma route » (Le Figaro, repris sur le site officiel, 04/08/2026) · « Xavier Bertrand presque candidat à la présidentielle » (Ouest-France, repris sur le site officiel, 03/08/2026) · Rencontres économiques d'Aix : « Il faut une République des territoires et un mandat unique » (La Provence, repris sur le site officiel, 05/07/2026) · Xavier Bertrand souhaite un référendum sur l'autonomie de la Corse (site officiel, 30/04/2026) · « On ne dirige pas un pays par la peur » (Le Parisien, repris sur le site officiel, janvier 2026) · « La vision » — texte fondateur de Nous France (site officiel, consulté le 09/09/2026) · Site officiel Nous France — page d'accueil (consultée le 09/09/2026)
Éducation — Partiel
Deux éléments nouveaux à l'été 2026, tous deux issus de son bilan régional ou de son volet culturel : une allocation de rentrée scolaire universelle pour les lycéens, présentée comme transposable au national, et l'objectif qu'aucun élève ne traverse sa scolarité sans voir « une œuvre ou un spectacle ». Aucun plan national sur les programmes, le recrutement ou la réforme du collège et du lycée n'a été publié.
- Allocation de rentrée scolaire universelle pour les lycéens : mesure déjà mise en œuvre dans les Hauts-de-France, présentée comme extensible au niveau national (« Tout ce que je fais pour 6 millions de personnes, je peux le faire pour 68 millions de Français »)
- Éducation artistique et culturelle généralisée : « dans son parcours scolaire, de l'école jusqu'au lycée, il n'y ait pas un élève qui passe à côté d'une œuvre ou d'un spectacle »
- Seules « les grandes orientations en matière d'éducation » restent à l'État central, le reste relevant des territoires (page d'accueil du site officiel)
- « L'efficacité de nos services publics, la santé et l'école en priorité » (entretien au CRIF, juin 2026)
- Réforme du système des bourses étudiantes, dénoncées comme « devenues des variables d'ajustement des politiques budgétaires » (décembre 2025)
- Un collectif « Enseignants » figure parmi les groupes de réflexion du mouvement, sans production programmatique publiée
- Aucune proposition détaillée sur les programmes scolaires, le recrutement des enseignants ou la réforme du collège et du lycée
Sources : « Xavier Bertrand presque candidat à la présidentielle » (Ouest-France, repris sur le site officiel, 03/08/2026) · « Je m'y prépare » : Xavier Bertrand pose les bases de son projet, la culture en toile de fond (Var-Matin, repris sur le site officiel, 03/08/2026) · Site officiel Nous France — page d'accueil (consultée le 09/09/2026) · « Ceux qui pensent qu'on peut s'allier avec l'extrême droite se trompent » (entretien au CRIF, repris sur le site officiel, 02/06/2026) · « Le principal danger face au RN, c'est le défaitisme » (Le Monde, repris sur le site officiel, décembre 2025) · « Les collectifs » — 15 groupes de réflexion de Nous France (site officiel, consulté le 09/09/2026)
Numérique & IA — Non couvert
Logement — Partiel
Le logement est désormais explicitement cité parmi les priorités du projet présidentiel (« faire du logement une priorité », Le Figaro, 04/08/2026) et un collectif « Habitat » existe, mais aucune mesure concrète (construction, loyers, DPE, accession, hébergement d'urgence) n'a été publiée à ce jour.
- « Faire du logement une priorité » : le logement figure parmi les lignes de force annoncées du projet présidentiel
- Collectif « Habitat » listé parmi les groupes de réflexion de Nous France, sans proposition publiée
- Aucune mesure chiffrée (objectif de construction, encadrement des loyers, rénovation énergétique, hébergement d'urgence) identifiée
Sources : « Je n'ai pas le profil d'une prise de guerre, je trace ma route » (Le Figaro, repris sur le site officiel, 04/08/2026) · « Les collectifs » — 15 groupes de réflexion de Nous France (site officiel, consulté le 09/09/2026)
Culture & sport — Partiel
La culture est devenue, à l'été 2026, le volet le plus étoffé de son projet : objectif de 1 % du budget de l'État consacré à la culture d'ici 2032, décentralisation culturelle, éducation artistique généralisée et refus explicite de toute censure. Côté sport, la seule position détaillée reste le soutien à une régulation du football professionnel.
- Culture · Porter à 1 % du budget de l'État la part consacrée à la culture, à l'horizon 2032
- Culture · « Une véritable décentralisation culturelle » : « ce pays est beaucoup trop centré sur Paris »
- Culture · Éducation artistique : aucun élève ne doit passer, de l'école au lycée, « à côté d'une œuvre ou d'un spectacle »
- Culture · Refus de la censure : « la culture ne peut pas rimer avec la censure » ; « je ne mettrai jamais le doigt dans l'engrenage de la censure. Jamais »
- Culture · Bilan régional revendiqué : budget culturel des Hauts-de-France augmenté de 50 %
- Culture · Défense de l'audiovisuel public contre son affaiblissement, sans plan de réforme détaillé
- Sport · Soutien à la proposition de loi Lafon/Savin : rôle de régulation renforcé des fédérations sportives
- Sport · Plafonnement des rémunérations des dirigeants de ligues professionnelles
- Sport · Contrôle financier confié à la Cour des comptes sur les instances du football professionnel
- Sport · Renforcement de la lutte contre le piratage des contenus sportifs
- Sport · Un collectif « Sportifs » figure parmi les groupes de réflexion du mouvement, sans production programmatique publiée
Chiffres : Part du budget de l'État consacrée à la culture, objectif à l'horizon 2032 : 1 % · Hausse du budget culturel de la région Hauts-de-France revendiquée (bilan régional, non une mesure nationale) : 50 %
Sources : « Je m'y prépare » : Xavier Bertrand pose les bases de son projet, la culture en toile de fond (Var-Matin, repris sur le site officiel, 03/08/2026) · OPINION. « Football : la loi qui nous manque », par Xavier Bertrand (La Tribune, repris sur le site officiel, 29/06/2026) · « Si on avait Superman en rayon… » face à Marine Le Pen (Le Parisien, repris sur le site officiel, 15/07/2026) · « Le principal danger face au RN, c'est le défaitisme » (Le Monde, repris sur le site officiel, décembre 2025) · « Les collectifs » — 15 groupes de réflexion de Nous France (site officiel, consulté le 09/09/2026)
Agriculture & alimentation — Partiel
Opposition affirmée à l'accord UE-Mercosur, avec une cosaisine de la CJUE, au nom d'une souveraineté alimentaire érigée en « domaine régalien » de l'État ; critique d'une politique agricole jugée sans vision de long terme. Aucun livret agricole détaillé (revenu, prix, phytosanitaires, eau) n'a été publié.
- Opposition à l'accord UE-Mercosur ; cosaisine de la Cour de justice de l'Union européenne (avec le député Julien Dive)
- Alimentation présentée comme relevant du « domaine régalien » de l'État, au nom de la souveraineté alimentaire
- Critique d'une « politique agricole » jugée sans vision de long terme
- Refus de reproduire, pour l'agriculture, les erreurs passées de désindustrialisation
- L'agroalimentaire figure parmi les filières visées par l'accord de coopération Hauts-de-France / Nord du Portugal (juillet 2026)
- Des collectifs « Agriculteurs » et « Pêcheurs » figurent parmi les groupes de réflexion du mouvement, sans production programmatique publiée
- Aucun livret chiffré dédié (revenu agricole, prix, phytosanitaires, eau) identifié à ce jour
Sources : « Saisir la CJUE : le dernier recours contre le Mercosur », par Julien Dive et Xavier Bertrand (La Tribune, repris sur le site officiel, janvier 2026) · « On ne dirige pas un pays par la peur » (Le Parisien, repris sur le site officiel, janvier 2026) · Accord de coopération Hauts-de-France / Nord du Portugal (LusoJournal, repris sur le site officiel, 17/07/2026) · « Les collectifs » — 15 groupes de réflexion de Nous France (site officiel, consulté le 09/09/2026)
Droits des femmes & égalité — Non couvert
Condition animale — Non couvert
Laïcité & religions — Partiel
Aucune position dédiée et actualisée sur la laïcité en tant que telle (école, entrisme religieux, neutralité du service public). Deux éléments proches seulement : l'engagement, dans un entretien au CRIF de juin 2026, à combattre « le racisme, l'antisémitisme, la haine de l'autre » et à exclure toute alliance avec l'extrême droite, et la mention de « la laïcité à la française » comme critère du « passeport républicain » du texte de 2021-2022.
- « Ceux qui pensent qu'on peut s'allier avec l'extrême droite se trompent » ; engagement à combattre « le racisme, l'antisémitisme, la haine de l'autre » avec la même détermination (entretien au CRIF, juin 2026)
- « Passeport républicain » conditionnant l'installation durable à la connaissance de « la laïcité à la française » (proposition 2021-2022, formulée dans le cadre de l'immigration et non comme une politique de laïcité)
- Aucune position publiée sur la laïcité à l'école, l'entrisme religieux ou la neutralité des agents publics
Sources : « Ceux qui pensent qu'on peut s'allier avec l'extrême droite se trompent » (entretien au CRIF, repris sur le site officiel, 02/06/2026) · « Immigration : reprenons le contrôle ! » (site officiel, texte de 2021-2022, toujours en ligne au 09/09/2026)
Outre-mer — Non couvert
Jeunesse — Partiel
Deux mesures concrètes concernent désormais les jeunes, toutes deux issues du bilan régional ou du volet culturel : une allocation de rentrée scolaire universelle pour les lycéens, présentée comme transposable au national, et la garantie d'un accès à une œuvre ou un spectacle tout au long de la scolarité. « Agir pour notre jeunesse » reste par ailleurs l'un des huit thèmes de la plateforme participative, vide de propositions publiées.
- Allocation de rentrée scolaire universelle pour les lycéens : mesure régionale des Hauts-de-France présentée comme extensible au niveau national
- Aucun élève ne doit passer, de l'école au lycée, « à côté d'une œuvre ou d'un spectacle »
- « Agir pour notre jeunesse » figure parmi les huit thèmes participatifs du site officiel : au 09/09/2026 la page correspondante ne présente aucune proposition en ligne
- Collectif « Jeunes avec Nous France » listé parmi les groupes de réflexion, sans corpus programmatique publié
- Aucune mesure sur l'autonomie des jeunes, la précarité étudiante, le service national ou la santé mentale
Sources : « Xavier Bertrand presque candidat à la présidentielle » (Ouest-France, repris sur le site officiel, 03/08/2026) · « Je m'y prépare » : Xavier Bertrand pose les bases de son projet, la culture en toile de fond (Var-Matin, repris sur le site officiel, 03/08/2026) · Site officiel Nous France — page d'accueil (consultée le 09/09/2026) · « Les collectifs » — 15 groupes de réflexion de Nous France (site officiel, consulté le 09/09/2026)
Handicap — Partiel
Le handicap est désormais explicitement cité parmi les priorités sociales du projet présidentiel (Le Figaro, 04/08/2026), aux côtés du logement et de la monoparentalité, mais toujours sans aucune mesure chiffrée (AAH, AESH, accessibilité, emploi, aidants).
- Le handicap figure parmi les lignes de force annoncées du projet présidentiel, avec le logement, la monoparentalité et les parents isolés
- Principe général : l'État doit « protéger des accidents de la vie, notamment les personnes touchées par le handicap » (décembre 2025)
- Collectif « Aidants (Précarité, Handicap, RSE) » listé parmi les groupes de réflexion, sans proposition publiée
- Aucune mesure chiffrée (AAH, AESH, accessibilité, emploi des personnes handicapées, statut des aidants) identifiée à ce jour
Sources : « Je n'ai pas le profil d'une prise de guerre, je trace ma route » (Le Figaro, repris sur le site officiel, 04/08/2026) · « Le principal danger face au RN, c'est le défaitisme » (Le Monde, repris sur le site officiel, décembre 2025) · « Les collectifs » — 15 groupes de réflexion de Nous France (site officiel, consulté le 09/09/2026)
Services publics — Partiel
Sa doctrine est explicitement affichée sur la page d'accueil du site officiel : l'État central se concentre sur les « sujets essentiels » (sécurité, justice, immigration, terrorisme, grandes orientations d'éducation et de santé) et laisse le reste aux territoires. La « République des territoires », portée avec Jean-Louis Borloo, en est le véhicule. Aucun chiffrage (effectifs, dépense publique) n'a été publié.
- « Je veux que l'État s'occupe des sujets essentiels : sécurité, justice, reprise en main de notre politique migratoire, lutte contre le terrorisme, les grandes orientations en matière d'éducation et de santé. Pour le reste, laissons les territoires faire pour libérer le pays… » (page d'accueil du site officiel)
- « L'efficacité de nos services publics, la santé et l'école en priorité » (entretien au CRIF, juin 2026)
- Défendre « nos services publics comme la santé, l'école » ; opposition à l'affaiblissement de l'audiovisuel public
- « République des territoires » portée avec Jean-Louis Borloo : décentraliser tout ce qui ne relève pas du régalien, pour « renouer avec l'efficacité de l'action publique »
- Exigence d'égalité d'accès affichée dans le texte fondateur : chacun doit « avoir les mêmes droits pour se déplacer, communiquer, vieillir en bonne santé, accéder à l'école »
- Aucun chiffrage (effectifs de la fonction publique, évolution de la dépense publique, carte des services) publié à ce jour
Sources : Site officiel Nous France — page d'accueil (consultée le 09/09/2026) · « Ceux qui pensent qu'on peut s'allier avec l'extrême droite se trompent » (entretien au CRIF, repris sur le site officiel, 02/06/2026) · « Le principal danger face au RN, c'est le défaitisme » (Le Monde, repris sur le site officiel, décembre 2025) · Rencontres économiques d'Aix : « Il faut une République des territoires et un mandat unique » (La Provence, repris sur le site officiel, 05/07/2026) · « Je n'ai pas le profil d'une prise de guerre, je trace ma route » (Le Figaro, repris sur le site officiel, 04/08/2026) · « La vision » — texte fondateur de Nous France (site officiel, consulté le 09/09/2026)
Rassemblement National (RN) — candidat·e : Marine Le Pen
Économie & pouvoir d'achat — Documenté
Baisse de la fiscalité sur l'énergie et du poids des impôts de production, exonérations de cotisations sur les hausses de salaires, objectif de ramener les prélèvements obligatoires de 46 % à 40 % du PIB, fonds souverain français et réindustrialisation. Le document économique le plus récent est « La France entreprend » (septembre 2024), complété par le Contre-Budget 2026.
- TVA sur l'énergie ramenée au taux réduit ; suspension de la TVA sur une centaine de produits de première nécessité en cas de forte inflation
- Exonération de cotisations patronales sur une hausse de salaire de 10 % (jusqu'à 3 SMIC)
- Suppression des impôts de production, en commençant par la CFE (payée par 3,7 millions d'entreprises), puis la C3S dans les territoires à revitaliser
- Remplacement de l'IFI par un impôt sur la fortune financière (IFF)
- Baisse immédiate de 30 % du prix de l'électricité en alignant les prix facturés sur les coûts réels du parc français ; EDF réunifiée en réintégrant RTE et Enedis
- Objectif de ramener les prélèvements obligatoires de 46 % à 40 % du PIB à moyen terme, et l'industrie manufacturière à 20 % du PIB entre 2045 et 2050
- Fonds souverain français pour les secteurs stratégiques ; contrôle renforcé des investissements étrangers ; renationalisation des concessions autoroutières
- Suppression des salaires de branche inférieurs au SMIC et lissage de la progression des cotisations pour supprimer les trappes à bas salaire
- Priorité nationale à l'embauche à compétence égale et dans les marchés publics
- Buralistes (lettre ouverte du 07/09/2026) : gel du prix du tabac et suppression de son indexation automatique sur l'inflation
Chiffres : Baisse de TVA sur l'énergie (chiffrage RN) : 10.96 Md€/an · Solde public amélioré revendiqué (Contre-Budget 2026) : 35.6 Md€ · Baisse immédiate du prix de l'électricité visée : 30 % · Prélèvements obligatoires ramenés à (contre 46 % aujourd'hui) : 40 % du PIB · Taux minimal européen d'impôt sur les sociétés défendu (contre 15 %) : 25 %
Sources : RN — Programme officiel des législatives 2024 (PDF) · RN — Contre-Budget 2026 (PDF, conférence de presse du 23/10/2025) · RN — « La France entreprend », projet de Marine Le Pen (PDF, septembre 2024) · Lettre ouverte de Marine Le Pen aux buralistes de France (07/09/2026)
Travail & retraites — Documenté
Abrogation de la réforme de 2023 et retour à 62 ans, avec un « système de retraites progressif » indexant l'âge de départ et la durée de cotisation sur l'âge d'entrée dans un emploi stable : 60 ans et 160 trimestres pour une entrée avant 20 ans, 62 ans et 168 trimestres pour une entrée à 25 ans.
- Âge légal ramené à 62 ans ; abrogation du report à 64 ans
- « Système de retraites progressif » : 60 ans et 160 trimestres cotisés pour ceux entrés dans l'emploi avant 20 ans, dans les secteurs à plus forte pénibilité
- Montée progressive jusqu'à 62 ans et 168 trimestres pour une entrée sur le marché du travail à 25 ans
- Justification affichée : performance économique (entrée précoce dans l'emploi) et justice sociale (prise en compte de la pénibilité réelle)
- Préservation du système par répartition ; pétition officielle pour un référendum sur les retraites
Chiffres : Âge légal de départ visé : 62 ans · Départ possible pour une entrée dans l'emploi avant 20 ans : 60 ans · Trimestres cotisés exigés pour un départ à 60 ans : 160 trimestres
Sources : RN — « La France entreprend », projet de Marine Le Pen (PDF, septembre 2024) · Communiqué RN — proposition de loi contre la retraite à 64 ans (03/05/2023) · Pétition officielle RN — référendum sur la réforme des retraites · RN — Contre-Budget 2026 (PDF, conférence de presse du 23/10/2025)
Santé & protection sociale — Documenté
Un livret projet dédié détaille une refonte de l'hôpital public : suppression des ARS et retour de la tutelle aux préfets de région, gouvernance bicéphale, plafond de 10 % de postes administratifs, recrutement et revalorisation des soignants, moratoire sur la fermeture de lits, retour à la dotation globale, plan contre les déserts médicaux et soutien aux proches aidants. L'AME serait limitée aux seuls soins urgents.
- Suppression des Agences Régionales de Santé, tutelle des hôpitaux rendue aux préfets de région via les directions régionales des affaires sanitaires et sociales
- Gouvernance hospitalière bicéphale : un directeur pour l'administratif, un médecin pour les questions médicales
- Plafond de 10 % de postes administratifs dans les hôpitaux, marges redéployées vers le personnel soignant
- Recrutement massif de soignants : au moins 10 000 places supplémentaires en IFSI et centres de formation d'aides-soignants ; 2 Md€ sur cinq ans de revalorisation, salaire infirmier + 10 %
- Moratoire sur la suppression des lits ; retour à un financement par dotation globale en lieu et place de la tarification à l'activité
- Déserts médicaux : rémunération de la consultation modulée selon le lieu d'installation, plan télémédecine cofinancé État-collectivités, ouverture de places suffisantes en facultés de médecine
- EHPAD : un médecin coordonnateur par établissement et une présence infirmière 24 h/24
- Proches aidants : congé porté de 3 à 12 mois sur la carrière, indemnisation déconjugalisée (100 % des pertes au SMIC, 80 % jusqu'au salaire médian, 50 % au-delà), indemnité de 300 €/mois pour l'hébergement d'un proche dépendant
- Prévention : visites médicales scolaires redevenues systématiques ; reconnaissance de l'endométriose comme ALD
- AME transformée en dispositif ne couvrant, pour les adultes, que les soins urgents ; plan de lutte contre la fraude sociale (ministère dédié, carte Vitale biométrique, preuve de vie annuelle)
Chiffres : Plafond de postes administratifs dans les hôpitaux : 10 % · Places supplémentaires en instituts de formation en soins infirmiers : 10000 places · Revalorisation salariale des soignants hospitaliers : 2 Md€ sur 5 ans · Hausse du salaire des infirmiers visée : 10 % · Congé de proche aidant (contre 3 mois) : 12 mois · Indemnité mensuelle pour l'accueil d'un proche dépendant : 300 €/mois
Sources : Livret projet « La santé » (projet présidentiel 2022, PDF) · RN — Programme officiel des législatives 2024 (PDF) · Livret projet « La lutte contre la fraude » (projet présidentiel 2022, PDF) · RN — « La France entreprend », projet de Marine Le Pen (PDF, septembre 2024)
Immigration — Documenté
Suppression du droit du sol, « priorité nationale » soumise à référendum constitutionnel, remplacement de l'AME, durcissement du regroupement familial et de l'asile, et conditionnement des prestations sociales à une durée de travail en France.
- Suppression du droit du sol et de la plupart des protections contre l'expulsion
- AME remplacée par une « Aide d'Urgence Vitale » limitée aux soins urgents
- Priorité nationale (emploi, logement social et étudiant, prestations) instituée si nécessaire par référendum constitutionnel
- Prestations familiales réservées aux familles dont au moins un parent est français ; prestations non contributives (RSA) conditionnées à cinq ans d'activité à temps plein
- Expulsion systématique des étrangers condamnés pour crime ou délit ; tests osseux pour les mineurs isolés, présomption de majorité en cas de refus
- Au niveau européen : rétention étendue à 24 mois, plateformes de retour hors UE, Schengen réservé aux ressortissants des États membres
Chiffres : Économie visée (5 ans de travail requis pour les prestations non contributives) : 6.1 Md€ · Durée d'activité exigée pour l'accès aux prestations non contributives : 5 ans
Sources : RN — Programme officiel des législatives 2024 (PDF) · RN — « La France entreprend », projet de Marine Le Pen (PDF, septembre 2024) · Livret projet « La famille » (projet présidentiel 2022, PDF) · Communiqué RN — règlement européen « retour » (10/03/2026) · Pétition officielle RN — « Submersion migratoire : protégeons nos frontières ! » (2026)
Sécurité & justice — Documenté
Un livret projet dédié structure une loi de programmation pour la sécurité et la justice : présomption de légitime défense pour les forces de l'ordre, +1,5 Md€ par an, 7 000 policiers et gendarmes supplémentaires, doublement du nombre de magistrats, 85 000 places de prison à l'horizon 2028, peines minimales, retour aux courtes peines et abaissement de la majorité pénale à 16 ans.
- Présomption de légitime défense pour les policiers et les gendarmes ; protection fonctionnelle alignée sur le régime militaire, plainte déposée par la hiérarchie et procédures anonymisées
- Loi de programmation sécurité-justice : +1,5 Md€ par an, 7 000 postes de policiers et gendarmes, 3 000 postes administratifs pour remettre autant d'agents sur le terrain, doublement des magistrats jusqu'à 20 000
- 85 000 places de prison disponibles à l'horizon 2028 (contre environ 60 000), dont des établissements pour détenus souffrant de troubles psychiatriques
- Police municipale obligatoire dans les communes de plus de 10 000 habitants ; coopération renforcée entre services de l'État et maires
- Peines minimales pour les atteintes aux dépositaires de l'autorité publique ; suppression des rappels à la loi ; fin de l'aménagement automatique des peines et retour aux courtes peines d'emprisonnement
- Réductions de peine non automatiques, allongement de la période de sûreté ; rétablissement d'une incrimination des violences commises en bande
- Majorité pénale abaissée à 16 ans, sanction dès le premier fait, au moins un centre éducatif fermé par département, suspension possible des allocations familiales des parents
- Expulsion systématique des étrangers condamnés ; inscription au fichier des délinquants sexuels des condamnés pour outrage sexiste
Chiffres : Places de prison visées à l'horizon 2028 : 85000 places · Postes de policiers et gendarmes créés : 7000 postes · Nombre de magistrats visé (doublement) : 20000 magistrats · Hausse annuelle du budget sécurité-justice : 1.5 Md€/an · Seuil de population imposant une police municipale : 10000 habitants
Sources : Livret projet « La sécurité » (projet présidentiel 2022, PDF) · RN — Programme officiel des législatives 2024 (PDF) · RN — « 22 mesures » (programme présidentiel 2022) · Lettre ouverte de Marine Le Pen aux buralistes de France (07/09/2026)
Environnement & énergie — Documenté
Relance massive du nucléaire (« plan Marie Curie » : 20 EPR2 d'ici 2045, SMR, réacteurs de 4e génération), abandon de l'éolien et encadrement du solaire, sortie des règles européennes de formation des prix de l'énergie, suppression des ZFE et des obligations liées au DPE.
- « Plan Marie Curie » : prolongation et optimisation des réacteurs existants, développement de 20 EPR2 d'ici 2045, lancement d'une filière de SMR et de réacteurs de 4e génération
- Abandon du développement de l'éolien (les parcs existants allant à leur terme, démantèlement de ceux portant atteinte au patrimoine) ; solaire limité aux zones pertinentes et à des filières françaises ou européennes
- Renforcement de l'hydroélectricité : abandon de la privatisation des concessions de barrages, nouvelles stations de transfert d'énergie par pompage
- Conversion avant 2030 de la consommation d'hydrogène carboné en hydrogène d'origine nucléaire (environ 1 million de tonnes) ; réactivation du traité Euratom
- Sortie des règles européennes de fixation des prix de l'énergie ; opposition à la Programmation Pluriannuelle de l'Énergie (PPE3)
- Suppression des Zones à Faibles Émissions et abrogation des interdictions et obligations liées au DPE
- Fin des projets éoliens et solaires au sol sur terres agricoles (hors outre-mer) ; zones d'exclusion autour des sites patrimoniaux
Chiffres : Économie visée (fin des tarifs préférentiels aux ENR intermittentes) : 7.2 Md€ · Réacteurs EPR2 visés d'ici 2045 : 20 réacteurs · Hydrogène carboné converti en hydrogène nucléaire avant 2030 : 1 million de tonnes
Sources : RN — « La France entreprend », projet de Marine Le Pen (PDF, septembre 2024) · RN — Programme officiel des législatives 2024 (PDF) · Communiqué RN — opposition à la PPE3 · Livret projet « Le patrimoine » (PDF)
Europe, défense & international — Documenté
« Europe des nations » : refus du fédéralisme, Commission remplacée par un secrétariat général, Schengen réservé aux ressortissants des États membres, moratoire sur le libre-échange. Sur la défense, un livret dédié prévoit la sortie du commandement intégré de l'OTAN et une loi de programmation portant le budget des armées à 55 Md€ par an en moyenne, hors opérations extérieures.
- Refus de tout super-État européen : la Commission serait remplacée par un secrétariat général au mandat limité au marché commun et aux coopérations volontaires ; défense du droit de veto des États
- Schengen réservé aux ressortissants des États membres ; opposition au Pacte asile et migration et au Pacte vert
- Moratoire sur les accords de libre-échange, « exception agriculturelle » excluant l'agriculture de ces accords, taxe carbone aux frontières
- Réforme du mandat de la BCE pour y ajouter le plein emploi et la productivité ; relèvement du taux minimal d'impôt sur les sociétés de 15 % à 25 %
- Défense : retrait du commandement militaire intégré de l'OTAN, jugé incompatible avec la libre définition de l'usage de la force de frappe nucléaire
- Loi de programmation militaire visant un budget de défense de 55 Md€ en moyenne annuelle, hors financement des opérations extérieures
- Budget des « études amont » (recherche et technologie de défense) porté à 1,5 Md€ par an ; fonds souverain de défense et soutien renforcé à l'exportation d'armement
- Souveraineté pleine sur la dissuasion nucléaire française ; recherche d'une alliance avec la Russie sur la sécurité européenne et la lutte contre le terrorisme ; renégociation du partenariat avec Washington
Chiffres : Budget annuel moyen de défense visé (LPM, hors OPEX) : 55 Md€ · Budget annuel des « études amont » (R&T de défense) : 1.5 Md€/an · Taux minimal européen d'impôt sur les sociétés défendu : 25 %
Sources : RN — « Notre projet pour une Europe des nations » (PDF, européennes 2024) · Livret projet « La défense » (projet présidentiel 2022, PDF) · RN — « La France entreprend », projet de Marine Le Pen (PDF, septembre 2024) · RN — Programme officiel des législatives 2024 (PDF)
Institutions & démocratie — Partiel
Le RN n'a pas publié de livret dédié aux institutions : ses positions sont dispersées entre le programme de 2024, les livrets thématiques et des pétitions. Elles convergent vers le référendum (RIC législatif, révision constitutionnelle réservée au peuple), la proportionnelle, la simplification territoriale et la suppression d'une large partie des agences de l'État.
- Référendum d'Initiative Citoyenne législatif inscrit dans la Constitution
- Révision constitutionnelle réservée au peuple seul, par référendum — voie retenue pour instaurer la priorité nationale
- Introduction de la proportionnelle aux élections législatives (pétitions officielles)
- Suppression d'une large partie des agences et autorités administratives, dont les ARS, et réinternalisation de leurs missions en administration centrale ou en préfecture
- Simplification du « millefeuille territorial » et pouvoir rendu aux élus de proximité
- Privatisation de l'audiovisuel public et réforme du régulateur
- Moratoire de trois ans sur les sujets sociétaux, ces débats ne pouvant être ouverts que par la voie du RIC
- Absence de position publiée sur la durée du mandat présidentiel, le cumul, ou une réforme d'ensemble de la Ve République
Sources : RN — Programme officiel des législatives 2024 (PDF) · RN — « La France entreprend », projet de Marine Le Pen (PDF, septembre 2024) · Livret projet « La famille » (projet présidentiel 2022, PDF) · Pétition officielle RN — proportionnelle aux législatives · Communiqué RN — réformes de l'audiovisuel public
Éducation — Documenté
Un livret projet dédié détaille une refonte complète de l'école : priorité au français, aux mathématiques et à l'histoire au primaire, dédoublement des classes à 20 élèves en GS et CP, brevet transformé en examen d'orientation, abrogation de la réforme du baccalauréat, revalorisation salariale de plus de 15 % sur le quinquennat et durcissement du régime disciplinaire.
- Le Parlement fixe de manière concise et limitative les attendus de fin de cycle ; programmes et labellisation des manuels relevant du ministre
- Priorité absolue au français, aux mathématiques et à l'histoire de France dans le primaire, avec un nombre d'heures de cours significativement accru
- Dédoublement des grandes sections et des CP avec un maximum de 20 élèves par classe ; plafond de 30 élèves dans le secondaire
- Brevet transformé en examen d'orientation post-3e (général et technologique, professionnel ou apprentissage), avec des passerelles de retour vers la filière générale
- Abrogation de la réforme Blanquer du baccalauréat, qui redevient un examen terminal national ; suppression des enseignements de langue et de culture d'origine (ELCO) ; port de l'uniforme au primaire et au collège
- Revalorisation des salaires enseignants de 3 % par an pendant cinq ans, soit plus de 15 % sur le quinquennat, financée en partie par la réduction des dépenses administratives
- Suppression des INSPÉ et refondation du recrutement (CAPES et agrégation après un Master 2, formation par des pairs, titularisation après double inspection)
- Sanctions-plancher en conseil de discipline, retour aux principes de la loi Ciotti (suspension des allocations en cas d'absentéisme), généralisation de la vidéoprotection dans le secondaire
- Répression des menées islamistes dans et autour des établissements ; interdiction par la loi du port du voile pour les accompagnatrices de sorties scolaires
- Réduction de la part des personnels non enseignants de 23 % à 18 % ; plan d'urgence éducative pour l'Outre-mer, notamment la Guyane et Mayotte
- Soutien financier renforcé à l'apprentissage et adaptation de la formation aux besoins des branches professionnelles
Chiffres : Revalorisation des salaires enseignants sur le quinquennat (3 %/an) : 15 % · Effectif maximal en grande section et CP : 20 élèves · Effectif maximal dans le secondaire : 30 élèves · Part de personnels non enseignants visée (contre 23 %) : 18 %
Sources : Livret projet « L'école » (projet présidentiel 2022, PDF) · RN — Programme officiel des législatives 2024 (PDF) · RN — « La France entreprend », projet de Marine Le Pen (PDF, septembre 2024)
Numérique & IA — Documenté
Un livret projet dédié fixe un objectif de souveraineté numérique : commande publique réservée à des fournisseurs français dans le militaire et la sécurité, hébergement obligatoire des données en France ou dans l'UE, encadrement des plateformes (fin de la censure privée, statut de salarié pour les livreurs), réduction de la fracture numérique et renforcement de la cybersécurité.
- Recours exclusif à des fournisseurs français pour la commande publique dans les domaines militaires et de sécurité nationale, priorité européenne pour le reste (matériels, logiciels, cloud)
- Contrôle strict, avec faculté d'interdiction, des rachats d'entreprises numériques stratégiques par des intérêts non européens (esprit du « décret Montebourg »)
- Hébergement obligatoire des données des Français, des entreprises et des services publics en France ou dans l'UE, par des opérateurs français ou européens
- Consentement renforcé au traçage et à la publicité ciblée : désactivation par défaut et interdiction totale pour les mineurs ; principe de minimisation des données
- Fin de la censure privée des plateformes : seuls les tribunaux peuvent décider d'un retrait de contenu ou d'une fermeture de compte ; création d'un réseau social public si les plateformes persistent
- Statut de salarié pour les chauffeurs et livreurs des plateformes ; fiscalité juste au niveau de l'UE ou de l'OCDE, cryptoactifs placés sous le régime commun des marchés financiers
- Fin des zones blanches sous pilotage de l'Arcep, lutte contre l'illectronisme, maintien de guichets physiques face à la dématérialisation des services publics
- Renforcement de l'ANSSI, de la DGSE et des capacités militaires cyber ; création de « commandos numériques » de réaction et de simulation d'offensives
- Recours au Fonds souverain français pour financer l'émergence d'acteurs français du numérique ; coopération européenne « sans condition » sur l'IA
Sources : Livret projet « Le numérique » (projet présidentiel 2022, PDF) · RN — « Notre projet pour une Europe des nations » (PDF, européennes 2024) · RN — « La France entreprend », projet de Marine Le Pen (PDF, septembre 2024)
Logement — Partiel
Le RN n'a pas de livret ni de volet dédié au logement : ses mesures sont éclatées entre les livrets « la famille » et « les jeunes », le programme de 2024 et le document économique de 2024. Elles portent surtout sur la priorité nationale d'accès au parc social et étudiant, l'accession des jeunes couples et la transmission, sans politique publiée de construction, d'encadrement des loyers ou de rénovation d'ensemble.
- Priorité nationale d'accès au logement social et au logement étudiant, instaurée si nécessaire par référendum constitutionnel, avec un critère complémentaire lié au métier exercé
- Prêt public à taux zéro sur dix ans pour les jeunes couples, dont le capital restant dû serait annulé à la naissance du troisième enfant
- Construction de 100 000 logements étudiants publics en cinq ans (livret « les jeunes »)
- Abrogation des interdictions et obligations liées au DPE (travaux, mise en location) et accompagnement des rénovations avec les professionnels
- Transmission : abattement de 100 000 € sur les donations tous les dix ans, et sortie des biens immobiliers de l'assiette des droits de succession à hauteur de 300 000 €
- Aucune mesure de logement dans le Contre-Budget 2026 ; pas de position publiée sur l'encadrement des loyers ni sur un objectif global de construction
Chiffres : Logements étudiants publics construits en 5 ans : 100000 logements · Abattement sur les donations, tous les dix ans : 100000 € · Biens immobiliers sortis de l'assiette des droits de succession : 300000 €
Sources : Livret projet « La famille » (projet présidentiel 2022, PDF) · Livret projet « Les jeunes » (PDF) · RN — Programme officiel des législatives 2024 (PDF) · RN — « La France entreprend », projet de Marine Le Pen (PDF, septembre 2024)
Culture & sport — Partiel
Culture — le RN développe une politique du patrimoine très détaillée (livret dédié) et une réforme de l'audiovisuel public, mais ne publie aucune position sur la création artistique, le spectacle vivant, les intermittents ou l'accès à la culture. Sport — aucun programme sportif global (financement du sport amateur et professionnel, sport à l'école, héritage des JO) ; les positions officielles portent surtout sur la laïcité dans le sport et sur la création d'une chaîne France Sports.
- Culture · Patrimoine érigé en grande cause nationale : Livre blanc puis loi de programmation du patrimoine pour sortir de l'annualité budgétaire
- Culture · Retour à l'esprit de la loi de 1913, place centrale de l'Architecte des Bâtiments de France, zones d'exclusion (dont éoliennes) autour des sites
- Culture · Service national volontaire du patrimoine (18-24 ans, six mois, indemnité type service civique) pour la restauration
- Culture · Fiscalité en faveur des propriétaires privés (déduction des travaux, Loto du patrimoine défiscalisé)
- Culture · Audiovisuel public : privatisation et suppression de la redevance (138 €), hors « La Première » en Outre-mer ; réforme du régulateur
- Sport · Conditionnement des subventions publiques aux fédérations et associations sportives au strict respect de la laïcité
- Sport · Dissolution des associations sportives où la religion interfère et retrait de leurs subventions ; interdiction des créneaux réservés pour motif religieux et des signes religieux ostensibles
- Sport · Interdiction préventive de compétition internationale pour les athlètes fichés S pour radicalisme
- Sport · Création d'une chaîne publique France Sports (disciplines peu exposées, sport féminin)
Chiffres : Budget cible pour les monuments historiques (triplement) : 1 Md€ · Redevance télévisuelle supprimée : 138 €
Sources : Livret projet « Le patrimoine » (PDF) · RN — Programme officiel des législatives 2024 (PDF) · Communiqué RN — réformes de l'audiovisuel public · Communiqué RN — le radicalisme islamiste dans le sport
Agriculture & alimentation — Documenté
La souveraineté alimentaire est au cœur du projet agricole : prix rémunérateurs garantis par l'État, protection contre le libre-échange et les importations non conformes aux normes françaises, refus de la stratégie européenne « De la ferme à la fourchette » et complément national à la PAC. Un livret projet dédié détaille ces mesures.
- Modifier les lois Egalim pour permettre à l'État de fixer des prix minimums couvrant les coûts de production
- Intervention de l'État dans l'élaboration des indices servant à fixer les prix garantis, tenant compte des variations des prix des matières premières
- Défendre une « exception agriculturelle » excluant l'agriculture des accords de libre-échange (Mercosur), moratoire et clauses miroirs
- Interdire les importations ne respectant pas les normes françaises
- S'opposer à la stratégie européenne « De la ferme à la fourchette » (Pacte vert)
- Compléter la PAC par des aides nationales pour les filières en difficulté
- Réserver l'accès aux terres agricoles aux agriculteurs et renforcer l'aide à l'installation des jeunes
- Fin des projets éoliens et solaires au sol sur terres agricoles (hors outre-mer)
Sources : Livret projet « L'agriculture » (PDF) · Pétition officielle RN — souveraineté alimentaire · RN — « La France entreprend », projet de Marine Le Pen (PDF, septembre 2024) · RN — Programme officiel des législatives 2024 (PDF)
Droits des femmes & égalité — Partiel
Le RN n'a pas de document dédié à l'égalité femmes-hommes : rien n'est publié sur l'égalité salariale, la parité ou la santé des femmes. Ses positions, éclatées entre les livrets « la sécurité » et « la famille » et des communiqués, portent sur les violences conjugales et le harcèlement de rue, sur le maintien du droit à l'IVG sans allongement des délais, et sur un durcissement de l'interdiction de la GPA.
- Violences conjugales : jugement des conjoints et ex-conjoints violents dans des délais très brefs et mesures de protection des victimes rendues effectives
- Faire du harcèlement de rue à connotation sexuelle un délit à part entière ; inscription des condamnés pour outrage sexiste au fichier des délinquants sexuels
- IVG : opposition à l'allongement du délai à 14 semaines et à une constitutionnalisation élargie ; maintien du droit actuel avec clause de conscience
- GPA : renforcement de l'interdiction pour éviter les contournements par des filières étrangères et refus de reconnaître la filiation des enfants nés à l'étranger par GPA
- Moratoire de trois ans sur les sujets sociétaux, ces débats ne pouvant être ouverts que par référendum d'initiative citoyenne
- Doublement de l'allocation de soutien familial pour les parents isolés français, portée à 230 €
- Aucune position officielle publiée sur l'égalité salariale, la parité ou la santé des femmes
Chiffres : Allocation de soutien familial portée à (doublement) : 230 €
Sources : Livret projet « La sécurité » (projet présidentiel 2022, PDF) · Livret projet « La famille » (projet présidentiel 2022, PDF) · Communiqué RN — constitutionnalisation de l'IVG · Communiqué RN — violences faites aux femmes
Condition animale — Documenté
Un livret projet dédié à la protection des animaux, porté par Marine Le Pen : reconnaissance constitutionnelle et statut civil distinct des biens, renforcement des sanctions et interdiction de l'abattage rituel sans étourdissement. La chasse et les essais thérapeutiques indispensables ne sont pas visés.
- Reconnaissance constitutionnelle des animaux (Charte de l'environnement) et statut de droit civil distinct des biens
- Interdire l'abattage rituel sans étourdissement préalable
- Renforcer les peines (relèvement d'un tiers, fichier des infractions, délit de non-dénonciation)
- Secrétariat d'État à la protection animale et « Défenseur des animaux »
- Rapprocher l'abattage de l'élevage et favoriser les circuits courts
- Ne pas interdire la chasse ni les essais thérapeutiques indispensables
Chiffres : Relèvement des peines pour cruauté et maltraitance : 33 % (un tiers)
Sources : Livret projet « La protection des animaux » (PDF)
Laïcité & religions — Documenté
La doctrine du RN sur la laïcité est structurée autour de la lutte contre l'islamisme, formalisée dans une proposition de loi « Combattre les idéologies islamistes » (contre-projet à la loi « séparatisme ») et déclinée dans les livrets « l'école » et les communiqués sur le sport.
- Interdire la diffusion publique des idéologies islamistes et les tenues correspondantes dans l'espace public
- Empêcher tout financement des cultes qui les diffusent et fermer les lieux concernés ; encadrer le droit architectural des lieux de culte
- Imposer la neutralité religieuse dans les services publics et les lieux recevant du public
- Éloigner les étrangers islamistes ; peine d'indignité nationale et circonstance aggravante
- École : signalement systématique au procureur et répression des menées islamistes, délit (et non plus simple amende) pour les pressions religieuses, interdiction par la loi du port du voile pour les accompagnatrices de sorties scolaires
- École : neutralité absolue exigée des enseignants en matière politique, idéologique et religieuse, avec obligation de signalement
- Sport : subventions aux fédérations conditionnées au respect de la laïcité, dissolution des associations où la religion interfère
Sources : RN — Proposition de loi « Combattre les idéologies islamistes » (PDF) · Livret projet « L'école » (projet présidentiel 2022, PDF) · Communiqué RN — le radicalisme islamiste dans le sport · RN — Programme officiel des législatives 2024 (PDF)
Outre-mer — Documenté
Un livret projet dédié à l'Outre-mer : grande loi-programme sur quinze ans, ministère d'État de l'Outre-mer et de la politique maritime, réforme de l'octroi de mer contre la vie chère, durcissement sécuritaire et migratoire, et plan de développement (économie bleue, défiscalisation).
- Grande loi-programme Outre-mer sur quinze ans et ministère d'État dédié
- Réforme de l'octroi de mer (exonération des produits français et européens) pour faire baisser le coût de la vie
- Sécurité et frontières renforcées (Guyane, Mayotte) et application outre-mer de la loi immigration
- Rétablir la défiscalisation (Pons, Girardin) et développer l'économie bleue
- Application de la loi santé, accès à l'eau, comité scientifique sur le chlordécone
- Plan d'urgence éducative pour l'Outre-mer, notamment la Guyane et Mayotte
- Maintien de « La Première » dans le périmètre public malgré la privatisation de l'audiovisuel
Chiffres : Durée de la loi-programme Outre-mer : 15 ans
Sources : Livret projet « L'Outre-mer » (PDF) · Livret projet « L'école » (projet présidentiel 2022, PDF) · RN — « La France entreprend », projet de Marine Le Pen (PDF, septembre 2024) · RN — Programme officiel des législatives 2024 (PDF)
Jeunesse — Documenté
Un livret projet « Les jeunes » centré sur le pouvoir d'achat, l'autonomie et l'emploi : exonération d'impôt sur le revenu avant 30 ans, complément de revenu pour les étudiants qui travaillent, prêt à taux zéro pour les jeunes couples, 100 000 logements étudiants et gratuité des transports ferroviaires aux heures creuses.
- Exonération totale d'impôt sur le revenu pour les moins de 30 ans
- Prêt public à taux zéro jusqu'à 100 000 € pour les jeunes couples, transformé en don à la naissance du troisième enfant
- Construction de 100 000 logements étudiants publics en cinq ans et priorité nationale au logement étudiant
- Complément de revenu pour les étudiants qui travaillent (refus explicite d'un « RSA jeunes »)
- Gratuité des transports ferroviaires aux heures creuses pour les 18-25 ans
- Orientation précoce et soutien renforcé à l'apprentissage ; réforme des retraites favorisant l'entrée précoce sur le marché du travail
Chiffres : Logements étudiants publics construits en 5 ans : 100000 logements · Exonération d'impôt sur le revenu jusqu'à : 30 ans · Prêt public à taux zéro pour les jeunes couples : 100000 €
Sources : Livret projet « Les jeunes » (PDF) · Livret projet « La famille » (projet présidentiel 2022, PDF) · RN — « La France entreprend », projet de Marine Le Pen (PDF, septembre 2024)
Handicap — Documenté
Un livret projet « Les porteurs de handicap » érigeant le handicap en grande cause : inscription constitutionnelle de la non-discrimination, déconjugalisation et revalorisation de l'AAH, application de la loi accessibilité, plan scolaire (AESH, ULIS), 10 000 places en établissements spécialisés et soutien renforcé aux aidants.
- Inscrire dans la Constitution la lutte contre les discriminations du fait du handicap
- Déconjugaliser l'AAH, ne plus pénaliser le travail, indexer et revaloriser son montant
- Faire respecter l'obligation d'emploi de 6 % et inciter les entreprises adaptées
- École inclusive : plus d'AESH revalorisés, nouvelles ULIS et IME
- 10 000 places en établissements spécialisés (2022-2027)
- Congé de proche aidant porté à douze mois, indemnisation déconjugalisée indexée sur les revenus de l'aidant, et indemnité de 300 €/mois pour l'accueil d'un proche dépendant
Chiffres : Places créées en établissements spécialisés (2022-2027) : 10000 places · Congé de proche aidant (contre 3 mois) : 12 mois · Obligation d'emploi de travailleurs handicapés à faire respecter : 6 %
Sources : Livret projet « Les porteurs de handicap » (PDF) · Livret projet « La santé » (projet présidentiel 2022, PDF) · Livret projet « La famille » (projet présidentiel 2022, PDF)
Services publics — Partiel
Le RN n'a pas de livret dédié aux services publics : sa doctrine se lit en creux dans la réforme de l'État (suppression d'une large partie des agences, des ARS), le rééquilibrage des effectifs administratifs vers les métiers, et le maintien d'un accueil physique face à la dématérialisation. En revanche, aucune position d'ensemble publiée sur le rail, La Poste ou la couverture territoriale des services publics.
- Suppression d'une large partie des agences et autorités administratives, missions réinternalisées en administration centrale ou déconcentrées en préfecture
- Suppression des ARS, tutelle des hôpitaux rendue aux préfets de région
- Rééquilibrage des effectifs vers les fonctions « métier » : plafond de 10 % de postes administratifs dans les hôpitaux, personnels non enseignants ramenés de 23 % à 18 %, économies redéployées vers les rémunérations
- Maintien d'une présence physique d'agents publics ou, à tout le moins, d'un numéro de téléphone, face à la dématérialisation des services
- Investissement public dans les infrastructures numériques et de transport pour « démétropoliser » le territoire
- Arrêt des fermetures de lits, de maternités et d'écoles ; lutte contre les déserts médicaux
- Renationalisation des concessions autoroutières ; privatisation de l'audiovisuel public (hors « La Première » en Outre-mer)
- 35 heures strictement appliquées dans la fonction publique concernée ; priorité nationale déjà appliquée à une large part de la fonction publique d'État
Chiffres : Plafond de postes administratifs dans les hôpitaux : 10 % · Part de personnels non enseignants visée (contre 23 %) : 18 %
Sources : RN — « La France entreprend », projet de Marine Le Pen (PDF, septembre 2024) · RN — Programme officiel des législatives 2024 (PDF) · Livret projet « La santé » (projet présidentiel 2022, PDF) · Livret projet « Le numérique » (projet présidentiel 2022, PDF) · RN — « 22 mesures » (programme présidentiel 2022)
Reconquête (REC) — candidat·e : Éric Zemmour
Économie & pouvoir d'achat — Documenté
Aucun programme économique présidentiel 2027 n'est publié. Les mesures officielles disponibles viennent du projet européen de 2024 (protection douanière, préférence européenne, refus de tout impôt européen), des pages fiscales de 2022 (impôts de production, préférence nationale dans les aides sociales) et, plus récemment, du site officiel « Combien je gagne ? » qui chiffre une baisse d'un tiers de l'accise sur les carburants.
- Baisser d'un tiers l'accise sur les carburants (ex-TICPE) : −27 centimes par litre d'essence, −24 centimes par litre de gazole, pour les particuliers comme pour les entreprises
- Financer cette baisse (12 Md€) par la suppression de l'aide publique au développement (12 Md€/an), sans recours à l'endettement ; refus explicite des chèques, du blocage des prix et d'une baisse de TVA jugée neutre pour les entreprises
- Baisse des impôts pesant sur les travailleurs modestes, les classes moyennes et les entreprises qui produisent en France ; baisse des impôts de production pour la compétitivité (contenu 2022)
- Préférence nationale dans les aides sociales : suppression des aides relevant de la solidarité nationale versées aux étrangers hors UE (contenu 2022)
- Préférence européenne dans la commande publique (« Buy European Act ») et préférence nationale et communautaire dans l'emploi des fonds européens (FEDER, Fonds européen pour l'innovation)
- Relèvement des droits de douane aux frontières de l'Europe, notamment à 50 % sur les véhicules électriques chinois (contre 10 %), et marquage d'origine « fabriqué en Chine » obligatoire
- Moratoire sur les accords de libre-échange et audit coûts/bénéfices des accords en vigueur en vue de leur renégociation ; abrogation de la directive sur le détachement des travailleurs
- Assouplissement de la législation sur les aides d'État (plafond relevé à 300 M€) pour les investissements stratégiques (automobile, nucléaire, industrie) ; assouplissement des règles de concurrence européennes pour créer des champions
- Sobriété normative : pour une norme créée, deux normes supprimées ; abrogation des directives CSRD et « devoir de vigilance »
Chiffres : Baisse proposée du prix du litre d'essence (baisse d'un tiers de l'accise) : 0.27 €/litre · Baisse proposée du prix du litre de gazole : 0.24 €/litre · Coût annoncé de la baisse de l'accise sur les carburants : 12 Md€ · Aide publique au développement supprimée pour financer la mesure : 12 Md€/an · Droits de douane visés sur les véhicules électriques chinois : 50 % · Plafond proposé pour les aides d'État aux investissements stratégiques : 300 M€
Sources : Combien je gagne ? — site de communication politique édité par Sarah Knafo, mis en avant par Reconquête · Reconquête — « Notre projet pour l'Europe des nations et de la civilisation », 92 propositions (élections européennes du 9 juin 2024, PDF officiel) · « Impôts » (contenu Éric Zemmour 2022) · « Industrie » (contenu Éric Zemmour 2022) · Reconquête — site officiel (les 8 priorités d'Éric Zemmour)
Travail & retraites — Non couvert
Santé & protection sociale — Non couvert
Immigration — Documenté
L'immigration est la première des huit priorités officielles du parti. Le corpus de mesures le plus détaillé et le plus récent est le volet migratoire du projet des européennes de 2024 (17 mesures) : « triple-frontière », fin de la libre circulation des extra-Européens, sortie de la CEDH, remigration.
- « Triple-frontière » : rétablissement des frontières nationales, blocus militaire naval en Méditerranée avec Frontex et barrières physiques, et accords avec les pays du pourtour méditerranéen finançant des centres de migrants hors d'Europe
- Interdire la libre circulation des extra-Européens dans l'espace Schengen
- Engager la « remigration » des clandestins, des étrangers délinquants, des fichés S et des chômeurs de longue durée
- Quitter la Convention européenne des droits de l'homme (CEDH) et modifier la règle européenne de non-refoulement pour autoriser l'éloignement aux frontières extérieures
- Abolir le pacte migratoire de l'UE, refuser toute répartition imposée de migrants, revenir au critère de la « persécution à titre individuel » et rendre l'expulsion systématique après refus de protection
- Supprimer la directive européenne sur le regroupement familial et rendre aux États leur liberté en la matière
- Supprimer toute subvention aux ONG pro-migrants et poursuivre celles qui participent au trafic d'êtres humains
- Mettre en œuvre des tests osseux et/ou dentaires pour distinguer les vrais des faux mineurs
- Durcissement général de la politique migratoire, présentée comme la cause de « l'islamisation du pays », de la « dérive des systèmes sociaux » et de l'insécurité (contenu 2022)
Sources : Reconquête — « Notre projet pour l'Europe des nations et de la civilisation », 92 propositions (élections européennes du 9 juin 2024, PDF officiel) · « Identité » (contenu Éric Zemmour 2022) · Reconquête — site officiel (les 8 priorités d'Éric Zemmour)
Sécurité & justice — Partiel
L'« Insécurité » figure parmi les huit priorités officielles affichées par le parti, mais aucune page ni document ne détaille de programme de sécurité intérieure ou de justice : la page dédiée de 2022 renvoie une erreur 404. Les seules mesures officielles écrites concernent la lutte européenne contre le narcotrafic.
- « Insécurité » et « Islam » sont deux des huit priorités officiellement affichées par Reconquête, formulées comme orientations et non comme mesures
- Ériger la lutte contre la drogue en grande cause européenne et constituer une coordination anti-drogue (policiers, douaniers, militaires détachés) sur tous les sites d'arrivée et de transit (ports, aéroports, grands axes)
- Augmenter massivement le contrôle des marchandises dans les ports européens, quitte à ralentir les échanges internationaux
- Sanctions et saisies de biens contre les pays, sociétés et personnalités liés aux multinationales de la drogue (Amérique du Sud, Maghreb)
- Aucune mesure officielle publiée sur la police, les prisons, les peines, la justice des mineurs ou l'organisation judiciaire françaises : la page « Insécurité » du site du candidat est en erreur 404 et le sous-domaine programme.ericzemmour.fr est protégé par authentification
- Le site du parti met en avant une vidéo officielle d'Éric Zemmour intitulée « Il faut révolutionner la justice ! », sans document programmatique associé
Sources : Reconquête — site officiel (les 8 priorités d'Éric Zemmour) · Reconquête — « Notre projet pour l'Europe des nations et de la civilisation », 92 propositions (élections européennes du 9 juin 2024, PDF officiel) · « Les priorités » (contenu Éric Zemmour 2022)
Environnement & énergie — Documenté
Position officielle structurée dans le projet des européennes de 2024 : rejet du Pacte vert et de « l'écologie punitive », relance de la filière électronucléaire, opposition à l'éolien, et adaptation au changement climatique par le report modal et la gestion de l'eau plutôt que par la décroissance.
- Abroger toutes les directives et règlements du Pacte vert et revoir l'objectif de neutralité carbone en 2050
- Supprimer l'interdiction de vente des véhicules thermiques prévue en 2035 et la directive imposant près de 45 % de renouvelables dans la production énergétique européenne
- Bâtir un plan européen de relance de la filière électronucléaire de 500 Md€, mobilisant fonds européens, fonds nationaux et épargne des Français
- Baisser les factures d'électricité en réduisant les taxes sur l'énergie et en supprimant les règles européennes obligeant EDF à vendre un quart de sa production à des concurrents
- Supprimer tous les financements français et européens de l'éolien terrestre et offshore ; cesser de subventionner l'achat de solaire chinois
- Reconquérir la souveraineté minière européenne et relancer le débat sur l'exploration du gaz de schiste
- Financer un grand plan européen de fret ferroviaire et fluvial (achèvement du Lyon-Turin, connexions portuaires) pour retirer des millions de camions des routes
- Réformer la législation européenne sur l'eau : bassines et retenues collinaires, rénovation du réseau d'eau potable, traitement et recyclage des eaux usées
- Défendre une écologie de la relocalisation et des circuits courts contre le libre-échange planétaire jugé « particulièrement polluant » ; supprimer l'Agence européenne pour l'environnement
Chiffres : Plan européen de relance de la filière électronucléaire : 500 Md€ · Objectif européen de renouvelables dont la directive serait supprimée : 45 %
Sources : Reconquête — « Notre projet pour l'Europe des nations et de la civilisation », 92 propositions (élections européennes du 9 juin 2024, PDF officiel)
Europe, défense & international — Documenté
C'est le thème le mieux documenté : le projet des européennes de 2024 propose une refonte confédérale de l'UE (suppression de la Commission de Bruxelles, initiative législative rendue au Conseil, primauté du droit national) et le refus de toute armée européenne ou de tout partage de la dissuasion nucléaire française.
- Supprimer la Commission de Bruxelles, remplacée par un secrétariat exécutant placé sous l'autorité du Conseil, et rendre au Conseil l'exclusivité de l'initiative législative
- Refuser la création d'un super-État fédéral, tout nouvel élargissement de l'UE et tout nouveau transfert de compétences ; préserver le droit de veto de la France
- Refuser tout impôt européen et les « ressources propres » ; baisser de 20 % la contribution française au budget de l'UE, avec un plafond de 20 Md€ par an
- Supprimer la moitié des agences européennes et réduire de 50 % le Fonds social européen ; supprimer le SEAE (Service européen d'action extérieure)
- Refuser la création d'une armée européenne, tout partage de la dissuasion nucléaire française et de son siège au Conseil de sécurité de l'ONU
- Quitter la CEDH ; engager une refonte des traités permettant aux États d'entrer et sortir des coopérations européennes
- Inscrire dans les traités la mention des racines grecques, latines et chrétiennes de l'Europe ; mettre un terme définitif à la procédure d'adhésion de la Turquie
- Critique de l'appartenance au commandement intégré de l'OTAN et refus du « gouvernement des juges et des institutions supranationales » ; valorisation de la dissuasion nucléaire, du siège à l'ONU et de la plus grande ZEE au monde (contenu 2022)
Chiffres : Baisse proposée de la contribution française au budget de l'UE : 20 % · Plafond proposé pour la contribution française au budget de l'UE : 20 Md€/an · Réduction proposée de l'enveloppe du Fonds social européen : 50 % · Zone économique exclusive française mise en avant (constat) : 11 millions de km²
Sources : Reconquête — « Notre projet pour l'Europe des nations et de la civilisation », 92 propositions (élections européennes du 9 juin 2024, PDF officiel) · « Indépendance » (contenu Éric Zemmour 2022)
Institutions & démocratie — Partiel
Aucun projet institutionnel français d'ensemble (Ve République, référendum, proportionnelle, cumul, Conseil constitutionnel) n'est publié. Une seule mesure constitutionnelle officielle est identifiée : la modification de l'article 55 de la Constitution pour sanctuariser la primauté du droit national sur le droit européen.
- Modifier l'article 55 de la Constitution pour sanctuariser la primauté du droit national sur le droit européen et interdire aux juges d'écarter une loi nationale au motif qu'elle serait contraire au droit européen
- Remettre en question la supériorité des traités et normes internationales sur le droit national, présentée comme un obstacle à l'action en matière migratoire (contenu 2022)
- Refus du « gouvernement des juges et des institutions supranationales, au mépris de la souveraineté du peuple » (contenu 2022)
- Aucune position officielle publiée sur le référendum d'initiative citoyenne, le mode de scrutin, la réforme du Sénat, la décentralisation ou le statut du chef de l'État
- Un thème « Constitution » existe sur la plateforme de consultation citoyenne (RIC, contrôle des juges, transparence des rémunérations…), mais il n'agrège que des propositions d'internautes
Sources : Reconquête — « Notre projet pour l'Europe des nations et de la civilisation », 92 propositions (élections européennes du 9 juin 2024, PDF officiel) · « Indépendance » (contenu Éric Zemmour 2022) · Le programme pour la France — plateforme de consultation citoyenne (Sarah Knafo)
Éducation — Documenté
Thème documenté par deux corpus officiels : les orientations scolaires de 2022 (savoirs fondamentaux, suppression du collège unique, relèvement du baccalauréat) et surtout l'action des Parents Vigilants, initiative officielle de Reconquête, dont le guide est signé par Éric Zemmour comme président du parti et s'oppose aux séances d'éducation à la sexualité (EVAR/EVARS).
- Recentrer l'école sur les savoirs fondamentaux — lire, écrire, compter, raisonner — l'école devant « instruire, non éduquer à la place des parents »
- Supprimer le collège unique, accusé d'avoir produit un « nivellement par le bas », et relever le niveau du baccalauréat, délivré à plus de 90 % des candidats
- S'opposer aux séances obligatoires d'éducation à la vie affective, relationnelle et à la sexualité (EVAR en primaire, EVARS au collège et au lycée), soit trois séances de deux heures par an depuis septembre 2025
- Contester l'enseignement de la « théorie du genre » dès la classe de 5e et la « lutte contre les stéréotypes de genre », qualifiés d'endoctrinement idéologique
- Empêcher l'intervention d'associations militantes devant les élèves et exiger la transparence des contenus auprès des chefs d'établissement
- Structurer un réseau de parents dans chaque établissement (questionner, se renseigner, se présenter aux élections de parents d'élèves, signaler)
- Combattre le « pédagogisme » et exiger une « École d'excellence, centrée sur les savoirs fondamentaux, et préservée des influences wokes »
- Au niveau européen : supprimer les financements aux programmes et associations jugés militants, et réorienter le Fonds social européen vers l'apprentissage et la formation dans les métiers en tension (agriculture, filière nucléaire, métiers du numérique)
Chiffres : Séances annuelles d'éducation à la sexualité contestées (deux heures chacune) : 3 séances/an · Taux de délivrance du baccalauréat dénoncé comme excessif (constat) : 90 %
Sources : « Le Petit Guide des Parents Vigilants », signé par Éric Zemmour, président de Reconquête (PDF officiel) · Parents Vigilants — initiative officielle de Reconquête · « Instruction » (contenu Éric Zemmour 2022) · Reconquête — « Notre projet pour l'Europe des nations et de la civilisation », 92 propositions (élections européennes du 9 juin 2024, PDF officiel)
Numérique & IA — Documenté
Contrairement à ce que laissait penser l'absence de page dédiée, Reconquête a bien un volet numérique officiel : le projet des européennes de 2024 consacre un chapitre à la souveraineté numérique et à l'intelligence artificielle (renégociation de l'IA Act, cloud et data centers européens, relocalisation des données).
- Renégocier l'IA Act et favoriser l'écosystème entrepreneurial européen de l'IA, avec des garde-fous éthiques mais « sans excès de normes »
- Viser la souveraineté hardware et software des institutions et des secteurs stratégiques : matériel informatique et cloud européens, lanceurs européens pour les satellites
- Relocaliser sur le sol européen les données numériques des sociétés et des particuliers, par la construction et la sécurisation de data centers
- Lancer des programmes de recherche en robotique, IA et numérique et soutenir la modernisation des entreprises pour les « métiers en tension », afin de limiter le recours à l'immigration
- Abonder de 50 Md€ le Fonds européen pour l'innovation (40 Md€ prélevés sur la politique de voisinage, 10 Md€ sur les dépenses administratives de l'UE) et concentrer ses moyens sur le numérique, l'IA et l'agriculture du futur, avec une gestion déléguée aux États
- Garantir le maintien de tous les moyens de paiement traditionnels (liquide, chèque) et refuser que l'euro numérique bénéficie d'une primauté ou d'une exclusivité
- Réaffirmer la liberté d'expression contre les tentatives de censure des réseaux sociaux réclamées par les commissaires européens et contre l'érection des « discours de haine » en infraction pénale transnationale
- Aucune mesure officielle publiée sur le numérique intérieur français (fracture numérique, écoles, administration en ligne, protection des mineurs en ligne au-delà de la prévention) ; la page « Numérique » du programme 2022 est protégée par authentification et la plateforme citoyenne n'a pas de rubrique « Numérique »
Chiffres : Abondement proposé du Fonds européen pour l'innovation (numérique, IA, agriculture) : 50 Md€
Sources : Reconquête — « Notre projet pour l'Europe des nations et de la civilisation », 92 propositions (élections européennes du 9 juin 2024, PDF officiel)
Logement — Partiel
Aucune politique du logement d'ensemble (construction, loyers, logement social, hébergement d'urgence, accession) n'est publiée. Deux mesures officielles seulement touchent au logement, toutes deux issues du projet des européennes de 2024 : la suppression de la directive sur la performance énergétique des bâtiments et des prêts à taux zéro pour l'accession des familles.
- Supprimer la directive européenne sur la performance énergétique des bâtiments, qui « risque d'exclure 7 millions de logements du marché de la location »
- Inciter les États à mettre en place des prêts d'État à taux zéro pour l'accession des familles à la propriété, dans le cadre d'une politique nataliste
- Aucune position officielle sur la construction, l'encadrement des loyers, le logement social, la rénovation ou l'hébergement d'urgence
- Un thème « Logement » existe sur la plateforme de consultation citoyenne, mais il n'agrège que des propositions d'internautes
Chiffres : Logements que la directive européenne sur la performance énergétique exclurait du marché locatif (estimation du parti) : 7 millions
Sources : Reconquête — « Notre projet pour l'Europe des nations et de la civilisation », 92 propositions (élections européennes du 9 juin 2024, PDF officiel) · Le programme pour la France — plateforme de consultation citoyenne (Sarah Knafo)
Culture & sport — Partiel
Culture — la défense de la « civilisation » française et du patrimoine est un principe fondateur du mouvement, et le projet européen de 2024 comporte quelques mesures patrimoniales (racines chrétiennes dans les traités, réaffectation des fonds d'« Europe créative »), mais aucun programme culturel national (création, audiovisuel public, intermittents, financement) n'est publié. • Sport — aucune position officielle d'aucune sorte : le sport n'apparaît ni sur les sites du parti, ni parmi les 31 thèmes de la plateforme de consultation citoyenne.
- Culture · Inscrire dans les traités européens la mention des racines grecques, latines et chrétiennes de l'Europe
- Culture · Favoriser la préservation et la mise en valeur du patrimoine culturel historique européen, en récupérant les fonds des programmes jugés propagandistes comme « Europe créative » (2,44 Md€ sur six ans)
- Culture · Supprimer l'Agence exécutive européenne pour l'éducation et la culture
- Culture · Défense de la « civilisation » française et de l'« héritage plurimillénaire » érigée en principe fondateur du mouvement
- Culture · Aucune position officielle sur la création, l'audiovisuel public, les médias, les intermittents ou le financement de la culture en France ; les thèmes « Culture » et « Patrimoine » de la plateforme citoyenne n'agrègent que des contributions d'internautes
- Sport · Aucun contenu officiel relatif au sport (amateur, professionnel, sport à l'école, héritage des JO, fédérations, financement)
- Sport · Le thème « Sport » est absent des 31 rubriques de la plateforme de consultation citoyenne
Chiffres : Budget du programme européen « Europe créative » que le parti veut réaffecter (sur six ans) : 2.44 Md€
Sources : Reconquête — « Notre projet pour l'Europe des nations et de la civilisation », 92 propositions (élections européennes du 9 juin 2024, PDF officiel) · Reconquête — Notre mouvement · Le programme pour la France — plateforme de consultation citoyenne (Sarah Knafo)
Agriculture & alimentation — Documenté
Volet fortement documenté par le projet des européennes de 2024 : réorientation de la PAC vers la souveraineté alimentaire, abandon des objectifs environnementaux contraignants (bio, Ecophyto, « ferme à la fourchette ») et protection douanière contre la concurrence jugée déloyale.
- Remplacer l'objectif de verdissement de la PAC par un objectif de souveraineté alimentaire : aucune législation ne doit entrer en vigueur si elle fait baisser la production agricole
- Abandonner l'objectif de 25 % de la production agricole en bio et cesser la politique de conversion dans les filières en tension
- Supprimer le plan Ecophyto et stopper les interdictions de produits phytosanitaires sans étude d'impact ni alternative fiable ; financer la recherche d'alternatives au glyphosate
- Supprimer la conditionnalité des aides PAC aux règles environnementales (ratio prairie, rotations, jachères) et rendre ces obligations incitatives via des éco-régimes assouplis et simplifiés
- Abroger la stratégie « De la ferme à la fourchette », créditée d'une baisse de production agricole de 15 à 20 %, et la directive sur les émissions industrielles qui contraint les élevages porcins et de volaille
- Moratoire sur le volet agricole des accords de libre-échange (Canada, Nouvelle-Zélande, Chili) et opposition à l'accord avec le Mercosur
- Imposer partout des clauses de réciprocité : aucun produit agricole exempté de douane s'il ne respecte pas les standards environnementaux et sanitaires européens
- Instaurer la priorité nationale dans les marchés publics de la restauration scolaire et rétablir les droits de douane sur les produits agricoles ukrainiens
- Mentionner l'origine des ingrédients sur tous les produits agricoles, frais ou transformés, sans seuil
- Réformer la politique commune de la pêche : lutte contre la dépendance aux importations et fin de la compétence exclusive de la Commission sur les stocks halieutiques
Chiffres : Objectif européen de production agricole en bio dont le parti demande l'abandon : 25 % · Baisse de production agricole attribuée à la stratégie « De la ferme à la fourchette » (borne haute) : 20 %
Sources : Reconquête — « Notre projet pour l'Europe des nations et de la civilisation », 92 propositions (élections européennes du 9 juin 2024, PDF officiel) · Le programme pour la France — plateforme de consultation citoyenne (Sarah Knafo)
Droits des femmes & égalité — Partiel
Aucune politique d'égalité femmes-hommes au sens usuel (écart salarial, violences faites aux femmes, parité, IVG) n'est publiée. Les seules positions officielles identifiées sont d'opposition : abolition de la GPA, suppression des financements aux campagnes et associations qualifiées de « woke » ou LGBT, et contestation de l'enseignement de la lutte contre les stéréotypes de genre à l'école.
- Obtenir l'abolition de la gestation pour autrui (GPA) dans tous les États membres de l'Union européenne
- Interdire toute campagne européenne faisant la promotion de l'« idéologie woke » (guide de la communication inclusive de la commissaire à l'égalité, campagne « la liberté est dans le hijab »)
- Supprimer tout financement aux associations militantes LGBT et aux programmes « intersectionnels » d'Horizon Europe
- Contester l'enseignement, dès le plus jeune âge, du fait « que les filles sont victimes de discriminations » et de la « lutte contre les stéréotypes de genre » (guide Parents Vigilants signé par Éric Zemmour)
- Aucune mesure officielle sur l'égalité salariale, les violences sexistes et sexuelles, la parité en politique ou l'accès à l'IVG
- La plateforme de consultation citoyenne ne comporte aucune rubrique « femmes » ou « égalité » parmi ses 31 thèmes (seul un thème « Famille » existe, alimenté par des contributions d'internautes)
Sources : Reconquête — « Notre projet pour l'Europe des nations et de la civilisation », 92 propositions (élections européennes du 9 juin 2024, PDF officiel) · « Le Petit Guide des Parents Vigilants », signé par Éric Zemmour, président de Reconquête (PDF officiel) · Le programme pour la France — plateforme de consultation citoyenne (Sarah Knafo)
Condition animale — Partiel
Reconquête a une position officielle sur ce thème, mais elle est d'opposition : le projet des européennes de 2024 refuse explicitement les « offensives antispécistes et animalistes » et demande un renforcement de la régulation de certaines espèces protégées.
- Opposition à toutes les « offensives antispécistes et animalistes » dans le cadre de la réforme des directives sur le bien-être animal
- Opposition aux « attaques contre la chasse, la pêche et les traditions rurales »
- Réformer les directives « Oiseaux » et « Habitats » pour renforcer la régulation des espèces au niveau de conservation jugé satisfaisant (grand cormoran, prédation du loup)
- Soutenir la création, au Parlement européen, d'un intergroupe « biodiversité, chasse et campagne »
- Aucune mesure officielle sur l'élevage intensif, le transport ou l'abattage des animaux, ni sur l'expérimentation animale ; le thème « Protection animale » de la plateforme citoyenne n'agrège que des contributions d'internautes
Sources : Reconquête — « Notre projet pour l'Europe des nations et de la civilisation », 92 propositions (élections européennes du 9 juin 2024, PDF officiel) · Le programme pour la France — plateforme de consultation citoyenne (Sarah Knafo)
Laïcité & religions — Documenté
La lutte contre l'islamisme est l'une des huit priorités officielles du parti et le volet le plus détaillé du projet des européennes de 2024 : interdiction des Frères musulmans, coupure des financements aux organisations jugées islamistes, fin de l'adhésion turque. En revanche, aucune position n'est publiée sur la loi de 1905 ou le financement des cultes en France.
- Faire de la lutte contre l'islamisme une cause européenne commune et coordonner les actions des États pour démanteler les réseaux (Frères musulmans, Milli Görüs, salafistes)
- Interdire les Frères musulmans partout en Europe sur le modèle autrichien : inscription sur une liste noire, interdiction des slogans et de la littérature, dissolution des organisations
- Publier annuellement une liste des organismes, associations et personnalités participant à la mouvance islamiste
- Interdire toute subvention européenne aux associations agissant en faveur de l'islamisation (FEMYSO, réseau ENAR, Islamic Relief Germany…)
- Combattre les ingérences islamistes de la Turquie et du Qatar ; mettre un terme définitif à l'adhésion turque à l'UE et arrêter les financements européens à la Turquie (50 Md€ en vingt ans)
- Organiser une coopération européenne empêchant les islamistes expulsés d'un pays de s'installer dans un autre, et les organisations dissoutes de se réimplanter ailleurs
- Fermeture des mosquées radicales (figurant parmi les « 10 combats » du projet européen)
- Affirmer les racines grecques, latines et chrétiennes de l'Europe et assumer une « diplomatie civilisationnelle » avec les chrétiens d'Orient et l'Arménie
- Aucune position officielle publiée sur la loi de 1905, le financement des cultes, les signes religieux dans l'espace public ou le concordat d'Alsace-Moselle ; le thème « Laïcité » de la plateforme citoyenne n'agrège que des contributions d'internautes
Chiffres : Financements européens à la Turquie que le parti veut arrêter (sur vingt ans) : 50 Md€
Sources : Reconquête — « Notre projet pour l'Europe des nations et de la civilisation », 92 propositions (élections européennes du 9 juin 2024, PDF officiel) · Reconquête — site officiel (les 8 priorités d'Éric Zemmour) · Le programme pour la France — plateforme de consultation citoyenne (Sarah Knafo)
Outre-mer — Non couvert
Jeunesse — Partiel
Il n'existe pas de politique de la jeunesse au sens usuel (autonomie, revenu, logement étudiant, service national, emploi des jeunes). Le projet des européennes de 2024 comporte toutefois un chapitre explicitement consacré à la protection de la jeunesse, centré sur la drogue, les écrans et la pornographie.
- Remporter la « bataille européenne contre la drogue », présentée comme un danger mortel pour la jeunesse : coordination européenne, contrôle des ports, sanctions contre les réseaux
- Mener une grande campagne européenne de prévention contre les trois fléaux menaçant la santé mentale et physique de la jeunesse : les drogues, l'addiction aux écrans et l'exposition à la pornographie
- Réserver ERASMUS aux jeunes Européens et introduire un coût financier avantageux pour les familles nombreuses
- Réorienter le Fonds social européen vers l'apprentissage et la formation professionnelle dans les métiers en tension et les industries d'avenir (agriculture, filière nucléaire, métiers du numérique)
- Aucune position officielle sur le service national, le revenu ou l'autonomie des jeunes, le logement étudiant ou l'insertion professionnelle en France
- La plateforme de consultation citoyenne ne comporte aucune rubrique « Jeunesse » parmi ses 31 thèmes
Sources : Reconquête — « Notre projet pour l'Europe des nations et de la civilisation », 92 propositions (élections européennes du 9 juin 2024, PDF officiel) · Le programme pour la France — plateforme de consultation citoyenne (Sarah Knafo)
Handicap — Non couvert
Services publics — Non couvert
Debout la France (DLF) — candidat·e : Nicolas Dupont-Aignan
Économie & pouvoir d'achat — Documenté
Protectionnisme « intelligent » et relocalisation : hausse de 8 % des salaires nets jusqu'à 3 SMIC, commande publique réservée aux produits français, impôt sur les sociétés divisé par deux sur les bénéfices réinvestis, et désendettement par monétisation de la dette via la Banque de France.
- Hausse de 8 % des salaires nets (équivalent d'un « 13e mois ») jusqu'à 3 SMIC, financée par une baisse des cotisations (coût annoncé : 20 Md€)
- Commande publique (200 Md€/an) réservée aux produits fabriqués en France : 50 % dès la première année, puis 75 % à cinq ans, dont 50 % pour les PME
- Division par deux de l'impôt sur les sociétés pour les bénéfices réinvestis en France (« crédit d'impôt production ») ; 0 taxe et 0 norme supplémentaires pour les TPE-PME
- Objectif d'1 million d'emplois créés ou relocalisés en cinq ans, visant le plein emploi (environ 5 % au sens du BIT)
- Monétisation de la dette par la Banque de France : 100 Md€/an pendant trois ans, puis 80 Md€/an pendant deux ans
- Fonds de 10 Md€ dédié à la relocalisation industrielle en zone rurale ; renforcement du décret Montebourg contre les rachats étrangers d'entreprises stratégiques
- Droits de douane compensateurs sur les importations déloyales ; blocage en douane des produits ne respectant pas les normes environnementales et sociales françaises
- Étiquetage obligatoire de la part de « fabriqué en France » ; suppression de la directive sur les travailleurs détachés (500 000 emplois selon le livret)
- Rétablissement d'un impôt sur les très grandes fortunes, hors résidence principale et hors investissements productifs localisés en France
- Séparation des activités bancaires de dépôt et d'investissement ; garantie des dépôts portée à 150 000 € ; nationalisation d'au moins une grande banque
- 100 Md€ d'économies annuelles visées (fausses cartes Vitale, contribution à l'UE, fraude, évasion fiscale des multinationales)
- Actionnariat salarié élargi, avec jusqu'à 10 points d'impôt sur les sociétés en moins ; objectif de plus de 3 % du PIB en R&D (contre 2,2 %)
- Politique de la mer · Valorisation de l'économie maritime, chiffrée par le livret à 92 Md€ de chiffre d'affaires et plus de 360 000 emplois directs : développement des ports du Havre et de Marseille, du fret fluvial et de l'algoculture (90 000 t françaises contre plus de 10 Mt en Chine et en Indonésie)
Chiffres : Créations et relocalisations d'emplois visées sur le quinquennat : 1000000 emplois · Rachat annuel de dette publique par la Banque de France (années 1 à 3) : 100 Md€/an · Part de la commande publique réservée aux produits français à cinq ans : 75 % · Économies annuelles visées sur la dépense publique : 100 Md€/an · Chiffre d'affaires annuel de l'économie maritime française (constat du livret) : 92 Md€/an
Sources : Debout la France — Projet : Économie, Travail · Debout la France — Projet : Produire en France · Nicolas Dupont-Aignan — Brochure officielle de campagne « Libérons la France ! Élection présidentielle 2027 » (PDF) · Debout la France — Projet : Politique de la mer
Travail & retraites — Documenté
Refus de tout nouveau report de l'âge légal et de la durée de cotisation — la référence retenue étant « la réforme de 2010 », sans qu'aucun âge chiffré ne soit donné — et indexation annuelle des pensions sur l'inflation, le financement passant par l'emploi plutôt que par l'allongement du travail.
- Maintien de « l'âge minimum de départ à la retraite et de la durée de cotisations actuelle (issue de la réforme de 2010) » : aucun âge chiffré n'est indiqué dans le livret
- Indexation a minima des retraites sur l'inflation chaque année (mesure reprise en tête du tract officiel de campagne 2026)
- Constat officiel cité : pension nette moyenne de 1 393 €/mois pour les retraités résidant en France
- Financement par la création d'1 million d'emplois (élargissement de l'assiette de cotisants) et la fin de la concurrence des travailleurs détachés (400 000 à 500 000)
- Meilleure prise en compte de la pénibilité au travail, dans le public comme dans le privé
- ASPA (minimum vieillesse) réservée aux étrangers ayant cotisé au moins 10 ans ; suppression des « fausses retraites » versées à des personnes décédées à l'étranger
- Exonération des droits de succession sur la résidence principale ; doublement des abattements de donation entre générations ; rétablissement des avantages fiscaux pleins pour les veuves
- Opposition affirmée dans le livret Famille à toute réforme réduisant les pensions ; relance de la natalité présentée comme condition du financement des retraites
- Réforme des retraites agricoles pour garantir une pension digne
Chiffres : Durée minimale de cotisation exigée pour l'ASPA des étrangers : 10 ans · Pension nette moyenne constatée (chiffre officiellement cité) : 1393 €/mois
Sources : Debout la France — Projet : Retraites · Debout la France — Projet : Famille · Nicolas Dupont-Aignan — Tract officiel de campagne 2027 (PDF)
Santé & protection sociale — Documenté
Reconstruction de l'hôpital public et lutte contre les déserts médicaux (réouverture d'un établissement par département, doublement des lits de réanimation, bourses d'installation), suppression des ARS, relocalisation des médicaments, et volet dépendance/fin de vie centré sur les soins palliatifs contre l'euthanasie.
- Arrêt des fermetures de lits et de maternités ; réouverture d'un établissement de santé par département ; garantie d'un hôpital à moins de 45 minutes pour chaque Français
- Doublement des lits de réanimation, objectif de 10 000 en cinq ans
- Suppression des Agences Régionales de Santé, compétences redistribuées au niveau départemental sous l'autorité des préfets ; suppression de Santé publique France
- Bourses aux étudiants en médecine s'engageant cinq ans dans un désert médical ; consultations avancées itinérantes ; augmentation des places en études de médecine
- Relocalisation en France d'au moins 50 % de la production des médicaments dont le remboursement dépasse 20 M€/an
- Reconstruction de la médecine scolaire : doublement des effectifs de médecins, infirmiers et assistants sociaux, et +15 % de salaire
- Remplacement de toutes les cartes Vitale par des cartes biométriques ; suppression des 2 millions de fausses cartes Vitale, chiffrées à 10 Md€/an dans la brochure de campagne 2026
- Suppression de l'Aide Médicale d'État, remplacée par une aide d'urgence ; délai de cinq ans avant accès des étrangers aux aides au logement et au RSA
- Dépendance · 6 Md€/an supplémentaires puis 10 Md€ à horizon 2030 ; consolidation de la branche autonomie de la Sécurité sociale
- Dépendance · +25 % de taux d'encadrement en EHPAD (80 000 postes), 20 000 créations de postes par an sur le quinquennat, +10 % de salaire pour les soignants
- Dépendance · « Bouclier autonomie » d'environ 740 €/mois au-delà de quatre ans en établissement ; allocation de 300 €/mois pour les personnes âgées non éligibles ; priorité au maintien à domicile
- Fin de vie · Opposition à l'euthanasie et développement des unités de soins palliatifs, position réaffirmée par communiqué officiel en juillet 2026
Chiffres : Lits de réanimation visés : 10000 lits · Délai maximal d'accès à un hôpital visé : 45 minutes · Financement supplémentaire annuel de la dépendance visé à horizon 2030 : 10 Md€/an · Hausse du taux d'encadrement en EHPAD visée : 25 %
Sources : Debout la France — Projet : Santé · Debout la France — Projet : Dépendance et fin de vie · Debout la France — Communiqué « Députés, qui parmi vous est allé dans un service de soins palliatifs ? Appel aux 32 » (04/07/2026) · Debout la France — Projet : Équilibre du territoire, monde rural
Immigration — Documenté
Sortie de l'espace Schengen et déploiement de l'armée aux frontières, durcissement de l'asile et du regroupement familial, naturalisation portée à dix ans de résidence, suppression de l'Aide Médicale d'État et des prestations sociales pour les étrangers en situation irrégulière.
- Sortie de l'espace Schengen, rétablissement des contrôles aux frontières nationales et recrutement de 10 000 douaniers et policiers aux frontières
- Déploiement de l'armée aux frontières pour bloquer l'immigration illégale et les narcotrafiquants (priorité n°1 de la brochure de campagne 2026)
- Rétablissement du délit de séjour irrégulier ; expulsion des délinquants étrangers au terme de leur peine
- Droit d'asile limité aux demandes formulées directement aux frontières, avec assignation à résidence des demandeurs
- Suspension stricte du regroupement familial et suppression du régime dérogatoire pour l'Algérie ; conditions de revenu, de logement, de langue et d'adhésion aux valeurs républicaines
- Naturalisation conditionnée à 10 ans de résidence et 3 mois de service civique ; suppression du droit du sol par référendum ; plafond annuel d'entrées voté par le Parlement
- Suppression de l'Aide Médicale d'État ; suppression des allocations familiales et du RSA pour les étrangers en situation irrégulière
- Retour des mineurs étrangers non accompagnés dans leur pays d'origine (livret Justice)
- Serment de fidélité des imams ; fermeture des associations refusant de signer une charte de conformité
Chiffres : Durée minimale de résidence avant naturalisation : 10 ans · Douaniers et policiers aux frontières supplémentaires visés (5 ans) : 10000 agents
Sources : Debout la France — Projet : Immigration et assimilation · Debout la France — Projet : Justice · Nicolas Dupont-Aignan — Brochure officielle de campagne « Libérons la France ! Élection présidentielle 2027 » (PDF)
Sécurité & justice — Documenté
Doctrine « un délit = une condamnation = une peine exécutée » : renfort massif des effectifs, 40 000 places de prison, majorité pénale abaissée à 16 ans, peines planchers, budget de la justice porté à 15 Md€, et référendum proposé sur la peine de mort pour les meurtriers d'enfants.
- 10 000 policiers et gendarmes, 10 000 douaniers et policiers aux frontières et 20 000 surveillants pénitentiaires supplémentaires nets en cinq ans
- Construction de 40 000 places de prison (20 000 par réhabilitation de casernes, 20 000 en structures adaptées) ; constat officiel de 88 000 peines fermes non exécutées
- Établissement ultra-sécurisé en Guyane : 600 places, isolement cellulaire 22 h/24 pour terroristes et barons du narcotrafic
- Budget de la justice porté de 10,1 à 15 Md€ (alignement sur l'Allemagne : 141 €/habitant contre 77 € en France), avec recrutement de magistrats et de greffiers
- Abaissement de la majorité pénale de 18 à 16 ans ; abrogation de l'ordonnance de 1945 ; suspension des prestations sociales aux familles de mineurs délinquants
- Rétablissement des peines planchers ; abrogation de la loi du 23 mars 2019 dispensant d'incarcération les peines de moins d'un an ; fin des remises de peine pour les récidivistes
- Peines minimales de 10 ans pour détention d'armes de guerre liée au terrorisme ou au narcotrafic ; prescription portée à 30 ans pour les crimes et 10 ans pour les délits
- Présomption de légitime défense pour les forces de l'ordre ayant fait usage de leur arme, réaffirmée par communiqué officiel du 31/07/2026
- Régime de détention durci : uniforme obligatoire, fouilles systématiques après visite, brouillage intégral des téléphones et interception de drones, contribution des détenus jusqu'à 25 % de leur rémunération
- Réécriture complète du code de procédure pénale en six mois ; remplacement des cours criminelles départementales par des assises avec jury ; remplacement des syndicats de magistrats par des associations professionnelles
- Proposition d'un référendum sur le rétablissement de la peine de mort pour les meurtriers d'enfants (prise de position du candidat, 11/06/2026)
Chiffres : Places de prison à construire : 40000 places · Budget annuel de la justice visé : 15 Md€ · Majorité pénale abaissée à : 16 ans · Policiers et gendarmes supplémentaires visés (5 ans) : 10000 postes
Sources : Debout la France — Projet : Sécurité · Debout la France — Projet : Justice · Debout la France — Communiqué « Présomption de légitimité de l'usage des armes par les forces de l'ordre » (31/07/2026) · Nicolas Dupont-Aignan — « Pour un référendum sur la peine de mort pour les meurtriers d'enfants » (11/06/2026)
Environnement & énergie — Documenté
Relance du nucléaire (au moins 70 % de la production électrique, réacteurs de 4e génération, thorium, ITER) et arrêt des subventions à l'éolien et au photovoltaïque, au profit de la rénovation thermique, du renouvellement du parc automobile et de la protection des aires marines.
- Maintien du nucléaire à au moins 70 % de la production électrique, abandon de l'objectif de 50 % en 2035
- Maintien d'EDF dans le giron public et restitution au CEA de la maîtrise de la technologie nucléaire ; réacteurs de génération IV, plan thorium sur 25-30 ans, soutien au projet ITER de Cadarache
- Arrêt des projets éoliens et fin des subventions à l'éolien et au photovoltaïque ; 4 Md€ redéployés vers l'isolation
- Doublement du budget de MaPrimeRénov' (3 → 6 Md€) et intégration des matériaux biosourcés (fibre de bois, terre-paille) ; le bâtiment représente 45 % de la consommation nationale d'énergie
- 1 Md€/an pour les véhicules consommant moins de 3 L/100 km ; remplacement de 10 millions de véhicules peu performants en dix ans
- Extension des aires marines protégées à 30 % des eaux françaises, dont 15 % en protection forte
- Dissolution de l'Office Français de la Biodiversité, ses agents étant rattachés aux préfectures ; moratoire sur les dispositions « Zéro Artificialisation Nette » de la loi Climat et résilience
- Économie circulaire : lutte contre l'obsolescence programmée, pénalités et obligation de fourniture de pièces détachées, développement du recyclage et lutte contre la pollution plastique
- Suppression de l'interdiction européenne des véhicules thermiques à horizon 2035 ; suppression définitive des Zones à Faibles Émissions
- Politique de la mer · Extension des aires marines protégées, soutien aux initiatives de décarbonation du transport maritime et lutte contre les 9,5 millions de tonnes de plastique déversées chaque année dans les océans
Chiffres : Part minimale du nucléaire dans la production électrique visée : 70 % · Budget MaPrimeRénov' visé : 6 Md€ · Part des eaux françaises en aire marine protégée visée : 30 %
Sources : Debout la France — Projet : Environnement et Énergie · Debout la France — Projet : Automobilistes et Motards · Debout la France — Projet : Équilibre du territoire, monde rural · Debout la France — Projet : Politique de la mer
Europe, défense & international — Documenté
Remplacement de l'Union européenne supranationale par une « Europe des nations libres » intergouvernementale : suppression de la Commission et de la Cour de justice, primauté du droit national, sortie du marché européen de l'électricité et rétablissement du veto français sur les accords commerciaux.
- Fin de l'UE supranationale, remplacée par une « Communauté / Europe des nations libres » fondée sur la coopération intergouvernementale et des projets à la carte (modèles Airbus, Ariane, Erasmus)
- Suppression de la Commission européenne et de la Cour de justice de l'UE ; primauté constitutionnelle du droit français sur les normes européennes
- Sortie du marché européen de l'électricité, à l'exemple de l'Espagne et du Portugal : le livret annonce un prix « divisé par deux », la brochure et le tract de campagne 2026 une baisse d'un tiers
- Rétablissement du droit de veto de la France sur tous les accords de libre-échange négociés par l'UE (CETA, Mercosur, Nouvelle-Zélande)
- Économies liées à l'UE : le livret retient une contribution nette de 10 Md€/an (25 Md€ versés, 15 reçus), la brochure de campagne 2026 chiffre l'économie à 15 Md€/an (29 Md€ versés en 2026 pour moins de 15 reçus)
- Référendum obligatoire pour toute modification constitutionnelle ou toute décision affectant l'indépendance nationale
- Refus du portefeuille numérique européen, de la carte santé numérique et de l'euro numérique ; « constitutionnalisation » de l'argent liquide
- Maintien d'une dissuasion nucléaire strictement nationale (tract officiel de campagne 2026)
- Constat officiel cité : déficit de la balance commerciale de 163 Md€ en 2022, imputé aux accords de libre-échange déloyaux
- Sortie du commandement intégré de l'OTAN, dissuasion nucléaire strictement nationale et budget de la défense porté à 2,5 % du PIB (livret Défense nationale)
Chiffres : Économies annuelles liées à l'UE annoncées dans la brochure de campagne 2026 : 15 Md€/an · Contribution nette annuelle à l'UE (chiffrage du livret) : 10 Md€/an · Budget de la défense visé : 2.5 % du PIB
Sources : Debout la France — Projet : Affaires européennes · Nicolas Dupont-Aignan — Brochure officielle de campagne « Libérons la France ! Élection présidentielle 2027 » (PDF) · Nicolas Dupont-Aignan — Tract officiel de campagne 2027 (PDF) · Debout la France — Projet : Défense nationale
Institutions & démocratie — Documenté
Référendum d'initiative citoyenne « comme en Suisse », retour au septennat avec révocation à mi-mandat, réduction du nombre de parlementaires, suppression des régions et du CESE au profit du couple commune-département, et moralisation de la vie publique.
- RIC : 1 million d'inscrits sur les listes électorales peuvent soumettre une proposition au référendum, après six mois de débat public obligatoire
- Retour au septennat, avec possibilité d'un référendum révocatoire à mi-mandat
- Réduction du nombre de députés (577 → 500) et de sénateurs (348 → 300), avec baisse de 25 % des indemnités
- Suppression des conseils régionaux et du CESE ; retour au couple commune-département doté de la clause de compétence générale ; suppression de la loi NOTRe
- Prise en compte du vote blanc dans les résultats électoraux ; conditionnement de la carte Vitale à la participation électorale
- Casier judiciaire vierge obligatoire pour les élus, statut de l'élu, suppression des privilèges et avantages indus des anciens présidents et ministres
- Suppression des agences d'État jugées inutiles ; relocalisation des administrations nationales hors des grandes métropoles
- Égalité des territoires devant les dotations de l'État (les communes rurales en reçoivent deux fois moins que les urbaines) ; revalorisation pour les communes de moins de 5 000 puis de moins de 1 000 habitants
- Indemnité d'élu local au prorata de la taille de la commune, financée par l'État ; sanctions exemplaires contre les violences et le harcèlement visant les élus
- Renationalisation des autoroutes sans indemnité et suppression des péages d'ici 2030
- Pouvoirs d'urbanisme et définition des zones constructibles rendus aux communes, intercommunalités choisies et redéfinies autour de projets concrets
Chiffres : Signatures requises pour déclencher un référendum d'initiative citoyenne : 1000000 inscrits · Nombre de députés visé : 500 députés · Nombre de sénateurs visé : 300 sénateurs
Sources : Debout la France — Projet : Refonder et moraliser notre démocratie · Nicolas Dupont-Aignan — Brochure officielle de campagne « Libérons la France ! Élection présidentielle 2027 » (PDF) · Debout la France — Projet : Équilibre du territoire, monde rural · Debout la France — Projet : Automobilistes et Motards
Éducation — Documenté
Restauration de l'autorité et des savoirs fondamentaux (tolérance zéro, notation chiffrée, dictée, 15 heures de français), revalorisation des filières professionnelles et de l'apprentissage, gratuité de l'enseignement supérieur et maintien des écoles et collèges ruraux.
- « Tolérance zéro » face aux incivilités scolaires et renforcement de l'autorité des enseignants
- 15 heures hebdomadaires de français, renforcement des mathématiques, retour de la notation chiffrée et de la dictée
- Redoublement ou soutien obligatoire avant le passage dans la classe supérieure
- Revalorisation des filières professionnelles et techniques ; restauration du prestige du baccalauréat par des épreuves écrites
- Hausse des salaires enseignants de 20 à 40 % selon le mérite
- Extension du code vestimentaire laïque à l'enseignement supérieur et aux organismes de recherche ; interdiction de l'écriture inclusive
- Gratuité d'accès à l'enseignement supérieur et aux frais d'examen pour les Français, refus de la sélection par tirage au sort, suppression des frais annexes non contrôlés
- Objectif d'1 million de contrats d'apprentissage ; deux heures mensuelles d'orientation professionnelle dès la classe de 3e
- Arrêt des fermetures de classes en milieu rural, maintien des collèges de proximité et limitation des regroupements pédagogiques imposant des transports excessifs
Chiffres : Heures hebdomadaires de français visées à l'école primaire : 15 heures/semaine · Contrats d'apprentissage visés : 1000000 contrats
Sources : Debout la France — Projet : Repenser l'école de la République · Debout la France — Projet : Enseignement supérieur · Debout la France — Projet : Famille · Debout la France — Projet : Équilibre du territoire, monde rural
Numérique & IA — Documenté
Souveraineté numérique face aux GAFAM (alternatives françaises, hébergement des données en France), plan pour une intelligence artificielle française souveraine et éthique, et doctrine de cybersécurité de l'État précisée par communiqué officiel en août 2026.
- Création d'alternatives souveraines françaises aux GAFAM (moteur de recherche, réseaux sociaux, streaming) et obligation d'héberger en France les données des utilisateurs français
- Fonds souverain pluriannuel pour l'IA et cloud souverain ultra-sécurisé, indépendant des fournisseurs étrangers
- Protection des brevets stratégiques (IA, semi-conducteurs, quantique) contre les rachats étrangers
- Objectif de plus de 3 % du PIB consacré à la R&D et fonds de 500 M€/an pour les start-up de chercheurs
- Création d'une Agence nationale pour l'éthique et la sécurité de l'IA, avec audit systématique des biais algorithmiques
- Formation obligatoire des enseignants à l'IA et cursus IA dès le collège
- Cybersécurité · Authentification forte obligatoire, architecture « zéro confiance » et cloisonnement strict des données dans toute l'administration
- Cybersécurité · Audits d'intrusion systématiques de tous les ministères par l'ANSSI, avec rapport annuel public au Parlement
- Cybersécurité · Modèle d'IA souverain dédié aux audits de sécurité ; terminaux et logiciels chiffrés souverains pour les postes sensibles
- Cybersécurité · Préférence absolue pour l'hébergement et les logiciels libres sous contrôle français ; suspension de la facturation électronique obligatoire et refus des bases de données économiques centralisées
- Refus du portefeuille numérique européen, de la carte santé numérique et de l'euro numérique
Chiffres : Dépenses de recherche et développement visées : 3 % du PIB · Fonds annuel pour les start-up de chercheurs : 500 M€/an
Sources : Debout la France — Projet : Sciences, souveraineté industrielle et numérique · Debout la France — Projet : Intelligence artificielle · Debout la France — Communiqué « Vol de nos données : la cybersécurité de l'État doit redevenir une priorité nationale » (25/08/2026)
Logement — Documenté
Objectif de trois Français sur quatre propriétaires : relance de la construction à 400 000 logements par an, élargissement du prêt à taux zéro, création d'un prêt d'accession, et déblocage du foncier par un moratoire sur le « Zéro Artificialisation Nette ».
- Objectif de 400 000 mises en chantier par an (contre 281 100 en 2023) et de 850 000 primo-accédants par an
- Moratoire sur les dispositions « Zéro Artificialisation Nette » de la loi Climat et résilience pour débloquer des terrains constructibles ; conversion des bureaux vacants en logements
- Élargissement du prêt à taux zéro, création d'un Prêt Accession à la Propriété, réintroduction de l'APL Accession
- Suppression des droits de succession sur la résidence principale
- Autorisation de la location des logements classés F et G (5,2 millions de logements concernés) et garantie universelle contre les loyers impayés
- Programme « Maison à 1 euro » dans les zones rurales et généralisation du haut débit
- Liberté rendue aux communes pour définir les zones de constructibilité des PLU et PLUi, les décisions relevant des élus locaux et non du niveau supra-communal
Chiffres : Logements neufs visés par an : 400000 logements/an · Primo-accédants visés par an : 850000 ménages/an
Sources : Debout la France — Projet : Logement · Nicolas Dupont-Aignan — Brochure officielle de campagne « Libérons la France ! Élection présidentielle 2027 » (PDF) · Debout la France — Projet : Équilibre du territoire, monde rural
Culture & sport — Documenté
Culture — ministère élargi au patrimoine et au tourisme, budget de restauration porté à 400 M€, 1 % du budget national pour la culture et gratuité des musées certains dimanches. Sport — plan « piscine à 1 euro », pass'sport généralisé et renforcement du sport scolaire.
- Culture · Budget annuel de restauration du patrimoine porté à 400 M€ et extension du dispositif Malraux
- Culture · 1 % du budget national consacré à la culture ; musées gratuits certains dimanches pour les résidents français
- Culture · Interdiction de l'écriture inclusive ; maintien du statut d'intermittent du spectacle
- Culture · Abrogation de la loi Hadopi et licence globale pour les contenus numériques ; reconnaissance du jeu vidéo comme œuvre d'art
- Patrimoine rural · Fonds de sauvegarde du patrimoine des petites communes, avec déduction fiscale de 66 % dans la limite de 7 500 €
- Sport · Plan « piscine à 1 euro » et généralisation du pass'sport de 6 à 18 ans
- Sport · Renforcement du sport scolaire, création de classes « sport-études » et priorité donnée aux grands événements sportifs
- Associatif · Suppression des cotisations patronales sur les emplois à domicile ; déduction fiscale de 100 % pour l'investissement dans l'économie sociale et solidaire
Chiffres : Budget annuel de restauration du patrimoine visé : 400 M€/an · Part du budget national consacrée à la culture visée : 1 %
Sources : Debout la France — Projet : Culture et patrimoine · Debout la France — Projet : Sport et Associations · Debout la France — Projet : Équilibre du territoire, monde rural
Agriculture & alimentation — Documenté
Autosuffisance alimentaire par la sortie de la Politique agricole commune, le rétablissement du veto français sur les accords de libre-échange (CETA, Mercosur), la suppression des cotisations sociales agricoles et la priorité aux producteurs français dans la commande publique.
- Sortie de la Politique Agricole Commune, exception agricole à l'OMC et blocage en douane des importations non conformes aux normes françaises
- Rétablissement du droit de veto de la France sur les accords de libre-échange (CETA, Nouvelle-Zélande, Mercosur) et rupture des accords jugés défavorables
- Suppression des cotisations sociales agricoles et rétablissement des avantages fiscaux sur le gazole non routier
- Suppression des droits de succession jusqu'à 100 hectares pour faciliter l'installation des jeunes agriculteurs
- Étiquetage obligatoire de l'origine des produits ; 50 à 80 % des commandes publiques réservées aux producteurs français
- Lutte contre l'accaparement des terres par des fonds d'investissement ; soutien à l'agriculture biologique avec contrôle des importations
- Réforme des retraites agricoles pour garantir une pension digne
- Développement des circuits courts, notamment pour l'approvisionnement des cantines scolaires
Chiffres : Part minimale de la commande publique réservée aux producteurs français : 50 % · Seuil d'exonération des droits de succession pour les exploitations : 100 hectares
Sources : Debout la France — Projet : Agriculture · Debout la France — Projet : Produire en France · Nicolas Dupont-Aignan — Brochure officielle de campagne « Libérons la France ! Élection présidentielle 2027 » (PDF)
Droits des femmes & égalité — Documenté
Quinze mesures contre les violences faites aux femmes (tribunaux dédiés, bracelet anti-rapprochement, peines planchers), pour l'égalité salariale via un label « F-H » et pour la conciliation des vies professionnelle et familiale (congé parental rémunéré à 75 % du SMIC sur trois ans).
- Tribunaux dédiés aux violences conjugales, formation obligatoire des personnels et peines planchers pour les auteurs de violences
- Un centre d'hébergement d'urgence par intercommunalité et généralisation du bracelet anti-rapprochement
- Aide aux femmes victimes de réseaux de prostitution ; sanctions renforcées contre les propos et images misogynes
- Renforcement de la santé publique pour les femmes : gynécologie, maternité, accès à l'IVG, dépistages
- Label « F-H » récompensant l'égalité salariale dans les entreprises ; droit à la formation après un congé maternité
- Congé parental rémunéré à 75 % du SMIC pendant trois ans, mieux partagé entre les deux parents ; assouplissement de la validation des trimestres de cotisation vieillesse
- Quotient familial porté à 3 000 € par demi-part et rétablissement des allocations familiales universelles sans condition de ressources
- Création de 100 000 places de crèche en cinq ans et chèque universel de garde d'enfant modulé selon le revenu
- Interdiction des signes religieux dans les universités, les hôpitaux et les entreprises
Chiffres : Durée du congé parental mieux rémunéré visée : 3 ans · Places de crèche créées en cinq ans : 100000 places · Quotient familial visé par demi-part : 3000 €
Sources : Debout la France — Projet : Combat pour les femmes · Debout la France — Projet : Famille
Condition animale — Documenté
Seize mesures pour le bien-être animal : vidéosurveillance obligatoire dans les abattoirs, label « Bien-être animal », soutien aux refuges et lutte contre le trafic et l'abandon.
- Vidéosurveillance obligatoire dans tous les abattoirs ; négociation avec les autorités religieuses sur l'étourdissement avant abattage
- Création d'un label de qualité « Bien-être animal »
- Soutien renforcé aux refuges surchargés, financement des associations de protection animale par une taxe sur les importations
- Interdiction de l'expérimentation animale lorsque des alternatives existent ; interdiction de la consommation de viande chevaline
- Renforcement des campagnes contre l'abandon, avec interdiction à vie de détention d'animaux pour les récidivistes
- Lutte contre le trafic d'animaux et contrôle renforcé des importations
- Suppression de la TVA sur les actes vétérinaires
- Opposition aux spectacles maltraitant les animaux, ligne constante revendiquée dans la biographie officielle du candidat
Sources : Debout la France — Projet : Bien-être animal · Debout la France — Biographie officielle de Nicolas Dupont-Aignan
Laïcité & religions — Partiel
Aucun livret dédié à la laïcité, mais une doctrine officielle explicitée par communiqué du 02/09/2026 : laïcité stricte dans les espaces clos où s'exerce l'autorité publique (administrations, écoles, universités, hôpitaux), sans verbalisation du port de signes religieux dans la rue.
- Doctrine officielle (communiqué du 02/09/2026, porte-parole Alexis Villepelet) : laïcité stricte dans les espaces clos où s'exerce l'autorité publique — administrations, écoles, universités, hôpitaux
- Interdiction de tous les signes religieux dans ces lieux (voile, kippa, habit religieux), sans distinction entre les cultes
- Possibilité pour les entreprises d'interdire les tenues religieuses par leur règlement intérieur, avec protection de l'État contre les pressions communautaires
- Refus explicite de verbaliser le port du voile dans la rue, jugé discriminatoire et inapplicable : « il n'est pas raisonnable d'imaginer des policiers courant après des citoyennes »
- École · Laïcité présentée comme le cœur de l'apprentissage (esprit critique, libre examen), interdiction des signes religieux étendue à la communauté scolaire
- Enseignement supérieur · Extension du code vestimentaire laïque aux universités et aux organismes de recherche
- Immigration et assimilation · Serment de fidélité signé par les imams, fermeture des associations refusant une charte de conformité
- Aucune position officielle publiée sur la loi de 1905 elle-même ni sur le financement des cultes
Sources : Debout la France — Communiqué « Ne laissons pas le voile masquer l'essentiel » (02/09/2026) · Debout la France — Projet : Repenser l'école de la République · Debout la France — Projet : Enseignement supérieur · Debout la France — Projet : Immigration et assimilation · Debout la France — Projet : Combat pour les femmes
Outre-mer — Documenté
Ministère dédié de plein exercice regroupant Mer et Outre-mer, division par deux des tarifs de continuité territoriale, réforme de l'octroi de mer, plans de rattrapage en santé et éducation, valorisation de la zone économique exclusive et reconnaissance de la souveraineté française à Mayotte.
- Pérennisation d'un ministère dédié avec rang de ministre d'État et stratégie nationale de valorisation des atouts ultramarins
- Division par deux des tarifs aériens et maritimes de continuité territoriale ; réforme de l'octroi de mer
- Plans de rattrapage en éducation et en santé ; renforcement des infrastructures d'eau et d'assainissement
- Défiscalisation ciblée pour les secteurs d'avenir, plans solaires sur les bâtiments publics, fonds d'investissement touristique
- Renforcement des contrôles aux frontières ultramarines et reconnaissance de la souveraineté française à Mayotte
- Réouverture des hôpitaux de proximité en Outre-mer comme en métropole (tract officiel de campagne 2026)
- Politique de la mer · Création d'un grand ministère de la Mer et de l'Outre-mer regroupant les services et structures publiques maritimes
- Politique de la mer · Grand projet d'exploration et d'inventaire de la zone économique exclusive française, premier espace maritime mondial avec 11,7 millions de km²
- Politique de la mer · Protection des ressources halieutiques ultramarines contre le pillage (thon à Clipperton, légines aux Kerguelen) et relance de l'exploitation des ressources minérales sous-marines et des terres rares, dont le nickel de Nouvelle-Calédonie (25 % des ressources mondiales)
Chiffres : Réduction visée des tarifs de continuité territoriale (aérien et maritime) : 50 % · Superficie de la zone économique exclusive française à valoriser : 11.7 millions de km²
Sources : Debout la France — Projet : Outre-mer · Nicolas Dupont-Aignan — Tract officiel de campagne 2027 (PDF) · Debout la France — Projet : Politique de la mer
Jeunesse — Partiel
Aucun livret dédié à la jeunesse : le thème est traité de façon transversale par les livrets Famille et Défense nationale (service national obligatoire, garde nationale), Automobilistes (permis de conduire financé), Économie-Travail et Enseignement supérieur (apprentissage, contrat de travail universel).
- Famille · Rétablissement d'un service national obligatoire de trois mois, incluant le financement du permis de conduire par l'État
- Défense nationale · Service national obligatoire de trois mois à volet civil, avec possibilité de prolonger par un engagement d'un an sous les drapeaux ; transformation de la réserve opérationnelle en garde nationale de 100 000 réservistes
- Automobilistes · Financement par l'État de la moitié du coût du permis de conduire, en contrepartie d'un travail d'intérêt général
- Famille · Deux heures mensuelles d'orientation professionnelle dès la classe de 3e et valorisation de l'apprentissage
- Économie-Travail · Contrat de travail universel destiné aux jeunes et aux chômeurs de longue durée
- Enseignement supérieur · Objectif d'1 million de contrats d'apprentissage ; gratuité réaffirmée de l'accès à l'enseignement supérieur et suppression des frais annexes non contrôlés
- Justice · Abaissement de la majorité pénale à 16 ans et abrogation de l'ordonnance de 1945 sur la justice des mineurs
- Constat officiel cité : chômage des 16-25 ans supérieur à 25 %, soit plus du double de la moyenne nationale
Chiffres : Durée du service national obligatoire proposé : 3 mois · Contrats d'apprentissage visés : 1000000 contrats · Effectif visé pour la garde nationale issue de la réserve : 100000 réservistes
Sources : Debout la France — Projet : Famille · Debout la France — Projet : Automobilistes et Motards · Debout la France — Projet : Économie, Travail · Debout la France — Projet : Enseignement supérieur · Debout la France — Projet : Justice · Debout la France — Projet : Défense nationale
Handicap — Documenté
Revalorisation de l'AAH au niveau du seuil de pauvreté, application effective de la loi de 2005 (transports, bâtiments, commerces), renforcement du quota d'emploi de 6 % et création de postes d'AESH pour une scolarisation inclusive à temps plein.
- Revalorisation de l'Allocation aux Adultes Handicapés de 200 € pour atteindre le seuil de pauvreté (1 216 €) et rétablissement du complément de ressources
- Plan d'action concret pour appliquer enfin la loi handicap de 2005 : transports, bâtiments publics, commerces
- Fonds de 50 M€ pour le développement de technologies d'assistance intelligentes
- Renforcement de l'obligation d'emploi de 6 % de travailleurs handicapés ; exonération de cotisations pour l'emploi de travailleurs à plus de 50 % de handicap
- Doublement des contrats d'apprentissage pour les personnes handicapées (4 000 par an actuellement)
- Création de postes d'AESH pour une scolarisation inclusive à temps plein ; développement des IME ; intégration de la langue des signes française au collège et au lycée
- Réforme de l'AEEH pour ne plus contraindre les parents à cesser leur activité
- Guichet unique pour les autorisations d'adaptation du logement et TVA réduite sur les travaux d'accessibilité
Chiffres : AAH visée (relèvement au seuil de pauvreté) : 1216 €/mois · Fonds de recherche sur les technologies d'assistance visé : 50 M€
Sources : Debout la France — Projet : Handicap · Debout la France — Projet : Dépendance et fin de vie
Services publics — Partiel
Aucun livret dédié aux services publics, mais une couverture nourrie par le livret « Équilibre du territoire » (25 mesures) et les 10 mesures pour les communes de la brochure de campagne 2026 : hôpitaux et écoles de proximité, France Services, ferroviaire, dotations rurales et suppression d'agences d'État.
- Garantie d'un hôpital à moins de 45 minutes pour chaque Français ; arrêt des fermetures de maternités et réouverture de lits hospitaliers
- Suppression des Agences Régionales de Santé, compétences redistribuées au niveau départemental sous l'autorité des préfets ; suppression de Santé publique France
- Maisons France Services renforcées et ouvertes dans chaque préfecture et sous-préfecture
- Fin des zones blanches : couverture mobile et très haut débit garantie sur tout le territoire, avec pénalités pour les opérateurs défaillants
- Maintien et rénovation du réseau ferroviaire traditionnel, fin de la concurrence déloyale et péréquation tarifaire pour les lignes non rentables
- Arrêt des fermetures de classes en milieu rural et maintien des collèges de proximité
- Égalité des dotations de l'État entre communes rurales et urbaines ; revalorisation pour les communes de moins de 5 000, puis de moins de 1 000 habitants
- Suppression de la loi NOTRe, intercommunalités choisies, pouvoirs d'urbanisme rendus aux communes et refus des fusions forcées
- Réduction de 50 % du volume de normes ; dissolution de l'Office Français de la Biodiversité ; suppression des agences d'État jugées inutiles
- Relocalisation des administrations nationales hors des grandes métropoles ; fonds de sauvegarde du patrimoine rural (déduction fiscale de 66 %, plafond 7 500 €)
- Renationalisation des autoroutes sans indemnité et suppression des péages d'ici 2030
- Aucune doctrine d'ensemble publiée sur la fonction publique elle-même (effectifs, statut, rémunérations)
Chiffres : Délai maximal d'accès à un hôpital visé : 45 minutes · Réduction du volume de normes visée : 50 %
Sources : Debout la France — Projet : Équilibre du territoire, monde rural · Nicolas Dupont-Aignan — Brochure officielle de campagne « Libérons la France ! Élection présidentielle 2027 » (PDF) · Debout la France — Projet : Santé · Debout la France — Projet : Automobilistes et Motards
Les Patriotes (Patriotes) — candidat·e : Florian Philippot
Économie & pouvoir d'achat — Documenté
Le Frexit et la sortie de l'euro sont présentés comme les préalables du redressement économique : retour au franc, abrogation de la loi de 1973 pour emprunter auprès de la Banque de France, réindustrialisation protectionniste, rétablissement de l'ISF et baisse de la TVA avec la croissance. Le mouvement chiffre officiellement 60 Md€/an d'économies et 74,8 Md€/an de recettes supplémentaires après la sortie de l'UE.
- Sortie de l'euro et retour à une monnaie nationale (1 nouveau franc = 1 €), conversion en francs de la dette contractée en euros via la « lex monetae »
- Abrogation de la loi de 1973, gravée dans le traité de Maastricht, pour emprunter à taux modéré directement auprès de la Banque de France ; création d'une Caisse nationale pour l'Équipement et la Réindustrialisation (crédit productif public)
- Réindustrialisation : planification économique souveraine, « protectionnisme intelligent », sortie des accords de libre-échange signés par l'UE, retour à une politique de grands projets portée par un État stratège
- Soutien aux créateurs — artisans, TPE et PME — par une politique fiscale et sociale « très avantageuse », des incitations au maintien et au retour en France et une simplification drastique des procédures
- Principes fiscaux : allègement de l'impôt des classes moyennes et hausse pour les plus riches par le rétablissement de l'ISF, baisse de la TVA avec le retour de la croissance, moindre taxation des petits héritages, pénalisation de l'évasion fiscale des grands groupes (Charte, point 22)
- Redressement des finances publiques sans hausse d'impôts : réduction du train de vie de l'État (ministères non régaliens, régimes spéciaux des élus), suppression de dépenses et d'aides jugées mal ciblées et de structures jugées inutiles (ex. Arcom)
- Objectif de plein-emploi par le patriotisme économique et la relocalisation, avec un investissement massif dans la recherche et l'innovation (Charte, point 9) ; renationalisation des autoroutes
Chiffres : Dette publique française : 3305 Md€ (plus de 113 % du PIB) · Déficit public annuel (2024) : 170 Md€ · Charge des intérêts de la dette (2025) : 55 Md€ · Taux de prélèvements obligatoires (moyenne OCDE citée : 34 %) : 48 % du PIB · Économies annuelles visées après le Frexit : 60 Md€/an · Dont suppression des doublons dans la fonction publique territoriale : 30 Md€/an · Recettes supplémentaires annuelles visées après le Frexit : 74.8 Md€/an · Dont recettes visées par la lutte contre la fraude fiscale : 20 Md€/an
Sources : « Grandes orientations pour un projet patriote » — Industrie, commerce et emploi ; Redresser les finances publiques (PDF) · Charte des Patriotes (points 9, 10, 22)
Travail & retraites — Partiel
Aucun chapitre dédié aux retraites : le sujet est traité en quelques lignes dans « Modèle social et services publics » (baisse de l'âge de départ conditionnée à la sortie de l'UE, sans âge chiffré), complété par l'engagement de principe de la Charte à pérenniser la répartition et par une opposition officielle constante à la réforme des retraites de 2023.
- Hors de l'UE, la France pourra « souverainement déterminer les conditions d'accession à la retraite et baisser l'âge de départ si les Français le désirent » — aucun âge ni durée de cotisation chiffrés
- Exemple suisse cité en modèle : refus par référendum d'un report de l'âge légal et octroi d'un treizième mois de pension, « une réforme impossible au sein de l'UE »
- Opposition officielle à la réforme des retraites de 2023, jugée « inutile, injuste, brutale » et imposée selon le mouvement par l'Union européenne et de grands fonds financiers ; appels répétés au vote d'une motion de censure transpartisane
- Fin des plans d'austérité exigés selon le mouvement par la Commission européenne, qui visent notamment les retraites, les indemnités chômage et l'hôpital
- Pérenniser la retraite par répartition et réduire les inégalités de revenus (petits salaires, petites retraites) ; abroger les dernières lois Travail au profit d'une législation « juste et protectrice » (Charte, point 11)
- Politique de bien-être au travail par la formation professionnelle, l'apprentissage, les plans de carrière et les politiques de ressources humaines (Charte, point 20)
- Refus de la suppression de jours fériés (lundi de Pâques et 8 mai), présentée comme une « violence sociale » faite aux travailleurs français
Sources : « Grandes orientations pour un projet patriote » — Modèle social et services publics (PDF) · Charte des Patriotes (points 11, 20) · Pétition officielle — « Réforme des retraites : une motion de censure doit passer ! » · Pétition officielle — « Non à la suppression des 2 jours fériés : lundi de Pâques et 8 mai ! » (15 juillet 2025)
Santé & protection sociale — Documenté
Programme détaillé de dérégulation administrative de l'hôpital et de la médecine de ville (suppression des ARS et du Conseil de l'Ordre), renforcement des soins de proximité, « liberté vaccinale », sortie de l'OMS et refus des transferts de compétences santé à l'UE ; le mouvement porte en outre une loi « aide à vivre » contre la loi « aide à mourir » et demande une commission d'enquête parlementaire sur le covid.
- Supprimer les Agences régionales de santé (ARS) et réduire l'inflation administrative : près d'un tiers des effectifs hospitaliers ne sont pas des personnels médicaux
- Investir massivement dans les soins de proximité (centres de santé locaux équipés) pour désengorger l'hôpital, recentré sur les pathologies lourdes, avec un ratio personnel/patients adapté aux besoins réels
- Supprimer le Conseil de l'Ordre des médecins, jugé « discrédité » ; recentrer recherche, formation, production de médicaments et protocoles sur l'intérêt général, hors conflits d'intérêts ; financer des essais cliniques de réaffectation d'anciennes molécules
- Garantir une « liberté vaccinale » pour les citoyens et les soignants, sans pression ni sanction professionnelle ; cesser de diaboliser par principe les thérapies dites non conventionnelles
- Protéger strictement le secret médical : données de santé stockées de façon décentralisée (par exemple sur la carte Vitale) et consultables uniquement avec l'accord explicite du patient ; proscrire tout fichage numérique généralisé
- Sortir de l'Organisation mondiale de la santé, dénoncer le traité mondial sur les pandémies et refuser tout transfert de souveraineté sanitaire à l'UE (achats groupés de vaccins, supervision des crises)
- Généraliser le tiers payant, créer une branche dépendance de la Sécurité sociale, investir dans l'hôpital public et les maisons de santé, engager le « bras de fer » avec les laboratoires (Charte, point 16)
- Réaffirmer le rôle central du médecin traitant et sa liberté totale de prescription ; dissoudre les ordres professionnels ayant selon le mouvement mis en œuvre le « covidisme » (Charte, point 17)
- Rejeter la loi « aide à mourir » et son « délit d'entrave », et lui substituer une grande loi « aide à vivre » : soins palliatifs renforcés, réouverture de lits, médecine de la douleur, soutien aux aidants
- Demander la convocation en urgence d'une commission d'enquête parlementaire publique et retransmise sur la gestion du covid (politiques conduites, vaccins et effets secondaires, contrats, conflits d'intérêts, censure)
Chiffres : Part des effectifs hospitaliers qui ne sont pas des personnels médicaux (« près d'un tiers ») : 33 % · Amende prévue par le « délit d'entrave » de la loi « aide à mourir », dénoncée par le mouvement : 30000 € (et 2 ans de prison)
Sources : « Grandes orientations pour un projet patriote » — Santé ; Libertés individuelles et publiques (PDF) · Charte des Patriotes (points 16, 17) · Pétition officielle — « Contre la loi « aide à mourir » et pour une grande loi « aide à vivre » » · Pétition officielle — « Révélations américaines : convocation en urgence d'une commission d'enquête en France sur le covid ! » (19 août 2026)
Immigration — Documenté
Sortie de Schengen et de la CEDH, dissolution de Frontex, refus du Pacte migratoire, application immédiate des OQTF, suppression de l'AME et fin de l'immigration de travail : l'objectif affiché est un retour à des flux « extrêmement limités » et une assimilation exigée des étrangers qui restent.
- Objectif affiché : mettre un terme à l'immigration massive, revenir à des flux « extrêmement limités », exiger des étrangers vivant en France « une parfaite assimilation ou le départ », et pourchasser les mafias qui vivent de l'immigration
- Quitter l'espace Schengen et l'UE pour rétablir des contrôles permanents aux frontières nationales
- Dissoudre Frontex, jugée organisatrice de l'immigration clandestine, et échapper au Pacte migratoire européen (amende de 20 000 € par migrant refusé)
- Quitter la Convention européenne des droits de l'homme (CEDH) pour décider souverainement des règles d'accueil et d'expulsion et remettre en cause le regroupement familial
- Renvoyer les clandestins et appliquer les OQTF sans attendre le délai de 7 à 30 jours imposé par la directive européenne « retour »
- Mettre fin à l'immigration de travail et à la directive européenne sur les travailleurs détachés, accusée de tirer les salaires vers le bas
- Supprimer l'AME et la remplacer par un dispositif de prise en charge des seules urgences vitales et des risques épidémiques (Charte, point 25)
- Baisse du coût de l'immigration inscrite au plan officiel de redressement des finances publiques : 10 Md€/an d'économies visées sur un coût estimé à 35–40 Md€/an
- Politique de coopération et de développement « extrêmement concrète » tendant vers 0,7 % du PIB pour réduire à la source les flux migratoires (Charte, point 30)
Chiffres : Journées de travail détaché comptabilisées : 300 millions (soit 1 million d'emplois perdus sur 10 ans) · Amende prévue par le Pacte migratoire par migrant refusé (mesure dénoncée) : 20000 € · Coût annuel de l'immigration estimé par le mouvement : 35 à 40 Md€/an · Économie annuelle visée sur le coût de l'immigration : 10 Md€/an
Sources : « Grandes orientations pour un projet patriote » — Immigration ; Redresser les finances publiques (PDF) · Charte des Patriotes (points 25, 30)
Sécurité & justice — Documenté
Reconstruction d'une police de proximité, réforme de la justice des mineurs, peines planchers et double peine, construction des places de prison manquantes et expulsion des détenus étrangers ; le mouvement refuse en revanche la reconnaissance faciale et tout système de crédit social, présentés comme du contrôle social et non de la sécurité.
- Recréer une police de proximité visible et permanente, implantée dans les quartiers sensibles, avec appui des forces spécialisées (RAID, CRS) ; recentrer les policiers sur la prévention, le maintien de l'ordre et la lutte contre la délinquance
- Réformer la justice des mineurs : jugement et sanction concomitants, fin de l'excuse automatique de minorité (motivation spéciale exigée du juge), « qui tue comme un adulte doit être jugé comme un adulte »
- Rétablir les peines planchers, généraliser les sanctions dès la première infraction et réformer les réductions automatiques de peine
- Construire les dizaines de milliers de places de prison manquantes et expulser les prisonniers étrangers (25 % du total)
- Responsabiliser les familles de mineurs récidivistes : conditionnement des prestations sociales, suspension des aides, révision du droit au logement social, voire expulsion du territoire dans les cas les plus graves ; coordination renforcée police-justice-éducation-collectivités
- Renforcer la police, la gendarmerie, les douanes et le renseignement, rétablir la double peine et démanteler les filières du crime organisé (Charte, point 28)
- Refuser la vidéosurveillance par reconnaissance faciale dans l'espace public et tout système de crédit social : la « vraie sécurité » passe selon le mouvement par des frontières nationales, un vrai corps des douanes, l'expulsion des OQTF et la fin du laxisme judiciaire
- Répression implacable de la pédocriminalité et protection des enfants contre toutes les formes d'abus, de violence, d'exploitation et de trafics (Charte, point 15) ; création de centres fermés pour les élèves violents
Chiffres : Part des prisonniers étrangers en France : 25 %
Sources : « Grandes orientations pour un projet patriote » — Police, Justice (PDF) · Charte des Patriotes (points 15, 28) · Pétition officielle — « Non à la reconnaissance faciale et au crédit social en France ! »
Environnement & énergie — Documenté
Sortie du marché européen de l'électricité et monopole public d'EDF, relance du nucléaire de nouvelle génération et de l'hydroélectricité, moratoire total sur l'éolien, plan national de protection de la faune et de la flore ; un plan d'urgence énergétique en 8 points (mars 2026) chiffre les baisses de taxes sur les carburants demandées.
- Quitter le marché européen de l'électricité pour indexer les prix sur le coût réel de production français et rétablir le monopole public national d'EDF
- Investir massivement dans le nucléaire de nouvelle génération et l'hydroélectricité ; empêcher la privatisation de fait des barrages hydroélectriques
- Moratoire total et définitif sur l'éolien terrestre et en mer, avec un plan de démantèlement des installations existantes et de recyclage des matériaux
- Préserver la vente de voitures thermiques neuves au-delà de l'interdiction européenne prévue en 2035
- Plan d'urgence énergétique en 8 points : baisse immédiate des droits d'accise de 20 centimes par litre, TVA sur les carburants ramenée de 20 % à 5,5 % (impossible dans l'UE), blocage temporaire des prix si nécessaire, levée des sanctions énergétiques contre la Russie
- Lancer l'exploitation d'hydrocarbures nationaux (pétrole au large de la Guyane et de Mayotte, hydrogène blanc en Lorraine)
- Promouvoir les circuits courts et le protectionnisme comme leviers écologiques ; développer la permaculture et l'agriculture biologique à l'échelle locale
- Lancer un grand plan national de protection de la faune et de la flore : sanctuarisation des espaces naturels, replantation des haies bocagères, renforcement des réserves écologiques, lutte contre l'artificialisation des sols
- Favoriser une économie verte économe en énergie et en émissions de CO2, produite localement, impulsée par un État stratège en partenariat avec les acteurs privés (Charte, point 7)
Chiffres : Baisse immédiate demandée des droits d'accise sur les carburants (sur 60 à 70 c/L) : 20 centimes d'euro par litre · Taux de TVA visé sur les carburants (contre 20 % aujourd'hui) : 5.5 % · Économie annuelle visée sur le soutien aux énergies électriques alternatives et le bouclier énergétique : 5 Md€/an
Sources : « Grandes orientations pour un projet patriote » — Énergie ; Écologie et protection animale (PDF) · Charte des Patriotes (point 7) · Pétition officielle — « Pour l'adoption immédiate d'un plan d'urgence énergétique en France en 8 points » (mars 2026)
Europe, défense & international — Documenté
Le Frexit — sortie organisée de l'UE via l'article 50, puis de l'euro, de Schengen, de la CEDH, de l'OTAN et de l'OMS — est la « clé de voûte » de tout le projet. Le mouvement chiffre en détail le coût de l'UE, réclame l'arrêt de tout financement français de la guerre en Ukraine (Appel national pour la Paix, septembre 2026) et rejette l'armée européenne.
- Sortie organisée de l'Union européenne sur la base de l'article 50 du Traité sur l'Union européenne, jugée seule voie possible car « l'Europe est impossible à réformer » (effet cliquet)
- Sortie de l'euro, de Schengen, de la CEDH, de l'OTAN et de l'OMS ; aucune disposition juridique ni juridiction ne doit primer sur la Constitution et la loi votée (Charte, point 1)
- Dénonciation du coût des « eurocrates » : traitement moyen d'un fonctionnaire européen d'environ 7 000 €/mois contre 2 690 € en France, rémunération d'Ursula von der Leyen passée de 29 205 € à 33 000 € nets/mois
- Cesser de financer la guerre en Ukraine ; Appel national pour la Paix (septembre 2026) demandant l'arrêt immédiat de tout soutien financier et militaire français et dénonçant l'escalade contre la Russie
- Rejeter la création d'une armée européenne et le fonds européen de 100 Md€ destiné aux achats groupés d'armements ; conserver la dissuasion nucléaire française et refuser tout partage avec l'UE
- Quitter l'OTAN et son commandement intégré pour retrouver une pleine souveraineté militaire ; consacrer immédiatement 3 % du PIB au budget de la Défense et « tendre vers les 4 % », en soutenant l'industrie nationale de défense (Charte, point 29)
- Refus absolu de participer à la guerre israélo-américaine en Iran (plan d'urgence énergétique, mars 2026) ; relancer une initiative française en faveur de la paix par le dialogue et la diplomatie
- Engager une politique de coopération et de développement tendant vers 0,7 % du PIB, sans favoriser la fuite des compétences (Charte, point 30)
Chiffres : Contribution nette française à l'UE en 2023 (27,2 Md€ versés – 12 Md€ reçus) : 15 Md€/an · Différentiel net projeté, soit l'économie annuelle visée grâce au Frexit : 20 Md€/an · Part française du dernier plan européen de 50 Md€ pour l'Ukraine : 10 Md€ · Fonds européen projeté pour les achats groupés d'armements (rejeté) : 100 Md€ · Traitement moyen d'un fonctionnaire européen (contre 2 690 € en France) : 7000 €/mois · Budget de la Défense visé immédiatement (puis « vers 4 % ») : 3 % du PIB · Aide publique au développement visée : 0.7 % du PIB
Sources : « Grandes orientations pour un projet patriote » — Démocratie/Institutions/Corruption ; Coût de l'Europe ; Guerre et paix (PDF) · Charte des Patriotes (points 1, 29, 30) · Pétition officielle — « Appel national pour la Paix ! » (2 septembre 2026)
Institutions & démocratie — Documenté
Programme institutionnel centré sur le RIC constitutionnel, le remplacement des 500 parrainages d'élus par 100 000 parrainages citoyens, l'inéligibilité à vie des élus condamnés pour corruption, la proportionnelle généralisée et la suppression du Sénat, ainsi que le refus des lois jugées liberticides (DSA, « ingérences intérieures »).
- Créer un référendum d'initiative citoyenne (RIC) sur tout sujet et l'inscrire dans la Constitution ; ne permettre la révision constitutionnelle que par référendum, en supprimant la voie du Congrès
- Remplacer le parrainage des élus (500 signatures issues d'au moins 50 départements) par un parrainage citoyen fixé à 100 000 signatures issues d'au moins 50 départements, par une simple loi organique
- Inéligibilité à vie et interdiction de toute charge publique pour les élus et responsables publics condamnés définitivement pour corruption ; lutte contre les conflits d'intérêts
- Affaiblir les lobbies et mettre fin au pouvoir exorbitant et à l'opacité de la Commission européenne, décrite comme un « gouvernement autocratique »
- Généraliser le scrutin proportionnel, réduire le nombre d'élus rémunérés, supprimer le Sénat, les conseils économiques, sociaux et environnementaux et les conseils régionaux, revaloriser les communes et le rôle du maire (Charte, point 4)
- Restaurer la liberté d'expression : supprimer les lois qui la restreignent et refuser le règlement européen DSA et ses obligations de censure
- Refus de la proposition de loi sur les « ingérences intérieures » annoncée au Sénat pour septembre 2026, présentée comme une criminalisation des oppositions politiques
- Laisser la société définir son modèle de société via le référendum d'initiative populaire, dans le respect des choix de société acquis comme le mariage pour tous (Charte, point 27)
Chiffres : Seuil de parrainages citoyens proposé pour se présenter à la présidentielle : 100000 signatures · Nombre minimal de départements d'origine des parrainages : 50 départements · Parrainages d'élus actuellement exigés, que le mouvement veut supprimer : 500 signatures
Sources : « Grandes orientations pour un projet patriote » — Démocratie, institutions, corruption ; Libertés individuelles et publiques (PDF) · Charte des Patriotes (points 4, 27) · Pétition officielle — « Élection présidentielle : passons aux parrainages citoyens ! » · Pétition officielle — « Non à la loi totalitaire contre les « ingérences intérieures » ! » (16 juillet 2026)
Éducation — Documenté
Recentrage de l'école primaire sur les savoirs fondamentaux (la moitié du temps scolaire consacré au français), fin du collège unique avec des parcours différenciés dès 14 ans, refondation de l'autorité et de la carrière des professeurs, défense de l'instruction en famille et affirmation d'une « souveraineté éducative » face à Bruxelles.
- Recentrer l'école primaire sur les savoirs fondamentaux (français, calcul, histoire, géographie, sciences) : la moitié du temps scolaire en primaire consacrée à la maîtrise du français
- Rompre avec le collège unique et proposer dès 14 ans des parcours différenciés, y compris vers l'apprentissage ; revaloriser une voie professionnelle qualifiante et connectée aux besoins économiques réels
- Refonder l'autorité des professeurs, recentrer leur formation sur les savoirs disciplinaires, revaloriser leur carrière notamment sur le plan salarial et rétablir une hiérarchie et un pilotage nationaux clairs
- Revenir sur les restrictions instaurées par Emmanuel Macron contre l'instruction en famille (« école à la maison »)
- Réaffirmer l'école comme « creuset de la Nation » : laïcité, universalisme et assimilation comme piliers, éducation civique exigeante à tous les niveaux du secondaire, refus des « idéologies militantes »
- Libérer l'école des normes européennes et des logiques marchandes et réaffirmer la souveraineté éducative face à Bruxelles et aux multinationales du numérique
- Rénover profondément l'université et mieux connecter l'enseignement supérieur, grandes écoles comprises, à l'industrie nationale (Charte, point 19)
- Défendre la méritocratie républicaine et l'égalité des chances pour relancer l'ascenseur social (Charte, point 18)
Chiffres : Élèves entrant au collège ne maîtrisant pas correctement la lecture et l'écriture : 40 % · Part du temps scolaire en primaire à consacrer à la maîtrise du français : 50 %
Sources : « Grandes orientations pour un projet patriote » — École (PDF) · Charte des Patriotes (points 18, 19)
Numérique & IA — Documenté
Doctrine de « souveraineté numérique patriote » — sortie des GAFAM des administrations en 3 ans, nationalisation des données sensibles sous contrôle de l'ANSSI, Commissariat à la souveraineté numérique — doublée d'un volet libertés publiques : refus de l'identité numérique européenne, du Pass numérique, de l'euro numérique et de la reconnaissance faciale.
- Reprendre le contrôle des infrastructures critiques : sortie programmée des GAFAM (Microsoft, Amazon, Google) des administrations, de la santé, de la justice, de l'éducation et du renseignement en 3 ans, le Cloud Act permettant aux États-Unis d'accéder aux données
- Nationaliser les données stratégiques sur des serveurs publics ou contrôlés par l'ANSSI, sans passerelle étrangère ; dénonciation du « cloud de confiance » présenté comme une illusion
- Adopter une grande loi pour la souveraineté numérique et créer un Commissariat à la souveraineté numérique
- Interdire les outils algorithmiques non auditables dans la décision publique ; code source des outils publics libre et auditable
- Reconstruire une filière numérique complète, du logiciel au matériel, et former une génération de « citoyens-codeurs » dès le lycée
- Restaurer la liberté d'expression en ligne : supprimer les lois qui la restreignent et refuser le règlement européen DSA
- Refuser l'identité numérique européenne (portefeuille numérique) et le « Pass numérique » de vérification d'âge des réseaux sociaux, décrits comme un fichage centralisé imposé par la Commission européenne
- Garantir et sanctuariser l'argent liquide, interdire toute monnaie numérique de banque centrale (euro numérique) et soutenir les crypto-monnaies (Charte, point 3)
- Ne plus jamais reproduire le pass « sanitaire » et refuser tout pass sanitaire permanent européen ou mondial ; refuser la reconnaissance faciale dans l'espace public et tout système de crédit social (Charte, point 2)
- Exiger un moratoire immédiat puis le retrait de la facturation électronique et du Pass numérique prévus en septembre 2026, après le piratage des données fiscales de la DGFiP en juin 2026
- Investir dans la recherche des secteurs stratégiques : spatial, énergie, aéronautique, numérique, intelligence artificielle, biotechnologies (Charte, point 19)
Chiffres : Délai visé de sortie des GAFAM des administrations : 3 ans
Sources : « Grandes orientations pour un projet patriote » — Souveraineté numérique ; Libertés individuelles et publiques (PDF) · Charte des Patriotes (points 2, 3, 19) · Pétition officielle — « NON au Pass Numérique ! » (30 janvier 2026) · Pétition officielle — « Fuite de données : l'État doit immédiatement annuler la facturation électronique et le Pass numérique prévus en septembre 2026 ! » (14 août 2026)
Logement — Partiel
Aucun chapitre dédié au logement dans les documents officiels : seul un engagement de principe de la Charte (« mettre fin au mal-logement ») existe, complété par des éléments périphériques d'aménagement du territoire, d'urbanisme et d'infrastructures ultramarines. Aucune mesure chiffrée sur la construction, les loyers ou l'accession à la propriété.
- Engagement de principe à « mettre fin au mal-logement », intégré à la lutte plus large contre les inégalités de revenus (Charte, point 11), sans objectif de construction, d'encadrement des loyers ou d'accession
- Aménagement du territoire et grands travaux « qui connectent la France au XXIe siècle », avec maintien et développement des services publics dans la ruralité, les petites villes et les banlieues (Charte, point 5)
- Urbanisme : remettre le « Beau » au cœur de l'espace public, rompre avec le bétonnage et « l'architecture hors-sol », faire du beau un critère de l'aménagement du territoire et des bâtiments publics (chapitre Culture et patrimoine)
- Lutte contre l'artificialisation des sols et l'urbanisation massive au titre du plan national de protection de la faune et de la flore (chapitre Écologie)
- Révision du droit au logement social, voire expulsion de la famille du territoire dans les cas les plus graves, comme levier de dissuasion face aux mineurs récidivistes (chapitre Police, Justice)
- Outre-mer : plan d'investissement national pour moderniser les réseaux (eau, électricité, numérique), sans volet logement dédié
Sources : Charte des Patriotes (points 5, 11) · « Grandes orientations pour un projet patriote » — Culture et patrimoine ; Écologie ; Police, Justice ; Outre-mer (PDF)
Culture & sport — Partiel
Culture — chapitre officiel dédié et détaillé (socle commun, assimilation par la culture, patrimoine, « Beau » dans l'espace public, souveraineté culturelle, grand ministère des Affaires culturelles), complété par une position officielle sur les médias (suppression des subventions publiques à la presse). Sport — aucune position officielle identifiée dans les sources du mouvement.
- Culture · Réaffirmer que la culture française est un « socle commun » qui fonde la mémoire, le langage commun et la liberté du peuple
- Culture · Recentrer l'école et les médias sur la transmission de la culture française : histoire artistique et culturelle, grands textes, figures fondatrices
- Culture · Conditionner l'obtention de la nationalité et des droits civiques à la maîtrise du français, à la connaissance de l'histoire et à l'adhésion aux valeurs fondamentales
- Culture · Prioriser la restauration du patrimoine : rééquilibrage des budgets culturels vers le bâti menacé, grandes campagnes nationales, simplification du mécénat
- Culture · Remettre le « Beau » au cœur de l'espace public (architecture, urbanisme, transports) et refonder dès l'école un enseignement du goût et du style
- Culture · Défendre la souveraineté culturelle dans les instances internationales, stimuler la création française et résister à l'américanisation, créer un grand ministère des Affaires culturelles, développer la francophonie et l'accès aux langues étrangères et anciennes (Charte, point 26)
- Culture · Opposition affichée au « wokisme », présenté comme une idéologie de division, à laquelle est opposé un « patriotisme ouvert »
- Médias · Supprimer toutes les subventions publiques à la presse, afin que seuls les titres trouvant leur public subsistent
- Sport · Aucune mesure ni position officielle identifiée (financement du sport amateur ou professionnel, sport à l'école, héritage des Jeux olympiques, fédérations) dans les sources officielles consultées
Sources : « Grandes orientations pour un projet patriote » — Culture et patrimoine (PDF) · Charte des Patriotes (point 26) · Pétition officielle — « Pour la suppression des subventions publiques à la presse ! » · Appel officiel — « Non au wokisme, oui au patriotisme ! »
Agriculture & alimentation — Documenté
Sortie des accords de libre-échange et suppression de la PAC, remplacée par une politique agricole française fondée sur les prix planchers, les circuits courts, la qualité et le bio ; fin des abattages massifs de cheptels et interdiction des insectes dans l'alimentation.
- Mettre fin aux accords de libre-échange exposant les agriculteurs à une concurrence déloyale (exemple cité : Mercosur), la Commission européenne possédant la compétence exclusive sur le commerce
- Mettre un terme à la concurrence déloyale interne à l'UE, avec instauration possible de quotas ou de barrières tarifaires selon les secteurs et nos intérêts
- Rétablir des prix planchers pour garantir un revenu décent aux agriculteurs, ce qui suppose selon le mouvement d'être sorti de l'UE
- Supprimer la PAC, ses normes jugées absurdes (dont le taux de jachère obligatoire) et ses contraintes administratives, et la remplacer par une Politique Agricole Française indépendante fondée sur les circuits courts, la qualité, le bio et la permaculture
- Mettre fin aux abattages massifs d'animaux sains pour des raisons sanitaires jugées de circonstance et bannir les insectes et larves de l'alimentation
- Réserver l'accès aux terres agricoles aux agriculteurs et renforcer l'aide à l'installation des jeunes
- Plan spécifique d'aide aux agriculteurs et aux pêcheurs face au choc énergétique : carburants, pneus, engrais
- Retrouver l'indépendance alimentaire et permettre aux agriculteurs et éleveurs de vivre de leur travail en produisant une nourriture saine et de qualité (Charte, point 12) ; bâtir une ambitieuse politique de la mer, la France possédant le premier domaine maritime mondial (Charte, point 6)
Chiffres : Montant perçu chaque année par les agriculteurs français au titre de la PAC (financé à 100 % par la France, contributrice nette) : 9 Md€/an
Sources : « Grandes orientations pour un projet patriote » — Agriculture (PDF) · Charte des Patriotes (points 6, 12) · Pétition officielle — « Pour l'adoption immédiate d'un plan d'urgence énergétique en France en 8 points » (mars 2026)
Droits des femmes & égalité — Partiel
Aucun chapitre dédié dans le livret programmatique : le sujet n'existe que sous forme d'engagements de principe dans la Charte (égalité salariale, sécurité des femmes, refus des discriminations y compris positives, politique familiale). Aucune position officielle chiffrée sur l'IVG, la parité ou les violences sexistes et sexuelles.
- L'égalité entre les femmes et les hommes « dans tous les domaines » est présentée comme faisant partie de l'identité de la France, selon le principe « à travail égal salaire égal » (Charte, point 13)
- Garantir la sécurité, la liberté et la tranquillité des femmes « sur tout le territoire et en tout temps » (Charte, point 13), sans dispositif détaillé
- Combattre toutes les formes de discriminations, y compris celles dites positives, jugées créatrices de division (Charte, point 23)
- Citoyenneté française reconnue sans distinction de croyance, d'origine, de couleur de peau ou d'orientation sexuelle (Charte, point 21) ; respect des choix de société acquis comme le mariage pour tous (Charte, point 27)
- Politique familiale « généreuse » attentive au niveau des allocations et aux infrastructures de la petite enfance : crèches, garde à domicile, assistantes maternelles (Charte, point 14)
- Aucune position officielle chiffrée retrouvée sur l'IVG, la parité en politique ou les violences sexistes et sexuelles
Sources : Charte des Patriotes (points 13, 14, 21, 23, 27)
Condition animale — Documenté
Le mouvement affiche l'ambition d'être un « grand mouvement politique de défense des animaux », êtres sensibles : fin de l'abattage rituel sans étourdissement et des fermes-usines, réduction massive de l'expérimentation animale, fin de la corrida et de la chasse à courre, et refus des abattages massifs de cheptels.
- Ambition affichée d'être un « grand mouvement politique de défense des animaux », considérés comme des « êtres sensibles » dont le bien-être ne saurait dépendre des caprices humains (Charte, point 8)
- Exiger des conditions d'abattage dignes et la fin des fermes-usines
- Interdire l'abattage rituel sans étourdissement préalable
- Réduire massivement les expérimentations sur les animaux et les refuser lorsqu'il existe des solutions de remplacement
- Mettre fin à la corrida, à la chasse à courre et à d'autres pratiques jugées cruelles
- Soutenir et développer les associations et structures qui recueillent les animaux abandonnés
- Dénoncer les abattages massifs d'animaux sains sur de « fausses considérations sanitaires » (exemple cité : la dermatose nodulaire des bovins)
Sources : « Grandes orientations pour un projet patriote » — Écologie et protection animale (PDF) · Charte des Patriotes (point 8)
Laïcité & religions — Partiel
La laïcité est affirmée comme un pilier de l'école républicaine et un principe à respecter y compris à l'université et en entreprise, associée à la lutte contre l'islamisme, mais elle ne fait l'objet d'aucun chapitre ni d'aucune proposition législative dédiée dans les documents officiels consultés.
- La laïcité, l'universalisme et l'assimilation doivent redevenir « les piliers de l'école républicaine » (chapitre École) ; l'école doit transmettre la laïcité et les valeurs de la République (Charte, point 18)
- Respect de la laïcité y compris à l'université et dans les entreprises ; défense de la liberté individuelle contre les pressions et intimidations « de tout groupe » (Charte, point 24)
- Lutte contre l'islamisme et les idéologies favorisant le terrorisme, présentée comme permettant aux « Français musulmans de pratiquer leur religion sans risquer d'être assimilés à cet extrémisme » (Charte, points 24 et 28)
- Est citoyen français, avec tous les droits et devoirs fixés par la loi, celui qui est Français sans distinction de croyance (Charte, point 21)
- Conditionner l'obtention de la nationalité et des droits civiques à la maîtrise du français, à la connaissance de l'histoire de France et à l'adhésion aux valeurs fondamentales (chapitre Culture et patrimoine)
- Défense des jours fériés d'origine chrétienne (lundi de Pâques) au nom de l'identité et de l'histoire françaises
- Aucune proposition législative détaillée (loi spécifique, financement des cultes, signes religieux dans l'espace public) identifiée dans les sources officielles consultées
Sources : « Grandes orientations pour un projet patriote » — École ; Culture et patrimoine (PDF) · Charte des Patriotes (points 18, 21, 24, 28) · Pétition officielle — « Non à la suppression des 2 jours fériés : lundi de Pâques et 8 mai ! »
Outre-mer — Documenté
Chapitre dédié : réaffirmation de l'unité de la Nation et rejet d'un État de Nouvelle-Calédonie, lutte contre la vie chère (30 à 40 % plus élevée qu'en métropole), plan d'investissement dans les réseaux et services publics, valorisation stratégique de l'ancrage ultramarin et départementalisation proposée aux territoires qui le souhaitent.
- Réaffirmer l'unité de la Nation et le lien indéfectible avec la métropole ; combattre toutes les formes de séparatisme et refuser catégoriquement la création d'un « État de Nouvelle-Calédonie » doté d'une nationalité propre
- Mener une politique de lutte contre la vie chère : circuits courts, développement de la production locale, soutien au fret maritime, encadrement plus strict des prix des produits de première nécessité, lutte contre les monopoles de distribution et révision de la fiscalité spécifique
- Lancer un plan d'investissement national pour moderniser les réseaux (eau potable, électricité, numérique), renforcer l'offre de soins, soutenir l'école républicaine et améliorer la continuité territoriale
- Valoriser l'ancrage ultramarin dans les politiques de défense, d'énergie, d'agriculture et d'économie bleue ; encourager l'emploi local, une formation adaptée et l'implantation d'industries durables
- Bâtir une ambitieuse politique de la mer dont les compatriotes d'Outre-mer seraient « les premiers acteurs et bénéficiaires » ; veiller à la revitalisation du tissu industriel en métropole comme en Outre-mer (Charte, points 5 et 6)
- Lancer l'exploitation d'hydrocarbures au large de la Guyane et de Mayotte (plan d'urgence énergétique, mars 2026)
- Ne tolérer l'immigration illégale « ni en métropole, ni en Outre-mer » (Charte, point 25)
- Proposer aux territoires d'Outre-mer qui le souhaitent la départementalisation pour un meilleur ancrage dans la France
Chiffres : Surcoût moyen de la vie dans les Outre-mer par rapport à la métropole : 35 % en moyenne (fourchette officielle : 30 à 40 %)
Sources : « Grandes orientations pour un projet patriote » — Outre-mer (PDF) · Charte des Patriotes (points 5, 6, 25) · Pétition officielle — « Pour l'adoption immédiate d'un plan d'urgence énergétique en France en 8 points » (mars 2026)
Jeunesse — Partiel
Aucun chapitre dédié à la jeunesse dans les documents officiels : le sujet n'apparaît que par la petite enfance et la protection de l'enfance dans la Charte, par l'orientation et l'apprentissage dans le chapitre École, et par l'opposition officielle au « Pass numérique » interdisant les réseaux sociaux aux moins de 15 ans. Rien sur l'autonomie des jeunes, le revenu ou le logement étudiant, le service national ou l'emploi des jeunes.
- Politique familiale « généreuse » attentive au niveau des allocations et aux infrastructures de la petite enfance : crèches, garde à domicile, assistantes maternelles (Charte, point 14)
- Combat pour la protection des enfants contre toutes les formes d'abus, de propagande, de violence, d'exploitation et de trafics ; répression implacable de la pédocriminalité (Charte, point 15) et « nettoyage » des scandales de l'Aide sociale à l'enfance
- Orientation et insertion : parcours différenciés dès 14 ans y compris vers l'apprentissage, et revalorisation d'une voie professionnelle qualifiante connectée aux besoins économiques réels (chapitre École)
- Formation professionnelle, apprentissage et plans de carrière au titre du bien-être au travail (Charte, point 20) ; méritocratie républicaine et égalité des chances pour relancer l'ascenseur social (Charte, point 18)
- Opposition à l'interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans et au « Pass numérique » associé : l'éducation des enfants « relève d'abord de la responsabilité des parents »
- Face à la violence de certains jeunes : responsabilisation des parents, fin du laxisme judiciaire, soutien à la communauté éducative et création de centres fermés pour les élèves violents
- Aucune mesure officielle identifiée sur l'autonomie des jeunes, le revenu ou le logement étudiant, le service national ou l'emploi des jeunes ; « Les Jeunes Patriotes » est une branche militante du mouvement, pas un volet programmatique
Sources : Charte des Patriotes (points 14, 15, 18, 20) · « Grandes orientations pour un projet patriote » — École ; Police, Justice (PDF) · Pétition officielle — « NON au Pass Numérique ! » (30 janvier 2026) · Pétition officielle — « Macron veut interdire les réseaux sociaux : on refuse ! »
Handicap — Documenté
Chapitre officiel dédié et détaillé : revalorisation des métiers de l'accompagnement, accès aux soins et à la santé mentale, accueil adapté en crèche, unités spécifiques dès 55 ans pour les personnes handicapées vieillissantes, soutien aux aidants et refus de toute politique d'incitation à l'euthanasie.
- Revaloriser les métiers de l'accompagnement (AESH, établissements médico-sociaux) : meilleure rémunération, formation et reconnaissance, faute de quoi « aucun droit n'est effectif »
- Garantir un égal accès à la santé et aux soins spécialisés, notamment en santé mentale, avec dépistage précoce et prise en charge continue, face à la progression des troubles du spectre autistique
- Développer un accueil adapté en crèche pour la petite enfance en situation de handicap, avec personnel formé et équipements adaptés
- Créer des unités spécifiques accessibles dès 55 ans au sein des maisons de retraite pour les personnes handicapées vieillissantes, aujourd'hui souvent envoyées en Belgique faute de places
- Soutenir les familles et proches aidants : simplification de la reconnaissance du handicap, interlocuteur unique, accès renforcé aux lieux de répit, aux aides à domicile et au soutien psychologique
- Renforcer le contrôle du placement des enfants handicapés par la protection de l'enfance, avec un suivi fondé sur l'intérêt supérieur de l'enfant
- Refuser toute politique d'incitation à l'euthanasie, « assumée ou déguisée », des personnes en situation de handicap et promouvoir le soin et la vie ; opposition à la loi « aide à mourir » au profit d'une loi « aide à vivre »
- Exercer la générosité de la France « en particulier envers nos compatriotes en situation de handicap » (Charte, point 16)
Sources : « Grandes orientations pour un projet patriote » — Handicap (PDF) · Charte des Patriotes (point 16) · Pétition officielle — « Contre la loi « aide à mourir » et pour une grande loi « aide à vivre » »
Services publics — Documenté
Fin des plans d'austérité imposés selon le mouvement par les critères de Maastricht, renationalisation des autoroutes, rétablissement des monopoles publics dans le rail et l'énergie, maintien des services publics en zone rurale et dans les banlieues, et dénonciation de l'état de la sécurité civile après les incendies de l'été 2026.
- Mettre un terme aux plans d'austérité imposés, selon le mouvement, par les critères de Maastricht et les recommandations contraignantes de la Commission européenne
- Renationaliser les autoroutes, dont la privatisation est présentée comme un scandale ayant privé les Français du bénéfice de leurs investissements de long terme
- Rétablir les monopoles publics dans le rail et l'électricité, défaits par les directives européennes de libéralisation adoptées à partir des années 2000
- Protéger les plus fragiles en matière de santé et de travail (indemnités chômage, lits d'hôpital, remboursement des médicaments) contre de nouvelles réformes d'austérité
- Maintenir et développer les services publics dans la ruralité, les petites villes et les banlieues, et veiller à la revitalisation du tissu industriel en métropole comme en Outre-mer (Charte, point 5)
- Sécurité civile : soutien affiché aux sapeurs-pompiers après les incendies de l'été 2026, dénonciation des promesses non tenues sur les moyens aériens (Canadairs) et des directives européennes jugées entravantes ; demande d'une motion de censure du gouvernement
- Rechercher 30 Md€/an d'économies par la suppression des doublons dans la fonction publique territoriale (sur un coût évalué à 60 Md€/an), plutôt que par de nouvelles coupes dans les services publics
- Plan d'investissement national pour moderniser réseaux, offre de soins et école dans les Outre-mer, afin que « chaque Français bénéficie des mêmes services, où qu'il vive »
Chiffres : Économies annuelles visées sur les doublons de la fonction publique territoriale (coût évalué à 60 Md€/an) : 30 Md€/an
Sources : « Grandes orientations pour un projet patriote » — Modèle social et services publics ; Redresser les finances publiques ; Outre-mer (PDF) · Charte des Patriotes (point 5) · Pétition officielle — « Soutien aux pompiers : démission du gouvernement ! » (27 juillet 2026)
Union Populaire Républicaine (UPR) — candidat·e : François Asselineau
Économie & pouvoir d'achat — Documenté
Le programme économique découle entièrement du Frexit : la sortie de l'euro est présentée comme le levier d'un « choc de compétitivité » permettant SMIC +24%, division par deux des charges patronales des PME et rétablissement du contrôle des mouvements de capitaux. Il s'y ajoute le plus grand plan d'économies budgétaires annoncé (27 Md€/an) et une refonte fiscale au profit des classes moyennes.
- Hausse du SMIC brut de +24% sur le quinquennat (+4,4%/an cumulés), entraînant une revalorisation de l'échelle des rémunérations publiques en priorité pour les « fonctionnaires de terrain » (personnel hospitalier, policiers, gendarmes, militaires, enseignants)
- Baisse de 50% des charges patronales pour les PME (moins de 50 M€ de chiffre d'affaires) et suppression du CICE pour les très grandes entreprises (10 Md€ d'économies)
- Objectif d'un million d'emplois créés en trois ans « grâce au choc de compétitivité consécutif à la sortie de l'euro » et retour à un solde commercial positif en trois ans
- Plan d'économies budgétaires de 27 Md€/an sans dégrader les services publics : 12 Md€ de contributions à l'UE, 5 Md€ de suppression des conseils régionaux (1 758 postes d'élus), 10 Md€ de CICE, 400 M€ liés à l'OTAN, 120 M€ de réduction du nombre de parlementaires, 70 M€ d'abolition du financement public des partis
- Rétablissement immédiat du contrôle des changes et des mouvements de capitaux (sortie de l'article 63 du TFUE), adossé à un plan de lutte contre la fraude et l'optimisation fiscales (60 à 80 Md€/an visés) et contre la fraude sociale (14 à 45 Md€/an estimés)
- Fiscalité : baisse de la TVA sur une large gamme de produits de consommation courante et fin de la double taxation des carburants ; hausse de la TVA sur les produits de très grand luxe ; deux nouvelles tranches d'impôt sur le revenu au-delà de 250 000 € et de 500 000 €/an ; impôt exceptionnel de solidarité sur les très grandes fortunes accrues pendant la crise Covid ; contribution, même symbolique, de tous les ménages à l'impôt sur le revenu
- Élargissement de la taxe sur les transactions financières à toutes les transactions spéculatives réalisées en France, quelle que soit la nationalité de l'opérateur
- Baisse de 5 points des droits de succession en dessous de 300 000 € par héritier et annulation de la hausse de la CSG
- Renforcement de la participation des salariés au capital et soutien aux reprises par des coopératives salariales des sites que les groupes multinationaux veulent fermer
Chiffres : Hausse du SMIC brut sur le quinquennat : 24 % sur 5 ans · Baisse des charges patronales des PME : 50 % · Économies budgétaires annuelles visées : 27 Md€/an · Gain annuel total attendu du Frexit : 34 Md€/an · Emplois créés visés en 3 ans : 1000000 emplois
Sources : Programme présidentiel 2022 de François Asselineau (27 engagements) · Programmes présidentiel et législatif 2022 (PDF officiel téléchargeable) · Le FREXIT — bénéfices chiffrés annoncés · Le retour au franc
Travail & retraites — Documenté
L'UPR veut inscrire la retraite par répartition et une retraite minimale dans la Constitution, garantir par la loi l'indexation des pensions sur l'inflation, arrêter tout report de l'âge légal et plafonner les annuités à 41. Le volet travail repose sur le SMIC +24%, la baisse des charges des PME et, en fin de quinquennat, un durcissement de l'assurance chômage.
- Inscription dans la Constitution du principe de la retraite par répartition pour le régime général et d'une retraite minimale « assurant à chacun une existence convenable »
- Garantie d'État du pouvoir d'achat des retraités : la loi imposera une réévaluation annuelle des pensions au moins égale au taux d'inflation, y compris après le passage au nouveau franc
- Arrêt immédiat de l'augmentation du nombre d'annuités de cotisation, plafonné à 41, et arrêt de tout report de l'âge légal de départ
- Opposition frontale à la réforme portant l'âge légal de 62 à 64 ans, sa validation par le Conseil constitutionnel étant qualifiée par François Asselineau de « nouvelle étape déterminante de l'anéantissement de la démocratie française et de ses contrepouvoirs »
- Refus de la capitalisation comme régime général (« dangereuse dans son principe même »), le complément individuel facultatif restant préservé
- Minimum vieillesse porté à 950 € par mois
- Équilibre du régime recherché par la baisse du chômage, une politique familiale reconstruite et la lutte contre la fraude sociale et fiscale, plutôt que par un allongement de la durée du travail
- Volet travail : SMIC +24%, baisse des charges des PME, participation salariale renforcée ; en fin de quinquennat, suppression des allocations chômage après deux refus d'offres d'embauche correspondant aux critères géographiques du demandeur d'emploi et réduction progressive des emplois aidés
- Aucun âge légal de départ chiffré n'est publié : l'UPR annonce un réexamen complet du dossier « une fois dégagée de toutes les contraintes européennes »
Chiffres : Plafond d'annuités de cotisation : 41 annuités · Minimum vieillesse visé : 950 €/mois
Sources : Programme présidentiel 2022 de François Asselineau (27 engagements) · Communiqué « Le programme de François Asselineau pour les Retraites » (9 juin 2021) · « Macron déclare la guerre aux moins de 64 ans » (14 avril 2023) · Le FREXIT (minimum vieillesse, retraite par répartition)
Santé & protection sociale — Documenté
Plan hospitalier chiffré (30 000 lits rouverts, +15% de budget, moratoire sur les fermetures d'hôpitaux et de maternités), création d'un pôle public du médicament visant l'autosuffisance en dix ans, et réaffirmation par la loi de l'éthique médicale avec suppression du passe sanitaire.
- Réouverture de 30 000 lits dans l'hôpital public sur le quinquennat, pour une capacité de 265 000 lits en fin de mandat dont 25 000 lits de réanimation, soins intensifs et surveillance continue disponibles à tout instant
- Hausse de 15% du budget de l'hôpital public dès le premier budget voté, dont plus de 80% affectés à la création de lits et de postes de soignants et non à des postes administratifs
- Moratoire, dès l'arrivée aux responsabilités, sur la fermeture d'hôpitaux publics et de maternités dans les territoires
- Création, par regroupement d'institutions publiques de recherche et de laboratoires privés totalement ou partiellement nationalisés, d'un pôle public national de recherche pharmaceutique et de production de médicaments, visant l'autosuffisance en médicaments et vaccins en dix ans, avec publication systématique des données d'efficacité et de pharmacovigilance
- Cartographie des déserts médicaux, les médecins qui s'y installent bénéficiant d'une majoration de 20% sur leurs actes, prise en charge par la Sécurité sociale
- Consolidation de l'Assurance maladie et fin des déremboursements, avec encouragement de la santé préventive
- Réaffirmation par la loi des grands principes de l'éthique médicale : liberté de prescription, secret médical, consentement éclairé et liberté vaccinale ; interdiction de toute rémunération des médecins et professeurs de l'hôpital public par des laboratoires pharmaceutiques
- Suppression du passe sanitaire ou vaccinal dès les premiers jours du quinquennat, et révision constitutionnelle proposée pour interdire les confinements et couvre-feux généralisés ainsi que toute surveillance généralisée de la population
- Publication du contenu des contrats passés par l'État ou l'UE avec les entreprises pharmaceutiques et levée du secret des conseils de défense tenus pendant la crise Covid
- Recherche : guérison du cancer, des maladies auto-immunes et de la maladie d'Alzheimer déclarée « Grande cause nationale » du quinquennat
Chiffres : Lits hospitaliers rouverts sur le quinquennat : 30000 lits · Capacité hospitalière publique visée en fin de quinquennat : 265000 lits · Hausse du budget de l'hôpital public : 15 % · Majoration des actes en désert médical : 20 %
Sources : Programme présidentiel 2022 de François Asselineau (27 engagements) · Programmes présidentiel et législatif 2022 (PDF officiel téléchargeable) · Dossier « La destruction de l'hôpital public français » (commission Santé de l'UPR, 24 mars 2020)
Immigration — Documenté
Retrait de l'espace Schengen et contrôles rétablis à toutes les frontières, taux d'expulsion effectif porté à 75% minimum, dénonciation du Pacte de Marrakech et retrait de certains articles de la CEDH — le tout présenté comme conditionné à la sortie de l'UE, avec un référendum sur le regroupement familial et le droit du sol.
- Retrait de l'espace Schengen et rétablissement de contrôles à toutes les frontières, avec les accommodements nécessaires pour les travailleurs frontaliers
- Objectif de porter à 75% minimum le taux effectif des expulsions (contre moins de 20% aujourd'hui selon l'UPR), avec meilleur suivi des OQTF et sanctions contre les pays d'origine refusant les reconduites
- Dénonciation du Pacte de Marrakech sur les migrations (2018)
- Retrait de la France de certains articles de la Convention européenne des droits de l'homme et sortie de la jurisprudence de la CJUE, présentées comme nécessaires pour retrouver une capacité d'action
- Fin du système des travailleurs détachés, permise par la sortie de l'Union européenne
- Création d'un délit spécifique d'obstruction et d'aide au contournement de la loi, visant les associations « généralement financées par l'étranger » organisant un travail de passeur clandestin
- Naturalisation réservée aux personnes manifestant une claire volonté d'assimilation, avec instructions précises en ce sens aux administrations
- Exigence que les États mitoyens des zones de conflit prennent leur juste part dans l'accueil des réfugiés de guerre
- Référendum proposé pour trancher la politique de regroupement familial et les modifications à apporter au droit du sol, en visant explicitement les situations de Mayotte et de Guyane
Chiffres : Objectif de taux effectif d'expulsion : 75 %
Sources : Programme présidentiel 2022 de François Asselineau (27 engagements) · Programmes présidentiel et législatif 2022 (PDF officiel téléchargeable)
Sécurité & justice — Documenté
Hausse simultanée de 20% des budgets de la police et de la justice, retour d'une police de proximité assurée par des fonctionnaires d'État, durcissement de l'exécution des peines (peines planchers, fin de l'aménagement automatique) et perpétuité incompressible pour les crimes terroristes.
- Hausse de 20% du budget de la police et de 20% du budget de la justice pour renforcer toute la chaîne pénale, afin que toute condamnation prononcée soit exécutée
- Remise en place d'une police de proximité dans les quartiers, appliquée par des fonctionnaires d'État afin d'éviter tout clientélisme
- Systématisation des travaux d'intérêt général, à encadrement civil ou militaire, pour sanctionner et réinsérer les auteurs de délits non violents
- Présentation systématique à un juge des suspects d'infractions violentes contre les personnes et suppression de l'aménagement automatique des peines de moins d'un an pour ces infractions, les cambriolages et le trafic de stupéfiants
- Rétablissement de peines planchers pour les récidivistes, avec des planchers augmentant à chaque nouvelle récidive
- Travail ou formation obligatoire en prison, suppression des crédits automatiques de réduction de peine, remplacés par des remises conditionnées à un projet de réinsertion
- Application effective des dispositifs protégeant les femmes victimes de violences (traitement de toutes les plaintes, éloignement du conjoint violent, bracelets anti-rapprochement) et enquête systématique après tout signalement de violence sur un enfant
- Terrorisme : perpétuité incompressible introduite dans le droit pénal, déchéance de nationalité pour les personnes ayant rejoint une entreprise terroriste à l'étranger, refus de tout rapatriement des combattants détenus localement, expulsion systématisée des étrangers condamnés
- Reconstitution d'un grand service de renseignement intérieur centré sur l'analyse de terrain
- Refonte du système de collecte des statistiques de la délinquance pour garantir l'accès du public aux données réelles
Chiffres : Hausse du budget de la police : 20 % · Hausse du budget de la justice : 20 %
Sources : Programme présidentiel 2022 de François Asselineau (27 engagements) · Programmes présidentiel et législatif 2022 (PDF officiel téléchargeable)
Environnement & énergie — Documenté
La « relocalisation écologique » est le cœur du volet : la sortie de la mondialisation est présentée comme plus efficace que « l'écologie punitive », avec fiscalité avantageuse pour les circuits courts, report modal vers le ferroutage et lutte contre l'artificialisation des sols. Le choix du mix énergétique, nucléaire compris, est renvoyé à un référendum.
- Réduction de l'empreinte écologique par une relocalisation massive de la production industrielle, les importations comptant selon l'UPR pour 57% de l'empreinte écologique de la France
- Exemption pure et simple de TVA sur les denrées alimentaires vendues en circuit court ou coopératif ainsi que sur les produits français issus de l'agriculture biologique ou de la permaculture
- Grand plan d'incitations et d'investissement pour le ferroutage, avec un objectif de 70% de part du rail sur les axes prioritaires Paris-Marseille/Montpellier, Paris-Bordeaux et Paris-Belgique avant la fin du quinquennat
- Interdiction de toute fermeture de petite ligne ferroviaire et réexamen des lignes fermées pour motifs économiques ces quinze dernières années ; encadrement renforcé des prix des TGV et Intercités
- Création d'une écotaxe sur les poids lourds étrangers utilisant les infrastructures nationales, mesure présentée comme impossible dans le cadre de l'UE
- Moratoire de 5 ans sur la création de zones commerciales en périphérie des villes de moins de 30 000 habitants, pour lutter contre l'artificialisation des sols et la dévitalisation des centres-villes
- Interdiction des pesticides dangereux pour la santé humaine et la biodiversité, dont le glyphosate, sans perte de revenus pour les agriculteurs ; interdiction des OGM, y compris dans l'alimentation animale
- Recherche : l'énergie propre, en particulier par fusion nucléaire, figure parmi les grands projets financés par la hausse de 50% du budget de la recherche
- Le mix énergétique lui-même, et en particulier l'électricité nucléaire, est renvoyé à un grand référendum populaire plutôt qu'arrêté dans le programme
Chiffres : Objectif de part du rail sur les axes prioritaires de fret : 70 % · Moratoire sur les zones commerciales périphériques : 5 ans
Sources : Programme présidentiel 2022 de François Asselineau (27 engagements) · Programmes présidentiel et législatif 2022 (PDF officiel téléchargeable) · Nos fondamentaux (référendums, dont énergie et nucléaire) · Le FREXIT (circuits courts, libre-échange ciblé)
Europe, défense & international — Documenté
Le Frexit — sortie de l'Union européenne, de l'euro et de l'OTAN — est le socle et le préalable de tout le projet. Il s'accompagne d'un budget de défense porté à au moins 3% du PIB, d'une refonte du Livre blanc et d'une diplomatie « d'équilibre » réinscrite dans la tradition gaullienne.
- Sortie de l'Union européenne, de la zone euro et de l'OTAN, présentée comme une « triple libération » préalable et indissociable, par dénonciation juridique des traités européens
- Budget de la défense porté à au moins 3% du PIB sur la durée du quinquennat (contre 1,9% en 2019), refonte complète du Livre blanc autour d'un rôle défensif « erga omnes » et redéploiement vers les enjeux spatial, maritime et cybernétique
- Désengagement des opérations menées dans le cadre de l'OTAN, revalorisation des soldes et du statut militaire, refus de la privatisation de pans de la défense au profit de « néo-mercenaires »
- Inscription constitutionnelle de l'incessibilité du siège de membre permanent de la France au Conseil de sécurité de l'ONU avec droit de veto, et défense de l'arme nucléaire française
- Fin des politiques de sanctions « dictées par les États-Unis » (Russie, Birmanie, Venezuela, Hong Kong, Biélorussie) et demande, à l'inverse, de sanctions mondiales dans le cadre de l'ONU contre les États finançant le terrorisme
- Initiative pour renforcer la Francophonie, avec création d'un Parlement de la Francophonie ; rupture avec les méthodes de la « Françafrique » ; demande d'un siège d'observateur auprès des BRICS ; proposition d'un grand partenariat franco-britannique
- Engagement du président et des membres du gouvernement à ne pas participer au Forum économique mondial de Davos
- Critique des Grandes Orientations de Politique Économique (art. 121 du TFUE), présentées comme des obligations de fait assorties d'un dépôt sanction pouvant atteindre 0,2% du PIB, soit environ 4,4 Md€ pour la France
Chiffres : Budget de la défense visé : 3 % du PIB · Économies annuelles liées à la sortie de l'UE : 12 Md€/an · Économies annuelles liées à la sortie de l'OTAN : 0.4 Md€/an
Sources : Programme présidentiel 2022 de François Asselineau (27 engagements) · Programmes présidentiel et législatif 2022 (PDF officiel téléchargeable) · Le FREXIT · Les GOPE · Nos fondamentaux · Le retour au franc
Institutions & démocratie — Documenté
Volet institutionnel très dense : référendum d'initiative citoyenne, suppression des références à la construction européenne dans la Constitution, réduction de 35% du nombre de parlementaires, retour au septennat, Cour constitutionnelle élue, reconnaissance du vote blanc et interdiction des machines à voter.
- Création du Référendum d'initiative citoyenne (RIC) et reconnaissance pleine et entière du vote blanc
- Suppression de toutes les références à la construction européenne ajoutées à la Constitution sans l'assentiment des Français, et interdiction de tout transfert de souveraineté à des institutions supranationales qui ne soit pas strictement limité dans son objet et sa durée
- Recours obligatoire au référendum pour toute future révision de la Constitution
- Réduction de 35% du nombre de parlementaires : 577 à 500 députés et 348 à environ 100 sénateurs ; quorum de présence effective de 60% pour toutes les décisions de l'Assemblée nationale et du Sénat
- Remplacement du Conseil constitutionnel par une Cour constitutionnelle de professionnels jugeant en droit, élus par les parlementaires pour un mandat non renouvelable de 12 ans
- Proportionnelle partielle aux élections législatives, rétablissement du septennat présidentiel et mandat des députés ramené de 5 à 4 ans
- Interdiction des machines à voter et de tout logiciel étranger dans les systèmes de centralisation des résultats électoraux
- Interdiction de la concentration des médias, création d'un statut de la presse et d'une Cour supérieure de l'audiovisuel garantissant le pluralisme ; interdiction du recours de l'État et des collectivités aux sociétés de conseil privées ; création d'une Commission de contrôle des conflits d'intérêts des élus et hauts fonctionnaires, dotée de pouvoirs d'injonction
- Suppression des conseils régionaux, remplacés par des établissements publics de coopération légers, et réduction de 50% du nombre de conseillers départementaux ; abolition du financement public des partis politiques
- Fusions de communes conditionnées à un référendum et rétablissement du rôle de la commune rurale dans la démocratie locale
- Organisation de trois grands référendums populaires sur la dette publique, la politique énergétique et l'immigration
Chiffres : Réduction du nombre de parlementaires : 35 % · Nombre de députés visé : 500 députés · Quorum de présence effective au Parlement : 60 %
Sources : Programme présidentiel 2022 de François Asselineau (27 engagements) · Programmes présidentiel et législatif 2022 (PDF officiel téléchargeable) · Nos fondamentaux · Pourquoi l'UPR ne prend position ni sur les sujets sociétaux ni sur les « théories du complot »
Éducation — Documenté
Retour aux savoirs fondamentaux (au moins 80% du temps scolaire au primaire), rétablissement du cadre national du baccalauréat, de la notation et de la discipline, revalorisation des filières techniques et retour au régime déclaratif pour l'instruction en famille. Le budget de la recherche augmenterait de 50% sur le quinquennat.
- Rétablissement dès la première année du cadre de référence national du baccalauréat
- Au moins 80% du temps scolaire du primaire consacré aux savoirs fondamentaux (français, mathématiques, histoire-géographie, bases scientifiques), complétés d'une culture artistique, musicale et sportive
- Retour à la notation et au classement, rétablissement de la cérémonie républicaine de remise des prix en fin d'année, et rôle des écrans très réduit et limité aux cours qui l'exigent
- Retour de la discipline : sanction immédiate voire poursuites judiciaires pour toute agression, même verbale, d'un enseignant ; port de vêtements neutres favorisé ; interdiction des téléphones portables en cours scrupuleusement appliquée
- Collège repensé pour diversifier les connaissances et aborder les langues étrangères, lycée orienté vers l'ouverture au monde et la pensée critique construite
- Revalorisation des filières techniques et professionnelles, stages-découverte dans les métiers de l'artisanat ouverts à tous les élèves de quatrième qui le souhaitent, relance de la formation professionnelle liée aux chambres des métiers et de la formation continue
- Rétablissement du régime déclaratif pour l'instruction en famille, au nom de la liberté éducative, tous les contrôles nécessaires étant maintenus
- Hausse de 50% du budget de la recherche sur le quinquennat, revalorisation des rémunérations et du statut des chercheurs et enseignants-chercheurs
- Rétablissement du principe selon lequel les cours de l'enseignement supérieur se font en langue française, et promotion de la publication des travaux de recherche en français
- Grands projets de recherche fléchés : énergie propre par fusion nucléaire, cancer et maladies auto-immunes, composants électroniques, acteurs numériques alternatifs aux GAFAM, exploration spatiale, transports du futur
- L'ensemble de ces dispositions pourra être soumis au référendum si nécessaire
Chiffres : Temps scolaire consacré aux savoirs fondamentaux (primaire) : 80 % · Hausse du budget de la recherche sur le quinquennat : 50 %
Sources : Programme présidentiel 2022 de François Asselineau (27 engagements) · Programmes présidentiel et législatif 2022 (PDF officiel téléchargeable)
Numérique & IA — Documenté
Un engagement entier du programme est consacré à « l'internet libre et souverain » : logiciels français ou libres dans l'administration, taxation des GAFAM sous peine d'exclusion du marché, neutralité du net consacrée par la loi et interdiction de toute surveillance généralisée. Aucune position spécifique sur l'intelligence artificielle n'est publiée.
- Souveraineté numérique : accompagnement des administrations d'État, des services publics et des entreprises publiques vers des solutions informatiques françaises ou libres, pour se protéger des interférences et espionnages extérieurs
- Taxation des multinationales géantes du net, en particulier les GAFAM, sur leurs profits réalisés grâce au marché français, sous peine d'exclusion de ce marché
- Initiative internationale pour faire reconnaître le rôle de service public des principales plateformes de diffusion des idées et leur interdire toute censure hors cadre légal des débats publics et politiques
- Interdiction en France de l'usage abusif des conditions d'utilisation des plateformes pour censurer le discours de responsables politiques, universitaires ou scientifiques reconnus, et pour s'immiscer dans les processus électoraux
- Consécration par la loi de la neutralité du net
- Interdiction constitutionnelle proposée de toute surveillance généralisée de la population (QR code, passe sanitaire ou vaccinal, Digital ID Wallet), et proposition à l'ONU d'interdire l'implantation de puces RFID dans les corps humains
- Investissement public de recherche pour faire éclore des acteurs numériques capables de casser le monopole des GAFAM et pour produire en France des composants électroniques de haut niveau
- Aucune position officielle spécifique sur l'intelligence artificielle n'a été retrouvée sur les supports officiels de l'UPR
Sources : Programme présidentiel 2022 de François Asselineau (27 engagements) · Programmes présidentiel et législatif 2022 (PDF officiel téléchargeable)
Logement — Documenté
Relance par le bâtiment avec 80 000 logements supplémentaires par an (400 000 sur le quinquennat), financés en partie par les fonds cessant d'être versés à l'UE, limitation des acquisitions par des investisseurs étrangers en zone tendue, et durcissement marqué des procédures contre le squat.
- Mise en chantier de 80 000 logements supplémentaires par an, soit 400 000 sur le quinquennat, en partie financés par la récupération des fonds cessant d'être versés à l'Union européenne
- Logements construits aux meilleures normes d'économie d'énergie et développement de la réhabilitation du tissu bâti ancien, afin de lutter contre l'étalement urbain
- Programmes sociaux dont une part significative sera vendue en dispositifs d'accession à la propriété
- Limitation, dans les zones les plus tendues, des acquisitions immobilières par des fonds ou particuliers étrangers, grâce au contrôle des mouvements de capitaux
- Délai de flagrance permettant d'expulser des squatteurs sur simple recours à la force publique porté de 48 heures à 7 jours
- Création d'une procédure judiciaire accélérée (moins de trois mois entre l'assignation et l'exécution) pour l'expulsion des squatteurs et des locataires auteurs de graves dégradations, et dissolution des associations encourageant la pratique du squat
- Moratoire de 5 ans sur les zones commerciales en périphérie des villes de moins de 30 000 habitants, pour limiter l'artificialisation des sols et revitaliser les centres-villes
Chiffres : Logements supplémentaires construits par an : 80000 logements/an · Logements supplémentaires sur le quinquennat : 400000 logements · Délai de flagrance pour l'expulsion des squatteurs : 7 jours
Sources : Programme présidentiel 2022 de François Asselineau (27 engagements) · Programmes présidentiel et législatif 2022 (PDF officiel téléchargeable)
Culture & sport — Documenté
Culture — le patrimoine est érigé en « Grande priorité nationale », avec des fonds de restauration multipliés par 10 et par 8 et au moins trois musées nationaux thématiques. Sport — le programme prévoit l'ouverture des installations sportives scolaires hors temps d'enseignement et la fin de la financiarisation des clubs, avec limitation des parts détenues par des actionnaires étrangers.
- Culture · Préservation et restauration du patrimoine français érigées en « Grande priorité nationale » pendant tout le quinquennat
- Culture · Fonds des grands projets de restauration historique multipliés par 10 (de 130 M€ en 2019 à 1,3 Md€ en 2025) et fonds d'entretien et de restauration des monuments historiques multipliés par 8 (de 326 M€ à 2,6 Md€)
- Culture · Création d'au moins 3 musées nationaux thématiques sur le quinquennat, à commencer par un musée national Léonard de Vinci à Chambord, où seraient transférés ses manuscrits et tableaux dont La Joconde
- Culture · Meilleure répartition des biens culturels sur le territoire par déconcentration des œuvres actuellement concentrées à Paris, et excursions scolaires systématiques dans les grands lieux de l'Histoire de France
- Culture · Revalorisation de l'indemnisation des intermittents du spectacle du même coefficient que la hausse du SMIC, soit +24% sur le quinquennat
- Culture · Obligation légale faite aux médias audiovisuels publics et privés de diffuser des productions cinématographiques françaises classiques et contemporaines et d'assurer la diversité d'origine des productions (Afrique, sous-continent indien, Japon, Russie, Amérique latine)
- Sport · Accès au sport facilité par la mise à disposition de cours pour enfants et adolescents dans les installations sportives des établissements scolaires, en dehors du temps d'enseignement
- Sport · Fin du processus de financiarisation des clubs et de la sélection par l'argent, en limitant le nombre de parts pouvant être détenues par des actionnaires étrangers
- Sport · Culture sportive intégrée aux fondamentaux du primaire, aux côtés de la culture artistique et musicale
Chiffres : Multiplication du budget des grands projets de restauration du patrimoine : 10 x · Multiplication du budget d'entretien des monuments historiques : 8 x · Musées nationaux thématiques créés sur le quinquennat : 3 musées · Revalorisation de l'indemnisation des intermittents : 24 %
Sources : Programme présidentiel 2022 de François Asselineau (27 engagements) · Programmes présidentiel et législatif 2022 (PDF officiel téléchargeable)
Agriculture & alimentation — Documenté
Sortie de la PAC au profit d'une Politique agricole nationale garantissant et revalorisant de 25% les revenus des agriculteurs, arrêt des négociations de traités transcontinentaux et dénonciation du CETA, interdiction des pesticides dangereux et des OGM, et soutien fiscal aux circuits courts et au bio.
- Revenus des agriculteurs, retraités compris, garantis et revalorisés de 25% sur le quinquennat par une Politique agricole nationale se substituant à la PAC, accompagnant la transition vers une agriculture durable et l'autosuffisance alimentaire
- Arrêt immédiat des négociations de traités transcontinentaux de type TAFTA et dénonciation de ceux déjà adoptés, notamment le CETA
- Interdiction des pesticides dangereux pour la santé humaine et la biodiversité, dont le glyphosate, en s'assurant qu'il n'en résulte pas de perte de revenus pour les agriculteurs
- Interdiction des OGM, y compris dans la nourriture animale, et libération des semences anciennes
- Exemption de TVA sur les denrées alimentaires vendues en circuit court ou coopératif et sur les produits issus de l'agriculture biologique ou de la permaculture
- Élevages en plein air favorisés ; interdiction des élevages en batterie et des élevages industriels de type « ferme des 1 000 vaches »
- Renforcement du cadre réglementaire des établissements de restauration rapide et des qualités nutritionnelles des produits servis
- Protection de la pêche artisanale et de l'agriculture familiale, présentées comme sacrifiées par les articles 38 et 39 du TFUE, avec priorité donnée à la qualité gustative, aux terroirs et aux prix rémunérateurs
Chiffres : Revalorisation des revenus agricoles sur le quinquennat : 25 %
Sources : Programme présidentiel 2022 de François Asselineau (27 engagements) · Programmes présidentiel et législatif 2022 (PDF officiel téléchargeable) · Le FREXIT (agriculture familiale, pêche artisanale, OGM)
Droits des femmes & égalité — Partiel
Deux leviers seulement : un abattement fiscal de 5% pour les entreprises respectant l'égalité salariale et l'application effective des dispositifs protégeant les femmes victimes de violences. L'UPR revendique par ailleurs, par principe, de ne pas prendre position sur les « sujets sociétaux » (dont l'IVG et le mariage), qu'elle estime devoir être tranchés une fois la souveraineté restaurée.
- Abattement supplémentaire de 5% de charges pour les entreprises « scrupuleusement respectueuses » de l'égalité des salaires entre hommes et femmes, à postes et carrières égaux, quelle que soit leur taille
- Application effective des dispositions protégeant les femmes victimes de violences : traitement de toutes les plaintes, éloignement du conjoint violent, bracelets anti-rapprochement
- Fin des subventions de l'État et des collectivités aux collectifs promouvant une vision « communautariste, racialiste, sexiste ou séparatiste »
- L'égalité entre les hommes et les femmes est présentée comme un acquis de la « double tradition » française à préserver face aux pressions communautaristes
- Positionnement officiel du mouvement : ne pas prendre parti sur les « sujets sociétaux » clivants (IVG, mariage homosexuel, euthanasie, prostitution y sont cités), la Charte fondatrice l'interdisant afin de ne pas diviser une coalition transpartisane centrée sur le Frexit
- Aucune mesure publiée sur l'écart de pension, les violences sexuelles, la parité en politique ou l'accès à la contraception
Chiffres : Abattement de charges pour égalité salariale : 5 %
Sources : Programme présidentiel 2022 de François Asselineau (27 engagements) · Pourquoi l'UPR ne prend position ni sur les sujets sociétaux ni sur les « théories du complot »
Condition animale — Partiel
La condition animale est traitée uniquement comme un volet de la réforme agricole : sortie de l'élevage hyper-productiviste, interdiction des élevages en batterie et industriels, et aggravation des peines pour maltraitance. Aucune position publiée sur la chasse, la corrida ou l'expérimentation animale.
- La sensibilité reconnue aux animaux doit constituer « une pierre angulaire de la réorganisation de notre filière agricole », par sortie du modèle hyper-productiviste imposé selon l'UPR par les traités européens
- Politique agricole nationale favorisant les exploitations élevant les animaux en plein air
- Interdiction des élevages en batterie et des élevages industriels de type « ferme des 1 000 vaches »
- Aggravation des peines encourues par les auteurs de maltraitance animale, pour les animaux d'élevage comme pour les animaux domestiques
- Interdiction des OGM y compris dans la nourriture animale
- Aucune position publiée sur la chasse, la corrida, l'expérimentation animale ou la faune sauvage : le « droit des animaux » figure explicitement dans la liste des sujets que l'UPR s'abstient par principe de trancher
Sources : Programme présidentiel 2022 de François Asselineau (27 engagements) · Pourquoi l'UPR ne prend position ni sur les sujets sociétaux ni sur les « théories du complot »
Laïcité & religions — Documenté
L'UPR propose d'assumer par référendum une « double tradition » — laïque et chrétienne — inscrite dans la Constitution, de couper tous les financements publics aux groupes communautaristes, d'interdire aux collectivités de céder aux pressions communautaristes dans le service public et de prohiber tout financement étranger des lieux de culte.
- Référendum proposé pour inscrire dans la Constitution la « double tradition » de la France — la tradition laïque, tolérante et universelle des Lumières et la tradition chrétienne qui a façonné la société pendant 1 500 ans — afin de « couper court à toute dérive communautaire »
- Refus de tous les communautarismes et fin des subventions versées par l'État ou les collectivités locales aux groupes de pression promouvant une vision communautariste, racialiste, sexiste ou séparatiste régionale
- Interdiction faite aux collectivités locales de céder aux pressions communautaristes sur l'organisation du service public
- Vigilance sur l'école républicaine, qui doit rester un « sanctuaire du savoir » soustrait aux débats politiques, sociaux et religieux, et d'où les messages clivants doivent être écartés
- Naturalisation réservée aux personnes manifestant une claire volonté d'assimilation, avec relance revendiquée de la tradition française d'intégration et d'assimilation
- Interdiction de tout financement étranger des lieux de culte en France, assortie d'une initiative multilatérale de sanction des États finançant le terrorisme
- Le mouvement rappelle par ailleurs préserver la liberté religieuse et ne pas vouloir trancher les questions de société avant le rétablissement de la souveraineté nationale
Sources : Programme présidentiel 2022 de François Asselineau (27 engagements) · Programmes présidentiel et législatif 2022 (PDF officiel téléchargeable) · Pourquoi l'UPR ne prend position ni sur les sujets sociétaux ni sur les « théories du complot »
Outre-mer — Partiel
Un engagement dédié prévoit 15 Md€ d'investissement dans les infrastructures ultramarines et un encadrement renforcé des liaisons de continuité territoriale, complétés par des mesures de visibilité médiatique et scolaire. Aucun volet publié sur la vie chère, l'octroi de mer ou l'accès à l'eau.
- Investissement massif de 15 Md€ dans les infrastructures des territoires ultramarins, financé en partie par les économies réalisées sur les transferts à l'Union européenne
- Encadrement renforcé par l'État des liaisons aériennes de continuité territoriale, considérées comme un service public, avec des tarifs revus à la baisse
- Développement des échanges scolaires entre la France hexagonale et les territoires ultramarins
- Renforcement, dans le cahier des charges des médias audiovisuels d'information, de l'obligation de diffuser les informations en provenance des outre-mer
- Respect de la volonté des populations manifestant leur attachement à la France et fin de la « politique insidieuse d'abandon » de certains territoires, présentée comme ne servant que les influences américaine ou chinoise
- Référendum proposé sur les modifications à apporter au droit du sol, dont l'UPR estime que le système actuel pose des problèmes « particulièrement criants » à Mayotte et en Guyane
- Aucune mesure publiée sur la vie chère, l'octroi de mer, l'accès à l'eau potable ou la sécurité outre-mer
Chiffres : Investissement dans les infrastructures ultramarines : 15 Md€
Sources : Programme présidentiel 2022 de François Asselineau (27 engagements) · Programmes présidentiel et législatif 2022 (PDF officiel téléchargeable)
Jeunesse — Documenté
Un engagement « Famille » consacre une politique nataliste et de soutien aux jeunes : allocations dès le premier enfant, 150 000 places de crèches, congé parental rémunéré, bourses étudiantes +25%, repas universitaires à 1 € pérennisés et accès facilité au sport.
- Accès aux allocations familiales dès le premier enfant à charge, revalorisation de 10% des allocations pour le deuxième enfant et de 15% pour le troisième
- Congé parental d'éducation rémunéré par la Caisse d'allocations familiales, à hauteur d'une année par enfant pour les trois premiers enfants
- Plan crèches de 150 000 places en 5 ans (30 000 par an), financé pour moitié par l'État et pour moitié par les collectivités locales
- Réévaluation des bourses étudiantes de 25% sur le quinquennat et pérennisation des repas universitaires à 1 €
- Renforcement du suivi des signalements de violences faites aux enfants
- Stages-découverte dans les métiers de l'artisanat ouverts avant la fin du quinquennat à tous les élèves de quatrième qui le souhaitent
- Accès au sport facilité par l'ouverture aux enfants et adolescents des installations sportives des établissements scolaires hors temps d'enseignement
- Aucun dispositif publié de service national, de logement étudiant dédié ou de garantie d'emploi pour les jeunes
Chiffres : Places de crèches créées en 5 ans : 150000 places · Revalorisation des bourses étudiantes : 25 % · Revalorisation des allocations pour le 3e enfant : 15 %
Sources : Programme présidentiel 2022 de François Asselineau (27 engagements) · Programmes présidentiel et législatif 2022 (PDF officiel téléchargeable)
Handicap — Documenté
Un engagement entier est consacré au handicap et à l'autonomie : AAH revalorisée de 20% et déconjugalisée, taux d'emploi porté à 7% dans les grandes entreprises, priorité budgétaire à l'accueil scolaire, soutien aux aidants et renforcement de la surveillance des EHPAD.
- Revalorisation de 20% de l'allocation adulte handicapé (AAH), jugée inférieure au seuil de pauvreté, et déconjugalisation de son calcul pour garantir des revenus personnels
- Proportion d'emplois réservés aux travailleurs présentant une invalidité portée à 7% dans les entreprises de plus de 500 salariés
- Pérennisation pour toute la durée du quinquennat du dispositif, aujourd'hui provisoire, d'aide à l'embauche des travailleurs en situation de handicap
- Budget de l'accueil scolaire des enfants en situation de handicap, dans de bonnes conditions, érigé en priorité
- Politique de la dépendance favorisant le maintien à domicile aussi longtemps que possible, et renforcement de la surveillance des EHPAD pour éviter les pratiques maltraitantes et les économies au détriment de la santé ou de la dignité des résidents
- Aménagement des conditions de travail des personnes aidant un proche en situation de handicap ou de dépendance facilité par la loi
- Déploiement massif de dispositifs d'accessibilité : boîtiers d'audiodescription, bandes podotactiles, rampes d'accès
Chiffres : Revalorisation de l'AAH : 20 % · Taux d'emploi de travailleurs handicapés imposé (entreprises de plus de 500 salariés) : 7 %
Sources : Programme présidentiel 2022 de François Asselineau (27 engagements) · Programmes présidentiel et législatif 2022 (PDF officiel téléchargeable)
Services publics — Documenté
Reconstitution d'un grand pôle de services publics : renationalisation ou arrêt de la privatisation de l'eau, du gaz, d'EDF, d'ENEDIS, de La Poste, des autoroutes, de la RATP et de la SNCF, gel des tarifs de l'énergie, baisse de 10% des péages et référendum pour inscrire la propriété nationale des services publics dans la Constitution.
- Renationalisation ou arrêt du processus de privatisation des sociétés de production et de distribution de gaz, des réseaux d'adduction d'eau, d'EDF (avec abandon du projet « Hercule » de démembrement), d'ENEDIS, de La Poste, des concessionnaires d'autoroutes, de Télédiffusion de France, de la RATP et de la SNCF
- Référendum pour inscrire dans la Constitution le principe de propriété nationale des grands services publics et interdire la privatisation de la Sécurité sociale et des services stratégiques de sécurité, de santé et d'éducation
- Gel des tarifs de l'électricité et du gaz pendant au moins les deux premières années du mandat et baisse imposée de 10% des tarifs autoroutiers
- Rétablissement d'obligations de service public exigeantes dans les zones rurales, fusions de communes conditionnées à un référendum, et dotations globales de fonctionnement des communes de moins de 5 000 habitants ramenées à leur niveau de 2014
- Politique plus audacieuse de crédit public, la Banque de France soutenant l'effort d'investissement par une politique monétaire « plus agile »
- Fin de la politique d'ouverture des services publics à la concurrence, présentée comme imposée par l'article 106 du TFUE
Chiffres : Baisse des tarifs autoroutiers : 10 % · Gel des tarifs de l'électricité et du gaz : 2 ans
Sources : Programme présidentiel 2022 de François Asselineau (27 engagements) · Programmes présidentiel et législatif 2022 (PDF officiel téléchargeable) · Le FREXIT (article 106 du TFUE, renationalisations)
Solution démocratique (SD) — candidat·e : Clara Egger
Économie & pouvoir d'achat — Partiel
Solution démocratique refuse explicitement d'arbitrer entre modèles économiques : « entre une économie protectionniste et une économie mondialisée […] nous ne choisissons pas ». Son seul « engagement pour le progrès économique et le pouvoir d'achat » est l'instauration du RIC constituant, présenté comme apportant stabilité et légitimité au cadre des règles économiques.
- Aucune mesure économique sectorielle (fiscalité, salaires, entreprises, budget) : le manifeste revendique un « programme volontairement pauvre », portant sur les règles du jeu et non sur une liste de réformes
- Refus assumé de choisir entre économie protectionniste et économie mondialisée : « elles sont toutes bonnes si les citoyens y adhèrent largement, et toutes mauvaises si elles sont imposées par le haut »
- Argument central : une législation qui change de cap tous les cinq ans décourage l'investissement ; le RIC constituant apporterait la stabilité (les majorités populaires changent plus lentement que les alliances gouvernementales) et la légitimité
- Références revendiquées : la Suisse et l'Uruguay, présentés comme les pays les plus riches de leur continent respectif et les seuls à disposer du RIC constituant
- Argument budgétaire tiré du manifeste : les cantons suisses dotés du référendum budgétaire dépenseraient 7 à 12 % de moins
- Aucun chiffrage budgétaire du programme n'est publié — le mouvement ne portant aucune dépense ni recette nouvelle
Chiffres : Moindre dépense publique attribuée par le mouvement aux cantons suisses dotés du référendum budgétaire (borne haute d'une fourchette de 7 à 12 %) : 12 %
Sources : « Calendrier une fois élu président » — programme et engagements thématiques de la candidature · Manifeste « Le dernier droit — Ne plus subir. Décider nous-mêmes » (PDF officiel, juillet 2026) · « Solution Démocratique est-il de droite ou de gauche ? » (12/02/2026)
Travail & retraites — Partiel
Le mouvement ne fixe ni âge légal de départ ni niveau de pension. Il juge « qu'une réforme est souhaitable, mais elle doit être juste », c'est-à-dire validée par référendum, et anticipe qu'une réforme capable de passer ce filtre populaire devrait « probablement toucher les plus grosses retraites ».
- Aucun âge de départ ni montant de pension proposé : toute réforme des retraites doit passer « le filtre populaire du référendum »
- Deux injustices identifiées : entre retraités (petites pensions contre pensions très confortables) et entre générations (ceux qui payent et ceux qui reçoivent)
- Constat posé : les bénéficiaires des retraites les plus élevées cumulent les avantages et la plus longue espérance de vie, et sont surreprésentés parmi les décideurs politiques
- Anticipation explicite : « peu de réformes sont capables de passer un tel filtre, et celles-ci devront probablement toucher les plus grosses retraites »
- Exemple revendiqué dans le manifeste : consultés par référendum, les Uruguayens ont refusé d'abaisser leur âge de départ à la retraite et d'augmenter leurs pensions
- Aucune position sur le travail, l'emploi, le chômage ou les conditions de travail
Sources : « Calendrier une fois élu président » — programme et engagements thématiques de la candidature · Manifeste « Le dernier droit — Ne plus subir. Décider nous-mêmes » (PDF officiel, juillet 2026)
Santé & protection sociale — Non couvert
Immigration — Partiel
Pas de politique migratoire chiffrée ni d'objectif de flux : le mouvement soutient que « la population doit pouvoir se protéger en matière migratoire, à travers des législations fondamentales validées à la majorité », c'est-à-dire par référendum d'initiative citoyenne plutôt que par une orientation décidée d'en haut.
- Aucun objectif chiffré, aucun dispositif migratoire ou d'asile proposé : la question doit être tranchée par référendum d'initiative citoyenne
- Critique de l'asymétrie actuelle : certaines professions (médecins, professeurs) auraient été protégées de la concurrence des travailleurs immigrés, d'autres (maçons, artisans) y auraient été fortement exposées
- Principe posé : « l'immigration n'est intéressante que lorsqu'elle bénéficie à tous — y compris aux personnes immigrées —, et elle ne l'est pas lorsqu'elle ne bénéficie qu'à une minorité »
- Critique de la fabrique actuelle des politiques d'immigration, attribuée aux « énarques, entreprises et autres professions hautement diplômées »
- Le manifeste cite « modifier les règles pour devenir Français » parmi les questions que les citoyens pourraient soumettre à référendum une fois le RIC constituant acquis
Sources : « Calendrier une fois élu président » — programme et engagements thématiques de la candidature · Manifeste « Le dernier droit — Ne plus subir. Décider nous-mêmes » (PDF officiel, juillet 2026)
Sécurité & justice — Partiel
Position procédurale uniquement : le mouvement défend « une police forte et présente, mais aussi respectée et respectable » et veut que les citoyens puissent « décider en dernier ressort des missions, des pratiques et des conduites de la police ». Aucune mesure d'effectifs, de peines ou d'organisation judiciaire n'est proposée.
- Objectif affiché : une police forte et présente, mais respectée et respectable — une police non respectée n'étant pas appelée par les citoyens pour résoudre conflits et crimes
- Critique : placée sous le contrôle du président et du gouvernement, la police serait massivement employée à Paris pour protéger les élites face aux manifestants, plutôt que pour prévenir et résoudre les crimes sur tout le territoire et jouer un rôle de médiation
- Proposition : faire des citoyens les garants en dernier ressort des missions, pratiques et conduites de la police, via les outils de démocratie directe
- Aucune mesure chiffrée sur les effectifs, les peines, la justice, la procédure pénale ou l'administration pénitentiaire
Sources : « Calendrier une fois élu président » — programme et engagements thématiques de la candidature
Environnement & énergie — Partiel
Le mouvement ne propose ni objectif climatique ni mix énergétique. Il affirme que « seul un partage juste et équitable des sacrifices peut mener à un progrès écologique d'ampleur » et que ce partage doit être arbitré par référendum, citant la taxe carburant à l'origine des Gilets jaunes comme contre-exemple d'un partage imposé d'en haut.
- Aucun objectif de réduction des émissions, aucun mix énergétique ni calendrier climatique propre
- Thèse : « aucun citoyen n'est contre l'écologie », le désaccord porte sur la répartition des coûts de la transition ; ce partage n'est juste que s'il est accepté par le plus grand nombre
- La taxe sur les carburants à l'origine du mouvement des Gilets jaunes est citée comme l'exemple typique d'un partage injuste des sacrifices
- Énergie : les politiques énergétiques exigent un horizon long, incompatible avec le mandat de cinq ans et le désir de réélection ; les citoyens, sans contrainte électorale, pourraient voter des plans de long terme (exemples cités : Italie 1987, Suisse 2016)
- Prudence assumée : « il y a trop peu d'études pour conclure fermement sur si la démocratie directe produit plus ou moins de mesures respectueuses de l'environnement »
- Le mouvement cite l'exemple de nombreux progrès écologiques validés par référendums d'initiative citoyenne à travers le monde, sans contestation ultérieure
Sources : « Calendrier une fois élu président » — programme et engagements thématiques de la candidature · « Solution Démocratique est-il de droite ou de gauche ? » (12/02/2026)
Europe, défense & international — Partiel
Position explicite sur la méthode, non sur le fond : le mouvement refuse de faire du Frexit un préalable et soutient que le RIC constituant donnerait « plus de poids que le Frexit » face à l'Union, la Constitution française primant sur le droit de l'UE. Il assume de réunir en son sein des partisans du Frexit et des pro-Européens.
- Refus assumé de trancher le clivage pro-UE / Frexit : le mouvement compte « aussi bien des partisans du Frexit que des pro-Européens »
- Thèse juridique défendue : la Constitution française prime sur le droit de l'Union, qui ne s'impose qu'aux lois ordinaires ; le RIC constituant n'est donc pas interdit par le droit européen
- Le RIC constituant permettrait de traiter chaque sujet européen séparément (sortie de l'euro, protection de l'agriculture, droit du travail, politique migratoire) plutôt que par un référendum binaire pour ou contre l'Europe
- Modèles revendiqués d'« Europe à la carte » : Danemark (UE hors zone euro), Irlande (UE, hors Schengen et avec dérogations), Suisse (Schengen hors UE)
- Seuls trois pays laisseraient leurs citoyens décider en matière européenne — Suisse, Irlande, Danemark — où aucun traité ne peut être ratifié sans consentement populaire
- Politique extérieure : la crédibilité internationale de la France passerait par la stabilité et la lisibilité des engagements, garanties en confiant leur arbitrage aux citoyens plutôt qu'à un président seul
- Aucune position sur l'OTAN, l'Ukraine, l'aide au développement ou le budget de la défense
Sources : « Calendrier une fois élu président » — programme et engagements thématiques de la candidature · « Démocratie directe et Union européenne : peut-on s'en sortir sans un Frexit ? »
Institutions & démocratie — Documenté
C'est l'unique programme du mouvement, publié dans le détail juridique : instaurer un « Référendum d'initiative citoyenne constituant » (RICC) par réécriture de l'article 89 de la Constitution — initiative citoyenne à 700 000 signatures et référendum obligatoire pour toute révision —, transférer aux communes les compétences qu'elles demandent en réécrivant le Code général des collectivités territoriales, et ramener la présidence à un rôle d'arbitre (article 5), le tout sous engagement notarié et calendrier daté.
- Créer un Référendum d'initiative citoyenne constituant (RICC) fusionnant deux droits : initier une révision constitutionnelle et la trancher par référendum
- Réécriture intégrale de l'article 89 : l'initiative appartiendrait aussi aux citoyens (700 000 signatures d'électeurs à réunir en 18 mois), et le référendum deviendrait la seule voie de ratification par suppression de la « trappe du Congrès » (alinéa 3 actuel)
- Procédure détaillée : dépôt auprès d'un tribunal d'instance statuant en 20 jours sur la forme, contrôle des signatures par la Cour de cassation en 4 mois maximum, référendum organisé entre 3 mois et 1 an après validation, aucun référendum dans les 90 jours suivant un autre
- Garde-fous annoncés dans le manifeste : majorité simple sans quorum de participation, financement public des campagnes, interdiction de rémunérer les collecteurs de signatures, vérification par une autorité indépendante du gouvernement
- Deuxième réforme : rendre obligatoire (et non plus facultative) la délégation par l'État d'une compétence à la collectivité qui la demande, en réécrivant l'article L.1111-8-1 du Code général des collectivités territoriales — « subsidiarité ascendante », priorité à l'échelon le plus petit en cas de conflit
- Chaque commune pourrait alors fixer son propre code électoral et instaurer la démocratie directe locale (ou la proportionnelle) par simple délibération
- Conception de la présidence : un arbitre au sens de l'article 5, garant du fonctionnement régulier des pouvoirs publics — « présider ne signifie pas commander » ; s'engager sur un programme de gouvernement reviendrait déjà à trahir cette fonction d'arbitrage
- Calendrier daté publié : élection le 2 mai 2027, Premier ministre de transition le 16 mai, saisine par l'article 11 le 18 mai, débats à l'Assemblée le 19 mai et au Sénat le 21 mai, décret d'organisation le 25 mai, double référendum le 9 octobre 2027
- Volet communal du calendrier : demande de compétence transmise le 10 octobre 2027, convention précisée par décret en Conseil d'État au plus tard le 17 octobre 2028
- Engagement pris devant notaire sur l'ensemble des biens de la candidate, avant le premier tour, à condition que les 500 parrainages soient réunis — précédent revendiqué avec Jean Lassalle en 2022
- Retrait conditionnel officialisé : le mouvement retirera la candidature de Clara Egger au profit d'un candidat mieux placé qui remplit quatre conditions (RICC en première promesse de campagne, proposition de loi écrite et publiée, référendum lancé dès la nomination du Premier ministre, engagement notarié sur ses biens)
- Stratégie 2026-2027 : recueillir des parrainages de maires (objectif de 100 formulaires d'intérêt d'ici le 31 décembre 2026, après 40 atteints à l'été 2026), interviewer les autres candidats et faire pression pour qu'ils reprennent le programme et le calendrier
- Diagnostic chiffré revendiqué (manifeste 2026) : sur 23 révisions constitutionnelles opérées par l'article 89, une seule a été soumise au vote du peuple ; aucun référendum national depuis 2005
Chiffres : Signatures d'électeurs requises pour déclencher un référendum d'initiative citoyenne constituante : 700000 signatures · Délai de récolte des signatures : 18 mois · Parrainages d'élus nécessaires pour accéder au premier tour : 500 parrainages · Parrainages obtenus par la même candidate en 2022 : 36 parrainages · Formulaires d'intérêt de maires obtenus à l'été 2026 (objectif : 100 d'ici le 31/12/2026) : 40 formulaires · Révisions constitutionnelles opérées par l'article 89, dont une seule soumise au vote du peuple (manifeste 2026) : 23 révisions
Sources : « Notre solution (et notre stratégie) » — page officielle de programme · « Calendrier une fois élu président » — programme et engagements thématiques de la candidature · Manifeste « Le dernier droit — Ne plus subir. Décider nous-mêmes » (PDF officiel, juillet 2026) · Proposition de révision constitutionnelle — réécriture intégrale de l'article 89 · Proposition de révision législative — démocratie directe et compétences des communes (art. L.1111-8-1 CGCT) · « À quelle condition nous sommes prêts à retirer notre candidature à la présidentielle » (03/07/2026) · « Action : identifier des maires susceptibles de parrainer notre candidate » — état de la collecte · Clara Egger — page officielle de la candidate
Éducation — Partiel
Aucune mesure scolaire (programmes, enseignants, moyens, orientation). Le mouvement soutient que la démocratie directe a en elle-même un effet éducatif et rendrait les politiques éducatives « mieux adaptées aux besoins réels des citoyens ».
- Aucune mesure sur les programmes, les enseignants, l'orientation, l'enseignement supérieur ou les moyens de l'école
- Thèse : en s'impliquant directement dans les décisions, les citoyens s'informent davantage, développent leurs compétences d'argumentation et deviennent plus sensibles aux opinions des autres
- Étude suisse citée : l'effet éducatif de la démocratie directe serait comparable au fait d'amener un grand nombre de personnes sans diplôme à un premier niveau de qualification
- Critique : un pouvoir décisionnel concentré entre les mains d'une élite restreinte produirait des politiques éducatives déconnectées des réalités rurales et des élèves en difficulté
- Chiffre revendiqué dans le manifeste : près de 70 % des votants suisses savent justifier leur choix par le contenu du texte, contre 15 % des électeurs capables de justifier le choix d'un représentant
Sources : « Calendrier une fois élu président » — programme et engagements thématiques de la candidature · Manifeste « Le dernier droit — Ne plus subir. Décider nous-mêmes » (PDF officiel, juillet 2026)
Numérique & IA — Non couvert
Logement — Non couvert
Culture & sport — Non couvert
Agriculture & alimentation — Non couvert
Droits des femmes & égalité — Non couvert
Condition animale — Non couvert
Laïcité & religions — Non couvert
Outre-mer — Non couvert
Jeunesse — Non couvert
Handicap — Non couvert
Services publics — Partiel
Position procédurale uniquement : chaque citoyen finançant les services publics devrait « pouvoir décider en dernier ressort des missions, des pratiques et des conduites » de ceux-ci, et les communes devraient pouvoir récupérer de l'État les compétences qu'elles demandent, avec les ressources correspondantes. Aucune mesure d'effectifs, de moyens ou d'organisation sectorielle.
- Principe posé : « chaque citoyen finance la police — tout comme les autres services publics — et doit être garant de son bon fonctionnement », c'est-à-dire décider en dernier ressort de leurs missions et de leurs pratiques
- Décentralisation : rendre obligatoire la délégation par l'État d'une compétence à la collectivité qui la demande (réécriture de l'article L.1111-8-1 du Code général des collectivités territoriales)
- Les collectivités délégataires pourraient déroger à des règles de niveau législatif ou réglementaire, avec transfert des ressources équivalentes et possibilité de fixer le taux et l'assiette de certains impôts locaux
- Arbitrage en cas de revendication concurrente entre collectivités : priorité à l'échelon le plus petit (subsidiarité ascendante) ; les compétences régaliennes restent protégées par la Constitution, le Conseil constitutionnel arbitrant les limites
- Aucune mesure sur les effectifs de la fonction publique, la rémunération des agents, l'organisation des administrations ou la présence des services publics en zone rurale
Sources : « Calendrier une fois élu président » — programme et engagements thématiques de la candidature · Proposition de révision législative — démocratie directe et compétences des communes (art. L.1111-8-1 CGCT)